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- 6 mars 2007 à 2h41
- in reply to: Mas Amiel, Maury et Côtes du Roussillon
Je confirme vos messages, Carrerades 2004, c’est une merveille. Je viens de recommander quelques bouteilles.
OK, je reconnais que le terme d’hors norme est quelque peu exagéré.
Ouvert aujourd’hui l’une de mes bouteilles de ce millésime. Je ne peux que rejoindre la description faite par pinard ci-dessus. C’est très concentré, puissant, avec cependant une certaine finesse et de la souplesse. Sur de beaux arômes de fruits noirs, un boisé léger et bien fondu. Un vin gourmant et sans compromis. Je ne sais pas si je vais tenir des années avec mes autres bouteilles. J’adore. Claude l’a soulevé, Almaviva c’est également un prix hors norme. je ne regrette cependant pas le coût de cette bouteille qui vaut bien les CHF 60.- payés.
- 27 février 2007 à 1h39
- in reply to: Port Ellen
Port Ellen a été créée en 1825 et fermée (définitivement) en 1983. Les whiskies sont toujours connus grâce aux stocks importants, mais la distillerie ne pourra plus produire à l’avenir car elle a été détruite. Actuellement, le site sert d’aire de maltage pour les distilleries de l’île d’Islay. Les productions disponibles l’ont été récemment dans les collections Rare Malts et Limited Edition de Diageo. J’ai pu remonter aux productions suivantes : en 2001 le millésime 1978 était à l’honneur (22 ans cask strength, 6000 bouteilles), en 2002 et en 2003, deux 24 ans ont été lancés, en 2004 et 2005, deux 25 ans, et en 2006, un 27 ans qui est la dernière production officielle. Il est également possible de trouver de nombreuses versions auprès d’embouteilleurs indépendants.
Je n’ai que rarement goûté des Port Ellen (2 ou 3 fois) et n’ai pas été emballé. Je ne possède aucune bouteille de cette distillerie.
Ardbeg Airigh Nam Beist (la bête) est une nouveauté de cette distillerie. Il s’agit d’un millésime 1990 mis en bouteille probablement en 2006 (16 ans) à 46°. Ce produit semble particulièrement tourbé selon les critiques de dégustation que j’ai lues.
- 20 février 2007 à 1h51
- in reply to: Highland Park
Highland Park lance son plus vieux whisky sur le marché. Il s’agit de l’embouteillage d’un seul fût de 1969. L’aspect particulier de cet embouteillage est que la moitié du fût est disponible et mis en bouteille en 2007 alors que l’autre moitié ne sera mis en bouteille qu’en 2008. 200 bouteilles seront disponibles en 2007 et en 2008. Pour plus d’informations, et éventuel achat, je vous renvois au site
https://www.saybrex.com- 20 février 2007 à 1h44
- in reply to: The Macallan
Une nouveauté chez Macallan dans la collection Fine Oak : The Macallan Fine Oak Whisky Maker’s Selection. Cette bouteille, dont l’âge n’est pas précisé, est réservée au marché des duty free. Vendue environ 60 euros la bouteille, ce produit se place ainsi entre l’Elegencia et le Fine Oak 18 ans. Le veillissement a eu lieu dans un mélange de fûts de bourbon et de sherry.
- 17 février 2007 à 3h08
- in reply to: Chivas Regal Scotch Whisky
Tu as raison Fabien, la dénomination Regal couvre le 12 ans et le 18 ans. Le Royal Salute (fait pour le première fois lors du couronnement d’Elisabeth II) est le 21 ans. Il arrive également que Chivas sorte, de temps en temps, des éditions encore plus limitées que le 21 ans.
- 15 février 2007 à 2h24
- in reply to: Chivas Regal Scotch Whisky
Cher JU,
Je te conseille de paser un peu de temps à lire les archives du site consacrée au whisky écossais. Tu pourras y découvrir de nombreuses informations.
Pour ce qui concerne le Chivas, il s’agit effectivement d’un blend (= mélanger en anglais) dont Luc a bien décrit la composition. Le Chivas est même considéré comme un blend de luxe. La composition est de l’ordre de 40 à 50% de single malt (provenant surtout des distilleries Strathisla et Glen Keith), le solde étant de l’alcool de seigle, de maïs et de blé (voire d’autres céréales). La production de ces alcools est bien meilleure marché que le single malt. Pour ma part, j’évite le Chivas que je trouve fort cher, et je ne parle pas du Chivas Royal Salute (18 ans) et du 21 ans dont les prix sont carrément prohibitifs.
- 10 février 2007 à 13h32
- in reply to: Le service
et oui, le miracle écossais
Ce genre de whisky est agréable sur des fromages persillés, sur des harengs fumés, saumon umé, etc.
- 10 février 2007 à 3h17
- in reply to: Le service
Pour les verres, j’apprécie les INAO, les verres de dégustation plus petits des distilleries (Arbeg, Glenmorangie par exemple) ou, pour certains single malt particulièrement charpentés et musclés, les Riedel Single malt. Le « tumbler » ou verre droit n’est bon que pour les coktails.
- 10 février 2007 à 3h14
- in reply to: Le service
Luc,
Non, je ne trouve pas cela particulièrement efficace. En 18 ans de dégustation de single malt, je n’ai apprécié que deux fois l’ajout d’eau. La dernière en date est pour le Laphroaig 10 ans cask strength, l’eau permettait en effet de déceler une certaine finesse et des arômes totalement cachés par la puissance brute de l’alcool. Dans tous les autres cas, l’ajout d’eau a été une catastrophe. Je m’explique : soit le whisky était noyé et me faisait penser aux blend « dégueu » de ma jeunesse (mélange de poridge), soit le côté explosif de l’alcool était sublimé au point de devenir brûlant et le whisky imbuvable, soit je me retrouvais avec un produit trop aseptisé qui n’avait plus rien à voir avec la richesse du produit initial. Je comprends que l’ajout d’eau a un certain succès lors de dégustation. Il permet aux débutants de découvrir l’immense panel d’arômes propre au monde des single malt sans être trop rebuté par la puissance des cask strength (je ne peux concevoir l’ajout d’eau que pour ces produits et vraiment pas pour les whiskies titrant déjà à 40° ou 43° de volume), mais je persiste et signe en clamant que l’ajout d’eau enlève toute son âme au whisky. C’est ainsi que la nature l’a fait, c’est ainsi qu’il faut l’apprécier (je sais, je suis plutôt extrême sur cette question).
Il faut voir le descriptif caoutchouc comme un extrême, propre aux productions d’Islay, tout particulièrement pour Lagavulin. De même, l’odeur de la gaze de pansement me fait penser à Laphroaig…
- 9 février 2007 à 2h31
- in reply to: Le service
J’ai donné quelques réponses à JU sous Lagavulin. J’ajoute un peu d’eau (mais c’est très rare) et reste un fervent opposant à l’ajout d’eau dans un whisky (a-t’on idée d’ajouter de l’eau dans un cognac ou un armagnac ?). Si le whisky est trop fort, passez votre chemin et essayez en un autre (ce n’est pas l’offre qui manque). Pourquoi rajouter de l’eau à un cask strength ? Le principe du cask strength est justement de boire un whisky tel qu’il sort du tonneau et donc pas de le noyer (car c’est souvent ce qui arrive en ajoutant de l’eau, à moins de travailler avec une pipette). L’ajout d’eau, de même que la filtration à froid, dénature le produit et lui enlève tout son intérêt. Rajouter de l’eau à un whisky à 40° ou 43° de volume est une hérésie, il ne s’agit en outre plus d’un whisky car une des conditions de l’appellation whisky est justement un volume de 40° d’alcool au minimum !
Arrêtez svp ces mélanges et appréciez vos single malt « as we get it ». Ceci est une profession de foi et vos arguments ne pourront me faire changer d’avis :)-D
Bienvenue sur ce site et félicitations pour le choix. J’ai également débuté avec le Lagavulin 16 ans.
L’ajout d’eau dans un single malt est possible, parfois nécessaire pour des embouteillages brut de fûts (plus de 50° d’alcool). A chacun de choisir selon son goût. Il faut cependant veiller à employer un eau au goût particulièrement neutre, idéalement écossaise (pas facile à trouver). Pour ma part, j’emplois de l’Evian. Ensuite, il faut éviter d’en mettre trop sous peine de noyer le whisky. L’ajout d’eau doit donc se limiter à quelques gouttes (j’emplois une pipette pour verser ces gouttes !).
Par contre, la glace doit être totalement proscrite car elle n’apporte rien au whisky et ne fait qu’anesthésier le palais.
Encore plus vieux. Lagavulin a lancé en 2006 un 30 ans. Il est probable qu’à l’avenir des produits encore plus anciens sortent de cette distillerie.
Ce 30 ans a été distillé en 1976 et embouteillé en 2006, 2340 bouteilles disponibles au degré d’alcool de 52.6° et sans filtration à froid.
Attention, produit excessif, tant pour ses arômes que pour son prix. D’un belle couleur vieil or, le nez est suptil et doux (si, si, c’est bien un Lagavulin), sur la fumée, les embruns, le bois et les épices. La bouche est puissante, un peu brûlante, avec une forte présence épicée, poivrée et douce. L’iode, la fumée, le côté médicinal sont discrets. Je ressens facilement l’âge de cet alcool avec une certaine prédominence du fût. Déconcertant pour les amateurs du 16 ans. Malré son taux d’alcool, le 30 ans n’est pas aussi explosif, il s’est assagi avec l’âge, mais n’a pas pris d’embonpoint. étonnant et agréable. A découvrir.
- 14 janvier 2007 à 21h09
- in reply to: Cragganmore
Cragganmore 17 ans (distillation en 1988, embouteillage en 2006), production de 5970 bouteilles, 55.5°, vieillissement en fûts de second remplissage de chêne américain.
Couleur or jaune. Le nez est poivré, malté, épicé, fruité (citron) et promet beaucoup. La bouche est puissante, explosive, chaude, maltée et poivrée. L’ajout d’un peu d’eau (quelques gouttes) est bénéfique, car il dévoile bien d’autres aspects de ce whisky. Je retrouve en effet les traits de caractère typiques de Cragganmore : les herbes fraîchement coupées, les fruits (citron, poire). Le final est long et puissant.
Un beau produit d’une grande finesse et élégant, mais pas aussi exclusif que veut bien le laisser entendre Diageo (près de 6000 bouteilles, c’est beaucoup pour une édition limitée !), et d’un rapport qualité/prix intéressant. A recommander pour les amateurs de cette distillerie
- 20 décembre 2006 à 2h27
- in reply to: Finca Sandoval, Manchuela
L’entrée de gamme se nomme Salia. Vendu à peu près moitié prix du finca.
- 17 décembre 2006 à 21h19
- in reply to: ça ne fait que commencer !
Je ne partage pas totalement votre optimisme sur les prix des éditions spéciales de single malt. Au contraire, dès que le nombre de bouteilles est limité, les prix explosent. Le récent exemple chez Ardbeg le démontre clairement. L’accès à ces bouteilles est non seulement difficile de part leur prix, mais également par l’élitisme clairement affiché par les distilleries. Par contre, je rejoins votre appréciation pour les whiskies plus largement distribués où les prix restent stables depuis quelques années (entre 40 et 300 euros la bouteille).