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- 13 septembre 2008 à 2h18
- in reply to: Saint-Nicolas de Bourgueil
CR:Saint-Nicolas de Bourgueil VV J. Taluau 2005 :
Je me rappelle du 2004 goûté l’an dernier à la même époque : une extraction peut-être trop forte et des tannins trop raides, mais l’ensemble pouvant s’assagir avec le temps.
Quant au 2005, on a l’impression de goûter le même en mieux : un vin très structuré, sérieux (pas hyper plaisant, mais qui donnera du plaisir dans quelques années), et que l’élevage n’a pas matraqué.
J’aime ces vins rouges de Loire, qui livrent en toute simplicité, sans artifice, l’énigme du message entre terroir et cépage.
Selon moi, ce sont les grands vins rouges du moment, dans la mesure où cette région livre des vins à la fois fruités, minéraux (et donc reflétant leur terroir), structurés et pour lesquels un élevage » ambitieux » ne sera pas une source de désagrément pour l’amateur (je veux dire : un effacement de l’origine).
- 13 septembre 2008 à 1h52
- in reply to: FAV Monoprix
Aiguilhe fait comme La Tour Carnet (j’en profite pour évoquer un sujet d’ordre général en partant d’un cas particulier) : remise à niveau d’un cru, suivie d’un effet médiatique, accompagné de prix corrects (vu la réputation supposée du vin ou du propriétaire) pour les premiers millésimes, puis coup de bambou sur les prix une fois que le consommateur est accro (10 € sur LTC et 5 € sur Aiguilhe).
Je précise que j’ai été acheteur de LTC dans les millésimes allant de 2001 à 2003, et d’Aiguilhe pour 2004.
Mais cette année, j’arrête : 19 € l’Aiguilhe 2006 et 25 € LTC 2005, faut pas pousser.
Quand on voit que Chasse-Spleen (avec le niveau de régularité qui est le sien depuis … toujours) est proposé à 19 €, je dis stop.
- 11 septembre 2008 à 23h44
- in reply to: FAV Geant Casino Septembre 2008
Il faut le goûter pour voir s’il te plaît, et si c’est le cas, courir en acheter un wagon ! C’est le meilleur moyen de se faire une idée de son potentiel de garde.
A priori c’est un vin de bonne garde : super millésime pour la Loire, avec le cabernet-franc doté de toutes les qualités pour l’affronter.
- 11 septembre 2008 à 23h38
- in reply to: FAV CARREFOUR SEPTEMBRE 2008
LATRUFFE écrivait:
——————————————————-
> D’ailleurs, Carrefour est le spécialiste du
> dégraissage en fin d’année des vins non écoulés
> lors de la FAV.
>
> Pour exemple: Poyferré et Pontet Canet en 2002
> avec une remise de 20% de mémoire, soit au final
> 18 euros la bouteille.Je confirme : l’an dernier, j’ai acheté des potensac 2003 à 10 € et des Branaire 2002 à 15 €. Mais en ce qui me concerne, c’était en tout début de foire : ils devaient manquer de place pour les 2005.
- 9 septembre 2008 à 22h26
- in reply to: FAV Geant Casino Septembre 2008
Petite anecdote sur une expérience personnelle : voilà un certain nombre d’années que je me fournis en Chasse-Spleen dans cette enseigne, sans participer aux soirées inaugurales. Chaque fois c’est la même chose : le 1er jour il n’y en a déjà plus, et il faut parlementer et » pleurer » pour obtenir quelques bouteilles.
Or cette année, tel n’est pas le cas : arrivé ce matin dans cette FAV, aucun vin de prestige n’a disparu sur le grand présentoir de l’entrée, ou alors si peu.
Pouvoir d’achat, quand tu nous tiens …
- 3 septembre 2008 à 1h47
- in reply to: Château du Tertre, Margaux
Concernant le commentaire de Fabrice, y figurent des choses que je peux partager (nez ouvert, acidité présente sans être gênante, joli boisé, bon rapport Q/P : pou ma part, je me rappelle l’avoir payé 17 €), mais d’autres avec lesquelles je ne suis pas d’accord, et notamment la question de la typicité margalaise. On est très loin, par exemple, de Bel-Air Marquis d’Aligre, qui passe pour être le gardien d’une certaine » tradition » (avec toutes les guillemets de rigueur).
J’ai plutôt eu l’impression de goûter un saint-émilion moderne qu’autre chose, et cette impression s’est confirmée le lendemain. Et comme par un fait exprès, une semaine plus tard Mondovino était rediffusé à la TV. Bien que comparaison ne soit pas raison, j’ai bien entendu M. Brodaent dire qu’on faisait du pomerol aujourd’hui à Margaux (certes au sujet de Kirwan, et non de du Tertre).
Selon moi, ce du Tertre respectait un minimum de typicité, mais au sens négatif de l’expression.
- 29 août 2008 à 3h31
- in reply to: Mas de la Seranne
CR:Clos des Immortelles 2003
Servi avec une tarte salée façon » tatin » à base de tomates, aubergines, tapenade et râbles de lapin.
La robe est peu dense, mais brillante, et le vin laisse apparaître de belles larmes sur les parois du verre.
Dès l’ouverture, le vin est très ouvert. On distingue également une forte acidité. L’élevage a complètement disparu, pour laisser place à des arômes floraux (la rose notamment) et fruités (allant de la cerise – normal- à la fraise des bois).
Selon moi, ce qui caractérise ce domaine, c’est la recherche de l’équilibre. Par ailleurs, les arômes floraux persistants me font penser, s’il fallait faire des comparaisons, à la Bourgogne, bien que je connaisse peu les rouges de cette région (mais je me permets cette remarque précisément dans la mesure où la parenté m’apparaît évidente).
Par rapport à un autre sujet développé en ce moment, voilà un domaine représentatif des vins languedociens.
- 13 août 2008 à 3h57
- in reply to: Domaine la Suffrène, Bandol
CR:Domaine de La Suffrene – Bandol rouge 2005 :
Une robe peu dense, mais bien brillante.
A l’ouverture, une légère et éphémère réduction, puis un nez poivré et sur l’olive. Le tout semble assez élégant.
Mais ce vin m’intéresse dans la mesure où il me fait me poser des questions sur nos manières de déguster aujourd’hui: son acidité pourrait passer pour un manque de matière, son manque de rondeur pour un élevage raté, voire de la maigreur, etc.
Bandol est une appellation qui ne donne pas nécessairement des vins faciles dans leur jeunesse. En voilà un nouvel exemple.
Time will tell.
- 13 août 2008 à 3h29
- in reply to: Baron Fuente
Goûté ce soir pour la naissance du p’tit dernier : CR: Baron Fuente Grand Millésime 2000.
Une bulle assez fine.
Au nez se mêlent à la fois l’amande (macaron) et la figue (oui ! ), puis les petits fruits noirs. L’ensemble dénote un blanc de noirs assez typique.
Assez vineuse, la bouche n’est cependant pas très corsée, ce qui en fait un bon apéritif. Cependant, on constate un creux en milieu de bouche.
Mais pour l’âge du vin et son prix (17,50 €, osé-je le dire ? ), on est devant une bien belle bouteille.
Petite précision : ne voyez aucune relation entre le petit prix du vin et la grandeur de l’événement.
- 10 août 2008 à 1h17
- in reply to: Quelques Bandol 1998 et 2001 chez Daniel Bécu
Thierry Debaisieux écrivait:
——————————————————-
> -Vannières 2001
>
> C’est pour moi, le moins bon vin de la soirée et
> même une déception. C’est le seul vin à venir de
> la Grande Distribution. On peut se rappeler une
> vieille discussion sur ce millésime de ce Domaine
> où était posée la question de la possibilité ou
> non d’avoir derrière la même étiquette une cuvée
> « grande surface » et une cuvée « caviste ». Je me la
> suis posée devant mon verre en pensant à la
> réputation du Domaine dans les Guides…
>
> J’ai moi aussi acheté quelques bouteilles de ce vin en GD les yeux fermés, vu la réputation du domaine.
La première fut une déception, et du coup je me fais du souci pour les autres.
En tout cas, belle dégustation.
Cordialement.- 9 août 2008 à 1h48
- in reply to: Le Clos des Fées
Petite précision : je n’ai lu que rapidement le débat sur les vins de ce domaine.
A l’ouverture de la bouteille hier soir, le jugement semble sans appel : vin passé. Mais j’ai gardé la bouteille pour ce soir 🙂
La robe est certes évoluée et peu dense, mais en bouche, le vin possède des qualités essentielles : la fraîcheur et l’équilibre, en même temps que des notes de cuir, de kirsch (alcool+ noyau de cerise). Il est également très digeste.
Un vin en rien décadent, et qui se tient bien à l’évolution. Mais à boire rapidement.
- 8 août 2008 à 19h13
- in reply to: Château Paradis, Coteaux d’Aix en Provence
Goûté hier soir sur de l’agneau en daube le CR: Tradition 2005 de ce domaine : une excellente bouteille.
A l’ouverture, le nez est animal, pas loin de renarder, mais l’aération atténue cette sensation particulière qui peut ne pas plaire à tout le monde. Selon moi, c’est le cabernet-sauvignon qui s’exprime ainsi sur le terroir provençal, et c’est ce qui fait tout le charme de cette alliance.
L’attaque en bouche est juteuse et fruitée, avec un beau volume. Au fil des minutes le vin s’ouvre encore et encore, ce qui permet de confirmer le fait qu’on peut le carafer.
Ce vin s’exprime donc très bien aujourd’hui, mais je dirais qu’il peut sans doute se garder entre 2 et 5 ans.
- 26 juillet 2008 à 2h23
- in reply to: Domaine des Escaravailles, Rasteau
Mon commentaire ira dans le sens général de ce sujet : le vin que je connais de ce domaine ( » La Ponce 2001 » ) est un vin complet, avec le petit truc en plus que j’attends des CDR villages (nez poudré, la présence de l’alcool de manière équilibrée).
Les 2 ou 3 bouteilles qui me restent devront attendre un certain temps avant d’être ouvertes.
- 20 juillet 2008 à 19h52
- in reply to: Château de Fesles
En bonnezeaux, le 2003 me semble exceptionnel : à la fois construit sur une matière énorme, doté d’un superbe botrytis, parti pour une très longue garde, mais également dores et déjà agréable à la dégustation. Flacon à n’ouvrir qu’en comité restreint (voire restreint à soi-même :D) et en de grandes occasions.
En rouge, le domaine a également produit un Anjou » Vieilles Vignes » 2005 de toute beauté.
- 20 juillet 2008 à 19h40
- in reply to: Champagne Philipponnat
Je n’ai goûté le Clos des Goisses qu’une seule fois, dans le millésime 1988. J’ai eu le tort de le boire en apéritif ; je pense qu’il aurait fallu le boire à table, d’une part parce qu’il est très vineux, et d’autre part parce que le millésime 1988 n’est pas ouvert ni expressif (comme 1990 par exemple).
Mon souvenir est cependant positif, mais une longue garde me paraît nécessaire.
- 13 juillet 2008 à 16h03
- in reply to: Château Rauzan-Gassies, Margaux
Bonjour,
je n’ai goûté ce cru qu’une seule fois, dans le millésime 1975, et ce fut une agréable surprise : certes, ça n’avait rien à voir avec ce qu’on peut goûter aujourd’hui, mais le vin était tout en délicatesse (dans le bon sens du terme), en finesse (nez sur des arômes floraux et de rose qu’on peut trouver dans les bourgognes).
- 6 juillet 2008 à 17h34
- in reply to: Domaine du Gros’ Noré, Bandol
Merci de ce renseignement.
- 6 juillet 2008 à 15h25
- in reply to: Domaine du Gros’ Noré, Bandol
CR:Domaine du Gros’ Noré – Bandol 2001
J’ai goûté hier soir le 2001, servi sur une épaule d’agneau confite et un caviar d’aubergine. Un vin très plaisant, encore jeune, mais ouvert. Si je me souviens bien, son prix en FAV est très favorable (entre 10 et 12 €).
J’ai noté un paradoxe : étant donné que les bandols sont souvent construits sur le mourvèdre, celui-là m’aurait trompé à l’aveugle, car je l’aurais pris pour un rasteau ou un beaume-de-venise, tant il était porté sur les notes d’alcool caractéristiques des grenaches de ce secteur. Peut-être y en a-t-il une bonne part dans son assemblage ?
- 15 juin 2008 à 4h10
- in reply to: Domaine de la Monardière – Christian Vache – Vacqueyras
Bonsoir,
Pour ma part, je préfère Les Calades et surtout le Réserve des 2 Monardes à la cuvée VV ; les 2 premiers plaisent par leur franchise et leur typicité, tandis que le VV me paraît un peu trop technique.
Récemment, j’ai été enthousiasmé par Les 2 Monardes 2005 ; il y a quelques mois, j’ai goûté mon dernier VV 2001, qui bastonnait largement, même s’il était équilibré. Par ailleurs, je ne garde pas un souvenir impérissable du blanc, surtout au regard de son prix élevé (alors que les rouges, au contraire, me paraissent d’un bon rapport Q/P).
- 12 juin 2008 à 23h03
- in reply to: Clos Culombu
Bonsoir,
CR:Clos Culombu Cuvée Prestige blanc 2006
j’ai goûté hier et je regoûte ce soir ce vin : il est très plaisant. Un nez intéressant de noisette, sans doute dû à l’élevage, précédé d’une légère réduction pas gênante, et suivi en bouche par une certaine richesse aromatique. Pour moi qui connaît peu les vins corses, l’ensemble évoque un bourgogne, dans le sens où il est tout en retenue. A mon avis, il a un bel avenir devant lui.