sideway

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  • sideway
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    Bonjour,

    je garde un très bon souvenir du mâcon blanc les cras 1992 de ce domaine, goûté en 2004 ; l’élevage ambitieux avait été digéré grâce à une bonne acidité, et à 12 ans d’âge, ce vin était en pleine forme, très ouvert.

    sideway
    Participant

    De la trilogie 1988, 89 et 90, le premier est le plus fermé et le plus austère, le second le plus vineux, et le troisième le plus ouvert et le plus charmeur.

    J’achète ces champagnes chaque année depuis une petite décennie : les derniers millésimes disponibles (en Coeur de Terroir) sont 1996 et 2000. Je n’y toucherai pas avant longtemps, quand on sait qu’ils sont faits pour affronter la garde.

    La commercialisation de vieux millésimes par caisses panachées m’a permis de découvrir les 1985, 1979 et même 1970. Pour ces deux derniers, les arômes sont largement tertiaires (champignons, sous-bois), mais révèlent également une grande vinosité. Preuve, si besoin était, que le champagne est avant tout du vin.

    sideway
    Participant

    Je ne suis pas un inconditionnel a priori des vins bio, et encore moins de vins sans soufre. Le côté  » religieux  » de la chose me gêne d’instinct, mais passons …

    Dernièrement j’ai cependant eu l’occasion de goûter le VDP de Caux de Fontedicto en 1999 (acheté en fin de lots chez un caviste de Clermont pour 5 € seulement), et s’il était difficile de deviner l’origine du vin, je dois cependant dire que j’ai été confondu devant son naturel : la pureté et la finesse incarnées. Le genre de vin qu’on peut boire sans ressentir l’effet de l’alcool.

    J’avais ressenti la même chose en goûtant un  » Ma Terre  » de Henri Milan (Provence) : difficulté devant l’origine du vin, mais plaisir à l’état pur en bouche.

    Conclusion : le fait de ne pas distinguer l’origine de ce genre de vins pose problème, mais c’est peut-être ce qui les rend intéressants.

    sideway
    Participant

    Le premier contact avec mon caviste s’est fait autour d’une bouteille de grenache blanc 1998 de ce domaine (plus exactement du Domaine de la Figueirasse, même propriétaire), vendu à l’époque env. 20 francs.

    Depuis, je suis devenu un inconditionnel de ces vins, et notamment du Prestige de Moulines : les 1998, 2000 et 2001 sont dans ma cave, et attendront avant d’être ouverts. J’ai en effet eu l’occasion de goûter un Prestige 1991 remarquable chez un ami amateur de bordeaux, que j’ai pris pour un medoc d’un bon millésime (le vin, et non l’ami).

    Il faut également mentionner le  » Cabernets Fûts Neufs  » , qui s’assagit après quelques années.

    sideway
    Participant

    Bonsoir,

    je connais un peu ce vin, en sachant qu’il est très apprécié de ceux qu’on appelle  » amateurs avertis  » . J’ai goûté à plusieurs reprises le 2000 (superbe), et une fois le 2004, pas mal. Certes, ce n’est pas un monstre de concentration ni de démonstration (un peu comme Bel-Air Marquis d’Aligre), mais dans le verre il se passe quelques chose.

    Mais surtout, j’ai goûté deux fois le 1975. Personnellement, je l’ai trouvé grand, avec la distinction des grands pauillacs ou st juliens (c’est-à-dire noble, tout en retenue) ; mes compagnons de dégustation ont longtemps hésité entre tel ou tel GCC, avant d’avoir épuisé la liste (y compris les 1ers) et de rendre les armes.

    Chez les cavistes, le rapport Q/P n’est pas très favorable (environ 30 €), contrairement à certains 5èmes disponibles en FAV, mais on a là un grand vin.

    sideway
    Participant

    Bonsoir,

    je viens de parcourir ce sujet, et je peux vous livrer mes impressions sur ce vin dont je suis amateur depuis quelques années.

    Les jeunes millésimes, que je possède en cave à partir du 2001, me déçoivent quelque peu, dans la mesure où ils semblent à la fois manquer de matière et ne sont pas ouverts. Cela c’est encore vérifié avec le dernier en date (2005), pour lequel j’ai pourtant mis beaucoup d’énergie à l’acheter (millésime oblige).

    Mais en ce qui concerne les vieux et très vieux millésimes, il en va tout autrement : le plaisir est à la clef d’une longue attente.

    1989 : grand vin, certes fermé, mais dont on sent l’énorme potentiel.
    1986 : vin ouvert, immensément parfumé et doté d’une grande matière. Parmi les années 1980 et suivantes, c’est sans doute celui qui a le plus d’avenir.
    1983 : assez sympathique, sans plus, avec un potentiel limité, à moins que le temps ne le transforme.
    1970 : dégusté en 2000. Je l’avais carafé 1 heure, mais c’est la fin de la bouteille qui a révélé le maximum du vin (il fallait donc le carafer plus longtemps). Un plaisir difficile à décrire ; on avait l’impression de déguster du vrai sirop de cassis (qui me rappelait celui que je buvais étant enfant).
    1955 : acheté dans une vente aux enchères pour une somme dérisoire (avant que ces ventes ne soient courues par de plus fortunés que moi). Non passé en carafe, le vin a été dégusté avec un ami caviste, et là encore il nous a donné un plaisir immense, celui de goûter un grand bordeaux arrivé à son apogée.

    Mon calcul est donc simple : il faut oublier les chasse-spleen en cave au moins une décennie, si ce n’est plus, et ne pas avoir peur d’attendre.

    • in reply to: Ramafort
    sideway
    Participant

    Bonjour,

    CR:Château Ramafort – Médoc 2005 :

    pour mon premier post sur ce forum, je choisis de parler de ce cru bourgeois : je l’ai effectivement goûté récemment dans le millésime 2005 (acheté dans un Intermarché très bien pourvu en belles bouteilles, au prix de 7,95 €), et j’ai trouvé qu’il possédait tout ce qu’on peut attendre d’un médoc sans prétention : du corps, du fruit, de la franchise. Je n’aime pas ce terme, mais il était d’une grande  » buvabilité  » . A ce prix là, il ne faut pas hésiter. 100 % plaisir.

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