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- 23 août 2017 à 16h48
- in reply to: Château Les Grandes Murailles, Saint-Emilion
Je teste cette bouteille de CR: Château Les Grandes Murailles 1978 avec grand intérêt, je crois me souvenir avoir bu il y a longtemps quelques millésimes (85 ou 86 ?). Je connais un peu mieux son frère d’écurie, Cotes de Baleau qui est un excellent compagnon de table à prix modique (ayant été déclassé en Cru Classe lors de la révision du classement de Saint-Emilion en 1986.
Je ne connais pas l’historique de la bouteille par contre, achetée 3 francs six sous aux enchères, mais le niveau me semble correct (ras du goulot pour 40 ans).
Le bouquet du vin est en harmonie avec la robe (brunie) : Nous sommes dans le tertiaire, c’est certain. Epices, sous bois, le renard n’est pas loin mais reste au fond de son terrier (j’apprécie peu ce parfum, signe d’une trop grande décrépitude pour moi).La bouche est de demi-corps, le vin accuse le poids des années mais elle reste cohérente, le vin n’est pas dissocié. L’équilibre général, soutenu par l’alcool est satisfaisant- Je remarque une fois encore que l’aération le bonifie nettement, et je prends mon temps pour siroter tranquille la bouteille vu que je suis en tête à tête avec moi-même !
La finale est le point fort de ce vin, elle se révèle changeante, complexe et de bonne longueur : Le côté épicé se mêle à des parfums qui me rappellent un peu la viande, le jambon fumé.
Une bonne performance finalement pour un vin de 39 ans !! D’ailleurs en fin de soirée la bouteille est vide, c’est vous dire s’il est mauvais ! Et je n’ai même pas honte !! Bien sûr il faut aimer les vins un peu évolués et prendre son temps, mais ce vieil aristocrate avait encore plein de choses à me dire.
Si je trouve une bouteille plus récente je gouterai bien. J’ai des regrets de ne pas avoir conservé 1 ou 2 Cotes de Baleau (1990, 1998 et 99), mais ils étaient si plaisants à boire que j’ai sifflé mon petit stock en quelques années.
YR
- 22 août 2017 à 19h57
- in reply to: Au moins j’ai fait ma B.A
Ce qui est significatif dans ce repas, c’est le choix ou plutôt les désidératas de mon père, qui reflètent bien à mon sens une orientation profonde de l’amateur de vins :
Il y a 15/20 ans, j’aurais parié que ses desideratas se porteraient sur de rares Bordeaux , de grandes années, je pense à Lafleur ou Le Pin sur Pomerol notamment. Ou Ausone en Saint Emilion.
A l’extrême rigueur un premier cru d Médoc en très grande année, ou bien dans un autre registre un très grand Rhône (style LaLa La de Guigal).
L’image de la Bourgogne a bien changé donc, et les vins cultes sont désormais bien devenus des graals pour l’amateur, le connaisseur (Mon père a une bonne cave, mais n’est pas comme nous passionné). Et pourtant c’est bien deux vins de Bourgogne qu’il a choisi (plus exactement deux producteurs en fait).
Merci à tous ceux qui ont apprécié ma petite histoire et m’ont remercié. Je vous souhaite vous aussi de pouvoir la vivre, l’organiser. L’instant fait vraiment plaisir à voir, je puis vous l’assurer.
YR
- 22 août 2017 à 1h58
- in reply to: Domaine de l’Oratoire Saint-Martin
Traditionnellement, chez les frères Alary, il me semble que la « Haut-Coustias » est une cuvée avec pas mal de mourvèdre, ce qui nécessite souvent un peu de patience.
jlj[/quote]
Bonsoir.
Haut-Coustias c’est non pas « un peu de patience »..mais beaucoup d’attente !!
les 2005 sont encore beaucoup trop jeunes par exemples. le 2010 est encore dans le berceau.
j’ai encore du 1998 qu tient pas mal le coup, pas plus évolué que certains Chateauneuf de ma cave . C’est très bon mais avant 10 ans (au moins), je pense qu’on ne perçoit qu’une fraction de ce vin et de son potentiel.
YR
- 21 août 2017 à 21h02
- in reply to: Domaine de l’Oratoire Saint-Martin
Profitant des congés, je regoute et même redécouvre en compagnie de mon père des vieux amis dans nos caves respectives. Parfois des vieux rogatons, mais aussi de (très) bonnes surprises comme ce CR: Cairanne 1999 « Prestige » domaine Oratoire Saint-Martin .
Le vin parait encore très jeune dans le verre, il est juste un peu bruni sur le bord du disque, car il reste encore très opaque, rouge foncé.
Le nez est encore puissant e peu évolué lui aussi, on a bien des arômes un peu évolués de garrigues, de viandes mais c’est bien le fruit qui domine largement. Je pense que la syrah est assez présente sur cette bouteille, mais je n’en suis pas certain, cette cuvée ayant disparue du catalogue de la maison ..
Très jolie structure tannique, un vrai petit Châteauneuf du pape, et même pas en miniature !
Longue finale bien boucanée comme il convient aux grenache qui commencent à évoluer, mais ce vin reste encore bien vivant, et même très au-dessus de nos espérances en fait . Etonnant de qualité, mais vu le domaine je ne suis pas si surpris que cela. Une des références très sûres de la région en ce qui me concerne.
NB : Ce n’est pas la première fois que la simple appellation « Village » en Cote du Rhône me bluffe au vieillissement. Mon père à aussi des Brusset des années 90 excellents, et d’autres CdR village de bons millésimes (je pense à 2001 par exemple) qui commencent à bien se boire seulement
YR
- 21 août 2017 à 20h39
- in reply to: Château Barde-Haut, Saint-Émilion
Je goute avec intérêt ce CR: Château Barde-Haut 2008, puisque ma dernière bouteille bue remonte à au moins 25 ans sur ce domaine ! (il avait bonne réputation à l’époque, j’avais lu qu’il valait bien des crus classés –Il faut dire que nombre d’entre eux n’étaient pas au pinacle de leur performances..- .
Le domaine appartient à la galaxie Cathiard (Clos l’eglise, Haut –Bergey), et depuis 2012 est désormais Grand Cru Classé et non plus simple Grand Cru comme ce 2008.
La robe est encore très foncée, et même en carafe c’est une pourpre tendance noire qui domine.
Le nez est assez intense et nous délivre un message fort et net à base de fruits noirs (cassis myrtilles), avec une note vanillée due à l’élevage.
La bouche est le gros point fort de ce vin, très séveux et pout tout dire plutôt riche en fait. L’extraction est certes assez poussée mais bien contrôlée d’où un « gras » des tannins assez marqué et très agréable à déguster sous la langue.Jolie finale toujours sur les parfums du nez , avec une note boisée- fumée joliment intégrée. Ce vin n’est pas encore à son apogée à mon sens, mais se présente déjà très bien. Belle bouteille typique du Merlot moderne bien concentré et élevé sous barrique (neuves je suppose, ou bien très bien entretenues).
C’est très bon, et je dois avouer que j’ai payé les 3 bouteilles un prix assez doux aux enchères vu qu’elles ne passionnaient personne. Un très bon essai pour moi.
NB : je viens de regarder les tarifs chez Millésima (certes pas très compétitif il est vrai) : selon le millésime le prix oscille entre 25 et 33 Euros. Je crois avoir bu des vins au moins 3 fois plus cher qui ne sont pas vraiment au-dessus en qualité.YR
- 18 août 2017 à 4h48
- in reply to: Domaine de la Folie Lucé
Après avoir rangé (encore..) ma cave, je trouve de la place pour caser ..5 bouteilles de ce
CR: Saumur Champigny « Autrement » 2011 du domaine de la Folie Lucé , acheté début d’année 2017. Bref, il me reste une bouteille sur les bras, et en plus j’ai envie de la regouter pour comparer avec le Bonneveaux de R Desouche bu récemment.Je carafe le vin une heure environ, et avec l’entrecôte -bleue évidemment, comme tout viandard qui se respecte- on s’envoie un bon gorgeon.
Le vin est encore très foncé de robe, reflets presque violets dans le verre.
Au nez l’affaire démarre très bien, et si certains sont rebutés par le poivron bien mûr, eh bien qu’ »ils se mettent au bojo nouveau c’est pas mon problème. Note de fruits rouge et une touche boisée mais classieuse, bien gérée. (même remarque que pour le poivron).Bonne attaque en bouche, c’est un vin encore « carré » mais dans le bon sens du terme, et j’apprécie l’extraction exemplaire de la matière première, les tanins sont présents mais bien veloutés.
Belle finale sur la mûre, avec une touche fumée très sympathique.
Sans doute bu un peu jeune, il devrait bien progresser sur au moins 4-5 ans, même si le carafage en fait un vin de bonne présentation à cette heure. Concurrent très dangereux pour le Bonneveaux du même millésime ! Moins charpenté me semble-t-il mais plus distingué à ce stade du moins.
NB : Suis surpris du bon niveau des 2011 en rouge, qui n’a pas une très bonne presse. Mais plusieurs viticulteurs m’ont bien confirmé qu’ils avaient des espoirs certains sur ce millésime en rouge.
En réponse à Phil: En effet lobbying certain de Denis et Gilles, mais Emmanuel sait ce qu’il achète, et sur le blanc « Ecart » 2014 tout le monde était d’accord à la première gorgée..
YR
- 12 juillet 2017 à 16h32
- in reply to: Entretien avec Marc Sibard, ça cogne !
Moi aussi je ne comprends pas très bien le rapport..
A moins qu’effectivement, l’ on considère que la « doctrine des vins natures » ne soit à l’oenologie ce que M Sibard est à la galanterie.. 😀
En tous cas pour l’avoir vu au Grenier St Jean cette année, il semblait avoir une « autorité » manifeste et certaine. Ca ne mouftait pas sur les stands des vignerons q’u il daignait visiter.Réellement c’etait frappant pour un observateur externe comme moi.
YR:D 😀
- 12 juillet 2017 à 3h39
- in reply to: Domaine Vincent Stoeffler, Barr
Attablé avec des collègues de boulot à notre cantine favorite lors de nos voyages sur Strasbourg (Au Pont Corbeau), je choisis comme rouge ce flacon, recommandé par le patron :
CR: [b]Pinot Noir 2010 Rotenberg V Stoeffler.
[/b]Le vin commence à évoluer, il est d’un joli rouge carmin au centre du verre, mais orangé sur le bord du disque.
Le premier nez est de bonne ampleur, et si la cerise domine les débats, une note poivrée sympathique est ressentie par toute la tablée.
La bouche est assez fine, par rapport à mes canons bourguignons, mais l’ensemble reste bien d’équerre quand même, on n’est pas du tout dans la flotte immonde caractérisant environ 80% des Pinots Noirs Alsaciens que je bois. (oui je sais je ne dois pas boire les bons mais souvent ce n’est pas moi qui choisit !)Jolie finale, qui reprend les flaveurs évoluées du nez, avec toujours cette note épicée (me rappelle la muscade ou le cumin) qui me plait bien et que l’on retrouve sur les Pinots Alsaciens, et pas les Bourguignons.
Une bien jolie bouteille de ce domaine que j’avais rarement bu, dont je retiens le nom.
Merci au chez du Pont Corbeau de ses conseils avisés. On a parfois du mal a choisir sa propre bouteille avec lui, mais il connaît très bien son affaire c’est certain. J’avais aussi bavassé un peu avec lui le mois dernier, c’est un vrai passionné, je ne serais pas surpris d’apprendre qu’il lit LPV par exemple (mais que ça l’énerve beaucoup ah ah )
YR
- 12 juillet 2017 à 2h59
- in reply to: Château Léoville Poyferré, Saint-Julien
Je continue à gouter de ci de là quelques 2003 de ma cave, histoire de vérifier leur décrépitude annoncée. Si si, je l’ai lu quelque part et vu sur Youtube, il y a en fait un super complot mondial qui nous cache la vérité au sujet de ce millésime. D’ailleurs ils en parlent sur LPV.
Au pif je choisis un vieil ami qui m’avait impressionné en primeurs : CR: Léoville Poyferré 2003.
Ca va fumer en principe.La robe est ultra foncée et opaque.
Nez super intense sur le fruit noir, mûre et cassis à profusion. Touche épicée/vanillée notable au nez.
La bouche confirme un vin très peu évolué, il est plutôt du genre querelleur a l’attaque. Mais immédiatement après le palais se tapisse de tannins très doux, ..mais très nombreux !!
PDF s’abstenir !! Pour le véritable amateur c’est du velours…incrachable !Très longue finale, toujours sur les fruits, on ressent nettement un noble boisé à ce stade.
Conclusion : Jackpot !!! Je pense avoir bu ce vin 10 ans trop tôt. Mais si vous en possédez, gardez-le et vous m’en direz des nouvelles en 2025. Très gros carton à prévoir, du même niveau que Montrose bu récemment.
Je ne l’ai pas regouté depuis longtemps, mais j’aimerais bien (dans quelques années) faire un match 2003/2005, grandissime lui aussi d’après mes souvenirs. Meilleur ? à voir !
YR
PS: Je remercie Oliv de me remercier..et des corrections sur le titre et l’icone de dégustation !!
- 11 juillet 2017 à 19h33
- in reply to: New LPV Paris: Soirée Saint-Estèphe
Salut Stéphane.
Nous avons été en toute modestie très performants sur cette soirée puisque nous avons reconnu tous les vins de AOC St Estèphe !! 😀
Il en ressort quand même que sur les millésimes de bonne tenue, seules les bouteilles de plus de 15 ans ( Antérieures à 1997/1998) sont pretes à boire, le reste est encore bien jeune, quoique fort estimable en effet. Il serait dommage de les ouvrir à mon sens. Et Ladide 78 a bien raison d’attendre l’apogée de ses bouteilles !!
L’AOC Saint Estèphe a une particularité sympathique à mes yeux: le nombre notable de propriétés performantes qui ne sont pas classées, ce qui en fait un excellent « terrain de chasse » pour l’amateur averti, et non millonnaire. Alors que sur les autres AOC, les crus classés doivent monopoliser l’essentiel des surfaces je pense.
YR
- 9 juillet 2017 à 4h41
- in reply to: New LPV Paris: Soirée Saint-Estèphe
Bonsoir Claudius,
Qu’il y ait eu des réussites dans ce millésime c’est certain, et moi même j’ai gouté de flacons plus que corrects. Mais ce sont des exceptions qui ont confirmé la règle en quelque sorte.. le niveau des 2002 est (fort) en dessous de la moyenne. Ce millésime a eu ses exégètes en son temps..je me suis toujours demandé ce que ses aficionados avaient dans leur propre cave pour le défendre !
Sinon par ces temps de Bordeaux-Bashing assez prononcés, ça fait du bien de constater que cette appellation s’en sort mieux que bien dans une dégustation ! (Et sans sa star Cos , que je mets à part étant donné ses tarifs).
J’ai été surpris de ne pas voir de Haut Marbuzet !! Ce cru aurait il moins la cote des amateurs ?? Il y a quelques années on en aurait compté au moins 2 ou 3 flacons ! (ceci dit je ne me sens pas moins coupable puisque j’ai bu toutes mes bouteilles !! :whistle:
YR
- 9 juillet 2017 à 4h23
- in reply to: Domaine Jean-Jacques Confuron
C’est l’été, il fait chaud t je n’ai pas envie d’un vin trop puissant ou riche hier soir. Mon choix se porte sur ce flacon de modeste étiquette, mais réalisé par une bonne maison, que j’ai acheté il y a quelques mois. Je connais peu JJ Confuron, hormis un petit lot de Nuits 1996 acheté il y a 8/10 ans (très bon d’ailleurs). Je remonte de la cave de CR: Bourgogne Cuvée Jeunesse 2010 Domaine JJ Confuron
Le vin est d’une jolie robe rubis d’intensité moyenne. Un peu de dépôt sur le col de la bouteille.
Le nez est assez prometteur, encore très marqué par le fruit rouge, et une touche boisée qui se fonds bien.La bouche est souple en attaque, mais il y a du volume derrière, on n’a pas de sensation aqueuse comme 95% des Bourgognes génériques (en Pinot, moins vrai en Chardo). Je dois même reconnaître qu’il est plutôt assez concentré pour un simple BG.
Le gros point fort de ce vin est sa finale qui commence à évoluer doucement avec des nuances de cuir, de cannelle mais pour l’instant la cerise domine nettement les débats. Ce vin est « élevé », mais dans le bon sens du terme. Evidemment pour les 100 % anti-barriques il vous faudra trouver une autre source d’approvisionnement.Très joli pour une simple appellation régionale ma foi !! A l’aveugle j’aurais parié sur une AOC Village de type Beaune ou Savigny.
Un très bon essai pour moi, je sens que le carton de 6 BT ne va pas passer cet été…YR
PS : Suis surpris à la lecture des message la jeunesse des bouteilles dégustées sur ce domaine. Ce simple Bourgogne commence à se laisser approcher au bout de 8 ans !
- 28 juin 2017 à 18h46
- in reply to: Le Classement des domaines les plus commentés sur LPV depuis sa création
Merci Didier de ton très pertinent travail de synthèse .
L’évolution récente surtout est très intéressante, et donne un éclairage nouveau sur les influences subies par notre passion commune. Certains noms ne me seraient pas immédiatement venus à l’esprit (Champs des soeurs, Carillon), alors que d’autres semblaient s’imposer par leur popularité (Droin, Castagnier).
Je remarque la très modeste performance des chateaux Bordelais !! (7 domaines je crois sur les 60 premiers !!). Ce chiffre illustre bien à mes yeux une tendance « lourde » en terme de désaffection. Et que je constate aussi dans ma propre cave, ayant il y a presque 30 ans commencé à stocker avec une cave 100 % Bordelaise ! (Proportion actuelle selon Cavus Vinifera: 23 % !! )
YR
- 20 juin 2017 à 4h12
- in reply to: Château Sociando-Mallet
Je décide, pris d’une subite impulsion bizarroïde, de déboucher la première bouteille de ma caisse de CR: Sociando Mallet 2003, jusqu’ici inviolée.
Le vin paraissant encore presque violet, je le carafe deux bonnes heures avant le repas.
Très joli nez sur le cassis et une fine touche boisée certes présente, mais bien gérée.
Attaque en bouche très moelleuse, pourtant le vin tient solidement sur ses deux jambes !! Structure tannique remarquablement extraite, de la pure soie. Le vin fait bien plus jeune que son âge. 2010 souvent cité comme millésime.
Jolie finale toujours sur le fruit noir, pas encore très complexe à ce stade, mais déjà fort longue et plaisante à déguster.
En conclusion une bouteille d’excellente qualité, et d’un remarquable rapport Q/P. Je rejoins totalement l’avis de Herve2, il faut attendre au moins 5-6 ans (et même plus ?).
Et il parait que les 2003 s’écroulent selon certains ??? WTF ??
YR
- 20 juin 2017 à 3h47
- in reply to: Domaine Lécheneaut, Nuits-Saint-Georges
Après avoir gouté le 2002, comme promis je débouche le frère ainé, à savoir ce CR: Chambolle 1999 domaine Lecheneaut.
Le vin est rouge légèrement brique, mais reste très opaque dans le verre. Pas mal de dépôt dans la bouteille.
Le nez est…superbe !! puissant et complexe, subtil mélange d’épices et de fruits rouges bien mûrs. Et nous ne sommes qu’en Village…Oui, mais un 99.
La bouche est restée riche, veloutée. Je peux vous assurer que ce vin à table a fait forte impression, surtout quand j’ai annoncé que nous n’étions même pas en premier cru ! Par contre 3 invités sur 5 ont trouvé le millésime en moins de 2 minutes.
Longue finale sur la cerise, puis un coté floral qui domine finalement l’ensemble.
Incrachable pour un simple Chambolle-Musigny.
Très jolie réussite de la maison Lecheneaut (encore une fois…).
YR
- 20 juin 2017 à 3h30
- in reply to: Château Beau-Séjour Bécot, Saint-Émilion
Je confirme la très bonne tenue de ce CR: Beauséjour Becot 1990 .
N’ayant pas lu le compte-rendu récent l’Alcas, je m’étais décidé à ouvrir cette bouteille sans trop d’attente en fait, il me semblait avoir vu des commentaires peu flatteurs sur ce flacon.
Bien qu’en phase de maturité évidente, ce vin n’a rien de décrépi, et la structure se tient remarquablement bien encore. Longue finale qui reprend des parfums tertiaires pas trop marqués (sous-bois, cuir), il reste encore du fruit.
Une petite sècheresse nous rappelle qu’effectivement l’heure du sacrifice a sonné, et qu’il ne faut plus trop attendre. Au bout de 28 ans ce n’est pas lui faire injure. Belle bouteille. De mémoire entre 20 et 25 euros debut des années 90 !
Il me semble avoir gouté il y a deux-trois ans un très convaincant 2001 ?
YR
- 14 juin 2017 à 2h20
- in reply to: Domaine de la Folie Lucé
Etant en ce moment dans une bonne phase lunaire, je décide de compléter mes connaissances Loireuses, ce qui ravira mes habituels compères qui me trainent comme un boulet depuis quelques années dans la région. Nous avions tous (4 personnes) acheté ce vin en rendant visite au très sympathique propriétaire (Loïc Terquem) début Février.
Ce CR: Saumur 2014 « L’écart » Domaine de la Folie Lucé allait-il tenir ses promesses ??
D’abord je passe le vin au frigo trois bonnes heures (on peut dire ce qu’on veut, je ne déteste rien autant que de boire un blanc tiédasse). 8° ça peut parait frais, mais compter +2° immédiats en servant dans le verre + le réchauffement climatique, dont on nous bassine les oreilles, en 5 secs on en est déjà à 12-13° facile.
Jolie robe jaune clair bien nette, limpide.
Le nez est plus empyreumatique que fruité, on devine de l’agrume mais aussi une note fumée, un peu tourbée presque
L’attaque en bouche de ce vin est nette, tranchante comme un rasoir. Pourtant je puis vous assurer qu’il y a une très grosse matière sous les papilles. Equilibre quasi idéal selon mes gouts.Très longue finale avec ce coté minéral, salin qui domine largement. Evidemment ce n’est pas un vin « marrant » il faut le dire, mais pour ceux qui apprécient le côté « Minéral » (type Chablis bien crayeux), on se régale !!
Très belle bouteille en ce qui me concerne. Je ne sais pas du tout comment elle va évoluer par contre, j’espère qu’elle conservera son trait dominant-à savoir cette pureté, cette salinité- qui sont pour moi l’apanage des très grands vins blancs.
YR
- 13 juin 2017 à 18h32
- in reply to: Le P’tit Domaine
Je goute ce CR: Saumur Champigny 2011 « Les Bonneveaux » P’tit Domaine, après moult réflexions..Trop tôt ? Trop chaud ?
Puis je me décide à ouvrir ce flacon en le carafant toutefois deux bonnes heures. Hop, à la santé de Tonton Riri !En carafe le vin a « de la gueule », une belle robe rubis encore foncée, un peu de dépôt très limoneux au fond du récipient.
Le nez est très sympathique, sur des notes de fruits rouges/noirs, on devine l’élevage en barrique mais rien d’outrancier.
La bouche est ronde et riche. C’est assurément un vin taillé pour la garde, les tanins sont présents mais bien extraits. « Velouté » est le mot qui définit le mieux ce Bonneveaux 2011. Très joli travail de vinification.
Longueur de…très bon aloi !! Sur une note de framboise, un peu de boisé qui souligne juste comme il faut la structure. On peut sans crainte lui faire confiance 10 ans, mais il est à ce jour dans une très bonne passe ! Il va falloir que je cache le reste du carton pour en laisser vieillir un peu sinon je siffle tout en six mois, ce qui ne rendrait pas totalement hommage au travail du vigneron.
Un très bon achat en ce qui me concerne. Et si vous pouvez, allez rendre visite en direct à Richard Desouche (qui vient de reprendre je crois le Clos Lintier, inclus dans la cuvée « Folie » du Château Yvonne jusqu’alors). Il le vaut bien comme on dirait à la télé.
YR
- 19 mai 2017 à 18h48
- in reply to: Maison Paul Jaboulet Ainé
Je découvre ce CR: Crozes Hermitage « Raymond Roure » 1999 Domaine Jaboulet, ayant acheté cette bouteille il y a quelques mois, je ne connais pas son historique mais le niveau de la bouteille est excellent.
Je carafe le vin environ une heure avant le repas, histoire de le mettre de bonne humeur. La robe est d’un joli rouge foncé, teinté de nuances brique. Beaucoup de dépôt au fonds de la carafe, et encore en reste-il collé au cul de la bouteille.
Le nez est assez convaincant, avec de sympathiques nuances d’olives, de viandes. Evidemment c’est un bouquet évolué mais pas réellement tertiaire encore.
La bouche est encore riche et pleine, avec des tannins savoureux qui tapissent le palais. Nous ne pouvons pas comparer à ses grands frères de l’Hermitage, mais indubitablement il y a un cousinage qui s’en rapproche.
Très jolie finale sur un coté fumé/ jus de viande qui est de très bonne longueur. Ma moitié trouve que les tannins sèchent un peu en finale ? C’est possible en effet, bien que ce soit léger alors. Signe d’une apogée un peu dépassée ?
En conclusion une bouteille fort recommandable que ce Crozes « Raymond Roure » 1999. J’aurais bien aimer le comparer à Thalabert 99 mais ça fait longtemps que j’ai bu les bouteilles que j’avais en cave ( T bon souvenir !). Ce vin est qualitativement très au-dessus de son appellation.
Je crois qu’il a toujours été vinifié à part depuis le rachat du domaine Roure par Jaboulet au milieu des années 90. Un bon essai pour moi, j’en rachèterai en bon millésime si le prix est correct (NB : Ce Crozes n’intéressait pas grand monde visiblement, je l’ai payé un prix assez modique (23E).YR
- 18 mai 2017 à 14h06
- in reply to: Soirée Parisienne Mai 2017
[quote= »pierrelepecheur » post=986677]A noter pour le vin du domaine Bertheau qu’il s’agit d’une « contre façon ». J’avais vu quelques bouteilles similaires traîner sur Ebay. J’avais demandé à François Bertheau ce qu’il pensait de ces vins. Il m’a alors assuré que ce ne sont ni des vins du domaine, ni des vins provenant d’une activité de négoce. Son père Pierre n’a jamais réalisé une sélection spéciale pour qui que ce soit… Ces bouteilles ont été faites par une maison de négoce (je sais plus laquelle) le domaine est au courant de l’affaire.[/quote]
Hello Boy !!
Je demanderai à l’apporteur d’ou il tient cette bouteille, il est vrai que sur le coup j’ai pensé qu’elle avait ete récemment etiquetée car le papier glacé etait très blanc , pas du tout jauni par un long séjour en cave (en outre etiquette rarrissime à cette époque en Bourgogne ou l’on vénérait à l’époque le style papier-cul collé à la bave de crapaud , avec dessin hyper rigardos-Style Parchemin « Vieux Papes » – Ceux qui ont connu ces temps pas si anciens en rigolent encore.
Ce Bonnes-Mares 1980 était assez fatigué, en fin de vie.
YR