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- 18 mai 2017 à 3h47
- in reply to: Soirée Parisienne Mai 2017
[quote= »jclqu » post=986669]Dis donc c’était une soirée grosse cartouche !
Belle dégustation, dommage de choper 2 bouchonnées.[/quote]Bonsoir ;
Oui c’est effectivement dommage, mais dans ce genre de soirée, avec des bouteilles un peu âgées le risque de tomber sur des flacons défaillants augmente de manière exponentielle. Ce qui est est rageant c’est quand ça arrive sur des bouteilles relativement jeunes, ce qui était le cas ici.
PS2: le Branaire est bien un 1989 , je rectifie !!
YR
- 13 mai 2017 à 5h14
- in reply to: Maison Louis Jadot
Je découvre ce CR: Beaune 1er cru « Clos des Couchereaux » 2002 Louis Jadot avec intérêt, l’ayant acheté il y a quelques mois. Je restais sur un souvenir assez ancien mais fameux du 1985 gouté il y a une quinzaine d’années. Un vin puissant, concentré à l’époque.
Ce 2002, en principe issu d’un grand millésime, devrait bien se comporter et j’en espère beaucoup.
La robe est très foncée, impénétrable. Un peu de dépôt le long du col de la bouteille, ainsi qu’au fond du flacon.
Le nez est bien ouvert, et ne ment pas sur ses origines : 100% Pinot assuré et garanti !! (je sers à l’aveugle mais personne ne se trompe !!). Encore bien fruité sur la cerise, et une senteur florale « rafraichissante » (Lilas ? ? ) ;
La bouche est de bonne attaque, directe, et franche. On arrive directement au cœur du sujet avec une assisse tannique très bien construite, d’une grande douceur. On peut même garder encore ce Beaune 4/5 ans si l’on aime les vins plus patinés.
Belle finale sur les fleurs ( iris, lilas). De bonne longueur, tout ceci doit encore se complexifier et se bonifier à mon sens.
En conclusion un très bon essai pour moi, je vais attendre –si j’y arrive- quelques années pour les autres bouteilles de ce Beaune « Couchereaux » qui fait honneur à son appellation et à son domaine, Louis Jadot.
Tout comme Bouchard, on remarque bien la différence de niveau entre les cuvées « Négoce » et celles issues de vignes du domaine (ou apparentées) : Héritiers L Jadot, Domaine Gagey, Duc de Magenta).
J’aimerais bien gouter le très renommé Clos de Ursules, dont on m’a dit le plus grand bien. Ce serait plutôt une boisson d’homme d’après ce que j’ai compris, ça va me plaire je le sens.
YR
- 10 mai 2017 à 20h13
- in reply to: Domaine Lécheneaut, Nuits-Saint-Georges
Gouté ce CR: Chambolle Musigny 2002 Domaine Lecheneaut qui s’est montré fort à son aise à l’apéritif !
La robe est assez foncée mais un peu évoluée sur le bord du verre, on tire vers l’orange. De couleur brique foncée, on devine que le vin a au moins 10 ans. Dépôt notable sur la bouteille.
Le nez est très ouvert, avec un registre floral marqué (rose, violette), mais on devine aussi des évolutions vers le cuir, le musc.
Jolie attaque en bouche, le vin est resté assez ferme pour un simple Village, et il est passablement charpenté pour un Chambolle. Les tanins sont encore juteux et gras, avec un très bon équilibre général.
La finale est dominée par le tertiaire plus que le nez, mais la complexité est présente.
Un très joli Village 2002 que signe la maison Lecheneaut ! . Il me semble que ce vi n’est pas tellement éloigné du niveau de mes Roumier 2002 (peut-être un poil plus évolué), sauf qu’il vaut 5 fois moins cher aujourd’hui ! Le domaine Lecheneaut vaut vraiment la peine qu’on s’y intéresse. J’ai récemment acquis du 1999, nous gouterons bientôt.
YR
- 5 mai 2017 à 16h29
- in reply to: CR: Retour en Maconnais-Beaujolais pour New LPV Paris
Bonjour à tous.
Sympathique soirée autour du thème Maconnais/ Beaujolais qui a permis de gouter un panel assez large de vins, et en ce qui me concerne du moins, constater que mes gouts restaient assez constants en la matière : De nouveau, les vins rouges du Beaujolais vinifiés « en force », fortement (sur)extraits , noirs comme de l’encre ont fait pâle figure.
A l’aveugle cela va sans dire.Les vins m’ayant marqué cette soirée :
-CR: Rosé de Meunier Laherte Frère extra brut 2013 : Jolie robe rose fluo avec un parfum de groseille qui embaumer au nez comme en bouche.Je lui trouve un petit chouilla de S.R et suis surpris de la mention Extra Brut mais l’équilibre général est de bonne tenue. Pas mal du tout !! (et j’ai souvent une sévérité redoutable en Champagne !)
-CR: Macon Cruzille Bret Brothers 2014 (Negoce) : Vin vif et clair, pomme verte au nez. Bonne attaque ne bouche, concentration de bon aloi, mais bonne acidité qui équilibre le tout. J’aime bien ce type de vin pas compliqué élevé en cuve, mais très bien fait. Typique du Maconnais.
-CR: Pouilly Fuissé 2014 « Les Perrières » domaine Ferret : Nez miel + barrique, élevage perceptible au nez comme en bouche tout de même. La concentration du vin permet d’équilibrer le tout sans aucun problème mais pourrait concurrencer plus les Cotes de Beaune que les Macons ! A laisser vieillir impérativement mais j’ai du mal à ne pas taper dans mon stock !! .
-CR: Pouilly Vinzelles 2012 domaine Valette : Oxydé, tire sur la noix. Dommage car la matière semble de bonne consistance. A regouter pour savoir si c’est un accident ou un manque de S02..J’ai gouté il y a qq mois un beau 2014 (cuvée standart-Tradition ?-)
-CR: Macon « Verzet » 2015 Nicolais Maillet : Jolie robe rouge foncée avec un beau nez sur le fruit rouge, la cerise. Bouche assez construite, encore très jeune mais bien extraite. A laisser vieillir pour bonifier tout ceci mais il me plait bien, il ressemble à un Pinot ! Beau jus.
CR: Fleurie Foncié 2014 Domaine Chermette : Vin très foncé mais je trouve la bouche passablement sévère..maturité ??? Je goute fort mal ce vin, et suis etonné à la vue de l’étiquette.
–CR: Burgaud 2013 Morgon Javernières : Vin très foncé, tannique et sur extrait. C’est pour moi extrêmement difficile à boire. Je pense à la James de Burgaud ou autres cuvée du même acabit. A voir au vieillissement si l’on apprécie ce style ?
–CR: Morgon VV 2012 domaine Bouland Plus évolué que le vin précédent, il est d’approche plus facile au debut mais il faut le boire à mon avis de suite car commence à secher en finale, un peu chahutée par une amertume qui commence à poindre.
–CR: Fleurie 2011 « Grille Midi » Jean Paul Brun : Vin jeune, peu complexe. Bouche concentrée mais assise tannique fort hautaine..A voir dans 4-5 ans si ça ne sèche pas ? totalement atypique à mon gout.
CR: Juliénas 1995 « Clos de la Haute Combe » Domaine Audras : Robe tuilée qui indique un vin d’âge certain, j’ai pensé à un 90 ou 89. Le nez est sur le vieux pinot, un peu de cuir. La structure du vin est equilibrée, bien que l’apogée me paraisse dépassée depuis qq années . C’est bien bon de boire un beau vin bien extrait et fondu après les précédents.
En conclusion un meilleur niveau en Blanc qu’en Rouge ce soir là, malgré des noms connus tout de même. Qu’en penser ?
Nous avons effectué l’an passé une soirée Beaujo avec mes compères habituels et fait certaines constatations : Toutes les cuvées de « compétition» de différents producteurs se sont fait ratatiner à plate couture par le très classique Cote de Py de Foillard, accompagné du redoutable et excellentissime Metras et sa cuvée « Ultime » qui est très concentrée, mais pas du tout surextraite par contre. Et c’était massacre à la tronçonneuse.
Je suis passablement connu pour aimer les vins puissants, corpulents même diront ceux qui me fréquentent ! . Mais je ne me retrouve pas du tout dans ces « nouveaux beaujolais » dont j’ai du mal à penser qu’un vieillissement en cave leur apporte une quelconque bonification significative.
YR
- 6 mars 2017 à 14h38
- in reply to: Le millésime 2015 en Bourgogne
2015 Blanc pas OK ? ah bon ?
Les vins se goutaient fort bien en Novembre pourtant..Je m’attendais à un millésime assez pataud, mais l’impression générale (rapide il est vrai, mais sur de nombreux echantillons par contre), m’a plutot fait bonne impression.
Et même très bonne sur le haut de gamme. J’ai l’impression qu’on enterre ce millésime en blanc un peu vite, surtout en Cote de Beaune. Et même sur Chablis j’ai bien gouté certaines bouteille d’ailleurs ( Chablis générique).
Yves
- 27 février 2017 à 13h58
- in reply to: Châteaux Saint-Pierre et Gloria, Saint-Julien
Je regoute cet estimable Saint Julien , dont le millésime 2000 semble donner lieu à des avis partagés ces temps derniers ( Gouté il y a 3 ans, j’avais plutôt eu bonne impression de ce vin ) https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/bordeaux/131-chateaux-saint-pierre-et-gloria-saint-julien?start=300#837357%5B/url%5D. Bref, il me fallait refaire le point sur ce CR: Saint Pierre 2000 !
Je regoute de nouveau ce vin ce Week End
Le vin reste encore jeune de couleur mais commence à doucement évoluer dans le verre, avec de beaux tannins qui tapissent le palais d’une texture encore présente mais soyeuse. Belle finale marquée par un elevage présent mais pas déséquilibrant comme decrit par certains amateurs. Et il peut tenir encore 15 ans sur ce que je bois .
Nous restons dans un registre de fruits un peu compotés, avec une touche epicée aussi bien au nez qu’en bouche.
Plutot une confirmation en ce qui me concerne (plus que mon premier échantillon de 2003 atrocement bouchonné parti directement au vinaigrier, rejoindre un Lynch Bages 1996 -Autant dire que j’attends beaucoup de ma prochaine cuvée !! 8-x
YR
- 24 février 2017 à 16h18
- in reply to: Vieux Château Saint André
Pour changer un peu ces temps derniers, et revenir aux fondamentaux de la dégustation je choisis dans le casier à bouteille un Bordeaux (Au fou !! A enfermer d’urgence !). Ayant acquis quelques flacons de l’honorable famille Berrouet pour un prix fort démocratique et populaire chez Cash &Carry je crois), je goute ce
CR: Vieux Château Saint André 2010.Nous avions fait il y a quelques années une soirée rigolote, en dehors des sentiers battus. Le thème était le suivant : Bordeaux en appellation satellite. Ray avait amené un VCSA 2000 , et il s’en était très bien sorti à mes yeux.
La robe du vin reste très foncée, pas d’évolution visible à ce stade.
Le nez fait très merlot bien mûr, avec un petit côté qui me rappelle les prunes que je cueille dans mon jardin. Elevage très discret au nez.
La bouche est encore bien construite, mais le vin est velouté en attaque. Le toucher tannique de ce vin est exemplaire, pur taffetas sous la langue (bien épais le taffetas je précise..). Il doit encore se bonifier avec un peu de vieillissement je pense.
Jolie finale qui reprend les notes de fruit noirs du nez, avec une note légère d’épices.
Conclusion : Ce vin est très bien fait, techniquement irréprochable (Ce qui pour moi est un compliment et non un jugement négatif signifiant en gros « emmerdant, parce j’aime bien vomir sur les vins de Bordeaux et là je n’ai rien à dire parce que c’est bon.. » . Assez puissant mais remarquablement équilibré, il sera à l’aise avec tout ce que vous apporterez à table.
A l’aveugle j’aurais pensé à un bon cru classé de Saint-Emilion jeune. Il sera encore mieux dans 4-5 ans. Le tout pour…15 Euros !! Mais qui a dit que les Bordeaux étaient tous hors de prix ?? (Je viens de rentrer d’un périple plutôt marrant en Loire, j’ai payé mes Saumur Champigny plus cher !!).YR
- 17 février 2017 à 5h05
- in reply to: Berthe Morey
Je n’avais bu qu’un seul vin de cette propriété disparue depuis (voir mon post de 2006..) , puis je tombe en arrêt sur ce flacon mis aux enchères il y a quelques mois, qui ne semble pas intéresser grand monde d’ailleurs (je me demande si je n’ai pas été le seul enchérisseur sur Idealwine ?).
La Saint-Valentin offre une bonne occasion de faire plaisir à Mme, qui n’apprécie plus que le très haut de gamme, et encore avec 20 ans d’âge minimum !
Je remonte donc le nectar de la cave ! CR: [b]Volnay Santenots 1985 Berthe Morey
[/b]Le niveau est presque parfait pour un vin de 32 ans, à 2 cm du bouchon, lequel est un peu imbibé mais je l’extrais sans difficulté majeure.
La robe est d’une belle couleur fauve, il y a beaucoup de dépôt très fin qui voltige dans la bouteille, un peu opaque donc.
Le nez est de grande complexité, sur le cuir, les épices. On relève encore une dernière note de fruit rouge mais le registre reste nettement secondaire. Par contre aucun arôme de terre, d’humus.
La bouche est souple en attaque, mais le vin reste bien dodu en bouche, pas du tout sec et/ou creux. la grain de tanin est très fin, mais encore bien présent !
Finale de bonne longueur qui reprend le fruit compoté du nez, complété par un soupçon de noix de muscade qui trahi (un peu) une apogée dépassée, sans que ceci soit rédhibitoire au bon équilibre général du liquide.
Encore Bravo Berthe !! Comme le Corton 69 bu précédemment, ce vin reste encore très convaincant !!
YR
- 17 février 2017 à 4h30
- in reply to: New LPV Paris Rhône Sud ou la der des ders chez Mémère au Piano
Salut à tous et spécialement à Vaudésir à qui j’ai promis un C/R sur cette soirée, la dernière passée dans une adresse sympathique, pas chère et correcte, mais dont il faudra parler à l’imparfait pour cause de fermeture.
Je remercie toute l’équipe de « Mémère Au Piano » qui nous a accueilli durant deux ans, d’une parfaite humeur, sans jamais nous décevoir le tout pour 40 Euros en plein Paris !!Pour cette soirée, le thème choisi était Rhône Sud, sauf Châteauneuf, histoire de parcourir de nouveaux horizons en dehors de l’appellation susmentionnée qui draine sinon à peu près 90 % des apports en Rouge. La soirée s’st transformée en match « Reynaud contre les Inconnus », puisqu’évidemment le fan club local était venu en force.
Les avis furent très partagés ce soir-là, puisqu’ayant une identité, une signature aisément reconnaissable d’ailleurs, ces vins sont tout à fait en dehors des canons habituels des Côtes du Rhône L’avis personnel, l’attente que l’on a vis-à-vis des vins de la région vont entrer en ligne de compte, c’est certain. Il y a eu les pros et les anti.
A titre personnel, et bien entendu à l’aveugle j’ai bu des bouteilles correctes, d’autres plus hésitantes, il faut le dire honnêtement.
Les vins Blancs ( 4 vins) :
Un joli flacon clair de robe, une belle attaque en bouche (un peu d’alcool ?), mais jolie finale sur le fenouil de bonne longueur. Pas mal. Vacqueyras 2014 « Galéjade » domaine Monardière.
Coteaux du Ventoux Domaine Fondrèche « Persia » 2014 : Lourd, prématurément oxydatif. PB gravissime à mon avis pour un vin de 2 ans..Vin clair je lui trouve une fin de bouche sèche, amertume qui déséquilibre ++ la finale. Vin de pays 2012 domaine des Tours ….For connoissors only ..
Vin archi cuit, oxydé. RIP. Domaine des Tours VdP 2008En conclusion : Un vin correct, 3 de chute. On ne peut pas parler de franc succès avec un tel ratio.
Vins N° 5-6 rouges
Deux vins assez proches, nez de fraise-grenadine. Bouche très fluide, très peu de matière tannique d’où une dominance alcoolique marquée. Longueur ..courte en bouche !! « Reynaud jeune » à mon sens.
–Cotes du Rhône Tours 2012 + Domaine Tours VdP 2012. Pas trop mon truc tout ça…
Vins 7-8
Le premier vin ressemble fortement aux deux précédents, je glisse donc rapidement au second flacon qui me parle beaucoup plus : Foncé, riche, mais bien extrait.Ca boucane clairement le grenache, il faut attendre mais c’est en grande confiance dans 4-5 ans. Belle quille.
C’est le très classique Cairanne de Richaud (2011) qui vient de siffler la fin de la récréation, et qui remet l’église au centre du village. Pialade 2011 est inexistant en face.Vins 9 : Vin tres foncé de robe, nez riche, épicé, poivré ++. En bouche c’est puissant, pur grenache concentré !! Très bon, j’en veux !!! Gigondas 2010 Raspail Aÿ. Je regoute La Pialade mais il fait le mort à coté. Plus de son ni d’image.
Vins N° 10-11
Vin orange clair, nez qui se tient encore un peu sur le pot pourri, mais bouche devenue trop fluide, acqueuse. On me demande ce que c’est, je fais des gargarismes. Reynaud 10 ans pour moi.
Vin foncé, riche, un peu massif peut être encore aujourd’hui. Haut Coustias 2005 domaine de l’Oratoire St Martin.
J’assure que le Vacqueyras 2006 du château des Tours est en grande difficulté.Vins N° 12-13
-Vin très foncé, quasi noir de robe. Joli nez sur les épices, très bel équilibre ne bouche malgré une très forte constitution tannique. A laisser vieillir, mais déjà une belle bouteille.
Château de Montmirail Gigondas 2003. Pas du tout marqué par le millésime, très bien négocié sur ce flacon.-Vin un peu plus evolué que le précédent, couleur rouge foncée, commence à tirer sur la brique. Beau nez de garrigues, de cuir, avec une bouche plus ronde que le Gigondas mais qui se tient bien. Prêt à boire.
Chateauneuf du Pape Vieille Julienne 99 . Gouté le mois dernier un bon 98 aussi.En conclusion une bonne soirée, avec un niveau de bonne qualité sur les Rhône Sud Rouges, dont tous les représentants ont tenu leur rang ce soir. Pour les vins de Reynaud c’est affaire de gout, il y a eu des défenseurs aussi au sein de notre groupe, il faut le dire. Personnellement je les ai trouvé en retrait, avec un manque de structure trop marqué pour mon gout. Je m’attendais au moins à une bonne longueur en bouche, grâce à une concentration suffisante, ce ne fut pas le cas.
Yves
- 1 février 2017 à 19h37
- in reply to: Château Lanessan, Haut-Médoc
Ca me fait marrer de me répondre à moi-même dans ce topic que j’avais complètement oublié en fait ! (posté en 2006 il est vrai ) Lanessan 95
Je regoute donc ce CR: Lanessan 1995 qui doit être en principe à point ! (si ce n’est plus..)
Jolie robe rubis, ourlée d’orange sur le bord du disque. Visuellement le vin a clairement évolué depuis 2006
Beau nez tertiaire de sous-bois, de cuir, notes fumée. Evolutif dans le verre, un régal si l’on apprécie les vins un peu évolué toutefois.
La bouche se tient encore très bien, mais on sent qu’il faut boire ce vin désormais, il ne gagnera rien à vieillir sinon une inéluctable décrépitude. Mais pour le moment il est parfaitement fondu, en conservant une assise tannique encore présente.
Jolie finale qui reprend les parfums du nez, avec un coté fumé-goudronné un peu plus marqué par contre.
En conclusion un fort jolie bouteille que ce Lanessan 1995. Et qui prouve que Bordeaux est aussi une belle région avec de très bons rapports Q/P , ce qu’on ne souligne pas assez en ce moment ou sont montés en épingle quelques flacons aux tarifs certes astronomiques, mais qui ne représentent pas l’essentiel des volumes. Et des petits frères de Lanessan il y en a plein les 2 rives..
NB2 : Je souligne l’importance des conditions de conservation (même si je n’ai pas acheté cette bouteille à sa sortie mais qq années + tard). Regardez sur la photo l’état du bouchon après 21 ans..Un vrai miroir ! (celui en liège, pas celui de la bouteille de Wattwiller ! )
YR
- 20 janvier 2017 à 14h55
- in reply to: Domaine Thierry Allemand, Cornas
Gouté ce CR: Cornas « Reynard » 2008 T. Allemand , qui m’a paru adapté afin d’accompagner un fort gouteux civet de lièvre. Je carafe le vin deux bonnes heures avant le service, afin de l’aérer un peu compte-tenu de son (relatif) jeune âge.
Le vin est très sombre dans le verre, malgré un millésime plutôt médiocre en Rhône Nord.
Le nez est de toute beauté, marqué par des notes de violettes, un peu de cuir, de viande .Très prometteur je l’avoue.
Bouche bien charpentée, le vin est beaucoup plus riche que je ne le pensais. La structure commence à s’arrondir doucement, et l’équilibre général est fort satisfaisant.
Jolie finale sur l’olive, la violette. Le vin reste encore jeune et progressera sans aucun doute en complexité. En final une très jolie bouteille, bien au-dessus de mes attentes il faut le dire. Je n’aurais jamais imaginé un 2008 à l’aveugle ! Mais n’est-ce pas l’apanage des grands vignerons de transcender leur production, y compris dans des années difficiles ?
NB Très supérieur aux « Chaillots » du même millésime d’après mes souvenirs.
YR
- 15 novembre 2016 à 13h13
- in reply to: Domaine Robert Groffier Père & Fils, Morey-Saint-Denis
Puisque je n’ai pas pu participer à l’excellentissime soirée organisée par Denis sur les Bourgogne 2002, je me retrouve avec ma petite bouteille comme une âme en peine.
Bon, on ne va pas pleurnicher 107 ans, et puis comme ça moi aussi j’ai droit au plaisir zut alors !! Je débouche donc ce Chambolle Musigny 1er cru Les Sentiers 2002 Groffier
[url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=311906ChambolleSentiers2002Groffier.jpg]

La robe est plutôt sombre, bien que légèrement évoluée sur le bord du disque. J’ai aéré le vin deux heures avant le repas, un léger dépôt tourbillonne dans le fond de la carafe.
Le nez est direct, et très convaincant, plutôt axé sur des senteurs florales que fruitées. Ce vin en impose d’entrée de jeu et tient à signaler qu’il joue dans la cour des grands, de manière indubitable.La bouche est très concentrée, harmonieusement polie par le temps les tannins tapissent doucement le palais sans jamais fatiguer les sens. Rien ne dépasse et pourtant tout est là, bref c’est la très grande Bourgogne dans toute sa définition.
Finale de très longue portée, avec toujours ces nuances complexes de rose, de lilas. Ce vin est strictement incrachable !!
Une grande bouteille que ce Sentiers 2002 Groffier ! A pleine maturité, il peut se déguster sur une dizaine d’année encore je pense si l’on aime les vins plus evolués. Le domaine Groffier, qui m’avait stupéfié (avec Meo Camuzet, et Mortet) à la fin des années 90, reste encore une des valeurs (très) sûres de la région.
YR
- 13 octobre 2016 à 17h15
- in reply to: Château Haut-Brion, Pessac-Léognan
C’était gentillet et leger, comme tous les 92 de Bordeaux.Rien à voir avec une grande année, mais ça coutait pas (trop ) cher d’essayer .Ceci dit je il était bien meilleur que Latour et Lafite d’après mes souvenirs.
Quand les années etaient « mitigées », Bordeaux ne cherchait pas à l’époque a sortir des vins d’encre surextraits comme maintenant. C’était délicat, mais équilibré et plaisant à boire jeune. Maintenant il poussent à fond le pressoir..et c’est pire encore d’apres ce que j’ai bu sur 2002 ou 2007, millésime comparable à mon sens.
Mon meilleur 92 (mais je n’ai pas la prétention d’avoir tout bu): Mission Haut Brion. Gouté recemment un Sociando Mallet encore vaillant, quoique nettement tertiaire-je ne suis pas maso, mais une de mes filles est née en 92..-;)
YR
- 13 octobre 2016 à 16h48
- in reply to: Château Haut-Brion, Pessac-Léognan
FGsuperfred écrivait:
——————————————————-
> y’a pas moyen de supprimer ces trolls sans
> déconner ? LPV est devenu :
> 1/ dur à lire
> 2/ un gros bordel…Excellente réflexion…j’avais exactement la même idée.
J’ai des C/R à faire mais quand je vois le Forum LPV devenir une sorte de salon à causeries ou j’apprends que HBrion 92 est « sublime »+3 pages de salades …eh bien ça me décourage voyez -vous.
PS: j’ai bu HB 92. ca valait 179FF (27 Euros donc) en foire aux vins, comme le 87 ou le 84 d’ailleurs.
YR
Commentaire tres interessant de Gautier, nous en parlions pas plus tard qu’hier soir avec LPV Rive gauche en soulignant qu’il devient parfois difficile chez les producteurs Bourguignons de savoir ce quel’on achète: Cuvée « domaine » ou bien cuvée « Négoce »; la différence n’étant parfois que très minime au niveau de l’étiquette ( un hasard je suppose :D)
Ces multiplications d’achats doivent finir en effet par tirer fortement les prix à la hausse, d’autant que tant que la demande est là (et aux dernière nouvelles elle l’est encore), ces nouveaux acheteurs payent en effet beaucoup plus cher les vins, les mouts ou les raisins chez les producteurs. On en entend parler deci-delà en discutant un peu sur place.
Ceci dit pour les amateurs de vins Bourguignons je trouve que l’on commence à atteindre les limites hautes. Pour le super haut de gamme soit je reduis mes achats ou je passe mon tour, je ne peux plus suivre les grands crus par caisse de 6 à 150/200 E la bouteille( au minimum !! ). Je n’en fais pas une jaunisse, c’est comme ça.Ca m’irrite (gros mot censuré ) c’est certain.:X
Dédicace spéciale Vaudésir (le Barolo ne te réussit pas petit père mais tu m’as bien fait rire ce matin B) : « Seul Fevre et Billaud Simon se hasardent sur ce terrain mais détenu par des maison béninoise maintenant. ::o tu confonds Beaune et Cotonou ??
YR
- 16 septembre 2016 à 16h36
- in reply to: Rudy Kurniawan, l’escroc millésimé alias Dr Conti
ols écrivait:
——————————————————-
> MB écrivait:
>
> Le film est
> > l’histoire d’un faussaire et d’un escroc, sans
> > doute aidé par un réseau, qui s’est joué de
> la
> > passion de quelques uns.
>
> [b]C est surtout de la naïveté de ceux ci dont il s
> est joué, car comment imaginer qu un type puisse
> sortir des vins dont il doit rester au monde 2
> dizaines de bouteilles comme on sort un lapin d un
> chapeau !?[/b]
>Bonjour OLS;
C’est depuis le debut de cette histoire la réflexion que je me fais à moi-même….Je peine à comprendre comment un quidam sorti de nulle part arrive à faire gober à un soit disant « Super Amateur »: Les Romanée Conti 1937, je vous les envoie par caisses de 3 ou six ??? Et pour les Mouton 45 j’ai une promo mais c’est par caisse de 12. Etonnant à mes yeux.
Ceci dit, la réputation sulfureuse du marché US est connue depuis très longtemps, je n’arrive pas remettre la main dessus mais je suis certain d’avoir lu dans un livre daté des années 90 qu’une très grande partie des vieux vins (Bourgogne en particulier) etaient des faux. Ceci m’ayant été confirmé par un très gros acheteur aux enchères il y a déjà 15/20 ans: Ses principaux client etaient tous étrangers (le reste au CAC 40..), qui préféraient avoir un intermédiaire au plus proche du marché Francais plutot que d’acheter aux enchères localement chez eux. Leur budget etait quasi illimité sur certaines bouteilles très haut de gamme, je l’ai vu des mes yeux.
J’ai eu quelques echos « amusants » des marchés Asiatiques également..C’est Noel tous les jours là bas !!
YR
YR
C’est une faute à mon sens d’ Idealwine de présenter un tel produit.
Un bon commissaire priseur doit savoir dire non à un client et refuser de présenter à la vente une bouteille qui a de grandes chances d’être douteuse. Je vois des lots absents en salle des ventes et parfois le commissaire priseur de bonne humeur nous donne la raison qui est souvent un etat « incertain » .
YR
- 26 août 2016 à 2h08
- in reply to: Domaine Hudelot Baillet, Chambolle-Musigny
Je goute ce CR: Chambolle-Musigny 2009 Domaine Hudelot Baillet acheté il y a quelques mois, à cause du millésime plutôt bon en principe, et aussi parce que le producteur m’avait réservé un bon accueil il y des années. D’après ce que j’ai compris des actualités ce n’est plus lui qui officie d’ailleurs « aux fourneaux » mais son gendre je crois.
La robe est encore assez foncée, rubis avec des nuances encore violettes.
Le vin , servi de de grands verres pansus révèle en nez de grande classe, sur le fruit noir avec une nuance boisée raffinée.
La bouche est assez riche, dotée de tanins savoureux. Le style a visiblement changé depuis mes premiers achats, c’est plus extrait mais sans forcer, du pur velours sous les papilles. Ça me rappelle irrésistiblement un des prestigieux voisins (en fait Roumier pour ne pas le nommer).
Très jolie finale toujours sur la mûre, la ronce, avec une petite touche florale. Une petite note de muscade boisée souligne harmonieusement le tout sans verdeur. C’est très bon , et en fait au-dessus de mes attentes je me dois de le dire.
En conclusion un très joli flacon, qui sera bien meilleur dans 5/6 ans. Me donne envie de repasser au domaine pour regoûter la gamme.
YR
- 25 août 2016 à 20h20
- in reply to: CR: bordeaux 1986
Merci de la réponse, car comme JMWA, votre Petrus 86 devait être bien meilleur que celui que j’ai gouté…Un peu déçu de la prestation moyenne de Cheval Blanc qui m’avait laissé un tres bon souvenir, ceci dit c’était il y a longtemps !
Pour la dégustation en semi aveugle j’en fais peu depuis 10 ans, mais pour avoir pratiqué l’exercice je trouvais ça très interessant (et on apprend la modestie!! ah ah ).
Mon dernier 1986 bu l’an passé: Calon Segur. Pas mal du tout ! (de mémoire ça coutait 70-80 Francs !); se tient encore très bien.
YR
- 25 août 2016 à 18h36
- in reply to: CR: bordeaux 1986
Bonjour.
Merci de ce compte rendu .
Juste une petite question qui me taraude:Les bouteilles ont-elle été bues en aveugle ? (NB: Pour Ausone pas surpris outre mesure, c’etait l’époque de la misère, j’ai un souvenir cuisant du 85 pour ma part)
YR