yves Reinmund

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  • yves Reinmund
    Participant

    Apres un passage au domaine cet été (ou je salue la parfaite urbanité de mes hôtes , et un accueil quasi professionnel), je ne peux peut plus résister à l’envie de gouter un vin qui m’avait fait très grosse impression : CR: [b]Riesling Steinstuck 2019.

     [/b]

    De robe jaune très clair, ce vin servi assez frais dégage un bouquet assez impressionnant sur des flaveurs citronnées, mais aussi complexes de pierres chaudes, je ne sais pas tres bien décrire exactement mon ressenti, mais on a une impression assez semblables  à Chablis (donc très bien !!!).

    Bouche de grande concentration, précise et élancée , portée par une acidité ferme mais au juste niveau, qui porte le vin très loin en finale.

    En finale le coté citronné laisse place à un gout plus floral, et toujours ces notes succulentes de caillou. OOUUHHAAA !!  

    Aucun sucre résiduel ne m’apparait.

    En conclusion: Ce vin est ce que j’appelle un véritable Riesling « premier cru »!  Très impressionnant pour ceux qui aiment le style sec et sans concession. Ce vin me fait une (très) grosse impression, il va falloir résister à l’envie de ne pas en déboucher d’autres…Très longue garde prévisible à mon avis.

    PS: je viens de vérifier sur DeepL, en effet j’ai bien raison : »Riesling de la mort qui tue »  se traduit bien en Allemand par « Steinstuck » ! 

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Apres un passage au domaine cet été (ou je salue la parfaite urbanité de mes hôtes , et un accueil quasi professionnel), je ne peux peut plus résister à l’envie de gouter un vin qui m’avait fait très grosse impression : CR: Domaine Muré [b]Riesling Steinstuck 2019.

       [/b]

    De robe jaune très clair, ce vin servi assez frais dégage un bouquet assez impressionnant sur des flaveurs citronnées, mais aussi complexes de pierres chaudes, je ne sais pas tres bien décrire exactement mon ressenti, mais on a une impression assez semblable  à Chablis (donc très bien !!!).

    Bouche de grande concentration, précise et élancée , soutenue  par une acidité ferme mais au juste niveau, qui porte le vin très loin en finale.

    En finale le coté citronné laisse place à un gout plus floral, et toujours ces notes succulentes de caillou. OOUUHHAAA !!  

    Aucun sucre résiduel ne m’apparait.

    En conclusion: Ce vin est ce que j’appelle un véritable Riesling « premier cru »!  Très impressionnant pour ceux qui aiment le style sec et sans concession. Ce vin me fait une (très) grosse impression, il va falloir résister à l’envie de ne pas en déboucher d’autres…Très longue garde prévisible à mon avis.

    PS: je viens de vérifier sur DeepL, en effet j’ai bien raison : »Riesling de la mort qui tue »  se traduit bien en Allemand par « Steinstuck » ! 

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Apres un passage au domaine cet été (ou je salue la parfaite urbanité de mes hôtes , et un accueil quasi professionnel), je ne peux peut plus resister à l’envoe de gouter un vin qui m’avait fait tres grosse impression : CR: [b]Riesling Steinstuck 2019.

     [/b]

    De robe jaune très clair, ce vin servi assez frais dégage un bouquet assez impressionnant sur des flaveurs citronnées, mais aussi complexes de pierres chaudes, je ne sais pas tres bien décrire exactement mon ressenti, mais on a une impression assez semblables  à Chablis (donc très bien !!!).

    Bouche de grande concentration, précise et élancée , portée par une acidité ferme mais au juste niveau, qui porte le vin très loin en finale.

    En finale le coté citronné laisse place à un gout plus floral, et toujours ces notes succulentes de caillou. OOUUHHAAA !!  

    Aucun sucre résiduel ne m’apparait.

    En conclusion: Ce vin est ce que j’appelle un véritable Riesling « premier cru »!  Très impressionnant pour ceux qui aiment le style sec et sans concession. Ce vin me fait une (très) grosse impression, il va falloir résister à l’envie de ne pas en déboucher d’autres…Très longue garde prévisible à mon avis.

    PS: je viens de vérifier sur DeepL, en effet j’ai bien raison : »Riesling de la mort qui tue »  se traduit bien en Allemand par « Steinstuck » ! 

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Je goute ce vin dont je ne connais absolument rien du tout….mais qui a plu à toute la tablée ! On me sert à l’aveugle ce CR: Châteauneuf du Pape 1995, domaine de la Charbonnière.

     

    D’un jolie couleur rubis, qui commence à tirer vers l’orange (et encore, sur le bord, pas plus), il suffit de voir le dépôt dans la bouteille pour savoir qu’on va avoir à faire à une vrai boisson d’homme ! 

    Joli nez de Rhône évolué, ou de Languedoc  ?  En tout cas nette touche chocolatée et cuir m’invitent soit dans le Sud, soit chez Nesquick.[justify]La bouche est très convaincante, avec des tannins très fins mais fondus. Et là je me dis que ça commence à ressembler plus à une Châteauneuf qu’ à un Languedoc.

    Longue finale sur le cuir, les épices. Ca boucane à mort, j’adore !!! Et toujours cette touche cacaotée assez nette.

    Il faut se lancer:  Newcastle 15 ans. Style Classique pas boisé.   Bon, je suis pas trop loin l’honneur est sauf !! .

    Je lis avec grand intérêt le début de la rubrique dédiée à ce domaine, peu commenté en effet. Je suis plus en phase avec les commentaires de T. Debaisieux qu’avec ceux d’in Vino Veritas..J’ai trouvé ce vin très chouette à 26 ans d’âge, et il peut tenir encore 5-10 ans dans une bonne cave. 

    YR[/justify]

    yves Reinmund
    Participant

    Bon, j’en ai marre d’attendre, de poireauter. Je sais bien que c’est un peu top tôt, mais je décide le mois dernier de me faire plaisir en ouvrant ce CR: Gevrey « Les Cazetiers » 2010 domaine Philippe Leclerc.

       

    Comme disait mon grand-père, « le Général, quand il cause dans le micro tu l’écoutes.. »
    Un Cazetiers c’est pareil, on le verse dans le verre et il nous raconte une histoire ! 

    La robe est étincelante, rubis foncé. Un peu de dépôt au fond de la bouteille car le vin est non filtré chez P.Leclerc. 

    Le nez est de toute beauté, avec de fortes effluves de fruits rouges et toujours cette note d’élevage puissante mais raffinée d’épices, de cuir. Le tonneau neuf y’a que ça de vrai ! 

    Attaque en bouche assez ferme, il y a indubitablement du vin dans ce flacon, mais l’ensemble commence un peu à s’amabiliser, les tanins sont fins, maîtrisés par l’élevage. Du très bel ouvrage. Longue finale sur la cerise, et encore ce parfum un peu sauvage, un peu fauve.

     Excellente bouteille, mais je n’en attendais pas moins. J’aime les vins virils de ce secteur de Gevrey (Cazetiers, Combe aux Moines). Ils demandent un peu de patience mais ils débordent de sensualité une fois à point.  J’apprécie beaucoup la manière dont ils sont vinifiés par P. Leclerc, à l’ancienne mais dans un style ou le renard ne s’est pas encore introduit dans le poulailler. 

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    En effet ce vin est évidemment à boire, mais 1999 est un millésime exceptionnel en Bourgogne, je suis certain qu’il existe nombre de domaines dont les simples Bourgognes sont de ce niveau. Il peut tenir encore 4-5 ans je pense.

    Mais ça, il fallait le savoir dès le début…et faire le tri en vue d’une grande garde.

    Sinon j’aime bien le style de P Leclerc, c’est parfois irrégulier, mais en bon millésime c’est vraiment du vin, on sent bien la race du terroir. (C/R d’un excellent 2010 à venir ). 

    YR

     

    yves Reinmund
    Participant

    Bonjour Phil.

    J’ai été très content de la performance de ce simple Chinon qui confirme à mes yeux en effet la bonification évidente du Cabernet Franc en bouteille, même si en effet on pourra toujours trouver ici ou là des exemples de vins jeunes et fort plaisants.

    Mais dans l’ensemble, la supériorité des vins d’au moins 10, voire 15 ans en grand millésime ne fait guère de doute à mes yeux.

    Pour en rester sur le domaine O. Raffault, j’ai bu ces dernières années deux autres vins :

    « La Singulière » 2011: Cuvée de luxe, concentrée et assez boisée. Très bel équilibre d’après mes souvenirs, mais très long vieillissement indispensable !   Un exercice de style qui peut heurter les puristes, mais quel volume en bouche ! 

    ‘Les Champs Chenin » 2001: issue d’un millésime assez compliqué en Chenin, était marqué par le botrytis il m’a semblé. Pas super complexe, mais avait tenu le coup à ma surprise, je pariais sur un vin archi-cuit !! 

    YR

     

    yves Reinmund
    Participant

    Ce qu’il y a de bien quand on ne range plus trop sa cave depuis des années, c’est qu’on peut y découvrir parfois des bouteilles passablement inconnues !! ( j’ai supposé qu’elle venait du stock de mon père donc, n’ayant pas acheté moi-même de 1999 chez P. Leclerc.).

     Alors là c’est plus fort que moi, faut que je goûte sur le champ cette fiole :CR: Bourgogne « Les bons Bâtons » 1999, Philippe Leclerc.

     

    Je dois avouer que malgré son pedigree somme toute assez modeste, vu le millésime et le producteur je pars assez confiant. Même pas prévu de back-up. 

    Belle couleur rubis clair, on est dans un style classique que confirme un nez assez « fauve », typique des bourgognes d’avant macération pré-fermentaires. Pour les jeunes ne pas chercher du cassis et de la ronce, vous n’en trouverez pas ici !! Ca sent juste la cerise et un peu le poulailler, mais juste ce qu’il faut ! 

    La bouche est assez remarquable compte tenu de l’appellation générique, et à l’aveugle j’aurais bien misé ma chemise sur un village de la Côte de Nuit ! Belle harmonie d’ensemble, des petits tannins tout fins soulignent la fin de bouche comme il faut. 

    Finale assez longue sur les fruits macérés, et toujours cette touche épicée-viandée fort goutûe ma foi ! 

    En conclusion très belle démonstration du savoir-faire du domaine avec ce flacon qui a très bien tenu le coup. Le reste de la gamme doit certainement valoir le détour, si l’on apprécie ce style à l’ancienne évidemment. 

    Pour comparer, j’ai eu quelques modestes succès à l’aveugle en dégustation en citant non pas P Leclerc, mais Dominique Laurent parfois, qui a eu sur certaines bouteilles bues une approche assez semblable  (pas toutes je le précise). Ce style doit plaire à tous les vieux schnoques de + 50 ans, qui ont connu les Bourgognes d’avant les années 90.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Un vieux Chinon de quasiment 20 and d’âge, ça doit se laisser approcher non ?…le hic de cette bouteille, c’est que c’est un simple Chinon « de base » , et non une cuvée sélectionnée..Bref, il y avait du pour et du contre à ouvrir ce CR: [b]Chinon 2002 « Les Barnabés » domaine Olga Raffault.

     [/b] 

    La seule solution pour y voir clair était donc après avis médical, une bouchectomie en bonne et due forme afin établir un diagnostic clair. 

    La couleur dans le verre est un joli rubis encore assez vif, le vin n’est pas si marqué par l’âge en fait, juste un petit peu orangé sur le bord du disque. Le nez est dominé par le tertiaire, mais de noble facture, et pas trop envahissant, il reste un peu de fruit (fraise, framboise), qui perce agréablement derrière le sous-bois, les épices.

     L’attaque en bouche est encore assez nette, ce vin reste bien charpenté, ce qui est son gros point fort car il y a un bel équilibre entre une assise tannique fondue, et un alcool qui enrobe bien le tout.

     Belle finale sur les épices, un petit goût de fumée, presque de zan qui rafraîchit bien la bouche. 

    En conclusion un fort joli flacon, qui s’est révélé bien meilleur que l’on pouvait le penser de prime abord, pour une entrée de gamme de ce joli domaine. J’aimerais bien goûter « Les Picasses » 2002 pour tout dire ! Ce flacon confirme également (si besoin était), que le vieillissement est indispensable aux vins de Loire à base de Cabernet Franc : J’avais participé il y a quelques années à une soirée « Loire Rouge », les meilleurs vins commençaient au millésime 2005 et antérieurs. Après c’était bon, mais encore trop jeune ! 

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Je goûte pendant un petit voyage en Alsace un vin facturé pas trop cher dans un restaurant local, attiré par le millésime et la réputation de cette cuvée , qui m’a très rarement déçu par le passé, je dois le dire.

     Bref, je commande ce CR: Riesling Frédéric Emile 2008, Domaine Trimbach. On va voir ce qu’on va voir.

     

     On me le sert bien frais, température torride semaine dernière sur le secteur des grands crus !

     Belle couleur jaune claire, le vin n’est pas évolué à l’œil. Les grands verres que l’on m’a alloué facilitent le développement des arômes, mais je vous prie de croire que nous sommes d’entré de jeu dans le super haut de gamme par la précision et la concentration du citron confit, du cédrat..Très légère notes de pétroles mais rien d’envahissant.

     On retrouve la densité du nez dans l’attaque du vin en bouche, qui est très concentrée, mais parfaitement équilibrée par une bonne acidité. Très longue finale sur des notes citronnées, avec une légère amertume rafraîchissante. Évidemment aucune sensation sucrée ne vient perturber l’ensemble. 

    Ma conclusion ?? : Très Grand Vin !! J’ai lu quelques commentaires compassés sur cette bouteille, et vraiment, sauf accident de bouteille possible ; je ne vois pas ce qu’on peut demander de plus à un Riesling..ou alors pas beaucoup plus !

     PS : j’ai pu goûter également le CR: Pinot Noir Réserve « Cuvée 7 » 2016 qui m’est apparu de très bonne facture, alors que je ne suis pas toujours fan des Pinots Alsaciens. De bonne concentration, avec un joli parfum de cerise, il a parfaitement rempli son job à table. C’est au niveau d’un Village de Bourgogne et ça vaut donc largement le prix demandé (env 25€ de mémoire). 

    YR . Trimbach forever.

    yves Reinmund
    Participant

    Bonjour à tous. Je ne sais pas si c’est un effet de la fin du confinement, mais je bois en ce moment des vins très sympathiques, dont le niveau est même surprenant pour certains dont je n’attendais pas  une telle qualité (les C/R suivront prochainement).

     En revanche rien d’inattendu pour cette CR: Croix Petite 2001, Domaine d’Escausses, Gaillac ! Ce vin a toujours été très bon jeune, et promettait de bien belles choses avec un peu d’âge. Oui mais après 20 ans, que restait -il de nos amours ???

      

    La robe est rouge brique foncée, assez mate dans le verre. Beaucoup de dépôt dans le col de la bouteille. Je bois un mini gorgeon et laisse une heure le vin un peu au frais, car il fait très chaud.

     Le nez est très séduisant sur des senteurs de fruits noirs, d’épices. Le vin est moins évolué que je ne l’aurais cru, on sent un peu de tertiaire mais c’est plutôt discret. 

    La bouche est encore pleine et riche, et constitue réellement le gros point fort de ce flacon. Les tanins sont encore bien présents mais veloutés et bien fondus. C’est un réel plaisir de les sentir tapisser le palais de manière plus que convaincante ! 

    Belle finale sur le fumé, une note de violette presque, et toujours ce parfum épicé-terreux du Braucol finement dosé ici . Un vrai vin « de pays » qui a la tête de l’endroit ou il est né ! 

    En conclusion très jolie bouteille qui m’a enchanté, et qui démontre aussi que le prix n’est pas toujours et forcément le juge ultime de la qualité intrinsèque d’une bouteille. Ce vin est presque vendu en dessous de sa qualité réelle , et pour avoir possédé plusieurs millésimes je peux affirmer qu’il est très régulier à haut niveau. Je regrette d’avoir bu mon stock de 2005 et 2010 !! 

    Merci à J Perez de m’avoir fait découvrir ce domaine il y a 20 ans. 

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    On ne peut que louer cette politique ultra raisonnable de tarif, d’autant que les anciens clients le savent, c’est la deuxième ou troisième fois que le domaine applique des baisses de tarifs !! (en 15 ans en gros)

    Sauf erreur de ma part, il s’agir d’un cas rare (voire assez unique !) en Bourgogne pour être souligné.

    Je dois aussi rajouter que pour ceux qui trouveraient que le domaine est trop cher, le Puligny 1er cru est à 35E , mais que si l’on vient le prendre au domaine, on a -10% sur le tarif !!  (NB sur les autres vins aussi).

    Cette année; plutôt chaude, ne passez pas à coté du simple Chassagne rouge, délicieux après quelques années; ainsi que du Meursault 1er cru La Pièce Sous le Bois, tout à fait digne de son rang chez ce très honorable producteur !

    YR

     

    yves Reinmund
    Participant

    Cher Vyat, 

    je vous trouve bien sévère avec ce vin que j’ai bu ce week-End.

    Et je l’ai trouve certes boisé, mais très bon exactement pour les mêmes raisons que vous le trouvez affilié à la race des rongeurs !

    Enfin un vin de bourgogne très bien élevé, avec de l’excellent bois neuf bien dosé, qui n’assèche absolument pas la bouche. Evidemment il faut apprécier les aromes vanillés, mais l’ensemble me parait très bien  dans tous les sens du terme. Je le précise car c’est en final assez rare en Bourgogne ou le boisé est rarement présent de nos jours (Apres une mode en effet outrancière il y a 15 -20 ans, qui servait à cacher la misère d’une matière première  déficiente- ce qui n’est aucunement le cas ici.)

    La matière généreuse de ce vin m’a semblé pouvoir absorber tout ceci sans anicroche dans quelques années, et il se dégagera alors un délicat parfum de noisette , d’acacia , de fleur de sureau, de caramel, de poivre blanc (du Timor Oriental je précise). Bref, je pense que ca pourrait possiblement être vachement bon !!! 

    idem pour la cuvée « En Veau » gouté le mois dernier par contre. Bravo le Veau !.

    Nous verrons tout ceci dans quelques années, si je n’ai pas tout bu.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »claudius post=1151835″]CR: Château Montrose 2002  – Saint-Estèphe

    les 2002 sont-ils en train de mal tourner ? [/quote]
    Ont ils bien tourné un jour ???  (mis à part quelques exceptions, il en faut bien pour faire une règle générale communément admise).

    Goutés à leurs sortie en primeurs, aucun achat cette année là en ce qui me concerne. Et je ne crois pas être un exemple unique..

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Mon père,  je vous avoue tout… J’ai gravement pêché …
    … Mais à l’insu de mon plein gré, je le jure !!! 

    Je range la cave de la famille, et je tombe sur deux bouteilles d’un vin inconnu pour moi, à savoir :

    CR: Château la Croix Taillefer 2005
    Pomerol

    Je n’ai pas pu résister à la concupiscence de la chair, mon père, mes bas instincts ont été plus forts que moi, il a fallu que je goûte. Et c’est ensuite que j’ai su que j’avais bu un vin bio, produit d’ailleurs à l’époque où ce n’était pas du tout la mode !

    Visuellement le vin est encore très jeune, effet 2005 je Suppose.

    Robe rouge très foncé, aucune évolution notable.

    Le nez est puissant, profond, très Merlot avec des nuances de fruits noirs, de petit touche d’élevage est notable, mais très bien gérée. 

    La bouche est encore riche, onctueuse même, les tanins sont bien enrobés, savoureux.

    Je ne suis pas certain que ce vin soit encore à son apogée !

    Finale très sympathique sur le fruit noirs, une touche de violette. Et puis une très jolie pointe chocolatée du meilleur effet. Un très joli produit que ce Pomerol inconnu (pour moi évidemment). On peut le garder 10 ans sans crainte.
    Je n’ai aucune idée du prix, mais on doit être très loin des ténors du secteur qui rivalisent avec la Bourgogne question tarif.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Avec un bon carré d’agneau, quoi de mieux qu’un Pauillac, je vous le demande !! .Je cherchais en fait un vin de pays bio et sans soufre dans ma cave, mais c’est étonnant, je n’en n’ai pas trouvé… 

    Alors en me cachant, j’ai ramené un bon ami, une valeur sûre :CR: ​​​​Pichon Baron 1998, 2eme cru classé de Pauillac. Le millésime sur le papier n’est pas transcendant en Médoc, mais au bout de 23 années, ça doit se laisser boire.

      

    Niveau de la bouteille excellent, le vin est dans le col (PS : ne pas chercher de contrepèterie !). Bouchon comme neuf, on ne lésine pas sur la qualité visiblement. 

    Robe un peu évoluée, rouge brique, mais encore assez opaque. Pas mal de dépôt sur le col de la bouteille. Rien que de très normal. Joli nez complexe sur des notes tertiaires, de fruits compotés, avec des notes épicées puissantes et changeantes. Mieux que bien !!

     L’attaque en bouche reste encore plutôt ferme par contre, contrairement à ce que pouvait laisser présager le nez. Ce vin est encore puissant, et commence tout juste son apogée à mon avis. Les tanins sont un peu secs en finale (Effet millésime 98 ?), mais à table l’ensemble passe très bien. Longue finale sur les épices, et une très sympathique note de tabac dont je laisse le soin à certains de mes amis de déterminer la provenance (Havane, Honduras, ?), je fume mais pas le cigare !   Et puis faut pas être mythomane non plus..Mais ça sent le tabac c’est certain !

     En conclusion une fort jolie bouteille, hyper classique, du Bordeaux qui a bien vieilli après 20 ans d’âge. Il est même au-dessus de ce que j’attendais vu le millésime, mais n’est-ce pas l’apanage des grands châteaux que de surperformer les années moyennes ?.

     J’ai tendance à penser de plus en plus que Pichon Baron est plus régulier que Pichon Comtesse, dont certaines bouteilles m’ont laissé un souvenir très mitigé, ce qui n’est pas le cas avec P.Baron. Il nécessite de la patience par contre !  Amateurs pressés, s’abstenir !

    YR. Pauillac Forever. Et mort aux vaches.

    yves Reinmund
    Participant

    Je tombe en rangeant ma cave sur un vieux truc dont j’avais presque oublié l’existence…CR: Chateau Nenin 1996, Pomerol. Allez hop, tout effort méritant réconfort je ramène la bouteille à table, en me demandant ce que ça vaut quand même (96 année pas terrible en rive Droite).

      

    ]La robe est assez tuilée, rouge brique. Un petit dépôt très fin voltige dans la bouteille. Bouchon nickel par contre. Le nez est nettement tertiaire, on est dans le sous bois, le cuir, la muscade. Pas hyper développé mais correct.

     La bouche est encore assez construite, les tannins présents, bien polis par le temps. Ce vin n’est pas un monstre de concentration, mais il est est franc, équilibré. La finale reprend les arômes du nez, avec une longueur modérée mais encore une fois correcte, avec une pointe de tabac. 

    Finalement il n’est pas si mal que ça ce Nenin 1996 ! On en se relèvera pas la nuit pour en boire, mais il a mieux tenu le coup que je ne le pensais. Il est même bien meilleur que certains crus de St-Emilion beaucoup plus cotés qui m’ont fait dans ce millésime capricieux de bien mauvaises surprises.. 

    PS : ce vin date de l’ère Despujols, avant le rachat par H.Delon. J’ai très peu goûté ensuite, mais le style a radicalement changé c’est certain.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    J’ai acheté un carton de 6 bouteilles de ce CR: Château Marjosse 2016  Bordeaux , en GMS il y a quelques années, sur la base d’un vieux souvenir assez plaisant (Marjosse  98 ou 2000 ?).  

    Qui plus est le tarif de ce vin est asse doux (8 Euros environ de mémoire),  bref même pas un quart de bouteille de n’importe quel beatnik  qui fait du Vin de Pays bio dans les Cévennes, c’est vous dire si  c’est donné ! 

    Pour voir un peu ou se situe ce vin, hop, je débouche une bouteille et ;  tel à Koh Lanta, ma sentence est irrémédiable !!: C’est très bien fait et bien trop jeune encore !

      

     Le vin est encore très foncé, presque violet encore.Le nez reste très jeune, avec des arômes primaires de fruits noirs, une touche boisée mais pas envahissante. 

    La bouche est pulpeuse, encore un peu tannique en attaque. C’est probablement passablement merloté, mais il lui faut encore quelques années pour amadouer le tout à mon gout. Comprenons-nous bien, ce vin est quand même parfaitement à l’aise à table aujourd’hui. 

    Finale encore un peu rectiligne, car ce vin est trop jeune, mais il y a indubitablement du potentiel pour 8-10 ans sans aucun soucis. Je ne pensais pas que ce vin serait si peu évolué, j’ai ouvert un peu tôt je pense.

     Rapport qualité/prix EXCELLENT. Ne pas lui demander les performances de Cheval Blanc, mais ce flacon fait honneur à son appellation et même plus : Il représente ce que doit être le Bordeaux Moderne, le tout à prix ultra compétitif.Si j’en revois en millésime 18/19 je prends un carton de chaque. 

    YR. Paix, Amour et Bordeaux 30 ans d’âge .

    yves Reinmund
    Participant

    Messieurs, j’avoue tout : J’ai bien tenté de voir ailleurs, mais le vice était trop ancré en moi. Apres avoir bu à peu près tout ce que la France a fait de mieux, de pire,  j’en suis presque revenu à mon point de départ !.

     Alors en ce moment je bois pas mal de Bordeaux ! Et le pire c’est que je trouve ça très bon ! . Enfin entendons nous bien, des bouteilles à maturité, et rien ne m’énerve plus que les Dutroux et Emile Louis de la bouteille, qui goûtent un Cru Classé 5 ans d’âge en affirmant : Beurk, ilestpabo !!  Alors la suite arrive, bien connue en ce moment : Le bordo c’est kaka, on vous l ‘avait bien dit !
     Sans rire les gars..vous ne croyez pas que vous en faites un peu trop ??? 

    Prenez ce vénérable flacon : CR: [b]Château Calon Ségur 1986, Saint-Estèphe.

     [/b]

     Rien qu’a voir la robe rouge brique foncée, opaque, qui commence à oranger doucement on sait que l’on va l’aimer ce vin. Y’a du dépôt dans la bouteille c’est certain.

     Le nez signe de suite un festival de cuir, de fin sous-bois, une sorte de note terreuse très longuement épicée.

     L’attaque en bouche est encore ferme pour un vin de 35 ans , les tanins sont polis par ce long vieillissement qu’on a choisi pour lui en cave. Ce vin est d’une grande rondeur en bouche, il est  parfait, à point. Très grande longueur et complexité en finale, avec toujours ces notes épicées, changeantes et intenses qui font le charme des grandes bouteilles.

     C’est à mon avis une très belle bouteille en ce moment que ce Calon 1986. Il est très supérieur au 1990, et j’aimerai bien le comparer au 1988 dont j’ai un excellent souvenir.

    Mais là j’aggraverai mon cas auprès du tribunal .

    On en se refait pas, tant pis.

    YR

     

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »Paca72 post=1147564″]Question aux spécialistes de ce cru, quelle est la meilleure plage de dégustation pour les 60 ouvrées 2015 ?

    Bonsoir.

    Je ne toucherai pas une bouteille avant 2030 vu le millésime 2015, de très longue garde en principe. Et si tu n’en a qu’une attend 2035 à mon avis (j’ai bu récemment un 2006, mais pas encore débouché 2005 un peu similaire comme millésime).

    YR
     [/quote]

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