yves Reinmund

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  • yves Reinmund
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    [quote= »Marc C » post=1027854]CR: Domaine Groffier Père et fils, Gevrey-Chambertin Les Seuvrées, 2013

    bu à cette occasion

    Nez lacté et j’avoue que même regoûté le surlendemain, je trouver toujours des notes lactées/caramel qui me dérangent. On a quand même un joli fruit rouge derrière cet élevage.
    Bouche très jolie souple avec un toucher tout en délicatesse et soyeux.
    Finale correcte en ligne avec ce que j’ai bu sur 2013.

    Joli vin mais j’ai un problème avec l’aromatique. Les deux collègues l’ont mieux gouté ceci dit !

    Marc[/quote]

    Gouté le Week-end dernier, je suis assez en ligne avec ton appréciation au sujet de ce CR: Gevrey « Les Seuvrées » 2013 Robert Groffier .

    l’ensemble reste certes plaisant à boire, mais le flacon nous montre les limites d’un millésime peu glorieux, ou la matière est assez légère par rapport à d’autres années.

    L’ensemble est en effet un peu lactique, et quelque peu monotone dans son expression à ce stade. J’espère me tromper , et que l’évolution lui apportera une touche de complexité, mais je n’en suis pas certain toutefois, malgré tout le talent de la maison Groffier.

    Bref, un 2013 …(je reste charitable, je tairais les vacheries que j’ai bu ailleurs, qui elles ne sont réellement pas bonnes du tout ! )

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Je regoute ce vénérable CR: Nuits Saint-Georges 1er Cru « Les Pruliers » 1999 Taupenot-Merme, après quelques années ([url=https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/bourgognebeaujolais/40130-cr-2009-1988-beau-retour-en-cotes-de-nuits-pour-new-lpv-paris/903749#903749)]LPV Paris 2015 Bourgogne

    Acheté après l’avoir dégusté vers 2002 ou 2003, le vin m’avait beaucoup plu à l’époque : Concentré, massif peut-être, mais tellement bien extrait et parfumé, j’en avais pris un carton de 6 dans une optique de longue garde. 20 ans passés c’est l’heure des comptes..

    Visuellement le vin reste rouge foncé, impénétrable. A peine une légère bordure orangée sur le disque. Beaucoup de dépôt dans la bouteille, mais ça ne me dérange pas plus que ça moâ.

    Le nez est hyper classieux, concentré, il reste encore du fruits noirs et rouge, mais auxquels s’ajoutent une touche florale de très bon aloi. Pas encore du le registre tertiaire mais on approche.

    L’attaque en bouche est toujours ferme, les tannins sont assouplis par la patine du temps mais l’ensemble reste debout je vous prie de le croire !!
    Longue finale sur les fleurs séchées, une touche de réglisse même.

    Boudiou c’est incrachable cette fiole !!! Quel jus, quelle énergie ! Evidemment encore un 1999 !!

    Oui !! Mais bien négocié dès sa naissance, il lui a fallu comme ses petits frères 15-20 ans pour arriver à son optimum. Il me semble que les vignes sont (ou étaient) très vieilles à l’époque, ceci expliquant peut-être cela.

    Je n’ai pas gouté les récentes productions de la maison Taupenot-Merme, mais j’ai envie d’y retourner pour voir si la qualité s’est maintenue à ce niveau. Par contre pour faire suite à une récente discussion enflammée, je redoute les tarifs !! (à mon avis ça va me faire tout drôle !! :dry: )

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Je retrouve ce vieil ami après quelques années de vieillissement Muré Pinot 2003 « V ».

    Le vin est rouge brique foncé, il commence à oranger sur le bord du disque.

    Le nez est complexe et subtil, dans un registre légèrement tertiaire. de bonne ampleur.

    La bouche s’est amabilisée par rapport à ma première rencontre, le vin est bien fondu en attaque mais reste bien construit. Il est peut être temps de le boire, une légère secheresse pointe en finale en degustation pure, mais à table je dois reconnaitre que je n’ai rien senti par contre.

    Jolie finale sur le cuir, une pointe de cerise et de sous-bois.

    En conclusion du tres beau travail pour ce CR: Pinot Noir 2003 Vorbourg Muré , qui fait honneur au travail de son propriétaire 17 ans après sa récolte. Pourrait très facilement passer pour un (excellent) village Bourguignon à l’aveugle.

    J’aime bien les vins du domaine Muré, moins en vogue actuellement que d’autres propriétés plus médiatiques , mais sont elles réellement meilleures ?? That is the Question !

    NB: Ah si j’ai gouté aussi deux bons pinots noirs Alsaciens de chez A.Bursin. Autant parfois je suis interloqué par les blancs, mais les deux rouges (2004 et 2008) etaient de très bon niveau.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »Vaudésir » post=1096574][quote= »Jean-Loup Guerrin » post=1096572]
    ce ne sont pas des steppes
    Jean-Loup[/quote]
    Oui mais on était proche du désert B)[/quote]

    Ce n’est clairement pas le vin que je prendrai en partance pour une ile déserte mais pour recharger le réchaud ou la lampe Butagaz il peut avoir son utilité par contre dans les grandes steppes.:whistle:

    yves Reinmund
    Participant

    Bonsoir à tous.

    Cette soirée « Bourgogne, pièges et Cie », organisée entièrement à l’aveugle par notre ami Pierrot la Lune fut fort amusante (les bouteilles étant dévoilées non pas au fur et à mesure, mais uniquement à la fin de la dégustation !! ). Et de bon niveau qui plus est !.

    Là encore, ces petits matchs sont très instructifs puisque même si ‘l’on se trompe sur la désignation finale des vins, l’essentiel est en fait de comparer les bouteilles sans à-priori et finalement c’est là l’essentiel. On remarquera que dans l’ensemble, il y aura peu de surprise mais plutôt des confirmations sur le choix des millésimes, des domaines. Et aussi des réputations !!

    Le Champagne Emmanuel Brochet, Les hauts de Chardonnay, 2011 me laisse un peu sur ma faim, je le trouve plutôt riche mais en manque d’acidité, de pep’s. Pinot+Meunier ? Par contre le nez est très beau.

    La paire de Blanc est intéressante : Apres une période assez « réduite », le terroir apparaît nettement et je dirige vers un Chablis de haut niveau, au moins premier Cru. Je pense à Raveneau, Dauvissat mais je mentionne aussi Pico car je sais que Pierre est assez taquin pour m’en avoir glissé un !! (Je ne reconnais pas le style cependant de Pico.). Très beau vin que j’ai situé jeune (2015 ?).
    C’est Montée de Tonnerre 2010 de Raveneau. Il fait honneur à son rang pour moi.
    Les Grands Teppes 2014 de Ganevat sont très bien pour le comité d’entreprise de GDF, il devrait trouver des débouchés là bas. Je passe complètement à coté de ce style de vins. Je crois que j’ai mis Pouilly car il était riche, mais clairement peu buvable en l’état.

    Première paire de rouge :
    Le second vin m’apparait facile à trouver, c’est du Reynaud pur jus. J’ai une discussion animée avec mes voisins qui jurent par La PIALADE ou Les Tours mais je leur demande de regouter le vin , impossible pour moi , on est au moins sur le trio Fonsalette/Pignan/Rayas. Je mise sur Pignan 00 (ce qui est une erreur en fait, il ne serait pas si concentré). [b]Rayas 2008[/b] . Vin de bon niveau sans se rouler par terre.
    J’ai un peu zappé le [b]Font Du Loup 1999[/b], qui est plus austère pour le moment. Mais il y a indubitablement du fond. D’ailleurs placé pour moi en Bourgogne !! (zut je suis pas bon sur ce coup là..)

    Seconde paire de ROUGE

    Je pense à deux Bourgognes de haut niveau, les deux verres sont très bons à mon gout. Les ai situés en 2012, j’ai été étonné du millésime si jeune.

    Le [b]Vosne Brulées 2017 du domaine Eugenie[/b] est redoutable par son équilibre, sa pureté. Je suis certain que l’on est sur un très grand terroir vu l’harmonie générale du vin, qui n’est pas un super gros calibre mais la longueur en bouche ne ment pas..

    Domine à mon sens le Vosne Reignots 2017 d’Arnoux Lachaux, sans que celui-ci ne démérite d’ailleurs, mais il reste plus renfermé pour le moment. Y’en a quand même pour 60 Euros dans le verre au tarif 2018 , au diable l’avarice !

    Troisième paire de rouge :
    Là clairement pas de match, Le NSG Murgers 2006 de Meo Camuzet éparpille le Chambertin 2006 Rossignol Trapet.
    Certains sont surpris, pas moi. Les Murgers ou les Boudots chez Méo, ça « envoie du poney » comme dirait quelqu’un que nous connaissons un peu.

    Quatrième paire de rouge :
    Je zappe complétement cette série, car je bois très peu de vin Italiens et j’ai surtout des bouteilles de Toscane..
    Barolo Monvigliero domaine Burlotto 2011 :Très bien, parfumé, belle finale.

    Barolo Domaine Bartolo Mascarello 2011 : bof bof..

    Je n’ai pas reconnu l’origine des vins.

    Cinquième serie Rouge : Série marrante puisque personne n’a reconnu le même vin dans deux millésime différents !! . Difficile en effet de trouver des similitudes entre un millésime plutôt moyen comme 1988 face au légendaire 1990 !

    C’est encore la démonstration de l’importance du millésime car c’est le jour et la nuit entre une bouteille fatiguées, sur le déclin et un flacon concentré, qui tient bien à l’aération et juteux en bouche après 28 ans !!
    Chambolle 1er cru Charmes domaine Bertheau 1990 et 1988
    Je crois que j’ai indiqué 95 et 85 comme millésime. En Volnay Premier Cru !

    Vins Autrichiens :
    Nahe Oberhauser Brucke Spatlese domaine Donnhoff 1993
    Nahe Hermannshohle spatlese domaine Donnhoff 1993

    Mentionnés pour mémoires, je les ai trouvé parfaitement passe-partout. Pas de botrytis, peu de concentration. Du niveau d’un bon moelleux de la Loire qui sentirait la pèche au lieu de la Poire.
    Par contre ils tiennent bien le coup (1993)sur le plan de la couleur , le taux de So2 doit être impressionnant ?

    En conclusion une soirée qui rend modeste dans ses propres jugements lors des tentatives de reconnaissance des vins dégustés. Mais fort instructive pour le reste. Et surtout pour votre propre gout d’ailleurs !
    Exercice à renouveler et à conseiller à tous les mythomanes « terroiristes » et poètes échevelés qui boivent à étiquette découvertes bien sûr..(Je force un peu le trait mais l’idée est là ..)

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »hannibal » post=1095312]On pouvait acheter facilement à l’époque des Pichon, Beychevelle, Lynch-Bages, Pape-Clément, Trottanoy, Cos d’Estournel, etc pour la plupart je dirais dans les 15-20 euros.

    Eh oui, mon cher JL, c’était le bon temps, et ils étaient autrement meilleurs que maintenant en règle générale (surtout dans les années 60 et 70, d’ailleurs)[/quote]

    Hannibal , votre nostalgie du « bon vieux temps » vous rend indulgent sur la qualité des vins de Bordeaux des années 60/70…Si l ‘on peut concevoir un sursaut fin des années 70 (quelque 78-79 réussis et limité a quelques propriétés en avance sur leur temps) , pour le reste c’est surtout avec 1982 que Bordeaux redémarre.

    Je trouve plutot que ces années 60/70 sont le creux de la vague, mais c’est encore pire en Bourgogne je le concède.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    non 650/700 BT pas 6000 .

    Ceci dit le raisonnement qui suit est exact. Ca fait une tres belle marge avec un cout de prod de 30E (là on compte très large, helicoptère et voyage à Taiwan inclus)

    Et les 25Hl faut voir….Il me semble que les déclarations de récoltes sont consultables en Mairie ou aux Douanes je ne sais plus ? Et qu’en les consultant on a parfois de drole de surprises entre le discours officiel des domaines…et les chiffres (je ne suis pas féru à ce point, mais certains checkent pour des raisons professionelles j’imagine).

    Bref, nous sommes bien dans les cas que je décrivais plus haut. Touchez pas au Grisbi les gars.

    Bon eh bien encore un qui ne me verra jamais. Remarquez je pense qu’il s’en fout royalement. Et même plus.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Vous n’avez aucune idée du prix d’un tracteur Rolls Royce mon bon seigneur… :DD
    ::out::[/quote]

    Moi je pense que c’est la « vinification Intuitive » qui a du couter le plus cher !! C’est sûr que consulter MMe Irma à chaque fin de cycle lunaire ça coute un bras 😀

    Ce courrier est hallucinant !! Du pur bullshit in ze text.

    Message à un ami: sans rire, tu vas commander apres avoir reçu ça ??? 8-x

    PS2: Son Bourgogne « Pinot Fin » a 24E, il va le fourguer aux milliardaires Chinois ??? Parce que eux, le Bourgogne de base ils s’en tamponnent le coquillard…

    Tout propres sur eux que je vous disais plus haut !!

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Très bien, mais il ne me vient meme pas à l’idée de commercer à toucher mes bouteilles !! Surtout pour un Gevrey .

    Attendre 2022, mais les meilleurs necessiteront un peu plus probablement 15 ans.

    Les simples appellations régionales (Bourgogne, Passetougrains) commencent à bien se gouter je trouve. Bu un très bon Cotes de Nuits Village 2012 recemment (Bachelet ) que l’on peut attendre encore au moins 4-5 ans.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »francois999″ post=1094360]En blanc : 2014 est un super millesime proche de 2010.

    En rouge : 2012 est un tres bon millesime, 2014 est un millesime un peu decrié, à tort car il y a des belles choses.[/quote]

    Salut François.

    De belles choses en 2014…possible mais on doit les compter sur les doigt d’une main. Dans l’ensemble le niveau moyen (en Rouge)est passablement consternant. Les bons faiseurs ont sorti des bouteilles correctes, mais qui n’ont rien à voir avec ce que l’on peut gouter en bon millésime. En Blanc c’est beaucoup mieux par contre.

    2013: en rouge idem, que des deceptions. Vins bizarres, « flous » dans leur définition. Les blancs ne m’ont pas fait sauter au plafond non plus d’ailleurs.

    2011: Un peu moins pire, mais acidité fort présente dans les 3/4 des flacons bus. Genre 2001. Tri selectif à l’achat impératif, je n’acheterai qu’après avoir gouté.Et pas cher bien entendu.

    YR. C’est mon avis, que je vous invite à approuver d’ailleurs. 😀

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »LADIDE78″ post=1093928]Bonjour Yves
    Ceux que j ai l occasion de croiser sont loin de la description que tu viens de donner , bien au contraire , ils apportent beaucoup au domaine , et les parents sont fier d eux , pour ceux qui se sont installes il y a dix ans , sans l aide de personne , avec des emprunts sur le dos , je ne pense pas qu ils doivent dormir toutes les nuits , souvent ils n ont pas les moyens de se payer une assurance, contre les éventuels ( grêles , gels etc ) les premières années , au risque de tout perdre , ils ont toute la difficulté de se faire un nom dans ce milieu du vin , comme bien d autresl l on fait dans le passé , il y a un proverbe qui dit  » Paris ne c est pas fait en un joiur  » , alors soyons patient et laissons leur le temps de faire leurs preuves
    didier[/quote]

    Bonjour Didier;

    Je suis d’accord en effet avec ta vision pour ce qui concerne les domaines peu connus, ou en phase de reconnaissance. Eux n’ont pas les moyens de faire pression sur leur clientèle au sujet des tarifs, et se heurtent même à de dures difficultés quotidiennes, il faut le dire aussi.

    Par contre la nouvelle generation qui arrive aux commandes de domaines réputés, etablis sont de purs « financiers » (je les reconnais puisque c’est mon metier..) et n’ont je le répète aucun etat d’âme.

    Leur seul crédo est la maximisation du profit (comme tout bon financier qui se respecte..), le reste n’est que posture/littérature. Je ne connais pratiquement aucune autre activité (hormis qq niches de grand luxe) ou les tarifs ont plus que doublé ces 5 dernières années. Et meme plus pour certains d’entre eux.

    Vu la demande actuelle (en train de fléchir en effet sur 2019, un pro du secteur me l’a bien confirmé depuis qq mois déjà) qui reste très forte, ce sont bien les prix qui servent de variable d’ajustement puisque les quantités sont limitées. C’est un exercice tres classique de micro- économie en quelque sorte…

    Je peux comprendre ce système (ne pas confondre avec cautionner …) en tant que financier; ce que je n’admets pas en revanche c’est que ceux qui en sont responsable refusent d’assumer leur politique clairement. Ou tentent de noyer le poisson sous des motifs assez minables (genre: le voisin vend encore plus cher que moi.., c’est la faute aux Américains, Chinois
    ect ect).

    A la rigueur j’en viens presque à trouver du mérite au systeme tant honni de l’allocation qui récompense une fidélité de longue date au domaine. Sinon c’est la loi de la jungle, du Far-West. Cash is King comme ils disent..

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    « Allez voir la nouvelle génération , ils font de belles choses à des prix trés corrects , en général , ils ne sont jamais connu du grand public , et c est tant mieux »

    Bonjour à tous.

    Malheureusement, et je ne pense pas être un cas unique, mes expérience avec la « nouvelle génération » est assez mitigée !!

    Je vois une nouvelle race de « simili -vignerons » tout propres sur eux, ils ont fait Sup de Co, les mains toutes blanches, immaculées (sauf quand ils bricolent l’AMG ou la M5, parce que dans les vignes, c’est clair qu’on le les voit pas beaucoup (sauf pour les photos evidemment !)

    Ils reprennent en main la politique de distribution de Papa, et là c’est assez sanguin !!! les clients Français sont éjectés manu-militari du panel, c’est comme ça et pas autrement. Et il le font clairement comprendre sans même chercher à verser des larmes de crocodile.. C’est dur de gerer la pénurie en posant des punaises sur une mappemonde ! Alors le quidam de l’Hexagone c’est le cadet de leur soucis (Et je reste TRES POLI, en constatant comme Pierre le pecheur que parfois le savoir-vivre se perd en effet, voire sur un fil à ce sujet)

    Je rencontre aussi des personnes très bien, mais le cas pré-cité n’est pas anecdotique je vous prie de le croire.

    Je regrette parfois le bon vieux paysan madré, roublard parfois, mais en final généreux et marrant que je rencontrais il y a trente ans. Maintenant je fais des visites ou le gars ne me parle que de ses « problèmes » d’argent du DEBUT A LA FIN !! (dont un vigneron passablement encensé sur ce site). Je ne suis pas client de ce denrier, j’accompagne. Je ne lui prendrais jamais une bouteille tellement il est exaspérant. Pire qu’un moustique près de votre oreille.

    Signé: un (presque) vieux schnock.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Meme remarque que Ladide, Samuel: Ta bouteille avait un problème manifeste par rapport à ce que j’ai bu il y a 2-3 ans.

    https://lapassionduvin.kinsta.cloud/forum/bordeaux/132-chateau-pontet-canet-pauillac/932741#932741

    Ce vin etait taillé pour une garde de 10/15 ans sans aucun problème. Le 1995 bu recemment avec New LPV Paris est identique.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »Frisette » post=1088384]Je n’ai pas de référentiel suffisant face à ce genre de vin. Il était plaisant mais effectivement, je pense qu’il a été à un niveau bien plus haut par le passé.[/quote]

    Bonjour à tous.

    Je confirme pour Haut-Brion 1979 qu’il doit probablement être en apogée assez dépassée, mais qu’effectivement il a été de très haut niveau aux alentours des années 2000. J’en avais ouvert une bouteille pour le réveillon du nouveau millénaire, j’en ai encore le souvenir !

    J’ai terminé mes deux autres bouteilles entre 2001 et 2004 de mémoire, il était réellement encore charpenté mais avec une structure très équilibrée, des tanins de velours.

    2019 ça commence a faire long ..Mais c’est de loin le meilleur 1979 que j’ai bu sur Bordeaux (largement supérieur à Latour, Lafite et Mouton). Il parait que La Mission est très bien, mais je n’ai pas eu la chance de le gouter.

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »francois999″ post=1087011]

    Je ne comprend pas la stratégie de Leclerc : ils ne vendront jamais ces vins (pas leur clientèle), les stocks cela coutent et ils vont devenir la risée de leurs clients.[/quote]

    Pour les tarifs affichés je suis étonné, trop de décalage par rapport au marché. Mais si l’on en revient à un prix « normal » ça va changer tout de suite..et j’en suis le meilleur témoin, ayant acheté pour le compte d’un centre Leclerc une caisse du domaine au milieu des années 90 à peu près: Le dirigeant (qui voulait en fait damer le pion au caviste local !! ) m’a affirmé avoir tout vendu en moins d’une quinzaine de jours, avec une marge du double du rayon vin ! il en était le premier étonné.

    Ce centre Leclerc est situé dans une ville moyenne de province, ou le pouvoir d’achat doit plutôt être en dessous de la moyenne . Mais il avait des amateurs qui eux, ont parfaitement saisi l’affaire !

    YR

    PS: Enchère Grange des Pères 1992…. Hilarant…et à mon avis consternant pour I Deal Wine..là ça fait peur quand même..

    yves Reinmund
    Participant

    Bonsoir à tous.

    J’ai lu un peu le fil du débat suite mon post sur le Bourgogne 2017 de Coche-Dury, mais je trouve qu’il s’est un peu perdu, voire enlisé dans une controverse sur la manière de faire, de la technique pure de la réduction.

    J’ai des ambitions nettement plus modestes: A la vue de ce que j’ai bu, et qui ne ressemble que très peu à ce que j’avais gouté antérieurement, le domaine a-t- il changé d’orientation dans sa manière vinifier ?

    D’après quelques éléments il semble donc que oui : Le fils Coche « ne recherche pas la réduction »… C’était justement la quasi signature du père (je ne suis pas allocataire, mais j’en ai bu quand même un certain nombre..), AVEC une structure du vin très puissante, une « largeur » tout à fait hors norme.

    Je n’ai pas retrouvé du tout ces deux éléments sur la bouteille bue ce jour là, d’où mes interrogations.

    Et comme le dit un intervenant: « Le domaine rentre dans le rang  » ?? Je ne le sais pas, n’ayant bu que cette bouteille sur 2017. Mais elle reste très différente de mes souvenirs passés (2000, 2001,2002, 2005 7 et 8 notamment sur l’appellation régionale).

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    [quote= »milleret » post=1086947]j’espère qu’elle sera d’un autre niveau que le 2015 proposé par le domaine lors de la journée portes ouvertes chez Mallevall ……et que la spéculation ne va pas sévir sur les vins de Marlène Soria . Lors de cette belle rencontre , une Syrah Léone 2009 exceptionnelle . Lors de la soirée du vendredi soir , un magnum de Syrah Léone 98 a été ouvert pour les invités vignerons et membres du personnel de la cave …cette bouteille a enthousiasmé les invités … samedi , je n’ai entendu que des éloges sur cette bouteille . Ce vin est encore disponible sur le marché , autour de 280 e en magnum .[/quote]

    Je me permets de signaler que le domaine de Peyre-Rose a toutes les caractéristiques pour être le prochaine cible (consentante ??) des agioteurs du vin: Très forte notorité, donc une forte demande face à une production assez faible en volume et stable.

    Les prix ont beaucoup augmenté ces dernières année, mais il reste une tres jolie marge de progession pour certains à mon avis (NB il y a 20 ans le Clos Raphael coutait 50 FF et les deux Clos 100 FF-oui 15E !)

    Quelques ventes « bien organisées » et vous verrez le prix grimper en flêche…Puis tout le monde va embrayer puisque c’est du 100% garanti I Deal Wine (en 3 mots j’insiste). Je peux citer d’autres domaines où une « frénésie » semblable a très bien marché (dont qq cas assez étonnants dans le Jura notamment, qui n’est pas la première région à laquelle on pense pour les vins spéculatifs ! )

    YR « Amateur mais pas aveugle qd même »…

    yves Reinmund
    Participant

    Je vais être moins dithyrambique que Denis sur ce vin CR: Domaine Coche Dury – Bourgogne blanc 2017 goûté la semaine dernière : techniquement bien fait, mais très passe-partout. Je n’ai effectivement pas retrouvé la signature olfactive de la fine réduction du domaine (pop corn, grillé ), mais la structure même du vin était tout à fait en dehors de canons habituels (enfin ceux que je connais..).

    Finale courte, sur les agrumes.

    La personne goûtait avec moi et avait exactement le même avis: Nous n’aurions jamais reconnu le style Coche Dury à l’aveugle, c’est certain.

    J’aimerais bien connaitre l’avis d’autres dégustateurs pour savoir si le domaine a changé de style ou si nous sommes passés à côté de ce vin (ce qui est possible après tout, mais à deux j’ai comme un doute quand même..)

    YR

    yves Reinmund
    Participant

    Comment se faire plaisir pour pas cher, et avoir une vraie belle bouteille à maturité après une longue et patiente garde en cave ?? Il faut acheter malin, et surtout gouter avant !

    C’est le principe de tout amateur avisé et économe . Et lorsqu’ arrive enfin l’heure du sacrifice, et que l’on est récompensé, c’est une grande satisfaction, peut-être encore plus qu’avec une grande bouteille ou l’on a tendance à penser : vu le prix que je l’ai payé, elle pouvait bien être (très) bonne !

    La robe de ce breuvage et encore ultra foncée, opaque dans le verre . Beaucoup de dépôt au fond de la bouteille ( Ca c’est du non filtré ou alors j’y perd mon latin).

    Un nez concentré de fruits noire, mais aussi de fumée, presque viandé jaillit du verre.

    Bouche encore franche, directe à l’attaque mais avec des tanins bien lissés, patinés par la garde.

    Longue finale sur l’olive, je cuir. Ca boucane à mort ! Le lapin au pruneaux n’en mène pas large dans l’assiette !

    Un vin assez étonnant de qualité que ce «CR: Lieu Dit Saint-Joseph » 2004 Guigal . Très au dessus de l’idée que l’on peut se faire de l’appellation. Servez le à l’aveugle et attendez les commentaires !!

    Rapport qualité/ Prix extraordinaire (de mémoire 20E la bouteille à l’achat), le meilleur de la gamme Guigal pour moi. Et le 2005 est pareil ! et le 2007 suit le même chemin !

    YR (commissaire du peuple délégué à la promotion du vin démocratique et populaire)

    NB pour Oliv: vu ton commentaire sur ce flacon bu en 2017, votre bouteille a eu manifestement un problème..

    yves Reinmund
    Participant

    Fort sympathique soirée que ce petit duo en Rhône Nord, Condrieu/ Côte Rôtie, mais ne effectif réduit (6 ou 7). Par contre il est vrai que c’est un nombre idéal pour le niveau des verres, on peut se servir largement (et recracher !!), regouter les vins après coup (il en reste..).

    1/ Les Condrieu

    N’achetant plus depuis longtemps les vins de l’appellation, j’était en final assez intéressé de voir si le niveau amélioré ou pas, vu les tarifs pratiqués !

    La triplette servie fait rapidement le podium avec le CR: Condrieu 2012 Julien Pinon en N° 1 par sa pureté, son allonge ne bouche et son équilibre général très bien faits. Abricot à gogo, mais dans une grande concentration. Beau vin
    A l’aération le CR: Condrieu Chanson 2012 S Montez se rapproche, mais sans atteindre le niveau du Pinon. C’est un bon sparring Partner, je le précise !

    Je trébuche totalement sur le N°3 qui m’apparaît très boisé pour la structure générale du vin. J’ai pensé à la robe qu’il avait 10 ans de plus. Massif en bouche, flaveurs coconut et rhum en final, je ne me retrouve pas du tout dans ce type de vin. On dirait une Marsanne bien mollasse, boisée à mort. CR: «[/b] Terrasses de l’Empereur » 2014 G.Vernay.

    Pour faire bref le condrieu c’est sympa, mais le rapport qualité prix est peu favorable pour ce qui me concerne…il est peu probable que j’en rachète sauf a tomber sur une affaire au hasard.

    2.1 Cote-Rôtie jeunes

    Les deux vins jeunes ne m’ont pas ébloui, bien que j’ai préféré «CR: Les Lauzières » 2012 (Tardieu Laurent) au’ CR: Côte Rotie Ogier 2012 trop léger pour moi.

    Il est difficile d’avoir un avis définitif sur ces vins terriblement primaires, et évidemment simples dans leur expression (zan, violette, goudron). Il faudrait patienter au moins 5-6 ans au minimum pour mieux les apprécier. Je ne suis pas certain que le millésime (2012) soit de grande garde toutefois.

    2.2 Côtes Roties plus agés :

    Servi en face de l’Ogier, le vin se démarque immédiatement par son nez puissant de violette, d’épices. C’est très concentré en bouche mais remarquablement équilibré. Nous franchissons un très net pallier qualitatif avec ce CR: Château d’Ampuis 2010.

    C’est vraiment très bon, et bien trop jeune !! Mais en totale confiance dans 10 ans !

    Un duo plus âgé donne lieu a non pas une joute intéressante mais plutôt un comparaison de deux vins situés a différentes étapes de leurs vies respectives.

    Le premier vin est encore foncé de robe, mais commence à brunir légèrement sur le disque. Le premier nez est ..impérial de complexité avec des nuances qui commencent à évoluer vers les épices, le tabac, un début de tapenade.
    Bouche riche et pleine, les tanins sont fondus mais encore bien présents, ce vin peut encore se bonifier selon moi.
    Finale hyper complexe, qui reprend les parfums du nez. Un grand seigneur de guerre , indubitablement. Je pense à une très grande signature sur 2001 ou 1999.
    C’est « CR: La Mordorée » 1998 de Chapoutier. Très très belle bouteille, je remercie le généreux apporteur.

    Le second vin est plus évolué, la robe est rouge franchement brique, mate.
    Le nez est concentré sur de parfums plus tertiaires, on est sur le fumé, l’olive, le jambon.

    La bouche est plus évoluée que la Mordorée, le vin servi un peu frais se bonifiera grandement au réchauffement, mais ne peut lutter sur ce plan face à son challenger qui est un très gros calibre faut il le rappeller..

    La finale est bien profilée, de bonne longueur. Légère sècheresse qui commence à poindre, il faut désormais boire ce vin tel qu’il est à mon sens.

    CR: Côte Rôtie « Les Roziers » 1991 Domaine de Vallouit.

    Ce vin a eu ses partisans, mais aussi ses détracteurs je me dois de le mentionner. Certains l’ont trouvé passé, franchement mauvais même. Je ne comprends pas très bien la réaction mais comme je suis honnête je la mentionne.

    Un liquoreux Allemand sympathique termine le repas en douceur avec un doux parfums d’abricot, de pêche mais pas de botrytis. Bel équilibre en bouche, je penche pour un genre de moelleux Allemand pas trop liquoreux. C’est pas mal du tout et en plus pas trop cher parait il !!

    “Oppenheimer Kreuz 1994 (Auselese)” Weingut Kuhling-Gillot

    La conclusion de ce petit tour d’horizon rapide de l’appellation n’étonnera personne : En grand millésime une bonne Cote-Rotie c’est au moins 15 ans minimum d’attente. Le cas du Château d’Ampuis le montre bien, le vin est excellent à ce jour, mais très ne dessous de son potentiel aromatique réel après un long mûrissement. Même le 98 pouvait attendre encore un peu.

    Je suis plus réservé sur le millésime 2012 par contre sur le long terme, il faudrait gouter d’autres échantillons mais ce que j’ai gouté ne m’a pas transporté.

    Pour les Condrieu on en revient finalement aux « basiques » : trop de bois tue le vin. Je viens de lire un C/R sur la bouteille de G.Vernay plutot laudatif, j’avoue ne pas me reconnaître dans ce que j’ai lu, mais il est vrai que nous avons pas gouté le même flacon alors tout est possible.

    Pour les cuvées mieux appréciées (Pinon, Montez) c’est plutôt bien mais les prix m’arrêtent c’est dommage. Je reconnais par contre aux amateurs férus le droit à l’investissement par contre car le Viognier est un cépage unique, avec des caractéristiques difficilement transposables ailleurs. Je discutais avec mon voisin François et il offre une alternative intéressante au Gewurztraminer sur la cuisine Asiatique je pense. A tester..

    YR

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