Bertrand Laporte

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  • Bertrand Laporte
    Participant

    Désolé pour la réponse ultra tardive belyrus.
    Voici l’étiquette du vin :

    Et la contre étiquette :
    https://vinosseur.com/wp-content/uploads/2010/08/2010-07-11_72010337.jpg

    Et encore désolé pour ce retard.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Difficile de trouver des infos sur ce vin. Le site internet du domaine n’en parle pas (grupo artevino).
    Il est composé à 90% de Tempranillo aka Tinoto Fino et de 10 % de Cabernet Sauvignon.

    En tout cas il a été dégusté à l’aveugle.
    Robe pourpre profonde avec des reflets légèrement bleutés sur le bord.
    Le nez est pur, moyennement profond avec de beaux arômes de cerise noire, de mûre. Au dessus, des arômes délicats de vanille, de réglisse et une pointe de poivre. Le fruit est frais avec quelques notes balsamiques. C’est jeune, vraiment sur le fruit et cela donne envie de tremper les lèvres dedans.
    Le vin est moyennement puissant et joue sur le registre de l’élégance avec une matière mûre, concentrée et soutenue par une belle acidité. Les tannins sont fins, avec une texture assez soyeuse. Des arômes de fruits noirs laissent la place à de la réglisse et l’élevage qui se fait plus sentir qu’au nez mais il est très bien intégré.

    Un joli vin presque deux fois moins cher que le Reserva de la maison bien que pas dans la même catégorie. Beau rapport qualité/prix

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Beringer – Cabernet Sauvignon 2008

    Bouteille dégustée à l’aveugle.
    Robe pourpre brillante moyennement profonde.
    Le nez a une intensité moyenne sur la cerise, la confiture de fraise. On retrouve des arômes végétaux, de la vanille et de la crème pâtissière. Le nez est plat, sans relief et ces arômes de confiture et de crème sont pas vraiment terribles.
    En bouche le vin est plutôt léger, légèrement doux (off-dry) avec des tannins peu présents mais verts et agréssifs. On va retrouver ces arômes de confiture de fraise, crème pâtissière. Le vin est court et finit abruptement. Bref c’est vraiment pas terrible et fait pour ceux qui n’aiment pas le vin.

    Je n’ai pas du tout réussi à retrouver le cépage. Le seul conseil que je peux recommander est que si vous voyez ce vin, ne le prenez pas.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Jacob’s creek – Steingarten Riesling 2003

    Bu à l’aveugle.
    Provient de la vallée de Barossa.

    Couleur peu profonde sur le citron, avec des reflets verts.
    Le nez est expréssif mais malheureusement sur beaucoup de pétrôle, trop d’ailleurs car cela devient envahissant et couvre totalement des arômes de citron, pêche, pierre mouillée et de pomme jaune.
    Du coup c’est un peu monolithique et manque de profondeur. Dommage, peut-être aurait-il fallut boire ce vin il y a quelques années plus sur le fruit où bien patienter encore plus longtemps ?
    En bouche le vin est plutôt rond, mûr avec une acidité qui balance bien l’alcool et la matière. Le vin est moyennement puissant. C’est un vin équilibré, bien fait avec une matière concentrée mais dont il manque un petit peu d’âme. Les arômes de pétrôle sont une fois de plus dominant et il faut chercher loin du citron et de l’ananas. La longueur est moyenne.
    Cette fois-ci je pense que le vin est un peu trop vieux. Un petit peu plus de peps et une plus large palette aromatique aurait sans doute donné un joli vin.

    A noter un prix qui ne joue pas en sa faveur : 30€ en Norvège. On doit pouvoir le trouver aux alentours de 20€ dans l’UE.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Pas de souci Alain, mon message n’avait rien d’agressif. Ma pensée est similaire aux Eric.

    Ce qui me dérange le plus, c’est les à priori que bon nombre de personnes ont face à une bouteille. Beaucoup de personnes jugent négativement une bouteille lorsqu’elle vient d’une région non réputée (cf. débat sur l’influence de l’étiquette). Et c’est pire pour un vin du nouveau monde.
    Combien de fois ai-je entendu : « Un vin d’Australie (j’aurai pu prendre, Chili, Argentine…) !!! Encore un vin alcooleux avec un fruit complètement confituré ? » Du coup, dès le début, la dégustation est faussée même si le vin s’avère délicieux.
    C’est ce manque d’ouverture et d’humilité que je regrette.

    En tout cas, je te souhaite beaucoup d’émotions avec les vins étrangers.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Oui, ils peuvent refuser, mais à qui le vendre ?
    Dans la plupart des cas le fond de trésorerie est proche de nul et ils ont besoin d’argent frais pour payer les factures. Ils ont vraiment le couteau sous la gorge, et ce n’est vraiment pas avec plaisir qu’ils vendent leur vin à un prix aussi dérisoire.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Il n’est parfois même pas nécessaire de déguster à l’aveugle des vins qui ne sont pas francais (désolé, pas de cédille sur mon clavier norvégien) pour se rendre compte de leur grandeur. Et c’est valable pour les quatre coins du globe.
    Et puis le chauvinisme cela me gonfle…

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Robert Chevillon – Nuits-Saint-Georges – 1er Cru Les Cailles – 2007

    Belle robe rouge brillante moyennement profonde avec les bords du verre bleutés.
    Le nez est un petit peu fermé mais on devine de beaux arômes de framboise, de cerise mûre, une touche de terre mouillée. On ressend un peu l’élevage mais il est trés bien intégré. Un nez délicat et pur. J’aime beaucoup, bien qu’il ne se livre pas à fond.
    La première bouche est ronde, soyeuse avec une bel équilibre. L’acidité est fine et enrobe bien une matière concentrée, on ressend des arômes de fruits rouges avec une pointe florale. De beaux tannins assez présents prennent le relais. Bonne longueur.

    Je me suis régalé. J’aurai peut être dû le carafer. Sinon, je pense qu’il peu patienter encore.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Domaine Ghislaine Barthod – Chambolle Musigny – 2008

    Je me retrouve dans la description de Marc avec des arômes de petits fruits rouges avec beaucoup de groseille et une pointe végétale.
    Pour la bouche, j’ai trouvé le vin avec une acidité trop marquée, aggressive. Du coup le vin est un peu dissocié et je trouve qu’il manque de matière.
    J’ai retrouvé la même persistance sur le fruit rouge.

    En conclusion , un vin plutôt dissocié en l’état. Il doit patienter.

    En Norvège, ce vin a eu de très bonnes critiques. Je ne partage pas trop ces avis.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Armand Rousseau – Gevrey Chambertin – Clos Saint Jacques 1982

    Robe claire, brillante sur le rouge orangé.
    Le nez est exhubérant. Déjà à l’ouverture les arômes ennivrants s’échappent de la bouteille et remplissent la cuisine. Ce nez est marqué par la délicatesse, d’une classe folle avec des arômes de roses séchées, de la framboise, des épices douces, quelques fruits séchés, un peu de champignon et de sous bois. Ces arômes floraux au dessus du fruit, lui même au dessus des arômes tertiaires sont vraiment superbes. Quelle impréssion de volume !!
    En bouche le vin est aussi délicat que ce qu’il était au nez. Un touché soyeux pour un vin très fin qui possède une belle assise acide qui le rend presque aérien. Les tannins sont polis, d’un grain très fin et laisse la place aux arômes de roses séchées et de petit fruits rouges qui restent longtemps une fois le vin avalé. On ressent aussi une belle minéralité en fin de bouche qui rehausse la longueur.

    A noter qu’une heure après décantage, le vin s’affadit et perd ses arômes floraux et de fruits rouges. Et alors domine le cuir et les arômes tertiaires.

    Un grand moment. Quand je pense qu’il me faut patienter maintenant 20 ans pour mes millésimes 2002. Pffff !!!! Cela va être dûr.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Merci beaucoup David pour vos précisions.
    Je ne connais effectivement pas comment le domaine a travaillé sur le millésime 2009. Votre contribution est vraiment superbe.

    Et puis un peu de réclame pour votre lettre (un pavé quand même) sur les vins de Moselle : Mosel fine wines. Un pur bonheur !!!

    Bertrand Laporte
    Participant

    Oui, je trouvais très curieux que vous n’ayez vu la différence.

    Le côté fumé du vin que j’ai ressenti était pour essayer de décrire le côté minéral du vin. J’ai parfois du mal à décrire cette sensation que l’on ressent et ce fut le terme qui m’est apparu le plus adéquat.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Attention François,
    le vin que j’ai bu est un kabinett et non un auslese, la différence est de taille.
    Le niveau en sucre résiduel est beaucoup plus important pour l’auslese (qui signifie vendange sélectionnée) avec un fruit avec un degré de maturité beaucoup plus élevé (83 Oeschle contre 70 pour un kabinett, ce qui correspond approximativement à 10,2 % d’alcool potentiel et 8,7 %).

    Sinon, il est vrai que cela peut rester des années en cave, c’est encore très jeune. Mais j’aime beaucoup cette acidité tranchante dans les vins jeunes de cette région. Je sais que cela fait rebuter pas mal de gens qui ne comprennent pas comment je peux me régaler avec de vins aussi « acides ».

    Bertrand Laporte
    Participant

    La bouteille est carafée 4 h avant le service.

    Robe rubis profonde avec quasiment aucune trace d’évolution. Beaucoup de larmes sur les parois du verre qui trahissent le haut degré alcoolique (14,5 %).
    Nez intense sur des fruits noirs très mûrs de type mûre, fruits des bois. quelques traces pruneaux. C’est mûr mais pas confituré. Ensuite on retrouve de la réglisse, des arômes de garrigues et du cailloux chaud. Cette impression de cailloux chaud va devenir de plus en plus importante. J’aime beaucoup ce nez, très fin bien que puissant, et quelle pureté. Pas besoin de se concentrer pour disséquer les différents arômes.
    En bouche le vin est très soyeux avec un fruit doux mais soutenu par une acidité fine. Cette sensation de soyeux ce prolonge dans les tannins qui ont un grain extrêmement fin et poli. On retrouve ces arômes de fruits noirs intenses et la réglisse qui apporte un supplément de fraîcheur. Très bel équilibre et très beau touché. On a une matière concentrée mais à la fois fine. L’alccol ne se fait pas du tout sentir. Bref je me régale devant le verre. Et puis cette belle longueur sur la cerise noire et les cailloux. Légère amertume très agréable.

    Très beau vin qui se boit admirablement bien mais il peut patienter.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Esprit de Chevalier 2002 blanc

    Belle robe jaune dorée moyennement profonde.
    Le nez est assez puissant marqué tout d’abord par le beurre, la poire et un peu de noisette. A l’aération apparaissent des notes de pomme jaune, de cailloux mouillés et une pointe de citron qui apporte une impression de fraîcheur délicieuse. Le vin est net et il est facile de distinguer les différents arômes. Belle profondeur.
    En bouche le vin est assez puissant, relativement rond au début puis l’acidité prend vite le dessus sans jamais être agressive. Bien au contraire, c’est bien équilibré. L’acidité devient le fil conducteur ensuite, surtout par des notes citronnées qui deviennent importantes et prennent le relais des arômes de poire, beurre et noisettes. La fin de bouche est marquée par une superbe impression de salinité et de minéralité avec une belle amertume avec encore ce citron qui reste longtemps.
    Bref, très beau vin.

    Bertrand Laporte
    Participant

    En France, c’est peut-être anecdotique mais en Italie c’est de moins en moins anecdotique. On en retrouve un peu partout dans le pays mais surtout dans le Friuli. Josko Gravner a été un de fers de lance de ce mode de vinification et d’élevage avec ses vins oranges. On en retrouve peu c’est vrai dans les régions les plus prestigieuses comme en Piemonte où en Toscana.
    Ce que j’ai goûté de Gravner, Cantine Cos par exemple et quelques vins géorgiens m’ont plutôt séduit.

    Je trouve que c’est une piste intéressante qui mérite que l’on s’y intéresse.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Domaine Arianna Occhipinti – Siccagno 2008
    100 % Nero d’Avola

    Robe brillante, violette légèrement bleuté.
    Le nez a une bonne intensité mais un peu réduit avec des arômes de cuir mouillé. Il aurait gagné à être aéré, le domaine utilise peu de sulfites. Après une forte aération dans le verre, apparaissent plus distinctement des arômes de petits fruits noirs comme la mûre. On retrouve de la réglisse et des odeurs d’herbes de Provence. Le fruit est mûr et on a une belle sensation de fraîcheur.
    En bouche le vin est assez puissant avec une acidité fine mais qui balance bien la matière. La structure du vin est d’ailleurs plus basé sur l’acidité que sur les tannins. Ces derniers sont d’ailleurs un peu polis et possèdent un grain très fin. La fin de bouche se finit sur la fraîcheur et des arômes de mûre et de réglisse.

    Un beau Nero d’Avola qui ne joue pas sur le registre de la puissance mais de la finesse.

    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Tenuta delle Terre Nere – Etna Rosso Guardiola 2008
    98% Nerello Mascalese, 2% Nerello Cappuccio

    Robe rouge bleutée moyennement profonde.
    Le nez est assez intense sur des arômes de fruits rouges de type groseille, cerise avec de délicates notes florales. On retrouve derrière quelques épices et un léger fumé délicieux. Le nez est précis, profond, très, très alléchant. Et on ne s’en prive pas. Et sans s’en rendre compte, le verre reste collé au nez rendant la discussion parfois difficile.
    Le vin est assez puissant et marqué par une forte acidité. Cette fraîcheur sera le fil rouge de ce vin tout du long et donne une sensation croquante au vin mais uniquement au début et en milieu de bouche. Les tannins prennent vite le relais et sont bien présents, fins et soutenus par l’acidité. On retrouve ces beaux arômes de fruits rouges mais des arômes plus noirs aussi. La finale est marquée par une belle salinité et ce petit fumé délicieux que l’on retrouve dans beaucoup de vins de l’Etna.

    Superbe vin qui est un vrai délice à l’heure actuelle. Très difficile de laisser des bouteilles dans sa cave.

    • in reply to: Trapiche
    Bertrand Laporte
    Participant

    CR: Trapiche – Malbec Single Vineyard – Viña Adolfo Ahumada 2007

    Bu lors d’une dégustation sur les vins du Nouveau Monde.

    Robe violine dont on ne voit rien au travers. De grosses larmes sur le rebord du verre.
    Nez moyennement intense, fermé et compact. Il est assez difficile de séparer les différents arômes du vin. On pense néanmoins à des petits fruits de la forêt, l’élevage se fait sentir avec de la vanille et du toast. Derrière on sent des notes d’herbes séchées et de menthe. C’est quand même fermé.
    En bouche le vin est très puissant, riche. Le fruit est très mûr. Ce vin possède une grosse structure avec une acidité qui tend la matière et des tannins fins. Encore une fois de plus c’est compact et très concentré. Cela manque de finesse au stade actuel mais tout les éléments sont là pour donner une belle bouteille dans quelques années.

    Très belle qualité.

    Bertrand Laporte
    Participant

    Bu lors d’une dégustation avec quelques autres vins du Nouveau Monde.

    Viña Santa Rita – Casa Real 2005
    Robe noire rouge impénétrable. Des larmes importantes sur le rebord du verre.
    Nez pur assez intense sur un fruit noir bien mûr de type cassis, légères notes de poivron et d’aromates. Le fruit est bien mûr mais pas de fruit confituré. On retrouve en arrière du chocolat amer et de la réglisse.
    En bouche le vin est puissant, riche, relativement rond. Le touché est soyeux mais l’équilibre est bien respecté par des tannins fins et une belle acidité. On retrouve ce cassis bien mûr et une touche de réglisse rafraîchissante. L’alcool est très bien balancé mais presque sur le fil. L’élevage se fait un peut sentir avec des arômes de toast et de vanille et quelques tannins asséchant mais tout cela reste bien intégré. L’élevage mais en avant le fruit.
    Le vin finit sur une finale sapide longue.

    Un joli vin très jeune à laisser patienter en cave car il est encore trop serré.

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