yves Reinmund

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  • yves Reinmund
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    Je retombe sur ce vieux fil ou peu de monde officie d’ailleurs, à mon grand désappointement je vous l’avoue !!

     Oui, je vais être clair (je suis de bonne humeur ce soir) , j’en ai marre de lire des comptes-rendus dithyrambiques sur des vins qui viennent de terroirs de seconde zone, vinifiés à la va-comme-je te -pousse par des bobos déguisés en clochards pour la photo, mais qui remontent dans les 4×4 climatisés dès la séance cinéma finie. 

    Quand on goûte leurs breuvages, qui puent à peu près autant que le tas de fumier de mon voisin (agriculteur), et qu’on goûte ce  CR:Tour Haut Caussan 2000, on se demande comment et pourquoi ces derniers ne font presque jamais l’objet de commentaires sur LPV. Et je peux citer 20 domaines du Médoc et Haut-Médoc dans un cas analogue.

     

    Prenons ce THC 2000, on le débouche tranquillement après une dure journée de labeur, on remarque immédiatement le bouchon : Il est comme neuf !! Tout brillant et et propre, lisse comme un miroir. Niveau de la bouteille dans le col, aucune perte en 22 ans.

     Robe encore rouge sang, très foncée, opaque. Juste une légère note brunie au bord du verre. 

    Le nez signe immédiatement un vin de grande classe, on est sur des notes un peu évoluées de sous-bois, des nuances encore fruitées de cassis, un peu de boisée.

     La bouche est ferme, encore tannique mais bien ronde, riche. Extraction veloutée, patinée par l’âge, c’est un véritable régal. Je pense qu’on est au niveau d’un bon cru classé sans problème.

     Très jolie finale qui reprend les arômes du nez, avec un petite touche fumée qui complexifie le tout. 

    Et  pour 15 Euros de mémoire !! (acheté à sa sortie en bouteille sinon 12E TTC en primeurs sur le 2005!). Achetez ces crus du Médoc, et pitié, oubliez les 15 ans cave, vous ne serez pas déçus à l’ouverture je vous le garantis si vous avez bien sélectionné à l’achat.

    Teasing : je vous donne des nouvelles de mes 2005 bientôt. Doivent commencer à s’approcher.      

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    La perte d’un fermage (Newman) est une option envisageable 

    Bonne journée

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Je ne sais ce qu’en aurait pensé La Fontaine, mais après le fromage (un quart d’un Munster ramené  d’Alsace cet été-plutôt goutû !!) ), il ne restait rien dans la bouteille c’est certain !!  

    Le vieux renard ne s’est pas trompé de cibles , j’ai tout avalé: Volaille, fromage et Corbeaux ! 

    Yves

    yves Reinmund
    Participant

    Récemment goûté cet excellent vin : CR: Gevrey 1er Cru « Les Corbeaux » 2012, Denis Bachelet. 

     

    Lors de mon récent passage au domaine, j’indiquais à Mr Bachelet que je comptais attaquer mes 2012, qui me semblaient commencer à pouvoir se boire. Ce dernier me répondit que certains de ses clients lui avaient fait la même réflexion (comment ça ??? je croyais être le seul client Français du domaine !! )

    Bref, une bonne volaille rôtie au four m’attend et réclame un Bachelet, un Corbeaux même ! 

    encore très foncée, rubis sombre. Aucune évolution notable dans le verre. Vous noterez le bouchon ultra neuf, lisse comme un miroir de 1er GCC du Bordelais ! 

    nez est de grande ampleur, et concentré sur des arômes de fruits noirs (cassis, mûres). Nette touche de cuir, presque de fumé (élevage?) qui enrichit une bien agréable palette .

    Attaque toujours « construite » chez Bachelet, on n’est pas chez lui pour boire du Beaujolais nouveau !. Plus sérieusement, très beau toucher de bouche, les tanins sont encore présents mais pas agressifs, le vin est riche et doit encore se bonifier en cave. 

    d’excellente tenue, avec une finale toujours dominée par les fruits noirs et une pointe florale (rose ? Jasmin?) et cette note un peu fumée.

    Tout ceci doit se complexifier avec l’âge, mais le niveau de qualité me semble élevé déjà en 2022.

     En conclusion, un fort bon millésime que ce 2012 au domaine Bachelet, je vais continuer de boire l ‘entrée de gamme et par contre conserver les Corbeaux et le Charmes pour une garde de 5-6 ans minimum. Mais les Gevrey et Cotes de Nuits Village me tendent les bras en cave !!

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Bonjour Claudius.

    la MHB 1978..pas gouté depuis 20 ans mais ça doit le laisser boire en effet !! c’était une bombe à l’époque !

    J’ai aussi le souvenir d’un très bon Grand Puy Lacoste gouté il y a 6/7 ans aussi. Une vrai surprise à l’aveugle. Et aussi Talbot, mais plus léger toutefois.

    Le millésime est très sous coté aux enchères car considéré en apogée dépassée, on doit pouvoir se faire plaisir en restant raisonnable à cette heure.

    YR
     

    yves Reinmund
    Participant

    On entend souvent dire au sujet de certaines bouteilles : ah oui …c’est un vin de négociant..pfffuuuiiittt  (je vous fais grâce du ton méprisant accompagnant en général la remarque..).

    Pour certains c’est une tare quasi irrémédiable, une sorte de tache indélébile, le point Godwin du connaisseur patenté-surtout en Bourgogne !).

    Bref, je sors la semaine dernière donc un vin honteusement trafiqué, probablement coupé avec du rouge de Mostaganem-ou du Roussillon ?), même pas Bio !:

    CR:Beaune « Clos du roi » 2002, Bouchard Père et Fils. Normalement ça « doit le faire » à mon avis. 

     

    La robe est magnifique dans le verre, rubis chatoyant, pas trop noire ni trop claire. Juste un soupçon d’évolution sur le bord du disque. 

    Le nez est immédiatement remarquable par son ampleur, sa distinction : Pur jus de griotte ! Des notes plus évoluées, plus complexes commencent à poindre : nuances fugaces d’épices, un rien d’élevage aussi. 

    Attaque en bouche encore ferme, le vin est riche, et la carrure très inhabituelle pour un Beaune, appellation dans laquelle le pire côtoie le meilleur , il faut le reconnaitre. L’assise tannique est d’une grande douceur, extraction parfaitement maitrisée.

    Ce vin peut encore vieillir et progresser sur 5/7 ans je pense. 

    Longue finale sur la cerise, puis des notes plus florales, longue pointe replissée qui clôture de manière (très ) heureuse la gorgée bue. Très belle bouteille, qui fait honneur à son origine et à son producteur.

    Quel dommage que cette appellation soit si galvaudée par des productions…hasardeuses pour rester poli. Mais correctement interprétée, la partition peut rivaliser avec les plus grands noms des deux côtes, cette bouteille le prouve à mes yeux.

    NB : les 2002 c’est quand même super bon en général, ce millésime adulé à sa sortie tient remarquablement la route pour le moment. 

    YR 

    yves Reinmund
    Participant

    Rangeant ma cave, je « déterre » ce vieux flacon que j’avais un peu oublié ces dernières années: CR: Chateau Chasse-Spleen 1978, Moulis en Médoc.  

    C’était plutôt la bonne époque pour ce cru , 78 une année finalement de bon niveau grâce à une jolie arrière -saison mais à 44 ans, nous ne sommes plus certain de rien. Bref, il faut le boire, à supposer qu’il en soit pas déjà trop tard.

    Le niveau est excellent, mais le bouchon un peu mou, je le casse avec mon screwpull au milieu (assez rare!), mais il en reste assez pour une récupération sans anicroche au bilame. 

    La robe est naturellement rouge brique, mais l’ensemble dans le verre reste très foncé et opaque. Gros dépôt visible sur le fond de la bouteille.

     Le nez rassure immédiatement sur l’état général du vin, notes de cerises macérées, d’épices probablement liées à l’élevage qui soutiennent mais ne dominent pas l’ensemble. On se promène dans le sous bois noble, humus, terre fraiche. Très bien. 

    bouche est étonnante de rondeur et de tenue : Ce Chasse-Spleen n’est non seulement pas mort, mais presque en pleine forme ! Tanins encore nombreux mais patinés, la structure de ce vin est au niveau de bien des crus classés. « Le velours de l’estomac » ! 

    Finale de très grande longueur, avec le coté épicé qui ressort un peu plus qu’en bouche, mais qui ne me gène pas . Petite pointe mentholée rafraichissante juste à la fin. 

    Ma conclusion : Bravo Chasse-Spleen 1978 ! Très au dessus de mes attentes ! (j’ai bu quelques millésimes des années 90-début des années 2000 de mémoire, qui n’entreront pas dans la légende du cru par contre). Les 78 tiennent bien le coup en Médoc, je n’ai pas bu de rive droite depuis longtemps par contre.

    On peut raisonnablement se faire plaisir pour pas trop cher, en sélectionnant toutefois bien les propriétés par contre (certains châteaux forts réputés n’étaient pas encore au mieux de leur forme…). Mais les domaines performants sont très corrects ( Chevalier, Ducru Beaucaillou, La Mission, et évidemment Palmer me reviennent immédiatement en mémoire). 

    Et je suis certain que nombre de crus bourgeois sont encore de très bon niveau, mais hormis cette bouteille j’ai bu les miens depuis (très) longtemps.

     Rapport Qualité Prix : Quasi imbattable !! je ne rappellerai pas le prix de ce vin, il ferait rire tout le monde ! Hormis les récents délires tarifaires de quelques dizaines de châteaux, le Bordelais ne serait pas compétitif ?? Vaste plaisanterie !! 

    YR Bordeaux for ever quand c’est bon et pas cher (c’est à dire souvent). 

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »Gastronomix post=1171678″][i]En résumé:

    « As Jasper Morris says of the 2020 reds, it is not a vintage to pile in and buy everything. I would add to that, that I do not think 2020 is a vintage to be paying the big bucks for the Grand Cru reds, except in exceptional cases ». [/i]

    Ca tombe bien, je vais suivre  les « conseils »  de ce journaliste et faire exactement le contraire !!!
    Ce que j ‘ai gouté sur fut est hyper bon en Côte de Nuits: concentré; fougeux.
    YR

     [/quote]

    yves Reinmund
    Participant

    Haut Coustias 2005 R   

    Tu n’es rien ??   tu n’as pas de compte au Lichenstein ?  tes augmentations sur les 20 dernières années font péniblement 20% quand le prix des vins a triplé ??

    Tu as deux solutions: tu changes de trottoir et de boulot comme l’autre te le dit…ou bien tu essaies d’acheter plus malin.Et là à Cairanne, y’a une secte bizarre, avec une sorte d’église, un oratoire. Et des miracles à la pelle, je te prie de le croire. A tarifs encore humains !!  même les pauvres peuvent (presque) en acheter ! 

    Cf mon compte rendu de 2009 (!! tiens c’est retour vers le futur ici !), j’étais tellement confiant que j ‘ai gardé quelques bouteilles de de CR: [b]Cairanne Haut Coustias 2005 Rouge Domaine Oratoire Saint Martin

      [/b]

    Bon évidemment visuellement le vin est de couleur rouge brique, avec une forte turbidité.juste un peu de dépôt sur la bouteille, et vers la fin ça voltige de partout dans le verre, mais on n’est pas là pour faire boire Marie-Chantal…(Pour ça y’ a du vin nature, vous savez ceux qui mettent pas de soufre, mais qui font des filtrations quasi stériles pour stabiliser leurs vins..Bref je m’égare..)

    Nez de toute beauté, hyper puissant qui boucane comme un Châteauneuf du Pape, avec une pointe de Mourvèdre reconnaissable.

    La bouche est encore restée assez corpulente, mais la masse tannique s’est civilisée avec le temps, ça roule tout seul sous les papilles cette affaire.

    Très jolie longueur en bouche , nuances complexes de garrigue, de cuir, de viandes.

    Ce vin qui était un peu rude dans sa jeunesse commence à se livrer. Et il peut tenir encore 8-10 ans sans aucun problème à mon avis. Représentant remarquable de l’appellation Cairanne, je vous le garantis, mais gouté trop jeune faut reconnaitre que c’est plutôt une boisson d’homme quand même.

    Ce domaine est une des plus sures valeurs de la région, un des tous meilleurs Cote du Rhone bus l’an passé a été en ce qui me concerne une Réserve des Seigneurs 1999  (cuvée milieu de gamme de mémoire).

    Je vois avec soupir le prix des chateauneuf s’envoler, je vais rechercher des Cairanne (et Rasteau aussi), pour me consoler.

    YR

     

    yves Reinmund
    Participant

    [justify]Gouté il y a quelques temps,j’avais oublié de faire le compte rendu de ce superbe flacon que ce Meursault premier cru Les Perrières 2018, domaine Michel Bouzereau

     

    Jolie robe jaune clair, très jeune, aucune évolution visible dans le verre.

    Le nez ne ment pas, est s’impose souverainement par son expressivité, sa puissance: senteurs citronnées, puis la complexité vient avec des nuances de fougères, de léger grillé.

    La bouche est à l’image du nez: concentrée, puissante mais remarquablement équilibrée par une juste acidité. Nous sommes clairement dans le très haut de gamme avec cette bouteille , a l’image de la propriété et se sa production…mais encore en mieux !

    Très longue finale qui confirme les flaveurs d’agrumes et d’amandes (noisettes ?) du nez et de la bouche.

    En conclusion j’ai eu la chance de boire un très grand vin je pense, sur cette bouteille du moins.J’ai récemment bu un Clos des Perrières 2007, et elle au minimum a un niveau équivalent de concentration,d’expressivité même s’il est difficile de comparer deux vins avec une différence d’âge assez importante.

    Toute ma tablée a remarqué l’extrême qualité de la bouteille, béotiens compris. Ce qui prouve aussi que lorsque l’on sert un (très)bon vin, les gens s’en aperçoivent tout de même.

    Encore une (très) belle démonstration de ce domaine.Mais maintenant va falloir obtenir du 2020 et là c’est pas gagné…[/justify][justify]YR[/justify]

    yves Reinmund
    Participant

    L’ami Hervé me reçoit rapidement, et sait que j’apprécie hautement son hospitalité, et la cuisine de Madame. Et aussi sa cave évidemment, mais là au moins je suis venu plus pour la remplir que la vider ! 

    Ares avoir devisé quelque peu sur la région, les prix des 2020, les tarifs, quelques potins, on me sert ce joli CR: Gevrey 2010 Les Evocelles, Domaine des Tilleuls – P.Livera.

     

    Je connais peu ce domaine, un peu mieux les Evocelles par contre qui est un quasi premier cru reconnu de presque tous ( on m’a expliqué plusieurs fois que situés sur la commune de Brochon, les vins n’ont jamais pu obtenir le classement en 1er cru de la part de de Gevrey (en toute confraternité je suppose!). 

    Robe encore assez peu évoluée, rouge pourpre foncé. Nez un peu réduit au départ, mais qui va s’affiner assez vite dans le verre, laissant place à de jolis arômes de bigarreaux, une petite touche fumée aussi assez sympathique.

    Belle structure en bouche, on est au niveau des premiers crus sans problème ! L’ensemble est riche et sphérique, avec des tanins souples qui tapissent harmonieusement le palais.

    Finale qui reprend les arôme du nez, et d’excellente longueur. Et toujours cette note un peu fumée, (boisée?) complexe, évolutive.

     J’ai indiqué à Hervé tout le bien que je pensais de sa fiole, et lui ai demandé de me resservir derechef !! 

    Belle bouteille, m’a rappelé un peu par son style Denis Bachelet (donc très bien!). Une bonne découverte que ce domaine dont je n’avais que rarement goûté la production, et sur de jeunes bouteilles qui plus est.

     YR

    yves Reinmund
    Participant

    Une petite contribution de ma part , suite à un récent débat ou le CR:Sociando Mallet 1996 semblait recueillir des avis forts divergents.

     

     La visite de ma fille, née en 1996 me donne l’occasion d’ouvrir une bouteille et de faire le point.

     Robe encore foncée, un peu d’évolution orangée sur le disque mais rien de méchant. Dépôt assez visible sur le col de la bouteille, ainsi qu’au fond. 

    Nez type du Médoc, et du Cabernet : Il reste encore un peu de cassis de fruits noirs mais on commence a évoluer vers le tertiaire, doucement. 

    Jolie attaque en bouche, le vin est est encore riche en tanins, mais ces derniers sont arrondis par l’âge. Belle concentration, pas de creux ressenti. 

    Longue finale sur le cuir, le tabac et une discrète note un peu mentholée, rafraichissante. 

    Très joli flacon pour moi, on peut lui faire confiance encore une bonne dizaine d’année. Conforme à mon souvenir d’il y a 3-4 ans. 

    Je n’explique pas ce qui s’est passé avec la bouteille de notre ami O Mottard (défectueuse, lot « raté »?), dont les commentaires m’avaient étonné ( Je le dis en toute sincérité, d’autant que je le considère comme un des intervenants les plus fiables de LPV) 

    NB : Je ne connais aucunement O. Mottard, mis à part le fait que nous partageons visiblement les mêmes bouteilles en caves parfois!

    NB2 pour Papé: Sociando Mallet 2003 c’est en effet excellent !!! Il n’a presque pas vieilli en 20 ans !

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Ce vin est parfaitement buvable, il a quand même 33 ans !!!

    Ensuite c’est  voir avec ton gout personnel, mais autant en profiter à mon avis sur le fruit, si l’on est pas trop fan des vieux arômes de crème brulée et de caramel oublié sur le feu ! (je sens que je vais me faire des amis )

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Bonjour

    Il s’agit d’une cuvée top luxe de SGN, en principe encore mieux sélectionnée que la cuvée « s ».

    J’ai gouté une fois seulement, c’était de la quintessence de Gewurtz. A réserver aux amateurs de vins très sucrés toutefois, mais j’en fais partie !!

    YR

    NB : très beau cadeau, on ne s’est pas moqué de toi !

    yves Reinmund
    Participant

    J’ai envie de goûter un rouge jeune, sur le fruit avec une bonne entrecôte.Je choisis ce :

    CR: Saumur 2018 domaine Guiberteau, qui m’avait bien plu cet été dans un restaurant Alsacien.

    Le robe est encore rouge foncé, avec des reflets violacés dans le verre.

    Le nez est direct,sur les fruits rouge, des nuances de framboises jaillissent du verre.

    La bouche est beaucoup plus volumineuse que dans mes souvenirs, mais l’extraction est très réussie, les tanins sont très abondants mais pas du tout asséchants.

    longue finale sur le fruit, pas très complexe mais ce n’est pas ce qu’on lui demande avec seulement 2 ans de bouteille.

    Très joli produit, qui devra s’affiner avec bonheur dans quelques années.

    Je me demande par contre si mon flacon est représentatif de la production globale du domaine, car comme vous le constatez sur la photo, le dépôt de fin de bouteille était…énorme pou un vin aussi jeune.

     

    Ça ne m’a pas dérangé le moins du monde !!

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [justify] [justify]Starbuck, 

    intrigué par ton dernier commentaire sur ce CR: Tessons 2015  Michel Bouzereau, un week end pluvieux et une bonne Blanquette
    de Veau me donne l’occasion de faire le point sur ce flacon.

    le niveau de ma bouteille est nickel, le bouchon idem. Le flacon provient directement du domaine.

    Au niveau de la couleur le vin est encore jaune très clair, aucune évolution notable n’est visible.

    Le nez rassure immédiatement sur les qualités du breuvage, il reste conforme à mon souvenir:puissant, sur les fleurs blanches.

    Ires belle attaque , de la tension qui porte loin le vin en bouche, avec une finale de grande ampleur sur la fougère, 
    et toujours cette note un peu anisée, mentholée presque très intense.

    Un très beau Tessons ma foi, comme toute la gamme des 2015 de Bouzereau à mon avis.

    Nous voilà donc rassuré, je pense que tu es tombé sur une bouteille à problème (bouchon ?) qui a oxydé prématurément.

    YR[/justify][/justify]

    yves Reinmund
    Participant

    Je regoute CR: Calon Segur 2001 , Saint-Estèphe, après un essai en demi-teinte il y a quelques années. Comment évolue-t-il à 20 ans ?

     

     La robe est restée opaque, et rubis très foncée. Aucune évolution orangée n’est visible dans le verre . 

    Nez de bonne ampleur sur le fruits noirs (cassis, myrtille), avec une touche un peu boisée. 

    Attaque en bouche un peu molle, puis arrive un net creux, inattendu vu le nez et la couleur du vin . Le contraste est en  effet assez fâcheux et obère l’équilibre général du vin , tant le manque de structure se fait sentir.

     Finale gentillette sur la baie noire, une note boisée. Le tout reste un peu simple, et monochrome. 

    En conclusion une bouteille un peu décevante vu son pédigrée, on peut jouer le vieillissement du vin si l’on est optimiste, mais pour le moment Calon 2001 reste  sur la réserve. Me rappelle le 1990 qui ne s’est jamais réellement bonifié en final, nous sommes à mille lieues du 2003 et des meilleurs vieux millésimes
     
    YR
     
      

    yves Reinmund
    Participant

    Félicitation pour ce compte rendu instructif en effet.

    Dommage que vous n’avez pas inclus un Bourguignon correct qui aurait servi de repère, d’étalon, pour comparer le niveau général de l’ensemble (qui semble fort correct toutefois d’après vos commentaires).

    J’ai très peu d’expérience en Pinot Noir étranger, ce que j’ai gouté approchait au mieux un honnête village , tout en coutant beaucoup plus cher…effet dissuasif en ce qui me concerne donc.

    Mais j’aimerai bien gouter les bons domaines de l’Oregon, qui sont parait il bluffants.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

     
    Il y a quelque jours , je range un peu ma cave et tombe en arrêt devant un revenant…un flacon planqué derrière une pile de Bordeaux , et qui y dormait depuis 20 ans au moins !
     CR: Hermitage 1989 Coopérative de Tain Hermitage.

    J’avais acheté ce vin dans un petit supermarché place Voltaire à Paris XI ème, pour la folle somme somme de 55 ou 60..francs ! (achat  important pour moi à l’époque ).  J’ai longuement soupesé la bouteille, me suis rappellé mes soirées vomito en Sup de Co de l’époque, mes vieilles copines, et je me suis dit : a-t-il tenu le coup ?

      

     Le dépôt est très important dans le col de la bouteille, et au fond de cette dernière. C’est qu’au moins il y avait quelque chose à déposer alors..Bouchon un peu mou, mais qui s’extrait sans anicroche.

     La robe est brique claire, mais très opaque. Forte turbidité, ça voltige de partout dans le verre ! 

    Le nez est sans surprise assez évolué mais dans le bon sens du terme : Fines épices orientales, une touche de garrigue, un zeste de café presque. C’est assez fin et complexe, et très au dessus de mes espoirs je dois l’avouer !

     L’attaque en bouche est assez douce au départ, car le vin est assez patiné par l’âge. Mais ensuite c’est riche et plein, sans aucun creux de milieu de bouche comme on aurait pu le craindre. Ce serait même plutôt le contraire !! 

    Longue finale , toujours aussi épicée et intense que le nez. L’élevage se fait plus sentir qu’au nez avec une note de muscade très agréable, qui souligne juste comme il faut de fins arômes viandés

     Très jolie bouteille que ce flacon, dont je n’étais moi-même pas tout à fait convaincu des qualités intrinsèques au départ…indubitablement un des meilleurs vins de Coop. bu dans ma vie, mais il faut dire qu’il ne sort pas du néant non plus… 

    Juste un petit mot tout de même : Hermitage de Coop 32 ans en pleine forme….alors pitiez les amis, n’ouvrez aucun Hermitage de propriétaire avant 15 ans (au moins!!!), vous perdez au minimum 50% du plaisir que vous donnera la même bouteille avec 10 ans de plus.

     YR amateur de vin populaire, démocratique, et coopératif.

    yves Reinmund
    Participant

     Un bon repas avec des amis, et évidemment on sert l’apéritif. Comme je reçois des voisins qui sont des néophytes en matière de vin, je décide de les initier non pas au Champagne de supermarché, mais au vin liquoreux.

     Je choisis ce vin encore assez jeune, mais simple à comprendre:  CR: [b]Château Lamothe Guignard 2009; GCC Sauternes

     [/b] 

     Robe paille foncée, avec des nuances orangées  Nez expansif d’agrume et ananas, encore très fruité. On perçoit déjà au nez un botrytis intense. 

    La bouche est riche, bien concentrée et soutenue par une acidité de bonne tenue  (et indispensable même pour un équilibre correct ! ).  

    Finale de très bonne tenue, avec de longues rémanences sur le fruit jaune, et l’exotisme (ananas, noix de coco/vanille apporté par un élevage bien géré, présent mais qui souligne juste ce qu’il faut). 

     Un très beau Sauternes bu un peu jeune sur sa fougue, sa pétulance, et qui a conquis toute la tablée, moi inclus ! 

    On lit parfois que les liquoreux n’ont pas la côte, il est vrai que ces vins sont à la peine question tarif c’est certain pour Bordeaux  (je sais que je vais faire bondir , mais quand je vois certaines liqueurs plus qu’approximatives ….vendues 2-3 fois le prix de cette petite merveille, réellement j’ai du mal à comprendre leur succès..)

    Mais sur les bouteilles correctes, et c’était bien le cas de cette dernière, mêmes les palais les moins avertis reconnaissent la qualité du breuvage servi. Ce qui est rassurant. 

     YR 

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