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    Comme dit Mathieu, il y a des passe-droits et après tout – mais c’est déjà faire preuve de beaucoup de compréhension face aux arguments avancés – Dirler n’a pas le même poids historique que Hugel ou Trimbach.

    Mais ce qui m’interpelle c’est d’avoir visité le domaine – ce qui revient à un début de passe-droit -, goûté 43 vins et dire  » ah au fait il faudra nous envoyer des échantillons … « .

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    CR: Domaine de Saint-Pierre Arbois Chardonnay Les Brûlées 2009 :

    Au nez on a du grillé, de l’allumette, puis à l’aération on part légèrement sur les fruits exotiques (mangue). En bouche c’est gras, très ample. Gros volume pour ce vin qui est dans sa toute petit enfance. Bonne longueur.

    A mon humble avis il possède un très gros potentiel, même si sa faible acidité – sur ce que j’ai ressenti – pourrait se révéler un handicap. Mais il lui faudra du temps, beaucoup de temps.

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    Bonjour,

    CR:Les Chemins 2009 (AOC Corbières et non plus VDP d’Hauterive) est marqué par une odeur de maquillage qui s’estompera à l’aération sans disparaître entièrement. En bouche c’est moins gênant ; on devine notamment les fruits rouges, la garrigue. Le vin est empreint de fraîcheur et de finesse, il est glissant, on sent une juste maturité de la matière première. Il allait bien sur des briouates de viande d’agneau.

    Dommage, cette histoire de maquillage …

    • in reply to: FAV 2011
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    Bu en parallèle du CR: Cairanne Les Travers 2007 du domaine Brusset, le cairanne 2009 de Robert Charavin constitue – même si les millésimes diffèrent – l’antithèse du précédent.

    La robe est certes assez soutenue, mais pas opaque. Le nez est très ouvert sur les fruits rouges (cerise) ; en bouche c’est sapide, frais, coulant.

    Un vin de style traditionnel, dont la finesse et l’évidence m’ont beaucoup plus.

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    Bonjour,

    le CR:cairanne  » Les Travers  » 2007 goûté hier soir présente une robe noire et opaque avec un liseré violet sur le bord. Le nez est peu expressif, mais on devine les fruits noirs. En bouche c’est en l’état trop massif, et pour tout dire fatigant, saturant.

    A attendre longtemps en espérant mieux.

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    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > Ce n’est pas du Savenières, comme il est écrit
    > dans le B&D mais c’est vrai que dans le style on
    > est assez proche. Cette cuvée existe-t-elle aussi
    > en Savenières?
    > Voilà  un vin d’envergure avec un nez très riche
    > et comme c’est souvent le cas avec ces chenins sur
    > schiste, des notes qui oscillent entre coing, miel
    > et oxydation très légère sans que l’on puisse
    > réellement faire la part des chose. C’est un nez
    > qui évoque presque un vin moelleux.
    > Par contre en bouche, c’est bien sec, très sec
    > même avec une acidité redoutable que j’aime
    > particulièrement. Elle n’occulte cependant pas le
    > gras étonnant de ce vin et son fruit sur le coing
    > assez charmeur. Longue finale avec en prime une
    > amertume caractéristique.
    > J’aime.

    La première fois que j’ai goûté ce vin il m’avait paru assez simple. Hier j’ai bien goûté celui que décrit Jérôme dans le commentaire ci-dessus, alors même qu’on est 7 ans plus tard ! Belle surprise !

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    CR:Château Haut-Batailley – Pauillac 2006 :

    Bonjour,

    débouché à midi pour le soir, le Haut-Batailley 2006 présente une robe moins dense que ne le laisse penser la photo ci-dessous, ainsi qu’au nez de jolies notes de fruits rouges, un léger fumé puis des notes de graphite le rendant aisément identifiable. En bouche c’est soyeux, les tanins sont fondus, le vin est déjà fort agréable, de bonne longueur. Il pourra peut-être offrir un peu plus de complexité à l’avenir, mais son classicisme le rend plaisant dès maintenant.

    Je l’avais remonté de cave le matin, et je pensais l’avoir placé dans un endroit assez frais pour qu’il ne se réchauffe pas trop car j’aime bien les rouges vers 14-15 °C. Mais cependant il s’était quand même pas mal réchauffé. Paradoxalement cette température de service non désirée lui a sans doute permis d’être plus expressif.

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    Bonjour,

    c’est avec hâte que j’attendais de goûter le montlouis pétillant Triple Zéro de Jacky Blot, car il y a quelques années le pétillant Naturel Non Dosé (ancien nom ?) m’avait enthousiasmé.

    Eh bien ce fut rebelote …

    Pourtant au début l’ensemble est assez simple. On perçoit l’aspect variétal du chenin, dans ce que cette expression peut avoir de presque négatif.

    Mais au bout de quelques minutes ça devient sérieux avec en bouche cette sensation maintes fois décrite sur le forum Champagne de craie mouillée absolument saisissante. C’est vibrant. Le tout conjugué à une tension énorme et une finale finement citronnée qui s’étire en longueur.

    On sent qu’il en a encore sous la pédale, même si c’est d’ores er déjà délicieux. Ce montlouis n’est bien sûr pas un vin de remplacement par rapport à un champagne, tant sa personnalité est forte. Bravo Jacky Blot !

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    Bonjour,

    toujours sur les conseils d’Enzo 😀 mon court périple dans le Beaujolais s’est poursuivi par une visite au domaine Chignard à Fleurie, au lieu-dit du Point du Jour. C’est Cédric qui nous a reçus avec gentilesse et disponibilité.

    Comparé aux climats que je connais un tout petit peu (La Roilette, La Chapelle des Bois entre autres), je dirais que Les Moriers constitue une sorte d’antithèse. Les vins ont un caractère quasi tellurique. Sur 2010, ils sont encore assez discrets au nez, mais en bouche leur côté vibrant est vraiment saisissant. La Cuvée Spéciale (Vieilles Vignes) est bien sûr fortement marquée par le bois, mais elle le supportera sans difficulté. La finale n’est pas asséchante. Cédric Chignard estime que ses 2010 ont un aspect plus authentiquement Fleurie que les 2009.

    Encore une bien belle découverte sur Fleurie. Par la suite on est montés à La Chapelle et c’est vrai que la vue est magnifique depuis le sommet du village. Et puis passer parmi les noms des différents climats qui font la légende du cru, ça fait quelque chose. Ce n’est pas une journée qu’il faudrait passer la-bas, c’est une semaine !

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    Bonjour,

    sur les conseils d’Enzo – que je remercie au passage – je me suis rendu chez Richard Rottiers. Et je n’ai pas été déçu …

    Les 2010 sont en cours d’élevage. La Teppe possède un nez d’une grande profondeur, l’élevage se termine tranquillement, il est déjà bien intégré. Le Champ de Cour possède plus de mâche, mais le bois est plus sensible. Bel avenir prévisible.

    Il restait quelques 2009. Le Moulin-à-Vent générique se goûte déjà bien, l’élevage est bien adapté, les tanins sont bien fondus. A attendre quand même. Dans le Champ de Cour le bois est très présent au nez, mais en bouche il laisse place à une superbe matière première. Le terme de mâche est trop faible pour rendre compte du choc gustatif ; il faudrait plutôt parler de masse. Et quelle longueur … A oublier en cave.

    Le 2008 générique a constitué une belle surprise. Ils est construit sur la finesse, et dévoile un beau fruit, sans aucune sensation de sous-maturité ni de creux en milieu de bouche. Il pourra vieillir sans problème.

    Le rosé Manganèse est un joli vin qui se goûte demi-sec, et qui évoque certains rosés de Loire.

    Richard Rottiers nous a reçus avec enthousiasme et générosité, Merci à lui, merci Enzo !

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    Bonjour,

    en parcourant rapidement l’ouvrage, j’ai noté – dans les vignobles que je consulte le plus souvent – les disparition du domaine Dirler (Alsace), des domaines de La Tournelle et de Saint-Pierre (Jura), et les apparitions des maisons Philippe Gonet et R&L Legras (Champagne) et du domaine Eve & Michel Rey (Mâconnais).

    • in reply to: Le Cidre
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    Quel beau reportage !

    L’an dernier lors de mes vacances j’avais particulièrement apprécié les cidres de la maison Goalabré, suite à l’article cité de la RVF. On pouvait en plus le trouver facilement et à prix très doux.

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    CR:Domaine des Terres Dorées – Beaujolais Blanc 2007 :

    Bonjour,

    le beaujolais blanc 2007 (Classic) possède une belle robe bouton d’or. Le vin se présente d’abord tout en finesse, avec un nez floral et finement citronné et une belle ampleur en bouche. Quand la température s’élève il devient plus puissant, avec des notes de fruits à noyau, mais sans se départir de son côté rafraîchissant, – j’allais dire désaltérant. Je le trouve parfait en ce moment.

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    CR:Domaine le Conte des Floris Six Rats Noirs 2008 :

    Bonjour,

    dans la gamme  » Schistes du carbonifère  » j’ai goûté hier soir la cuvée Six Rats Noirs 2008, qui compte 2/3 de syrah et le reste en grenache, carignan et cinsault.

    Que dire ? En fait ce vin m’a fait pensé aux minervois du Clos Centeilles et du chateau Coupe-Roses, par son côté sauvage. C’est le carignan que j’aurais vu majoritaire. Beaucoup de fraîcheur dans ce vin, belle longueur. Un bon rapport Q/P (8,50 €)

    [https://nsa27.casimages.com/img/2011/08/18/mini_110818095459310165.jpg

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    Participant

    Bonjour,

    pourtant le site internet indique, concernant cette cuvée :

    [i]Origine
    Pas d’assemblage pour ce mono-cru : uniquement des Chardonnays des lieux-dits Les Barillers et les Faucherets situés en milieu de coteau à Vertus. Un seul terroir, et une seule année : 2007.[/i]

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    Participant

    C’est toujours un plaisir de lire et de voir les CR d’Eric.

    Au sujet des Chalasses VV 2005 de JF Ganevat, la bonne nouvelle c’est que ce grand vin continue tranquillement sa route vers son apogée, la mauvaise c’est que j’en reprends pour plusieurs années avant d’en ouvrir une des deux seules qu’il me reste. 😀

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    CR:Cigalus 2007 VDP d’OC rouge :

    Bonsoir,

    grâce à un prix acceptable je me suis risqué sur un Cigalus rouge 2007 (VDP d’OC) de Gérard Bertrand. D’après ce dernier (interview dans la RVF de septembre 2009), le domaine est en biodynamie.

    Le vin arbore une robe presque noire, sans aucune trace d’évolution. On sent une forte maturité du raisin (assemblage merlot/cabernet-sauvignon), mais avec en même temps une certaine fraîcheur, que ne vient pas non plus effacer un élevage pourtant démonstratif. En bouche, le vin est certes puissant mais les tanins ne sont pas agressifs. Bonne longueur, pas de note chaleureuse en finale.

    Un vin moderne à l’accent bordelais – celui des Bordeaux modernes – mais pas mal fait. Au niveau émotionnel ce n’est pas l’extase, mais ça on pouvait s’y attendre.

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    CR:Robert Plageoles – Gaillac Doux 2008 (ondenc) :

    [https://nsa28.casimages.com/img/2011/08/09/110809100712982200.jpg

    Bonjour,

    Au-delà de la concentration et de la maturité de la matière première, cette petite douceur ne titrant que 10,5 ° possède un je ne sais quoi de rafraîchissant. Pourtant le vin ne manque pas de complexité ni de longueur en bouche, mais c’est cette fraîcheur que je retiendrai. Servi pour lui-même avec de la fouasse à la fleur d’oranger (heureusement à peine perceptible), quel régal ! Comme le disait Fred au sujet du 2005, c’est un hymne à l’équilibre.

    Dommage, la bouteille ne contient que 50 cl.

    sideway
    Participant

    CR: Château La Conseillante – Pomerol 2001 :

    Bonjour,

    je ne suis pour le moins pas un habitué de l’appelation pomerol, mais hier soir ce n’est pas une claque que j’ai pris, c’est une leçon.

    Ce vin de presque 10 ans donne l’impression d’être au début de sa carrière, sous tous les aspects de la dégustation. La robe est noire avec un reflet violet sur le bord. Le nez est très serré, avec la sensation d’un élevage très réussi. En premier lieu j’ai eu la sensation de sentir comme de l’argile. Puis ça part sur le floral (violette) et sur les petits fruits noirs. On a également de la menthe et du graphite.En bouche c’est très droit et je dirais très pur. La longueur est superbe, et se révèle très digeste.

    Le vin est très bien construit, mais encore une fois à l’aube de sa carrière ; il joue pour l’instant dans un registre plutôt strict, sans opulence, et c’est ce qui m’a le plus marqué. J’ai pensé qu’il comptait une bonne proportion de cabernet franc, mais un ancien guide vert indique seulement 20 % contre 80 % de merlot.

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