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    Je suis globalement d’accord avec la distinction entre vin de plaisir (sous-entendu : plaisir immédiat) et grand vin (sous-entendu : vin devant lequel on est en attente de quelque chose  » en plus  » ), et d’accord pour placer le muscadet dans la première catégorie.

    Cependant, le rapprochement avec la Bourgogne n’est pas totalement usurpé (muscadet = melon de Bourgogne) ; en même temps, le chablisien me semble plus approrié que la côte de Beaune dans ce rapprochement.

    Pour preuve, un vin dégusté ce soir : Muscadet-Sèvre-et-Maine-sur-lie 1999, Collection Privée des Frères Couillaud : la proximité, la parenté entre ces deux régions est évidente, confondante. Mais pas de malentendu : ici le muscadet ne singe pas le chablis, il donne juste un vin du même ordre. A bientôt 10 ans, le voilà arrivé à maturité, comme … un grand vin

    En ce sens, je ne pense pas qu’on puisse répondre à la question de manière tranchée.

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    Pour ma part, je placerais le château de Cazeneuve (Pic-Saint-Loup) et le Domaine de Cabrol (Cabardès) dans mon tiercé, ainsi qu’un domaine ne figurant pas à ma connaissance dans ce forum : le Mas du Mazelet.

    C’est un tout petit domaine de 5 hectares (VDP), produisant des vins issus de rendements ridicules et ne millésimant qu’en bonnes années (2001, 2003 et 2005 à ma connaissance). Pour ce dernier millésime, une particularité supplémentaire s’ajoute au reste : 30 % de cabernet-franc dans l’assemblage, où on retrouve également la syrah et le grenache si je ne m’abuse. Ils sont certes denses et riches, mais également équilibrés, sérieux, pas tape-à-l’oeil.

    Il va sans dire que ce sont des vins à attendre, mais offrant un plaisir immédiat dès leur diffusion. J’encourage tout le monde à les goûter si l’occasion se présente.

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    Je viens de parcourir ce sujet, et je ne trouve pas trace de deux domaines jouissant pourtant d’une certaine notoriété : Dirler-Cadé et Marc Kreydenweiss.

    Je garde de beaux souvenirs des dégustations effectuées sur ces vins, à la fois dans leur jeunesse et au vieillissement. Par exemple une SGN en riesling Saering 1998 de chez Dirler.

    N’ayant goûté que peu de fois les vins de chez Weinbach et Zind-Humbrecht, je ne me permettrais pas de porter un jugement global, mais je dois dire que je mes impressions sont mitigées.

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    Voir le 4ème post de ce sujet : le sommelier masqué énonce le même nom de domaine que moi. Sinon, je n’en sais pas plus … Désolé.

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    En ce qui me concerne, j’ai goûté 2 fois en 2008 le vin de pays de ce domaine dans le millésime 1999 (Fontarèche). Je n’aurais pas trouvé son origine dans une dégustation à l’aveugle, mais en revanche je garde un souvenir ému de la pureté en bouche de ce vin. Un vin fin, léger, sans aucun sensation d’alcool.

    Il me rappelle par ces côtés certains vins connus pour leur  » atypicité  » selon les goûts d’aujourd’hui : Bel Air Marquis d’Aligre,  » Ma Terre  » d’Henri Milan.

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    Un article du Figaro consacré au repas pris entre Bernard ARNAULT et François PINAULT chez Albert FRERE :

    https://www.lefigaro.fr/societes/2009/01/23/04015-20090123ARTFIG00292-arnault-pinault-les-retrouvailles-.php

    Je me demande ce qu’ils ont bien pû goûter : Yquem, Latour, Cheval Blanc ? Les trois ?

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    CR: Borie La vitarèle, Saint Chinian Les Crès 2000 :

    bu ce soir accompagné d’agneau en daube.

    La robe est toujours très jeune (très juteuse), et de belles larmes revêtent les parois du verre. Le nez est à l’égal, et franchement axé sur la syrah (75 % du vin selon le domaine).

    Ce que j’aime dans ce vin, c’est à la fois qu’il ne singe pas les syrah du nord de la vallée du Rhône, et qu’en même temps il n’ait pas pâti d’un élevage outrancier lui faisant perdre tout son potentiel. Rappelons que le vin a 8 ans.

    Bref, je me rappelle un sujet sur les vins caractéristiques du Languedoc : je crois que celui-ci en fait partie, dans la mesure où il exprime son terroir : Les Crès = minéralité, et minéralité = équilibre.

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    Roussette du Bugey 2006, Maison Angelot.

    Plus je goûte ce vin (découvert en FAV au Lafayette Gourmet de Besançon, et que je suis apparemment le seul à acheter, étant donné que le stock ne bouge pas en dehors de mes apparitions :D), plus j’en deviens adepte : nez à la fois discrètement floral et très fin de noisette, voire légèrement fumé ; bouche d’une bonne sapidité, et d’une longueur correcte.

    Ce n’est certes pas grandiose, mais je rends les armes devant le côté  » tout en retenue  » du vin. Je ne suis pas fan du poisson, mais je le vois bien accompagner un beau poisson de rivière, simplement grillé pour en révéler tout la saveur.

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    Des vins rares que j’ai eu le privilège de goûter me viennent à l’esprit, mais c’est le mélange entre le vin lui-même et les conditions de la dégustation qui donne le bon souvenir :

    Gloria 1949
    Chasse-Spleen 1955
    Un certain nombre de beaux 1975 : La Bécasse, Gazin, Rausan-Gassies.
    Plus près de nous : Lynch-Bages 1989

    Et de très belles surprises comme Duhart-Milon 1983 (meilleur que Lafite du même millésime), Cadet-Piola 1989.

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    CR:Domaine Brusset Côtes du Ventoux Les Boudalles 2007 :

    Robe profonde, brillante sans être opaque.

    Nez très ouvert sur les fruits rouges, et plus particulièrement la fraise écrasée. Mais ce nez s’accompagne quasi-immédiatement de l’expression typique du grenache avec son terroir, qui n’est pas sans rappeler le CDRV Beaume-de-Venise du Domaine Redortier.

    En bouche, le tout ne manque pas de fond, ni d’équilibre.

    Un vin déjà prêt à boire, et qui effectivement se boit tout seul. Prix assez doux (5 €). Il me tarde de pouvoir goûter le reste de la gamme, surtout si cela va crescendo !

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    CR:B Minchin – Valançay Claux Delorme 2005 :

    Une robe rubis éclatante.

    Au nez, ça part un peu dans tous les sens : il faut dire qu’on est intrigué par la contre-étiquette, et qu’on cherche l’expression de chaque cépage dans cet assemblage peu courant. Je pense qu’au départ le côt et le pinot noir dominent, qu’en milieu de dégustation le gamay se fait plus présent, et qu’à la fin le cabernet-franc apporte sa touche dans la structure olfactive et acide du vin.

    En bouche, le tout est très digeste ; et si le vin est agréable aujourd’hui, il me semble capable d’aller un peu plus loin, le dernier cépage cité constituant sa colonne vertébrale.

    Un vin étonnant, une bonne surprise, et qui me renforce dans l’idée que ce ne sont pas forcément les vins les plus costauds, sudistes (et pourtant, dieu sait que je les aime) qui sont les plus solides. Je fais partie de ces amateurs ayant une dizaine d’années d’expérience en train de  » comprendre  » le rôle de l’acidité dans les vins rouges, c’est-à-dire en train de remonter doucement du sud au nord de la France.

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    CR:B Minchin – Valançay Claux Delorme 2005 :

    Une robe rubis éclatante.

    Au nez, ça part un peu dans tous les sens : il faut dire qu’on est intrigué par la contre-étiquette, et qu’on cherche l’expression de chaque cépage dans cet assemblage peu courant. Je pense qu’au départ le côt et le pinot noir dominent, qu’en milieu de dégustation le gamay se fait plus présent, et qu’à la fin le cabernet-franc apporte sa touche dans la structure olfactive et acide du vin.

    En bouche, le tout est très digeste ; et si le vin est agréable aujourd’hui, il me semble capable d’aller un peu plus loin, le dernier cépage cité constituant sa colonne vertébrale.

    Un vin étonnant, une bonne surprise, et qui me renforce dans l’idée que ce ne sont pas forcément les vins les plus costauds, sudistes (et pourtant, dieu sait que je les aime) qui sont les plus solides. Je fais partie de ces amateurs ayant une dizaine d’années d’expérience en train de  » comprendre  » le rôle de l’acidité dans les vins rouges, c’est-à-dire en train de remonter doucement du sud au nord de la France.

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    CR:B Minchin – Valançay Claux Delorme 2005 :

    Une robe rubis éclatante.

    Au nez, ça part un peu dans tous les sens : il faut dire qu’on est intrigué par la contre-étiquette, et qu’on cherche l’expression de chaque cépage dans cet assemblage peu courant. Je pense qu’au départ le côt et le pinot noir dominent, qu’en milieu de dégustation le gamay se fait plus présent, et qu’à la fin le cabernet-franc apporte sa touche dans la structure olfactive et acide du vin.

    En bouche, le tout est très digeste ; et si le vin est agréable aujourd’hui, il me semble capable d’aller un peu plus loin, le dernier cépage cité constituant sa colonne vertébrale.

    Un vin étonnant, une bonne surprise, et qui me renforce dans l’idée que ce ne sont pas forcément les vins les plus costauds, sudistes (et pourtant, dieu sait que je les aime) qui sont les plus solides. Je fais partie de ces amateurs ayant une dizaine d’années d’expérience en train de  » comprendre  » le rôle de l’acidité dans les vins rouges, c’est-à-dire en train de remonter doucement du sud au nord de la France.

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    Pour moi, cela s’est limité à Chasse-Spleen 2006, Potensac 2005, Fonbel 2005 et le saint-nicolas-de-bourgueil VV 2005 de Joël Talluau : tous en 3 exemplaires. Je vais sans doute terminer par le chinon 2005 de Pascal Lambert.

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    Itinéraire spiritueux de Gérard Oberlé vient de paraître en poche, et l’auteur évoque Didier Dagueneau :

     » Didier Dagueneau est un grand caractère. Il fascine par un charme très particulier, un assemblage surprenant de sauvagerie fauve, hirsute, et d’élégance aristocratique comme on en trouvait chez certains paysans d’autrefois. Je ne crois pas qu’il ait gardé beaucoup d’illusions sur la vie, la nature humaine, l’avenir des grillons domestiques, la paix universelle ou l’immortalité de l’âme, mais je n’ai jamais rencontré d’adulte ayant à ce point conservé ses capacités d’émerveillement. Il aime la littérature passionément et , pour lui prouver son amour, lit beaucoup de livres, des romans dans lesquels il se retrouve et des poèmes comme il en aurait composé s’il avait tété au Pinde ; il aime les femmes passionément et, pour leur prouver son amour, leur fait des enfants, plein d’enfants. Sa fertilité est jupitérienne. Il aime ses amis et leur ouvre son coeur, sa maison, sa cave. (…).
    Ne me demandez pas d’analyser les vins de mon ami avec le jargon quintessencié des experts, piqueurs, dégustateurs, critiques et bobardiers de revues oenologiques. (…). Le pur sang, le silex, le domaine renard et l’astéroïde de Didier Dagueneau sont des vins que j’aime d’amour. Si j’ai rendez-vous avec l’un d’eux, je trépigne tout l’après-midi comme pour une aubade. Pour moi, ce sont les meilleurs sauvignons au monde. Cela dit, je n’ai pas tout essayé et ne demande qu’à m’instruire. « 

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    CR: Chinon Les Perruches 2005
    Carafé 1h00 comme conseillé sur la contre-étiquette.

    La robe est profonde, tirant sur le violet.

    Le nez est discret, et le peu qu’il exprime traduit des notes de petits fruits rouges.

    En bouche, on sent de la plénitude.

    Bref : un vin fermé, et comme les autres chinon que je connais, un vin qui exprime plus son terroir que son cépage, et donc qui devra attendre (et nous aussi) avant de livrer l’ensemble de sa partition.

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    Goûté ce soir : CR: Michel Quénard Chignin 2007.

    Un vin tout en vivacité. Robe très pâle, voire translucide, nez très floral, en bouche le perlant s’estompe sans disparaître entièrement, belle acidité.

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    J’ai toujours bien aimé les vins de ce domaine d’une belle régularité. Je pense notamment au gewurztraminer VT Vorbourg  » Clos St. Landelin  » 1997.

    Mais je souhaite surtout évoquer (pour l’anecdote) un vin qui je crois n’apparaît pas dans les commentaires précédents : le pinot blanc  » Clos St. Landelin  » . Je l’ai goûté en janvier dernier dans le millésime 1996. Eh bien il était en pleine forme ! A mon avis il était issu d’une vendange botrytisée, et n’avait franchement pas à rougir devant les cépages dits  » nobles  » .

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    CR:Saint-Nicolas de Bourgueil VV J. Taluau 2005 :

    Je me rappelle du 2004 goûté l’an dernier à la même époque : une extraction peut-être trop forte et des tannins trop raides, mais l’ensemble pouvant s’assagir avec le temps.

    Quant au 2005, on a l’impression de goûter le même en mieux : un vin très structuré, sérieux (pas hyper plaisant, mais qui donnera du plaisir dans quelques années), et que l’élevage n’a pas matraqué.

    J’aime ces vins rouges de Loire, qui livrent en toute simplicité, sans artifice, l’énigme du message entre terroir et cépage.

    Selon moi, ce sont les grands vins rouges du moment, dans la mesure où cette région livre des vins à la fois fruités, minéraux (et donc reflétant leur terroir), structurés et pour lesquels un élevage  » ambitieux  » ne sera pas une source de désagrément pour l’amateur (je veux dire : un effacement de l’origine).

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    CR:Saint-Nicolas de Bourgueil VV J. Taluau 2005 :

    Je me rappelle du 2004 goûté l’an dernier à la même époque : une extraction peut-être trop forte et des tannins trop raides, mais l’ensemble pouvant s’assagir avec le temps.

    Quant au 2005, on a l’impression de goûter le même en mieux : un vin très structuré, sérieux (pas hyper plaisant, mais qui donnera du plaisir dans quelques années), et que l’élevage n’a pas matraqué.

    J’aime ces vins rouges de Loire, qui livrent en toute simplicité, sans artifice, l’énigme du message entre terroir et cépage.

    Selon moi, ce sont les grands vins rouges du moment, dans la mesure où cette région livre des vins à la fois fruités, minéraux (et donc reflétant leur terroir), structurés et pour lesquels un élevage  » ambitieux  » ne sera pas une source de désagrément pour l’amateur (je veux dire : un effacement de l’origine).

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