Timo Oberlin

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  • Timo Oberlin
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    CR: Domaine Hugues Beguet – Arbois « Oh Yeah » 2017

    Robe très trouble.
    Nez marqué sur l’ananas, le citron (cédrat?), la pomme. Un poil de réduction pétaradante.
    En bouche, attaque sur un gros filet de gaz, acidité haute mais très souple.
    Ensuite la texture est caressante, fluide, et l’ananas revient bien. Gaz très présent.
    La finale n’est pas en place, avec un retour du pétard.

    J’aime bien la boisson.
    J’aime moins l’absence de profondeur.

    Timo Oberlin
    Participant

    CR: Domaine Franck Peillot, Bugey, Chardonnay 2016

    Robe jaune pâle.
    Nez d’une fraicheur marquée fortement par le citron. Derrière des pointes arômatiques : beurré, minérale, végétale. Vivifiant.
    En bouche la fraicheur se fait tranchante. Une grosse acidité d’abord et il faut aller un peu chercher le vin en milieu de bouche et lui apporter de l’oxygène. Là l’équilibre est très bon entre ce côté traçant, une légère rondeur et des goûts très frais.
    La finale n’est pas très développée mais on reste sur une grosse salivation.

    Simple mais efficace.

    Timo Oberlin
    Participant

    Je pense que c’est clairement trop jeune.
    Les vins du domaines méritent vraiment d’être attendus, je dirais une dizaine d’année sur des belles années comme 2012, pour trouver toute leur complexité.

    Timo Oberlin
    Participant

    La couleur laisse penser à de l’oxydation
    Sans doute mais c’est très cohérent.

    Peut-être faudrait-il sur ce genre de vin conserver la bouteille debout
    Là aussi, sans doute, mais la présence de lies n’est pas dérangeante à mon goût. Là aussi, cela fait sens sur ce vin (voir un autre exemple dans le style ici)

    Timo Oberlin
    Participant

    CR: Mtsvane 2016 – No skin contact
    [IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/13/mini_181013121718366736.jpg[/IMG] [IMG]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/13/mini_181013121715441790.jpg[/IMG]

    Robe légèrement cuivrée, trouble avec des lies bien visibles.
    Nez sur l’orange/mandarine, la pomme comptée, de la verveine, les fruits secs. Dans le fond une note saline et une note fermentaire qui épice l’ensemble. C’est complexe, frais, à la fois assez rock n’roll mais cohérent.
    La bouche part sur une attaque assez ronde soutenue par pas mal de gaz. La matière est construite sur une acidité assez haute qui accompagne bien l’importante mâche (mais à peine tannique, d’où le no-skin, ce qui ne semblait pas évident à l’oeil). La structure générale est très équilibrée avec des goûts marqués.
    La finale se développe joliment avec des amers d’orange très purs, ce côté fermentaire/salin et une belle longueur.

    Cette bouteille est une belle découverte, sa forte typicité peut surprendre, mais j’aime beaucoup.

    Il convient surtout de boire celle-ci à table pour profiter de la gourmandise de ce vin.
    La fraicheur et les notes fermentaire m’ont fait penché pour un poisson plutôt gras (saumon) et une sauce à base de miso blond relevé d’une pointe de bergamote. Et c’était top!

    Timo Oberlin
    Participant

    CR: La Sentimentale 2015 – Pinot gris sur basalte – Vin de Pays d’Urfé – Verdier/Logel

    Nez placé sous le signe de l’abricot. Une richesse qui n’en fait pas trop avec des épices orientales et de l’amande (genre lait d’amande).
    Bouche bien équilibré avec une belle chaire, de la tendresse et de la vivacité, un rondeur qui se place bien en milieu de bouche.
    La finale est plus dissociée avec un peu de longueur sur les amers mais aussi l’alcool qui ressort.

    Joli vin, simple mais de caractère. Passe bien une semoule aux épices et poulet marinade Afrique du Nord.

    Timo Oberlin
    Participant

    CR: Patrick Piuze Chablis « Terroir de Courgis » 2013

    Le nez n’est pas d’un abord très expressif avec un caractère très minéral qui domine.
    Peu à peu des senteurs de fleurs blanches prennent plus d’ampleur, un peu d’amande/calisson aussi, et comme une note pas trop à sa place, peut-être du TCA mais alors très très léger.

    En bouche le jus ne joue pas la montre, se pose sur le bout de la langue qui pour filer illico vers la finale. Il faut se concentrer un peu car ça va vite mais c’est pas mal : l’acidité (très) haute n’agresse pas, le jus est présent, pas de temps mort et joliment claquement en fin de palais. C’est particulièrement désaltérant!!! 🙂
    La finale est enlevée, marquée par une mâche crayeuse agréable, des amers légers (mais aussi le retour de l’arôme inopportun)

    Sans doute pas mal marqué par son millésime. La bouteille est vite descendue. J’ai… hmmm… bien aimé mais c’est un poil chérot (19 euros)
    (à confirmer demain si défaut)

    Timo Oberlin
    Participant

    Les souvenirs sont vagues mais j’avais bien apprécié une bouteille de La Pente, une jacquère de très bonne tenue : jolie aromatique, acidité douce mais dynamique. Vraiment bien.
    Avec un tartare de féra bien relevé l’ensemble était brut. On s’est régalé.

    Pour les Coteau de la Mort (2016) mon caviste m’a incité à attendre un peu. Mais ça donne envie.

    • in reply to: Inflation
    Timo Oberlin
    Participant

    Oui plutôt connaisseur que expert, j’ai changé le terme en fin de poste.
    Ce n’est pas forcément meilleur mais boire des grosses étiquettes te donne accès au référentiel d’un certain entourage.

    Peu importe d’ailleurs le prix.
    Perso quand je sers un Vin de France à 12€ à mon beau-père, je joue pas la carte du consensuel. Et c’est moins bon pour lui qu’un Saint-Em’ Grand Cru à 12€ sans intérêt pour moi.

    Timo Oberlin
    Participant

    Vincent,
    Le prix c’est une chose, le fait d’enfumer le monde avec son histoire du « vin comme il n’existe plus » et se mettre en scène comme il le fait en est une autre.
    Tu as raison rien ne sert de s’énerver.
    C’est à la fois drôle et pathétique, un clown.

    • in reply to: Inflation
    Timo Oberlin
    Participant

    Je ne pense pas que cela soit aussi simple.
    Je vois les clients de ce genre de prestation comme des personnes cherchant à présenter le degré minimum d’expertise dans chaque domaine du luxe pour briller dans les salons.
    Comme pour le vin, ils en apprendront un peu sur l’horlogerie suisse, les chaussures anglaises etc… Le but n’est pas de passer pour un passionné, juste un connaisseur.

    Pour ça il faut aussi des anecdotes comme Haut-Bailly, nom à ressortir devant le sommelier pour épater les « amis » (friends) lors d’une prochaine virée dans un resto du top 100 San Pellegrino.

    Timo Oberlin
    Participant

    Elle est bonne hein!?! 🙂

    Timo Oberlin
    Participant

    Inconnu de la cote Idealwine

    Mais on va pas tarder à être fixés… Avis aux golden boys, c’est le coup du siècle!!!

    IDW

    Timo Oberlin
    Participant

    l’autopsie montre au final 3 bouteilles cassées (1 Vouvray Freslier Moelleux Réserve 2009, 1 Lagrange 2011 et 1 Clinet 2004 )

    Un ouf! de soulagement quand tu fais le bilan car les photos sont impressionnantes.

    Timo Oberlin
    Participant

    Si tout le monde est réuni pour cette bouteille, sait qu’elle doit être servie l’aveugle n’a déjà plus aucun intérêt.

    Lorsque nous organisons ce genre de choses avec le groupe LPV, nous servons étiquettes découvertes.

    Timo Oberlin
    Participant

    J’ai eu l’occasion de rencontrer longuement Thierry et Pascale Matrot dont il faut dire, avant tout, que leur gentillesse et leur disponibilité n’ont d’égal que leur générosité.

    Les vins rouges :
    CR: Bourgogne Pinot Noir 2015
    Nez un peu torréfié, un peu chocolat.
    Un fruit expressif, plus pépin que pulpe. Joli velouté.
    Manque un peu de fond.
    Assez bien+

    CR: Maranges VV 2015
    Nez plus profond, plus pulpeux.
    La bouche amène un joli jus, assez large.
    Les tannins sont présents, un peu rugueux.
    L’ensemble est un peu austère, sérieux.
    Bien-

    CR: Maranges Fussières 1er cru 2015
    Nez beaucoup plus velouté, qu’on ne va pas chercher.
    La bouche commence à se placer dans la longueur, les tannins d’une finesse bien supérieure y participent.
    Fin de bouche à la fois velouté mais avec un peu de verdeur sans doute marqueur de jeunesse.
    Belle longueur avec un fruit très pur.
    C’est à la fois gouleyant et élégant, un vrai régale.
    Bien++
    [b]
    CR: Auxey-Duresse 2015[/b]
    Nez plus mûr que les Maranges, plus riche et plus terrien à la fois.
    La bouche attaque sur un fil, tranchante, fraiche presque mentholée.
    Le fond de bouche présente un peu un décroché un peu vide.
    C’est sérieux et pour moi pas très cohérent.
    Décidément Auxey je trouve cela rarement marrant comme terroir 😕
    Assez bien+

    CR: Blagny 1er cru La Pièce sous le Bois 2015
    Nez sur la mûre, explosif. Un fond de pinot très pur mais encore un peu engoncé.
    La bouche présente une texture splendide : quel soyeux!
    Le fruit est là aussi encore un peu compact mais quel jus, d’une grande douceur, presque moelleux dans son touché (merci les tannins, nombreux, parfaits)
    Très bien+

    CR: Blagny 1er cru La Pièce sous le Bois 2002
    Nez très floral, finement minéral. La mûre est toujours là mais avec d’autres fruits plus rouge, plus délicat. Une évolution légère donne une vraie profondeur.
    La bouche est rythmée, un bel élancement avec une rondeur de fruit puis un glissement, une onde d’une légèreté intense.
    On passe du 2002 au 2015 comme on passe du philharmonique au quintet. Difficile car dans la séquence je suis tellement impressionné par le premier que j’aimerais retrouver sa densité dans le deuxième. Pourtant aujourd’hui, le souvenir du 2002 est éclatant.

    Pour Thierry Matrot 2015 est un millésime exceptionnel.
    Les rouges 2015 sont au niveau des 85 et 90 qui sont les meilleurs qu’il ait lui même vinifié.

    Le millésime 2015 en blanc est aussi exceptionnel et il fait parallèle intéressant avec 2009.
    Il constate que la montée des températures en 2015 a été beaucoup plus brutale qu’en 2009 forçant la vigne à rentrer en résistance et limitant la consommation de l’acidité au cours de la maturation et la transformation de l’acide tartrique en acide malique (qui sera accentué par la FML ensuite)
    Pour lui la tenue dans le temps ne pose pas de problème.
    Sur le phénomène de premox, il avance plusieurs explications dont certaines ont déjà été avancées ici et là, d’autre que je ne connaissais pas (le blanchissement des bouchons à l’eau oxygénée!!). Il aura fallu trouvé des parades après une année 1995 catastrophique et aujourd’hui cela semble réglé.

    Les vins blancs:
    CR: Bougogne Chardonnay 2015
    Très vif, citronné, noisette.
    Attaque sphérique, de la rondeur, un peu d’alcool.
    Gourmand mais un peu court.
    Bien

    CR: Saint-Romain 2015
    Nez plus riche, bien beurré, de l’iode, un peu de bois.
    Attaque droite mais un peu en creux mais le vin se place bien ensuite.
    L’équilibre est intéressant, plus gastronomique que le bourgogne.
    La finale prend de l’ampleur.
    Bien

    CR: Meursault 2015
    Nez sur un fruit citronné, un peu de grillé, du sésame(?)
    La bouche est dans sa longueur mais un peu taiseuse.
    Il y a du vin mais je suis passé à côté à mon avis.
    Bien+(?)

    CR: Meursault Blagny 1er cru 2015
    Nez fortement iodé, aérien, très fin avec un juste ce qu’il faut de crème pâtissière au citron.
    La bouche est dans cette voie sur une grosse minéralité, ciselée, traçante mais douce avec un peu d’épice.
    Finale florale, longue, élégante. C’est le genre d’équilibre que je préfère.
    Très Bien+
    [b]
    CR: Meursault Charmes 1er cru 2015[/b]
    Nez floral, presque un peu miellé, avec de la richesse et un gros volume.
    La bouche est gourmande, ronde, ample en gardant une belle accessibilité.
    Très beaux amers pour former la finale.
    Très beau vin de table c’est certain.
    Très bien+
    [b]
    CR: Meursault Perrières 1er cru 2015[/b]
    Nez moins ouvert que le Charmes, plus fin et floral. Sur une très belle trame. La belle endormie.
    La bouche est tendue, une grosse matière est là mais ça manque un peu développement également. On profite surtout de la texture à ce stade avec une acidité qui dynamise la dégustation en douceur. Là c’est plus la main de fer et gant de velours.
    C’est la finale qui me fait le plus d’effet.
    A revoir c’est certain!
    Très bien.
    [b]
    CR: Puligny-Montrachet 1er cru Les Chalumeaux 2015[/b]
    Nez qu’il faut aller un peu chercher pour trouver de la brioche, du beurre frais, des notes noisettes et florales.
    L’attaque est d’une grande douceur et le vin monte ensuite dans les tours avec un velouté superbe, un volume impressionnant. L’équilibre est magistral et pourtant le vin semble un peu compressé encore.
    Finale d’une très belle tenue, fraiche aux amers charnus.
    Excellent.
    [b]
    CR: Puligny-Montrachet 1er cru Les Chalumeaux 2002[/b]
    Nez miellé, noisetté, du beurre chaud qui enrobe, des notes végétales qui signent l’évolution.
    La bouche est une histoire à elle toute seule avec tous les stades du plaisir de l’acide aux amers. Une quantité de goûts assez incroyable s’ouvre à nous avec des notes de fruit complexifiées par des notes végétales (miellé, tilleul, verveine, citron etc…)
    Longueur d’une grande fraicheur.
    Excellent+++.

    CR: Effronté moelleux 2013
    Pas de notes claires sur ce vin (je descendais sur Terre après le Chalumeaux)
    J’ai souvenir d’un nez de dattes, d’une attaque un peu molle mais d’une texture agréable avec une finale sur le bonbon à l’orange.

    Superbe dégustation, merci encore à Thierry et Pascale Matrot car il faut savoir qu’ils n’ont pas arrêté de parler pendant tout ce temps apportant réponse à toutes les questions avec beaucoup de patience et de justesse.

    Timo Oberlin
    Participant

    Pour Thierry Matrot 2015 semble se placer parmi les tops millésimes.
    Son discours est très intéressant sur la montée en température lors de l’été et ses conséquences sur le pH et l’équilibre tartrique/malique à la vendange.
    Pour lui, les vins sont typiquement à garder.

    Timo Oberlin
    Participant

    Tu le connais Ma? Tu bois des coups avec lui pour dire qu’il n’y connait rien, n’y comprends rien? Je suis désolé mais totalement irrecevable et encore je ne vais moraliser.

    Les civilisations se nourrissent les unes les autres. Demain la Chine sera peut-être une terre de vin grâce à des mecs comme Ma. Et puis les puissants avides de pouvoir, on a ce qu’il faut aussi, même s’ils nous ressemblent ils ne sont pas forcément meilleurs. Si un ministre fait le négociateur pour les intérêts privés d’un milliardaire, on a beau parler la même langue…

    Fin de séquence pour moi.

    Timo Oberlin
    Participant

    Michel, je comprends ton point vue sur Mister Ma mais cela reste un préjugé.

    On peut considérer la fin de notre civilisation. Ou alors se rappeler qu’une bonne partie de la vigne a été apportée en France par les romains, que les chinois ont fait découvrir le papier à l’occident, et que c’est un mathématicien musulman qui rédigea le « Théorème des restes chinois » (il n’était pas tout seul mais le théorème existe pour de vrai!!)

    Timo Oberlin
    Participant

    Dans ces conditions autant qu’il appartienne a un français, non ?!

    Et donc également à la condition que l’Etat puisse intervenir auprès d’une personne pour lui faire économiser quelques millions d’euros.
    Tu trouverais cela normal? Pas moi, et ce n’est pas parce que c’est le Clos de Tart, le DRC ou un domaine moins connu que ça change mon opinion.

    Y avait-il un concurrent français parmi les 10 acheteurs potentiel de Bonneau de Martray qui aurait pu bénéficier de ce coup de pousse? Maybe…

    On se consolera en ce disant qu’il reste propriété d’un français.

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