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    Bonjour, j’ai découvert les vins de ce domaine dans le même ordre que celui du CR de Julien ; je ne vais donc pas réitérer ses propos car ils me vont bien.

    Je peux simplement ajouter que les rouges ont constitué une très belle surprise. Le poulsard n’était pas sans rappeler un cinsault bien fait (cépage ingrat que j’aime bien), rafraîchissant, et le trousseau est bien en place avec une note de rafle qui précède de légères notes de fraises des bois.
    De plus, l’accueil est très chaleureux, jovial, détendu, pas prise de tête, c’est sympa.

    sideway
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    Une bien belle bouteille aux accents certes sudistes plus que ligériens.
    CR: Domaine de Montgilet, Anjou-Villages Brissac Les Yvonnais 2005
    Robe opaque impénétrable, avec un très léger dégradé sur le bord du disque. Un nez serré sur les fruits noirs et un élevage bien digéré, peut-être un peu chaud, mais rien de gênant. En bouche, c’est très soyeux et gourmand, très mûr mais bien équilibré. Il m’en reste deux, je crois qu’on peut attendre, car le fruit domine sur le minéral pour le moment (terroir de schistes ardoisiers), mais il se boit quand même très bien.

    Après une longue aération, la chaleur de l’élevage s’estompe et laisse place aux notes persistantes de fruits noirs.

    sideway
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    CR:Domaine de la Solitude – Pessac-Léognan 2005 :

    La contre-étiquette indique :
    – cabernet-sauvignon 55 %
    – merlot 35 %
    – cabernet-franc 10 %

    Belle robe profonde, sans trace d’évolution (normal), un nez discret de petits fruits rouges, avec un léger fumé caractéristique de l’appelation. En bouche c’est très agréable avec de la rondeur et un boisé vraiment bien intégré ; en revanche, il termine un peu court. A mon avis c’est déjà à point, et le vin s’est bien allié à un confit de canard aux pommes de terre à la sarladaise, par ce temps de Toussaint en Franche-Comté !

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    CR: Sylvaner Vieilles Vignes 2001 du domaine Paul Blanck

    Superbe bouteille en pleine forme aujourd’hui. Une très belle robe dorée à souhait, un nez certes évolué mais pas du tout fatigué, une matière assez imposante, avec en bouche du gras et de la longueur. En bref, du plaisir à l’état pur. Le flacon est une bouteille type grand cru, on peut donc imaginer que la vigne elle-même se situe sur un grand cru (Furstentum ou Schlossberg ?).

    sideway
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    Visite aujourd’hui au domaine ; on n’a pas pris rendez-vous mais on est très bien reçus. Dégustation autour du muscat et du riesling, et rien que pour ces 2 cépages, que la liste est longue ! Rien que pour les 4 grands crus (Kessler, Kitterlé, Saering et Spigel) et dans les vins secs, on doit se situer autour de 15 à 20 cuvées disponibles.
    J’ai été enthousiasmé par le spiegel, quel que soit le cépage, et particulièrement sur 2006. Des vins très ouverts mais qu’on sent capables d’une longue garde. Sans jeu de mots (mais c’est tentant quand même ;)), le cépage reflète au mieux le terroir dans ce secteur. Il y eut également un très beau riesling kessler 2006, que je qualifierais de baroque.
    Bref, cette adresse n’est certes pas une découverte, mais un incontournable qu’il fait bon connaître.

    sideway
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    J’ai aperçu aujourd’hui la bouteille suivante : Domaine de l’Ample, jurançon sec 2007 de Henri Ramonteu. Est-ce que quelqu’un connaît, et si oui, peut-il donner quelques précisions sur ce vin, car je n’ai rien trouvé dans le moteur de recherche du site ? Elle était proposée à un prix très attractif, j’ose à peine le dire : 3,50 € !

    Merci d’avance et bonne soirée.

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    CR:Domaine Bernard Métrat – Fleurie La Roilette Veilles Vignes 2008 :

    La robe n’est certes pas très colorée, mais d’un beau rubis brillant. Le nez est sous l’influence du terroir, minéral. En bouche, une belle acidité donne de la tension au vin, qui je pense en a sous le pied, même si le millésime est difficile. En tout cas une belle réussite.

    Je connais l’autre Roilette dans le millésime 2006 avec un bouquet plus prononcé, mais il sera intéressant de les comparer dans le temps.

    En terme de rapport Q/P, je dois dire qu’on est dans un cas extrême, car j’ai déniché ce vin chez un déstockeur à 4,50 €. Les LPViens franc-comtois ou de passage à Besançon peuvent me contacter par MP.

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    CR:Domaine Tabatau, Camprigou 2003 :

    Il y a quelques mois j’ai goûté un Lo Tabataïre 2003 fatigué, très évolué. Ce soir, le camprigou est tout simplement superbe.

    Une belle robe aucunement marquée. Le nez, quant à lui, est sur le sous-bois, il champignonne légèrement. Mais c’est surtout en bouche que le festival commence : une belle fraîcheur qui fait oublier qu’on est en 2003. Le grenache est présent avec ses notes kirschées et après ça part dans tous les sens. Certes, la longueur n’est pas exceptionnelle, mais il n’a rien à envier à certains crus du sud de la vallée du Rhône (c’est d’ailleurs pour ça que j’aime Saint-Chinian;)).

    • in reply to: Maconnais
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    Viré-Clessé  » Vieilles Vignes  » 2008, Cave de la Vigne Blanche :

    Jusqu’ici je n’avais pas accroché avec cette cuvée de cette cave, mais je dois dire que ce 2008 est superbe. Il n’est certes pas au niveau des locomotives de la région, mais n’est pas non plus proposé au même prix (6,60 €).

    La robe est dorée, et le nez est engageant sur des notes miellées et de noisette. En bouche, une fois que le vin arrive à bonne température (trop froid à l’ouverture de la bouteille), on sent une très bonne densité, avec une maturité certaine, voire une surmaturité ; c’est un vin tendu et également doté d’une belle acidité.

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    Pour ma part, je crois que c’était un  » muscat naturellement doux « , mais ce fut également une claque à chaque dégustation. Un vin à la fois massif et désaltérant, puissant et croquant, complexe et facile. Une de ces expériences qu’on ne vit pas tous les jours.

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    CR: Château Grand Puy Ducasse – Pauillac 2002 :

    Une bonne surprise ! J’avoue que j’y allais un peu à reculons, mais j’ai été déçu en bien.

    La robe est colorée, brillante. Le nez est totalement ouvert et épanoui, avec notamment une note persistante de cassis. En bouche, la sensation est agréable, avec une longueur certes pas phénoménale, mais sans creux en milieu de bouche qui révèlerait une sous-maturité.

    Mais ce qui m’a beaucoup plu, c’est le fait que le vin dévoile, à l’aération, les classiques notes de graphite et de cèdre des pauillacs et saint-juliens.

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    CR:Saint Chinian, La Madura 2001 Grand Vin :

    A l’ouverture, forte sentation d’alcool, qu’une aération viendra estomper. En carafe, le vin s’ouvre sur un nez de juste maturité (petits fruits rouges). En bouche, la longueur est correcte, le vin est bien équilibré. Il ne fait certes pas dans la démesure de certains crus languedociens.

    Ayant relu les commentaires sur ce vin avant la dégustation, je comprends fort bien le rapprochement qui a pu être fait avec les bordeaux. Au fur et à mesure de la dégustation, une idée s’est imposée à moi : c’est un vin qu’il faut aller chercher.

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     » Héritiers plantins de monredon  » : j’ai vu cette bouteille il y a quelques jours à 17 € (dans le nouvel écrin des CDP).

    Est-ce que quelqu’un connaît cette cuvée, et si oui est-elle une cuvée spéciale ou une sorte de second vin du chateau Mont-Redon (rien de précisé sur le site du domaine) ? Merci de vos réponses.

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    CR:Domaine de La Soufrandise – Pouilly-Fuissé Clos Marie 2007 (trouvé en GD à un peu moins de 15 €).

    Très belle découverte : robe dorée éclatante, nez classique allant sur des notes à la fois minérales, sur les agrumes (citron, qui n’est pas sans rappeler les arbois) et également doté d’une belle acidité. On sent un fruit très mûr, mais bien équilibré et le bois est à peine perceptible. En bouche, beaucoup de gras, mais pas envahissant, ce qui là encore révèle un élevage bien adapté.

    Un vin qui délivre beaucoup de plaisir, qui supportait bien les toasts de chèvre chaud (alors que le fromage de départ était assez costaud). Une bouteille déjà très agréable aujourd’hui (ça va être dur de garder les autres en cave), mais qui a sans doute de quoi être attendue quelques années. En résumé, un très beau pouilly-fuissé qui allie la richesse et la sapidité.

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    Bonsoir et bonne année 2010 !

    J’interviens sur le sujet, car j’ai l’impression que les articles consacrés aux vins du Jura font souvent état d’accords mets/vins entre eux et la boîte chaude.
    Or, pour ma part, je trouve tout simplement dommage d’ouvrir une bonne bouteille de blanc du jura (Macle, Ganevat, etc.) avec ce plat. Je préfère des vins beaucoup plus simples, dotés d’une bonne acidité, dans un style tranchant, comme les vins de pays de Franche-Comté (le plus généralement de Haute-Saône, comme par exemple le domaine Motey-Besuche), ou alors de cépages voisins du chardonnay, mais gardant toujours ce côté tranchant : aligoté, melon de bourgogne.
    Les juras des meilleurs producteurs sont trop complexes pour un plat aussi rustique.

    sideway
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    Voici le compte rendu de mes dégustations (et/ou d’achats) de FAV :

    Anjou rouge 2005, chateau de La Fresnaye, cuvée Festina Lente (Géant Casino). Un vin puissant, à la robe sombre. Au départ, le nez n’est pas très typé cabernet franc ni Loire, mais après plus d’une heure on sent beaucoup de complexité avec une belle peristance sur les fruits noirs. Je pense qu’il ira loin.

    VDP du Jardin de la France 2007, chardonnay des Frères Couillaud (Carrefour). Un classique à prix doux (4 €), avec cette année une belle note beurrée au nez et en bouche. Idéal à l’apéro.

    Côteaux-du-Languedoc rouge 2005, Les Chemins de Carabote (Monoprix). Dans ce vin, tout est fait pour plaire, et ça marche : une belle étiquette, bouteille au format  » huile d’olive  » , et un vin plaisant, sur le fruit, avec une belle syrah présente mais pas trop opulente. Mais attention ! Après quelques minutes d’aération, le carignan rapplique, et apporte une touche acide (qui n’est pas pour me déplaire, mais qui peut désorienter) rappelant que ce vin pourra attendre quelques années. Franchement, une belle découverte ; seul bémol, le prix : 8,90 €, à peine cher.

    Saint-Emilion GC 2006, Clos Saint Emilion Philippe (Monoprix). Ce vin développe immédiatement un superbe bouquet truffé ; il n’est certes pas bodybuildé, mais très complexe. Son style un peu désuet me plaît. Il apparaît déjà prêt à boire, mais je pense qu’il peut aller un peu plus loin. Au contraire du précédent, je trouve son prix attractif (11,50 €).

    Visan 2007  » Le Devès  » , Domaine Cuilleras (Nouvelles Galeries). Un vin puissant, très ouvert, avec de fortes notes d’alcool typiques du grenache, mais tout en équilibre. Quant au prix, il est plus de deux fois inférieur à celui indiqué sur le site du domaine (4,90 € au lieu de 10,60 € de mémoire).

    Saumur-Champigny 2007, Domaine Filliatreau, cuvée Léna Filliatreau (Nouvelles Galeries). Un vin de plaisir immédiat, tout en simplicité, à boire à grandes lampées.

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    CR: Domaine des Terres Dorées – Côte-de-Brouilly 2004 :

    Ouvert ce soir sans façon pour être dégusté à température de cave.
    La robe commence à évoluer avec des reflets brique ; le premier nez est déjà très ouvert, sur le cuir. En bouche, c’est assez construit, avec du volume, malgré une finale un peu asséchante. A l’évolution dans le verre, on retrouve un nez typique de cerise (griotte en l’occurence). Le vin possède de la finesse et de la légèreté, ce qui me fait dire que ça fait plaisir de s’ouvrir un flacon de ce genre au débotté en lisant l’ouvrage de Kermit Lynch (Mes aventures sur les routes du vin[i]), publié il y a 20 ans au USA, et qui fait grosso modo le même constat que Jonathan Nossiter dans [i]Mondovino.
    Je ne saurais que trop conseiller la lecture de cet ouvrage, paru récemment en poche (Petite Bibliothèque Payot).

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    Bu hier soir un corbières 2005 VV  » Les Garrigues Planes « . On n’est pas en Bourgogne, mais bien chez Dominique Laurent.
    Beau vin, bien typé corbières, c’est-à-dire juste ce qu’il faut de rusticité. Le début est sur des notes de garrigue (normal) et épicées.Les notes fruitées n’apparaissent qu’en fin de dégustation. Un vin sérieux, à mon avis pas encore à son apogée.

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    Participant

    Bel article en effet.

    Je suis moi aussi amateur de sylvaner. C’est un cépage qui donne des vins francs mais charnus. Récemment j’ai eu la chance de goûter le vin de voile 1998 de chez Julien Myer, et ce fut une expérience particulière. Rebouchée sans vide d’air, la bouteille fut terminée une semaine plus tard, et la complexité du vin n’en était que plus grande. Une bouche très riche, avec des notes de cire superbes.

    J’aime également les sylvaners de chez Dirler. Vive le sylvaner !

    sideway
    Participant

    VV 2003 :

    Je ne sais pas si c’est mon goût qui a changé, mais par rapport à mon commentaire précédent, la cuvée VV remonte dans mon estime : le 2003 possède une robe brunie, évoluée, un nez exubérant, très causant (noyau de cerise, olive noire). La bouche possède des tannins asséchants en finale, mais l’ensemble est doté d’un caractère rustique loin d’être désagréable. Le tout est donc évolué, mais une fois dans le verre demeure stable.

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