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- 13 avril 2021 à 2h41
- in reply to: Les Forts de Latour
« Bouteille au niveau du souvenir que j’avais de ce vin, qui fut l’un de mes premiers coups de cœur sur Bordeaux, il y a presque vingt ans. »
–> j espère que tu te rappelles de mes Forts de Latour 1982 !
YR. Un vieil ami qui a lui aussi presque 20 ans de plus !
- 10 avril 2021 à 3h13
- in reply to: Domaine Buisson-Charles, Meursault
Après un précédent essai il y a 6 ans, je décide a regouter ce : CR: [b] Volnay 1er cru Santenots 2005, domaine Buisson Charles
[/b]
Santenots 2005Sur le papier l’affaire se présente bien vu le millésime et le pedigree
Ce 2005 a toujours été un vin puissant, extrait même (P. Essa l’avait reconnu lors d’un repas organisé il y a quelques années) et n’était pas toujours à son avantage lors de (fraternelles !) confrontations avec les voisins ou d’autres millésimes du domaine. Oui, peut-être, mais moi je le trouvais digne de confiance sur le long terme, il me semblait avoir une histoire à raconter plus tard.
Bon comme il faut le faire respirer je carafe le vin 4 heures avant le repas (hérésie pour un Bourguignon !!).
Le vin en carafe a de l’allure, il est encore pourpre foncé de robe.
Au bout de deux heures je goute un mini-gorgeon et là il est clair que le vin n’est pas prêt, ou trop jeune ? Le nez est timide, et la structure en bouche encore très serré.
Pas du style rigolo quoi.Je ne désespère pas et change un peu l’ordre de service prévu, histoire le lui laisser deux heures de plus en carafe.
Au bout de trois heures déjà l’amélioration est assez spectaculaire :
Le nez commence à ressembler à du Pinot Noir, avec des nuances terreuses agréables, mêlées à des senteurs florales plus que fruitées.Mais c’est surtout en bouche que la bonification est marquée, l’ensemble demeure tannique, mais l’équilibre général du vin s’est nettement réhaussé, les tannins sont juteux et non plus raides. L’ensemble est toutefois très charpenté, ce n’est pas un vin pour Marie-Chantal il faut le dire. Mais il est très agréable en bouche, riche, puissant.
Longue finale toujours sur le lilas, la rose et une (fine)note épicée genre muscade(élevage ? terroir ?) de très bon aloi !
En conclusion j’ai failli le rater celui-là !! Mais j’avais un peu prévu le coup quand même, on s’est rattrapé aux branches et finalement c’est une belle bouteille. Mais je garde les deux restantes au moins 6/7 ans ! promis juré craché !
(NB : il a pulvérisé mon Gruaud 1990 sur le plateau de fromage).
YR
- 9 avril 2021 à 23h52
- in reply to: Château Gruaud Larose, Saint-Julien
AAHHH Gruaud-Larose….le premier grand cru classé du pauvre dans les années 80. Ca c’était de la bouteille je vous prie de le croire..et pour pas très cher en plus !! (et quand on a pas un rond tout est très cher !)
J’avais donc acheté en confiance quelques bouteille de ce CR:Gruaud Larose 1990, Saint-Julien, et j’en débouchai à l’occasion une pour voir. La présente allant sur ses 31 ans, on n’est plus dans le détournement de mineur alors allons-y..
Très jolie robe rubis foncé, un léger bord orangé mais rien de méchant. Par contre je trouve le vin peu opaque pour un Gruaud.
Le nez est sympathique, on a de belles senteurs de fruits noirs, un boisé bien géré, on commence à tirer vers le sous-bois mais subtilement. Pas une énorme complexité tout ceci…
La bouche est encore bien construite, les tanins fondus, mais là c’est flagrant, il y a un gros écart avec les Gruaud de légende que j’ai eu dans ma cave (82-83-86 par exemple..). le vin est très « lisse », rien ne dépasse ce qui fait que finalement rien n’en sort non plus..
Finale de bonne longueur mais pas très complexe, enfin pas ce qu’on attend d’un vin comme Gruaud sur un millésime comme 1990, soyons honnêtes.
Cette bouteille n’a fait que confirmer mes dégustations précédentes, c’est un bon vin, encore jeune même pourrait-on dire. Mais il lui manque le coté fougueux et sauvage de ses prédécesseurs pour prétendre les égaler. Il fait plutôt premier de la classe, mais sans génie. On est très très loin de Lynch-Bages ou Cos 1990, plus baroques.
Si je peux me permettre, ce vin m’a rappelé une autre bouteille bue (à l’aveugle) assez similaire dans sa physionomie générale : Lafite 1990. Très bien fait, mais aucune émotion forte ne se dégage finalement du verre.
Ne surpayez pas ce flacon, moi je rigole (voir la photo et le tarif « Intermerdier » de l’époque) mais je pense qu’il y a des vins entre 50 -80E qui doivent être meilleurs (y compris des crus non classés).
YR
- 2 avril 2021 à 19h59
- in reply to: Domaine Denis Bachelet, Gevrey-Chambertin
D’après ce que j ‘avais compris lors de mes visites, c’est le millésime 2014 qui voyait des changements importants, notamment avec le changement de tonnellerie.
Devant mon air pas très convaincu (faut dire que j’en ai bu des bouses sur 2014..), D.Bachelet m’avait suggéré 4-5 ans après d’ouvrir une bouteille pour constater que son vin était beaucoup plus pur, et sans gout de verdure, trait assez commun sur cette année.
J’ai ouvert je crois un Cotes de Nuits, il était très bien en effet , et je n’aurai jamais reconnu un 2014.
Je vais fouiller le fond de ma cave et prendre un 2013 pour voir ce qu’il en est. Je n’attends pas de miracle mais un vin correct (de mémoire les vins se goûtaient honorablement en fûts).
YR
- 13 mars 2021 à 3h44
- in reply to: Château Côte de Baleau, Saint Emilion
Je suis passablement connu des services de police pour ne pas avoir ce qu’on appelle un palais de fillette (ou PDF pour les initiés), mais là j’ai calé face à ce CR:Château Cotes de Baleau 2012, Saint-Emilion Grand cru classé..
J’avais acheté de vin par hasard lors d’une promotion quelconque, sur la base de souvenirs des années 90 qui étaient de bonne facture. Le vin avait gagné en concentration au fil des millésimes, mais restait encore harmonieux et pas cher d’ailleurs.
Au bout de 9 ans je découvre le breuvage..et j’ai une sorte de Terminator vineux, noir comme de l’encre et épais comme du sang d’orque.
En bouche mon supplice n’est pas fini, c’est sur-concentré , et très violemment boisé, on ne sent strictement rien à part un goût de café brûlé.
J’avoue ma grande perplexité face à un tel vin…je ne vois aucun intérêt à cet exercice de style ; on trouvera toujours moins cher et encore plus alcoolisé du cote des Zinfandel Américains .
J’espère reboire cette étiquette sous un jour un peu plus favorable , mais je me demande encore comment un domaine Bordelais peut arriver à produire un vin aussi antinomique des canons qui ont fait la renommée historique des vins de Bordeaux ( équilibre, saveur).
A moins que ce ne soit l’âge : Si vous trouvez ça trop fort, c’est que vous êtes trop vieux ! Il faut alors croire comme disait de Gaulle que la vieillesse est un naufrage…
YR
- 13 mars 2021 à 2h24
- in reply to: Château Tour du Haut-Moulin
Je regoute ce CR:Tour du Haut-Moulin 2005 (Haut-médoc) afin de voir son évolution après plus de 15 ans de cave. Je pars plutôt confiant puisque les crus Bourgeois 2005 commencent à bien se goûter depuis peu de temps ( Tour Haut-Caussan, Potensac notamment).
Le vin est encore assez foncé (rouge brique) et opaque dans le verre. Non filtré, beaucoup de dépôt dans la bouteille ce qui est assurément bon signe selon moi.
Le nez reste encore un peu timide au début de la dégustation, il faudra une bonne heure pour que se dégage des parfums assez lourds et puissants de fruits noirs, et une touche de fumée, d’âtre de cheminée presque. J’aurais placé ce vin en Pessac à l’aveugle ?.
La bouche est très charpentée pour un cru bourgeois, les tannins sont encore vivaces, et pour tout dire je termine la bouteille ce soir et l’ensemble est plus civilisé, plus harmonieux qu’hier soir. J’aime bien la qualité de bouche de ce vin, qui pourrait certes apparaître comme massif. Palais de Fillette s’abstenir.
Finale correcte, mais encore un peu simple dans son expression. Ce vin commence à évoluer lentement, il lui fait encore 4-5 ans à mon avis pour se bonifier. Les choses intéressantes commenceront à apparaître alors en saveurs, mais la structure est là, aucun doute.
NB : Rapport Q/P excellent, une trame tannique ce ce niveau pour 11 ou 12 euros de mémoire, je n’en connais pas beaucoup. Pour le moment en retrait par rapport à Potensac (Hyper bon en ce moment) plus fruité, il faudra comparer tout ça dans quelques années.
YR
- 6 mars 2021 à 1h28
- in reply to: Château de Beaucastel, Châteauneuf du Pape
CR: Comment faire le compte-rendu d’une bouteille ..dont vous n’attendiez rien ? Mais vraiment moins que rien !! (en fait j’avais même un back-up tellement j’étais confiant dans cette fiole).
Bon faut avouer que Cotes-du-Rhone 2002 c’est pas le Graal de l’amateur de vin, on se rappelle tous de l ‘image du gars qui visite ses vignes à Chateauneuf du Pape..en barque !
Je fait une opération vidange des nanards de la cave de mon paternel, je me demande bien comment et par qui il a pu se faire refiler un rogaton pareil..Bon on va goûter , au pire on ne risque pas grand chose à part un peu d’amour propre…on va bien voir comment se comporte ce CR:[b]Coudoulet de Beaucastel 2002
[/b]
Je suis déjà étonné de l’extrême qualité, et de la longueur du bouchon, il est tout propre et on dirait celui d’un grand cru classé. Très classieux pour un simple CDR !
Visuellement l’affaire est évoluée, mais pas irrémédiablement compromise. Jolie teinte rubis clair, qui commence à brunir sans tomber dans la soupe de pruneau. C’est peut être buvable ?? (je range le casque lourd et le gilet pare-balles).
Le nez est pas trop pourri, en fait gentiment tertiaire mais sans aucune déviation. Évidemment amateurs de Beaujolais nouveau passez votre chemin, mais pour le reste on est dans le sous bois, pas dans le caca d’oie. Mieux que prévu donc .
La bouche est assez légère mais reste homogène, et bien équilibrée. Je m’attendais a de la flotte mais pas du tout, ce Coudoulet tient à me raconter son histoire, il en a bavé mais n’est pas du tout mort !
Finale assez honnête sur les épices, le sous bois mais pas de coté végétal-champignon qui caractérise le déclin irrémédiable à mes yeux du moins. On n’est pas arrivé au fromage que la bouteille est finie !!
Je suis FOUTREMENT surpris de la qualité du breuvage !! C’est un vin certes évolué mais de qualité fort correcte, ce qui est un véritable tour de force sur un 2002 , surtout à 20 ans d’âge.
Questions :
-1/Ai-je bu du Coudoulet ou du Beaucastel ?? (non produit en 2002 je crois)
-2/ Je me demande aussi (j’ai l’esprit mal tourné!), s’il n’y a que du 2002 dans ce flacon ?Je pense que c’est du Beaucastel que j’ai bu , pour le reste je ne peux pas savoir. Je ne veux même pas savoir en fait.
Finalement une dégustation très instructive, mais qui fait honneur à la famille Perrin en final. Il doit rester encore une bouteille de l’année, je regouterai avec grand intérêt, mais assez rapidement, faut pas pousser non plus
YR
- 6 mars 2021 à 0h11
- in reply to: Domaine de la Pousse d’Or, Volnay
J’ouvre ce flacon (Volnay PC Clos des 60 Ouvrées 2006, Domaine de la Pousse d’Or), acheté il y a presque 15 ans lors d’une visite au domaine, et qui m’était apparu de belle facture, alors que j’étais très méfiant à l’époque au sujet du millésime 2006. Ce que j’avais goûté à l’époque au Salon des Vins de Beaune m’avait très déçu hormis quelques flacons, dont celui-ci (et un formidable Richemonne VV de Perrot Minot, mais le prix m’avait dissuadé, dommage…).
Récemment je me dois de citer tout de même une très belle bouteille bue lors d’une soirée New LPV Paris : Nuits Saint Georges Murgers de Méo-Camuzet. Mais dans l’ensemble les 2006 sont à mes yeux des vins assez tristounets, ternes.
Qu’en est-il de ce flacon ?
CR: Domaine de la Pousse d’Or – Volnay 1er Cru Clos des 60 Ouvrées 2006
La robe est d’un beau rubis, pas très opaque d’ailleurs. Elle commence à oranger sur le bord du disque. Le vin étant un peu frais, je le carafe deux heures.
Au bout d’une heure je me sers un gros gorgeon (faut pas exagérer même…) : le nez est impérial ; oulà là… Du lourd, du complexe… Notes de cerises, du fruit confit, des belles senteurs un peu épicées. L’affaire commence à bien se présenter ma foi.
En bouche l’affaire est vite vue : Excellent !!! pur velours, rondeur et sphéricité. Incrachable !
Boudiou c’est bon ! Tannins présents, mais très fins, ils tapissent le palais de manière indubitable… Et très convaincante !
Longueur et complexité de la finale, toujours sur ces notes de cerises, légère muscade, fumée me laissent à penser que c’est réellement une très belle bouteille.
En conclusion, ce vin est très au dessus de mes attentes. Bien malin à l’aveugle (moi le premier), celui qui trouvera le millésime, je vous le garantis ! A boire sans se presser sur 4-5 ans, il me paraît à point par contre. Je suis content de cette bouteille car ma visite au domaine m’avait fait très bonne impression, et c’est toujours agréable de vérifier que ce jugement se confirme (Je n’ai pas toujours eu cette chance…!).
Sur ce 2006, on est réellement au niveau des vins de feu G Potel. Vraiment.
Je vais tenter de gouter des millésimes plus récents (j’ai du Santenay PC Clos des Tavannes 2009 pas mal, mais on ne peut comparer aux Volnay PC).YR
- 4 mars 2021 à 1h53
- in reply to: Domaine Joseph Voillot, Volnay
Je ne suis qu’un misérable mythomane, un cloporte immonde, un méprisable vermisseau !!
Après vérification du ticket de caisse de Monoprix de Vollenay c’est 14€ la bouteille de Bourgogne VV 2019 !! 😀
YR
- 2 mars 2021 à 3h08
- in reply to: Domaine Joseph Voillot, Volnay
On parle souvent de la bourgogne en soupirant…les cuvées de luxe inaccessibles produites a 350 Bouteilles (les années bissextiles!), les tarifs hallucinants.
Oui, certes, mais moi j’ai un truc comme dirait J Dutronc , et un truc extra même !
Tu rentres chez toi après une longue journée de labeur infernal; tu es crevé, tu te fais un petit plat simple et tu veux un bon bourgogne rouge pas compliqué, qui sent bien le pinot noir ?
Tu as essayé évidemment toutes les grandes marques des négociants que l’on voit en grande distribution..elles sont à pleurer ! Bon alors il te reste un peu d’espoir, tout n’est pas foutu dans ce bàs-monde car après le Mordor, il y a la Bourgogne et à Vollenay (comme ils disent chez Angerville) il y a …le domaine Voillot.
Non seulement le haut de gamme est très bien, mais son simple bourgogne de base est top, un des meilleurs que je connaisse dans le style « classique » et prêt à boire assez jeune.
Ce simple CR: Bourgogne (2016), domaine J .Voillot est presque l’archétype du bon pinot qui sent les fruits rouges, une touche terreuse de bon aloi, avec un corps souple mais convaincant en bouche.
C’est le vin sans prise de tête diraient les djeunes, ça se vide à une vitesse incroyable à table. Ou à l’apéritif avec du jambon persillé.
Ca coute 15 E je crois, ça permet d’attendre les bouteilles plus prestigieuses. Et c’est vendu sans ordonnance !! Ca devrait être remboursé par la Sécurité Sociale ce truc !
NB : passé récemment au domaine, les 2018/2019 sont très bons. 2018 ça rigole pas beaucoup encore, mais ira très loin. 2019 plus solaire, plus jovial, j’ai beaucoup apprécié. Sauf que je n’ai pas besoin d’appeler mon banquier pour négocier du découvert, c’est encore la Bourgogne « à portefeuille humain. »
YR
- 2 mars 2021 à 2h34
- in reply to: Château de Beaucastel, Châteauneuf du Pape
Puisque nous mangeons des magrets de canards ce soir là, me moitié me demande un vin qui a du « répondant », mais bien fondu…je propose, je cherche et finalement on me demande « le vin très sympa qui pousse sur ces cailloux !!
Fort de mon master en psychologie féminine (30 ans de mariage..) je comprends que ma moitié veut un vieux Chateauneuf du pape, et que j ‘ai intérêt à trouver une fiole buvable puisque ma réserve de Vieux Télégraphe est épuisée !.
Je cherche en cave et retrouve ce CR:Chateau Beaucastel 1997, Chateauneuf-du Pape (rouge) ; qui me semble correspondre aux impérieuses exigences de ma femme.
La bouteille est impeccable (achetée au domaine et conservée dans ma cave), le niveau dans le haut du goulot. Bouchon comme neuf ! Allez hop, un gorgeon et deux heures de carafe pour le réchauffer vu que ma cave se rapproche plus du Frigidaire que d’autre chose en ce moment (-15 le nuit).
La robe est encore foncée, commence a brunir doucement, mais reste très opaque dans l’ensemble pour un vin de 24 ans.
Le nez est très expansif, le carafage lui a sans doute fait du bien mais de sympathiques effluves de garrigues, d’olives jaillissent des verres.
Bonne attaque en bouche, l’ensemble est encore assez construit , et harmonieux . Je suis surpris de la qualité des tanins de ce 1997, qui n’est pas un millésime de très grande réputation sur cette appellation.
Le point fort de cette bouteille est son allonge en bouche, la finale reprend les parfums du nez avec une grande longueur, nous en ressentons pas de notes tertiaires comme celles décrites par BcD dans le post précédent. Jaime le sous-bois, mais pas du tout l’animal, le crottin de cheval qui sont pour moi des déviations ou signe d’une décrépitude des bouteille. Ca boucane , dans le bon sens du terme et comme tout grenache de plus de 15 ans.
En conclusion une très bonne prestation sur ce millésime que ce Beaucastel 1997, qui doit couter 2-3 fois moins cher que le 1998..si vous avez des assurances sur les conditions de stockage c’est à mon sens un coup jouable.. (comme le Trévallon 97 que j’ia gouté il y a qq temps).
NB : Je n’ai pas pensé à F Audouze en buvant ce canon, mais plutot à son protégé, MacFly (?), et son inénarrable post sur Beaucastel « qui n’a pas de terroir »….A ta santé et sans rancune. Mais j’en ris encore des années après !
YR
- 8 février 2021 à 21h30
- in reply to: Domaine de Trévallon
Bonjour;
J’ai bu qq millésimes de Hauvette, mais bien après avoir quitté la Bonne Mère…
J’ai trouvé ça bon quand c’était jeune, mais selon les millésimes car de mémoire c’est une adepte de la vinification jusqu’au-boutiste..ce qui ne pardonne pas certaines années (à mon avis). j’ai bu deux trois trucs pas évidents à évaluer au vieillissement…
Pour moi c’était plutôt dans le haut du panier des Baux de Provence, mais je ne sais pas si elle avait en fait l’appellation (vin de pays comme Durrbach ?).
Certaines années sont parait il excellentes après 10-15 ans, mais je n’ai pas eu le plaisir de les rencontrer.
YR
- 6 février 2021 à 22h15
- in reply to: Domaine de Trévallon
Juste un petit compte rendu pour confirmer l’excellente tenue dans le temps de Trevallon, j’ai rebu l’été dernier un bon ami à moi : CR: Trevallon 1998, Vins de pays de Bouches du Rhône
La robe est encore très foncée, mais brunie sur le bord du disque. Enormément de dépôt dans la carafe.
Au premier nez on comprend immédiatement que ce vin n’est ici pour faire de la figuration. Complexité du bouquet, intensité superlative. Epices diverses, senteurs de garrigues, ect ect.La bouche reste très riche pour un breuvage de 23 ans, l’ensemble est au top en ce moment, avec des tanins parfaitement fondus mais présents. Un vin qui appelle le gibier, la viande en sauce. Encore heureux que j’ai des chasseurs dans ma famille, je ne manque pas de sanglier ou de cerf au congélateur.
Longueur superlative , longue finale boucanée, c’est un mélange de Médoc et de Châteauneuf du Pape.
En conclusion ; Trevallon en bon millésime c’est au moins 15ans de garde minimum, et on peut le boire sans se presser sur la zone de 20-25 ans. Je n’ai pas gouté le 1990 depuis 4/5 ans mais il se tenait très bien. Ce 1998 est une grande bouteille.
Mention spéciale pour le millésime 1997 qui bien que beaucoup moins renommé que le 1998, se tient presque aussi bien !! (Bu il y a un an environ, niveau élevé, inattendu !)
A la question du prix, certes pas donné je ne vois aucune problématique. Comparez ce que vous avez pour 50 Euros en Bourgogne ou Bordeaux à ce niveau de qualité, de complexité au vieillissement.
Cette bouteille peut être mise en douce dans n’importe quelle série à l’aveugle, elle fera face. Et je pense qu’elle fera mieux que se défendre en fait ..Bref ça vaut le prix demandé.
Seul bémol : L’accueil du propriétaire un peu « étonnant » certains jours pour qui n’est pas averti. J’avais prévenu toutefois l’acquéreur à l’époque. Mais sur la région, j’ai à peu prés tout bu (ai vécu 4 ans à Marseille), il est réellement au dessus de la mêlée, hormis quelques Bandols
YR
- 3 février 2021 à 3h21
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
[quote= »chrisdu74″ post=1138802]Merci pour le CR (tu)
Sinon c’était 42€ TTC en primeurs le 2003[/quote]Je viens de relire mon message et je découvre en effet cette erreur. En effet j’ai du les avoir pour 37 -38 HT chez Duclos à l’époque.
53E c’était le tarif de Montrose (ah là la quelle bagarre pour en avoir celui là !!!). NB: une seule bouteille bue il y a 2 ans, superbe !.
J’ai acheté pas mal de 2003 suite à une dégustation de folie des primeurs chez Lavinia en 2005. Tous ceux qui y étaient s’en rappellent encore ! quelle ambiance ! Et pour la qualité tout le monde avait un sourire en tranche de melon après le millésime 2002 pas très bon, et 2001 assez fermé au début. Il s’est repris ensuite.
NB: mes derniers primeurs sont qq bouteilles de LB 2005, pas goutées encore. Çà dit qq chose à qu’un ?
YR
- 2 février 2021 à 23h36
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
Je goûte ma première bouteille du fameux CR: Léoville Barton 2003, 2ème GCC de Saint Julien, histoire de vérifier un peu le niveau du flacon sur le plan de la dégustation, et son vieillissement.
En tout premier lieu, je dédie ce flacon à tous les anti -Bordeaux convaincus et patentés, ça leur fera les pieds.
En second passage en rase-motte , j’em..broche aussi les Cassandre à la petite semaine de tous poils (et à plume aussi), qui ont gerbé à mort sur le millésime 2003 sans jamais l’avoir goûte à sa sortie, ou bien en lui prédisant une décrépitude plus que rapide. Croyez moi, cette bouteille nous enterrera tous, on sera mort de la Coronachtouille avant qu’elle ne décline.
Visuellement l’affaire semble marchande et honnête..le vin est encore quasiment noir dans le verre au bout de 18 ans ! Beaucoup de dépôt dans la bouteille (que du naturel coco, y pas de problème..)
Le nez est magistral d’entrée de jeu, on est sur le haut de gamme garanti : puissance des senteurs, complexité du bouquet ne trompent personne à table. Le fruit noir domine, on sent un nette touche d’élevage luxueux.
La bouche est carrée, avec des tanins veloutés mais encore bien présents. L’analogie avec des (très grands) Rhône Nord n’est pas idiote, on ressent tactilement des sensations similaires, mais pas le goût je trouve, le cabernet est formellement identifié lors de notre repas.
Très longue finale sur des notes de fruits noirs, de légère torréfaction, presque de fumée. Complexité remarquable notée par toute la tablée.
En conclusion un très gros calibre, qui commence seulement à décoller après presque 20 années. L’ensemble fait beaucoup plus jeune, le millésime cité fut souvent 2010 ou 2009. et en premier grand cru (Mouton) ou assimilé (LLC).
Je vais patienter un peu avant de boire le restant de la caisse, mais j’ai au moins 15-20 ans devant moi…
YR -Bordeauphile militant, même pas repenti. Et quand je vois des vins improbables (doux euphémisme !! ) vendus plusieurs centaine d’euros à l’heure actuelle, je rappelle que ce vin coûtait en primeurs 53 euros (HT ou TTC, me souviens plus), je me marre bien -j’ai encore le droit non??-
- 2 février 2021 à 3h29
- in reply to: Domaine Antoine et Laurent Robin, Chablis
Gouté ce CR:Montée de Tonnerre 2019 Chablis premier cru Domaine Antoine et Laurent ROBIN pour la première fois, après un très convaincant Chablis 2019 bu il y a deux-trois mois.
Robe jaune très clair, legers reflets verts dans le verre?.
Le nez est très parfumé, sur ces notes citronnées mais aussi de fleurs blanches, un coté tres frais qui appelle des huitres et des crustacés !
Bonne attaque en bouche, le vin n’est pas hyper puissant de corps, mais son point fort est la longueur en bouche, qui signe immédiatement la qualité (très) supérieure de la bouteille par rapport à un Chablis standard. Belle finale langoureuse et longuement rémanente sur la fougère, une salinité de bon aloi. Nous somme bien au fond de la rivière en train de sucer des cailloux, donc c’est un très bon Chablis pour faire court.
Bon potentiel de garde me semble-t-il, mais c’est affaire de gout ensuite. Personnellement j’aime bien la phase 7/8 ans quand ils commencent à sentir un peu le mousseron, mais on ‘est pas obligé non plus d’apprécier.
C’est un nouveau domaine avec des petits gars qui en veulent.
C’est beaucoup moins connu que A et B
C’est beaucoup moins hype que C
C’est vraiment beaucoup moins cher que D,E,FEt c’est très bon. Alors ils ont gagné un client. Une affaire qui roule.
YR
- 21 août 2020 à 20h37
- in reply to: Château Haut-Marbuzet, Saint Estèphe
Je goute avec grand plaisir un vieil ami de ma cave, CR:Haut-Marbuzet 1985, dont il me reste un dernier exemplaire sur une caisse achetée il y a 20 ans aux enchères.
Toujours de bonne tenue, il n’a jamais démérité depuis, mais je ne l’ai pas gouté depuis des années.
La robe un peu marquée par son âge, le vin est encore rouge brique mais très opaque.
Le nez reste encore expressif, et si nous sommes bien dans le tertiaire par contre subsistent encore quelques effluves florales, épicées du meilleur aloi.
Le bouche est tonique, avec des tanins bien fondus mais présents. La rondeur générale, l’équilibre est assez remarquable pour un cru non classé il faut le dire. En fait c’est plutôt 1855 qui souffrirait à l’aveugle !!
Très belle finale, complexe, boucanée, changeante.
Une nouvelle fois, très grosse démonstration de Haut-Marbuzet de sa capacité de bonification au vieillissement, dont certains doutent régulièrement. Ce 1985 est au niveau des meilleurs crus classés du Medoc, yes je l’affirme.
YR
- 21 août 2020 à 19h14
- in reply to: Pommard Rugiens 2000 Chateau de Savigny-les-Beaune
Bu ce CR:Pommard Rugiens 2000 Domaine Michel Pont totalement inconnu de mes papilles récemment.
Retrouvé au fond de la cave de mon père, je juge urgentissime de le boire, et pris d’un soupçon de bon sens je ramène aussi un back-up, pas très rassuré de la fiole que j’ai choisi…
La couleur est un peu brunie sur le bord du disque mais en final pas tant que ça pour un 2000, qui n’est pas le millésime du siècle en Bourgogne (grosse récolte, concentration de faible envergure en rouge).
Le nez est clairement évolué vers le tertiaires mais reste bien net, sans déviance fâcheuse. On se promène dans le sous-bois, les épices douces.
La bouche est bien fondue, et plutôt de bonne tenue à ma grande surprise ! Nous sommes dans un style plutôt fin, mais pas creux, l’ensemble est plutôt bien équilibré ma foi.
Finale de bonne tenue, pas très longue car le vin n’est pas trop concentré, mais bien fraiche sur des nuances florales, et un soupçon de terre fraiche, d’humus.
En final cette bouteille se tient plutôt pas mal, et s’en sort honnêtement alors que j’attendais un désastre ! Evidemment de là à deviner un Rugiens à l’aveugle, il y a un pas que je ne peux franchir mais elle fut promptement bue à table. A regouter sur un millésime plus convaincant de type 99/2002 pour mieux juger la qualité globale de la production, mais ce 2000 est correct selon moi.
YR
- 18 avril 2020 à 16h05
- in reply to: Château Léoville Poyferré, Saint-Julien
Bonjour François.
Mais non , 2003 en Bordeaux rive gauche c’est la cata, les vins vont s’écrouler vitesse grand V (qu’ils disaient ..)
même avis que toi , ce vin est encore très jeune, et mes propres bouteilles se portent très bien aussi !!
Une petite déception récente sur Saint Pierre 2003 toutefois, un peu cuit, monolithique. Très loin en qualité de ce superbe Leoville Poyferré 2003.
Bonne dégustation et à bientôt sur new LPV pour le prochain repas de fin de quarantaine..ça va être quelque chose (et pas que pour nous je suppose !!)
Yves
- 5 mars 2020 à 13h50
- in reply to: Domaine en Hautes Côtes de Nuits et Hautes Côtes de Beaune
https://www.chateaudevillarsfontaine.com/fr
Salut Pierrot le Fou. Ou Fierot le Pou. :whistle:
On m’avait un jour fait boire ça à l’aveugle…et c’etait tres bon ! (millésime favorable il est vrai genre 99 ou 2002 me rapelle plus trop).
YR