Lagavulin

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forums Single Malts Lagavulin

  • Ce sujet contient 86 réponses, 30 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par oliv, le il y a 10 années.
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    Enfin un post sur le fameuse distillerie d’Islay. Je reconnais humblement avoir pendant quelques temps délaissé cette distillerie et ses produits suite à  une soirée un peu trop arrosée avec un 16 ans (il m’a bien fallu un an avant de pouvoir à  nouveau apprécier ce malt). J’y reviens après avoir découvert un très beau 12 ans brut de fût.
    La distillerie a été créée en 1816 et n’est devenue connue que fort tard grâce au groupe Diageo qui l’a choisie pour représenter le caractère des Islay dans sa gamme des Classic Malts. Le 16 ans est mythique et très facilement disponible sur le marché. Depuis 1997, la version Distillers Edition (double maturation) a également été très bien accueillie. Je reviendrai bientôt sur ces deux magnifiques produits. Aujourd’hui, je souhaite vous parler du :

    Lagavulin 12 ans, Limited Edition, 58°, embouteillé en 2002
    Couleur or clair, assez éloignée du 16 ans; nez incroyablement puissant sur le fruit (abricot sec ?), l’iode et la fumée; le bouche est explosive sans ajout d’eau (c’est l’un des rares whiskies brut de fût où je conseille un tel ajout car il est difficile de déceler les arômes de fruit sans un tel sacrifice), côté phénolique bien entendu digne de la distillerie, soit très important. Il n’y a pas de surprise si ce n’est que la distillerie ait pu faire un aussi bon produit avec 12 ans de viellissement. C’est superbe, et à  moins de CHF 100.- la bouteille, il faut en profiter.

    Benoît

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    Benoît
    Participant

    Lagavulin 16 ans, 43°

    Il s’agit du produit phare de la marque qui fait partie de l’assemblage des Classic Malts.

    Belle couleur ambre, voire bronze clair; le nez est incroyablement puissant, sur des notes tourbées (très terreuses), iodées (effluves marines prononcées, varech) et un avec un côté caoutchouc brûlé plutôt marqué. On sent au nez que l’on est en face d’un whisky explosif et dense sans encore l’avoir goûté. C’est plutôt rare. La bouche tient les promesses du nez. C’est immense et l’explosion des goûts est tellement intense qu’il est difficile d’en faire une revue exhaustive. Pour ma part, je retiens particulièrement les aspects brûlé et iodé du produit. J’ai de la peine à  y trouver des notes florales ou de fruits. La finale est immense et avec une certaine amertume.

    Le Lagavulin 16 ans d’âge fait partie des monuments des whiskies d’Islay (avec le Laphroaig 15 ans et l’Ardbeg 1978 notamment). C’est une référence à  ne pas hésiter à  se procurer si l’on apprécie particulièrement les whiskies masculins et musclés de cette île. Il est par contre totalement à  l’opposé de la finesse et de l’élégance d’un Bruichladdich.

    Benoît

    Benoît
    Participant

    Lagavulin 1986 Distillers Edition, embouteillé en 2002, 43°. Double maturation en fûts de chêne américain puis en fûts de chêne espagnol ayant contenu du Pedro Ximenez (sherry).

    Très belle couleur ambre foncée avec des reflets bronze. Le nez est très proche du 16 ans décrit dans le message précédent, mais il développe des notes de douceur étonnantes (raisins secs, caramel ?). Le brûlé domine toutefois assez sensiblement l’ensemble. La bouche est toujours aussi explosive et puissante. Quelques influences fruitées en finale, mais c’est vraiment léger en rapport à  la domination de l’iode et de l’aspect terreux (tourbe). L’amertume en finale est également présente tout en étant un peu moins importante que sur l’édition 16 ans « normale ».

    Ce whisky est intéressant, mais je ne trouve pas qu’il apporte vraiment quelque chose de nouveau par rapport au 16 ans. J’aurai aimé une prédominance plus importante du veillissement en fûts espagnols. Pour les amateurs de Pedro Ximenez (dont je suis), le lien de famille est bien éloigné. La puissance détonnante de Lagavulin ne se marie pas vraiment à  la douceur andalouse.

    Benoît

    Anthony Corbaz
    Participant

    Lagavulin 16 ans

    Servi dans un verre INAO (pour vin), c’est une explosion d’aromes et il faut reculer le nez du verre afin de saisir tant soit peu la palette de ce single malt.

    Etant totelement novice dans ce domaine, mes impressions m’ont ramene quelques annees en arriere, quand ma mere avait comme dessert dans son restaurant des bananes caramelisees au citron vert. Ce Lagavulin entrait dans la meme ligne aromatique: bananes flambees, caramel, un petit cote caoutchouc mais un certaine douceur des effluves.

    En bouche, j’aime ce cote puissant et tourbe mais la finale un peu desequilibree (trop apre a mon gout) ne me convaint pas totalement.

    C’est une bouteille que j’aime bien avoir dans mon bar car elle permet un bon moment avec un single malt.

    François Blairon
    Participant

    Anthony,

    Pour ce genre de whisky très puissant, j’évite les INAO et mes verres à  Sherry. Certes, ils concentrent les arômes (et sur les Islay, il y en a…) mais la perception de l’alcool y est plus importante, d’où une sorte de déséquilibre.

    Je préfère pour eux le Riedel à  whisky ou le verre tulipe (type celui donné avec des bouteilles d’ardberg)

    François

    Anthony Corbaz
    Participant

    Francois, je ne consomme encore que trop peu de single malts pour leur dedier un verre propre. J’ai mes verres cristal pour scotch (droit) mais je voulais faire ici une experience degustation et le verre INAO est celui qui me permet de me rapprocher de cela.

    Ceci etant, tu as raison, l’alcool apparait en devant et cree un desequilibre.

    Anonyme
    Invité

    Et ne parlons pas du 12 ans Special Release 58°… celui-là  si on le « respire » un peu trop fort, gare à  la bouffée de fumé et d’alcool qu’on se prend dans les nasaux !!!

    Pour ma part je dirais qu’en je bois mes single malts :
    – 50% dans un verre INAO
    – 25% dans un verre tulipe « distillerie »
    – 25% dans un tumbler en cristal

    Lorsque je connais bien un whisky, et que je l’apprécie surtout en bouche, je préfère me servir une rasade dans un bon vieux tumbler.

    Par contre, pour chaque découverte, j’opte pour l’un ou l’autre des deux autres, avec une préférence pour l’INAO, d’une part pour le bouquet qui se développe bien dedans, et d’autre part pour sa « prise en main », ce que je reproche surtout aux verres tulipes proposées par de nombreuses distilleries, c’est leur petitesse et leur étroitesse… quand on a un appendice nasal plutôt gros, on est obligé de lever le coude très haut !

    Stéphane

    Tipof
    Participant

    Je viens de faire mes premiers pas dans le single malt en m’achetant une bouteille de Lagavulin 16 ans.

    … et ma première erreur en le servant dans un verre à Cognac !

    Je ne vous fais pas un C.R. en bonne et dûe forme, n’ayant aucune référence ou presque… Par contre, je me suis littéralement fait aggresser le nez par ce Whisky ! Après un tel nez, la bouche fût heureusement un peu plus souple, bien que…

    Comme le disait Benoit, un Whisky d’homme…
    Je pensais faire un bon accord avec mon havane, mais c’est plutôt raté. Le Whisky l’emporte sur le cigare (qui n’était pas spécialement doux pourtant…)

    Salutations
    Tipof

    Denis Friedman
    Maître des clés

    Effectivement Tipof,

    A mon sens (je suis tres peu experimente), il vaut mieux pour un tel accord se pencher sur un tres vieux Wiskhy qui se sera un peu arrondi, boise, chocolate.
    Attention neanmoins a ce qu’il ne soit pas trop boise non plus car il perdrait a mon gout son caractere ecossais.

    (Voir nos longues discussions dans la rubrique « Vieux Millesimes »).

    Quant aux verres, vois ce que proposent Riedel ou encore Schoffit par exemple.
    C’est une forme et un volume adequant (plus que le gros verre a bourbon americain) : un petit verre oblong se terminant en corole muni d’un pied court.
    C’est meme pas si mal pour le Cognac egalement.

    Cordialement,
    dfried

    Benoît
    Participant

    Tipof, tu commences en fanfare. Je te rassure, je crois bien qu’une de mes premières bouteilles était également un Lagavulin 16 ans et j’ai, depuis, quasiment toujours possédé une bouteille de cette distillerie.

    Benoît
    Participant

    Après avoir dégusté il y a plus de 2 ans le 12 ans d’âge, je viens d’acquérir une bouteille de cet excellent breuvage (digne du Laphroaig 10 ans cask strength). Je vous renvois au premier message sur cette distillerie qui décrit mes sensations de dégustation de cet alcool « pur et dur ». La version que j’ai acheté a été embouteillé en 2004 et titre 58.2°, soit un tout petit peu plus que sa soeur aînée. La distillerie conseille de boire ce whisky en mélangeant 2 parts d’eau pour une part d’alcool. Je préfère le boire sans ajout d’eau, voire quelques gouttes, mais je ne suis pas prêt de noyer un tel alcool comme le préconise la distillerie. Un must à réserver aux connaisseurs.

    Benoît
    Participant

    Lagavulin 25 ans, distillé en 1977 et embouteillé en 2002 à 57.2°. 9’000 bouteilles produites. Il s’agit du plus vieux Lagavulin jamais mis sur le marché par la distillerie.

    La couleur est d’un or soutenu. Le nez est médicinal (pansements, mercurochrome), iodé et d’un incroyable douceur. La bouche est ronde, agréable, iodée, tourbée, puissante et chaleureuse. La puissance alcoolique ne domine pas. Le final est moyennement long, presque un peu léger pour un tel âge. Après ajout d’eau, cet alcool s’arrondit encore, c’est huileux, crémeux. Très étonnant. Une bien belle bouteille dont le prix malheureusement gâche le tableau final (CHF 350.-) !

    Benoît
    Participant

    Encore plus vieux. Lagavulin a lancé en 2006 un 30 ans. Il est probable qu’à l’avenir des produits encore plus anciens sortent de cette distillerie.

    Ce 30 ans a été distillé en 1976 et embouteillé en 2006, 2340 bouteilles disponibles au degré d’alcool de 52.6° et sans filtration à froid.

    Attention, produit excessif, tant pour ses arômes que pour son prix. D’un belle couleur vieil or, le nez est suptil et doux (si, si, c’est bien un Lagavulin), sur la fumée, les embruns, le bois et les épices. La bouche est puissante, un peu brûlante, avec une forte présence épicée, poivrée et douce. L’iode, la fumée, le côté médicinal sont discrets. Je ressens facilement l’âge de cet alcool avec une certaine prédominence du fût. Déconcertant pour les amateurs du 16 ans. Malré son taux d’alcool, le 30 ans n’est pas aussi explosif, il s’est assagi avec l’âge, mais n’a pas pris d’embonpoint. étonnant et agréable. A découvrir.

    Anonyme
    Invité

    Bonjour à tous,

    J’ai acquis aujourd’hui une bouteille du 16 ans d’âge, dégusté aussitôt dans un verre droit en cristal, pour malt.

    Je suis en accord avec le post de Benoît du 8 mars 2004 au sujet de cet alcool. Je ne me suis pas encore assez penché sur le produit pour pouvoir en extraire autant de détail, mais j’ai surtout été étonné par deux choses : La puissance malgré l’âge et le côté tourbé qui en bouche est littéralement dominant, alors que le nez laissait entendre des notes, mais pas si concentrées.

    En amateur débutant, je me lance dans ce type d’alcool, et je ne regrette en rien cet achat, car il vient compléter dans un style très différent la gamme des autres wiskis.

    Cordialement,

    JU

    P.S. L’eau dans le wiski, ça se fait ??? et la glace qu’en pensez-vous ?

    Benoît
    Participant

    Bienvenue sur ce site et félicitations pour le choix. J’ai également débuté avec le Lagavulin 16 ans.

    L’ajout d’eau dans un single malt est possible, parfois nécessaire pour des embouteillages brut de fûts (plus de 50° d’alcool). A chacun de choisir selon son goût. Il faut cependant veiller à employer un eau au goût particulièrement neutre, idéalement écossaise (pas facile à trouver). Pour ma part, j’emplois de l’Evian. Ensuite, il faut éviter d’en mettre trop sous peine de noyer le whisky. L’ajout d’eau doit donc se limiter à quelques gouttes (j’emplois une pipette pour verser ces gouttes !).

    Par contre, la glace doit être totalement proscrite car elle n’apporte rien au whisky et ne fait qu’anesthésier le palais.

    Anonyme
    Invité

    Merci Benoît pour tes réponses.

    Je me suis orienté vers ce wiski complètement au hasard, je n’ai aucun mérite… En effet, perdu devant un très large choix de wiski, je savais pour en avoir goûté que les « Islay » étaient tourbés, et cela me plaisait bien ; puis 16 ans, je me suis dit que ça m’offrirait un wiski pas trop fort… Et Hop ! Un lagavulin !

    Pour l’avoir regoûté, j’ai ressenti nettement l’odeur de la banane flambée caramélisée, alors que lors de la première dégustation, j’étais passé à côté. Décidément, j’aime bien !
    Par contre, le côté caoutchouc m’échappe, mais je pense qu’il faut le temps au nez et au palais de se faire à ce nouveau breuvage…

    Cordialement,

    JU

    Benoît
    Participant

    Il faut voir le descriptif caoutchouc comme un extrême, propre aux productions d’Islay, tout particulièrement pour Lagavulin. De même, l’odeur de la gaze de pansement me fait penser à Laphroaig…

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Lagavulin, c’est aussi l’iode, la tourbe fumée…

    JU, tu as fait un excellent choix. C’est certainement l’un des plus beaux whisky qui existe (dans ceux que l’on trouve facilement). Moins typé que d’autres Islay (genre Ardbeg ou Laphroaig), il est d’une grande distinction.

    Il y a une dizaine d’années, j’avais acheté la limited edition de 1979. Un de mes meilleurs whisky jamais bus (avec l’Ardbeg 1975).

    Eric

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    moins typé que Laphroaig, ce n’est pas difficile ;), mais Laga est quand même bien typé Islay ! fumée, tourbe, iode, tout y est ! ce qui m’impressionne peut-être le plus dans le Laga, c’est sa longueur ! Pour moi, le Laga est la crème des Islay (avec Bowmore).

    les Islay sont des alcools difficiles (impossible ?) à utiliser en cuisine. Récemment, j’étais en vacances dans un endroit où je n’avais ni cognac ni armagnac ni calva pour apprêter mes rognons, j’ai tenté un Islay….la cata !!!! Tout l’appartement embaumait la tourbe…les rognons aussi, avec un goût pharmaceutique épouvantable qui ne convient pas du tout à la cuisine. J’aurais dû y penser…

    Yves Zermatten

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Diffcvile, mais pas impossible. Il faut juste trouver le met qui s’accorde avec: anguille fumée, peut-être?

    Eric

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    effectivement, on peut trouver un accord avec la fumée, mais avec les notes pharmaceutiques ?

    Yves Zermatten

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