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- 9 mars 2023 à 2h40
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
Après un essai en demi-teinte avec Pichon Lalande 1999, je goute cette fois un concurrent en principe estimable, CR: Léoville Barton 1999.
La robe est encore très foncée pour un millésime que l’on peut qualifier “d’honnête”, sans faire preuve d’acrimonie particulière.
Très peu de dépôt dans la carafe, ou j’ai laissé le vin s’aérer deux heures avant le repas.
Le nez est encore jeune, on a des nuances de fruits noirs, un léger début d’évolution balsamique, mais sans plus.
La bouche est franche, les tanins encore assez présents, avec un jolie patine au bout de 20 ans. L’ensemble est pulpeux, assez riche et finalement se goute très bien avec une bonne viande.
Finale de bonne tenue, pas hyper complexe (on sent les limites du millésime), mais qui joue sa partition de manière convaincante. J’ai le sentiment que ce vin peut encore progresser avec le temps, se bonifier.
Conclusion: Un très joli vin pour le millésime, probablement un des meilleurs 99 que je connaisse. Il peut tenir sans problème 5-10 dans une bonne cave.
Très supérieur au Pichon Lalande 99 bu récemment.
YR
- 7 février 2023 à 1h20
- in reply to: Domaine Mongeard-Mugneret, Vosne-Romanée
Bonsoir Belsunce
3H paraissent très suffisantes pour un Bourgogne, surtout un millésime peu tannique comme 1986.
Juste un petit conseil: gouter un gorgeon, on ne sait jamais quand même, 1986 est une année très difficile en Bourgogne. Votre Clos Vougeot pourrait être un peu fatigué, ou nécessiter un carafage de sauvetage.
Sinon prévoir un cierge, ou mieux, un back-up.
Bonne dégustation
YR
- 19 janvier 2023 à 19h26
- in reply to: Château Margaux
Cher Hervé,
Normalement sur le papier ton Margaux 82 est en pleine forme, tu le débouches qq heures histoire de voir ou il en est, s’il est un peu renfrogné tu le passes en carafe 2-3 heures. Et l’affaire est conclue !
Il me reste quelques 82 en Bordeaux, mais pas de ce niveau. Je crois me souvenir que Margaux 82 domine l’appellation de très haut sur ce millésime, contrairement à 1983 oui il a qq concurrents dangereux en effet.
un bon 1982 en Médoc ne va pas s’écrouler avec un petit carafage de rien du tout, surtout Château Margaux période Metzempoulos ou l’on a des vins très puissants, taillés pour une très grande garde.
YR .
- 12 décembre 2022 à 1h47
- in reply to: Le saviez-vous ?
[quote= »Delphinette post= »]@ eric L’AOC sauternes c’est 120 grs de residuels minimum et ça quelques soit le château

YR: Ca me parait énorme. Beaucoup de vins ne pourraient avoir l’agrément d’après ce que je bois. D’ou vient ce chiffre ?
YR
- 2 décembre 2022 à 3h15
- in reply to: Château Thieuley
Un petit rappel sympathique pour indiquer à certains que les Bordelais ne sont pas tous une sorte de caste d’aristocrates qui vivent dans de somptueux châteaux, organisant des fêtes décadentes (voire orgiaques) dans lesquelles quelques privilégiés arrivent en jet privé ou en hélicoptère. Et qui par charité, condescendent à vous vendre leurs bouteilles moyennant 5 billets de 100E un jour “Fruits” (sinon c’est plutôt 1000 !).
Bref, le Bordeaux démocratique ça existe aussi, et bien fait c’est très bon, et ce flacon (CR: Château Thieuley Cuvée Francis Courselle 1998 ) va le prouver 24 ans ans après.
La couleur est rouge-brun dans le verre, le vin est clairement evolué mais reste très sombre et quasi opaque. Beaucoup de dépôt dans la bouteille. Normal à ce stade.
Le nez est assez puissant, avec des senteurs de cuir, d’épices, et du tertiaire (sous-bois, humus). Je pense que ce vin a dû être assez boisé jeune, mais le dosage était judicieux car tout est bien équilibré aujourd’hui, on sent un vin évolué, pas du jus de planche. On peut juste reprocher un léger manque de complexité, mais c’est tout.
La bouche est clairement remarquable compte tenu de l’appellation: Belle attaque encore franche, aucun creux en milieu de bouche, tanins présents mais assouplis par le vieillissement. Je suis très surpris du très haut niveau de qualité de de Thieuley Réserve 1998. On se situe au niveau des meilleurs crus Bourgeois, voire plus.
Jolie finale qui reprend la palette du nez, avec un coté fumé, viandé (mais aucunement dégénéré) bien agréable.
En final très belle performance de cette bouteille, très au-dessus de son (soit disant ?) modeste pedigree, même si l’on peut supposer qu’elle vient de terroirs soigneusement sélectionnés.
En pleine forme au bout de 24 ans, le tout pour une quinzaine d’Euros (au prix d’aujourd’hui) , que ne demande le petit peuple ?
Voilà le genre de vin à faire gouter à l’aveugle aux Anti-Bordeaux patentés, ou à mettre en pirate dans une série de Cabernets de Loire (par exemple…qui soit dit en passant vont vous couter souvent 2 fois plus cher dans les cuvées de luxe !). Cette Reserve Courselle 1998 tiendra son rang, j’en suis convaincu. Et même mieux que ça.
YR. Bordô Faurevert.
- 19 octobre 2022 à 1h15
- in reply to: Domaine Denis Bachelet, Gevrey-Chambertin
Voilà un message plein de bon sens que je ne peux qu’approuver car je viens d’en boire moi aussi une bouteille pour la science !
Ce CR: Côte de Nuits Village 2015 Bachelet est de haut niveau (issu d’une parcelle dite « Queue de Hareng », dont la voisine n’est autre que … »Les Evocelles », dont à peu près tout le monde reconnait qu’elle équivaut à un premier cru.
Encore jeune, une bonne heure de carafe lui a fait le plus grand bien (oui je sais c’est pas bien pour les Bourguignons, jamais compris ça ???).
Je l’ai trouve par contre plutôt charpenté, à laisser vieillir pour qu’il progresse encore un peu. L’élevage est en effet très bien géré sur ce flacon, très classieux et pas envahissant.
Excellent flacon à mes yeux, au niveau d’un Gevrey ou d’un Fixin sans aucun problème.
NB1 : Gouté il y a quelques semaine le simple CR: Bourgogne 2016 Denis bachelet….je peux assurer que des Bourgogne de ce niveau, j’en ai fort peu croisé !! Très impressionnant pour un simple générique.
NB2: Votez Bertou !
YR
- 5 septembre 2022 à 18h42
- in reply to: Domaine Agathe Bursin
J’ai un (petit) problème avec ce domaine Alsacien bien connu des amateurs, à savoir que certains Blancs secs me laissent de marbre
(trop de SR), par contre les rouges sont de première qualité, et vieillissent très bien, Ce CR: Pinot Strangenberg 2010 Domaine Agathe Bursin
va encore le prouver.La robe est encore assez opaque, mais évoluée, rouge brique, avec des nuances orangées.
Le nez est puissant, avec encore beaucoup de fruits rouges (cerises, framboises), même si l’on commence à sentir des parfums plus
évolués d’épices, de cuir.La bouche reste encore fort construite, avec une jolie attaque mais l’ensemble est bien harmonieux, les tanins sont doux et l’impression
tactile est ma foi fort agréable. La structure générale du vin est assez inhabituelle pour un rouge Alsacien il faut le dire.Très jolie longueur de la finale qui déroule longuement des parfums plus tertiaires que le nez , les fruits sont plus compotés, le coté
cuir fumé plus prononcé. Belle complexité.Très joli flacon que ce Strangenberg 2010, très au dessus des canons standards de cette appellation ou le meilleur côtoie le pire,
soyons honnêtes..Me parait être au niveau d’un bon Village Bourguignon, ce qui est est pour moi une sacrée référence parce que des
pinots venus de loin qui prétendent égaler la Bourgogne, j’en ai gouté pas mal…mais je n’en ai jamais acheté en final !NB J’ai aussi du 2004 un poil plus évolué, mais qui se tient encore bien aussi.
NB2: Les Liquoreux sont très bien aussi sur ce domaine.
YR
- 5 septembre 2022 à 18h18
- in reply to: Le P’tit Domaine
Je goûte avec grand intérêt le nouveau millésime 2020, CR: Entre Deux Voyes, Saumur du P’tit Domaine (Richard Desouche). Il fait chaud et lourd, j’ai envie d’un blanc rafraichissant et non d’un rouge qui va m’assommer après le repas dominical.
La robe est jaune clair, évidemment pas d’évolution vu le jeune âge de ce vin (le contraire serait fâcheux à mes yeux..)
Le nez est de toute beauté (je le bois dans un grand verre, mais quand même…) :Senteurs puissantes de pomelos, de poires , puis vient une touche florale (voir mon fleuriste pour plus de précision ) Belle attaque en bouche, le vin est assez puissant mais remarquablement servi par une acidité qui équilibre bien le tout, l’impression générale est excellente à table !
Longue finale sur les parfums du nez, avec aussi cette touche un peu plus anisée, rafraîchissante . Un régal avec le poisson servi et les fromages (forts) servis ce soir.
Démonstration très éloquente de la qualité des vins produits par R Desouche sur cette bouteille, qui fait grosse impression. Le tout pour une vingtaine d’Euros. J’aimerais bien le comparer avec les ténors du secteur à l’aveugle, je suis presque certain qu’il s’en sortirait plus que bien.
NB: j’avais entendu dire que 2020 était un peu chaud en Blanc sur la Loire. Honnêtement, je n’ai rien ressenti sur ce flacon.
YR
- 19 août 2022 à 19h28
- in reply to: Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet
Il me fallait ce jour là un vrai Bourgogne, à maturité, du sérieux, du lourd même !! .
Bref, je choisis ce CR: Ramonet Chassagne 1er Cru “Clos Saint Jean” 2009, en principe qui devrait marquer des points (Terroir historique de Bourgogne, identifié et cadastré avant le Clos Vougeot je vous le rappelle).
La robe est encore d’un beau rouge cerise, pas très foncée comme de coutume chez Ramonet.
Le nez s’impose d’emblée par son intensité, sa complexité: Fruits rouges et noirs, une jolie touche épicée, nuances de fleurs. Very haut de gamme d’office.
En bouche le vin est un modèle d’équilibre Bourguignon, à la fois riche, plein, mais jamais lourd ou pesant. Les tanins sont présents, mais bien assagis et patinés par l’âge ils sont onctueux, tapissent la langue fort harmonieusement. Longueur à l’image du reste: superlative !!!
Toute la tablée est scotchée par l’intensité et la complexité de la finale de ce vin. Nous pensons avoir bu une très belle bouteille, qui fait honneur à son rang et à son producteur.
Elle peut même encore progresser sur 3-4 ans je pense, et tenir ensuite 10 de plus. Du très grand Chassagne Rouge, indubitablement.
NB: Le Clos de la Boudriotte 2009 est excellent lui aussi, je pense que Ramonet a très bien négocié ce millésime en rouge.
Et il confirme que ce domaine est mondialement connu pour ses vins blancs, mais que les rouges sont excellents aussi (j’ai eu très peu déceptions, et en fait dues au bouchon dans 2 cas).
YR
- 19 août 2022 à 3h06
- in reply to: Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
Débouché au débotté puisque je n’ai dans ma cave qu’un seul exemplaire ce ce flacon, ce CR: [color=#000000]Pichon Lalande 1999 allait-il bien se comporter au bout de 20 ans ?
[/color]
La robe est évoluée, assez foncée mais commence à tirer sur le brun, le vin est clairement à maturité visuellement.
La bouche est fluide, on sent immédiatement les limites du millésime 1999…L’ensemble se tient à peu près correctement, mais force est de reconnaître que j’ai des Crus Bourgeois du millésime 00 plus charpentés que ce vin. Bon, on dira qu’il est “élégant” dans les magazines…
Finale peu complexe, qui s’appuie essentiellement sur un boisé dû à l’élevage. La matière première un peu trop fluette a du mal à émerger. Ce 1999 est à mille lieues des meilleures bouteilles de cette décennie (95-96 notamment).
Déception donc, en dessous de sa (très forte) réputation sur ce flacon.
YR
- 30 juillet 2022 à 16h15
- in reply to: Soirée Chinon
Bonjour à tous.
Deux points que je précise après ce C/R :
1/ Denis, je te trouve d’une grande sévérité au sujet des vins rouges bus ce soir. Le niveau était assez relevé, je l’ai trouvé supérieur aux blancs. Tu trouve que les vins foncés qui sentent le cassis t’ennuient, mais en 30 ans les petits arômes de framboise j’en trouve peu sur les cuvées de garde du moins.Les vins de Loire sont beaucoup plus extraits qu’auparavant, et c’est encore plus marqué depuis 2005- 2009-2010 et l’émergence de nouveaux vignerons.
On commence à rentrer dans un schéma Bordelais avec garde de 15/20 minimum. Meme les simple cuvées génériques demandent 5 voire plus souvent 10 ans d’attente pour se laisser approcher.
2/ Tristan:
2002 est un fort joli millésime en Loire, mais en ce qui me concerne, le Noiré 2002 est à point et doit être bu. Ne pas oublier que ce vin ne sera pas éternel, les vignes étaient très jeunes à l’époque , la densité du vin s’en ressentait à mon gout (j’achetait la cuvée VV d’ailleurs…). Depuis qq années évidemment ce phénomène s’est atténué, puis a disparu avec l’âge des vignes.
Je suis d’accord avec toi, il doit y avoir plein de chouettes bouteilles de Loire 2002 à boire en ce moment, pour ceux qui les ont gardé évidemment.
Bonne journée
YR
- 22 juillet 2022 à 17h56
- in reply to: Domaine Robert Arnoux & Arnoux-Lachaux, Vosne-Romanée
Hervé, tu veux rire ???
Vas donc faire un tour sur le site « Crurated », censé commercialiser les bouteille et dis moi ce que tu penses du principe de fonctionnement de l’officine…une sorte de club des Happy Few (500£/mois) avec évidemment création d’un marché secondaire pour stabiliser (au plus haut évidemment ) le prix des bouteilles . Bref c’est à vomir, et je reste poli.
Et les anciens clients du domaine, les fidèles depuis 20/30 ans. Que vont ils devenir ? Que va-t-on leur dire ?
NB: j’ai bu quelques bouteilles d’Arnoux -Lachaux, je n’y ai rien gouté qui puisse justifier cet emballement médiatique, et surtout monétaire !! . Tout ceci me semble relever d’une stratégie financière et mercatique bien rodée.
Encore un qui ne me verra jamais dans ses caves !! ( honnêtement je pense qu’il s’en fiche, puisque c’est le but recherché en final).
YR
- 18 mai 2022 à 4h04
- in reply to: Domaine Chauvenet Chopin – Nuits Saint Georges
Comme l’ami Denis a récemment ouvert un Murgers 2009 sans m’inviter , je débouche pour le gouter ce CR: Nuits Saint Georges 1er Cru Aux Thorey 2009 Domaine Chauvenet Chopin. C’est ma première bouteille, je le découvre donc.
Le vin est encore assez sombre de robe, je le passe une bonne heure en carafe afin d’aérer un peu et je fais bien, il va s’améliorer tout au long du repas.
Le nez est encore très jeune, plutôt floral que fruité. L’attaque en bouche est encore ferme, ce vin doit encore vieillir un peu je trouve.
L’Assise tannique est bien maitrisée, il y a du “gras”en bouche pour ne pas ressentir un assèchement des gencives, qui pardonne rarement sur les vins de Pinot d’après ma modeste expérience.
Longue finale, qui se bonifie au fur et à mesure que la bouteille se vide ! Notes de reglisse, presque de violette viennent s’ajouter à de la rose, du jasmin. Hyper classique, mais redoutablement efficace !
Un très beau Thorey, qui sera meilleur dans 4-5 ans. Quel dommage que le domaine ait cessé son activité, c’était une source très fiable et avec des tarifs que l’on peut qualifier d’angéliques.
YR
- 18 mai 2022 à 3h33
- in reply to: Jean Raphet
J’ai quelques vins assez avancés à boire dans ma cave, et pour certains je ne suis pas sûr de leur état pour tout dire…un peu au pif je choisis ce CR: Morey Saint-Denis 1990 Domaine Jean Raphet , on verra bien. Je gardais un bon souvenir du Gevrey 1990, mais c’était il y a assez longtemps !!
Bon le niveau est assez haut dans le col, et après m’être battu 10 bonnes minutes avec un bouchon tout sec , on verse dans le verre.
L’affaire est de couleur rouge brique assez opaque, Jean Raphet ne devait pas être un adepte de la macération à froid.
Le nez est principalement axé sur le tertiaire, avec des parfums de fleurs séchées je trouve, mais il subsiste du fruit rouge (cerises ?)
L’attaque en bouche reste correcte, à mon étonnement d’ailleurs, les tanins sont encore bien présents sous les papilles, quoique fondus. Pas mal du tout ma petite affaire !!!
Très jolie finale ou le coté fruité ressort un peu plus qu’au nez, nuances d’épices, de sous-bois.
Une bien jolie surprise que ce simple Morey 1990, que j’attendais honnêtement plus fatigué que ça, d’autant plus que mon ami Ray m’avait un peu refroidi en m’indiquant avoir balancé à l’évier plein de Raphet de cette époque.
1990 est un très beau millésime qui regorge de pépites en Bourgogne, sans aller chercher les stars intouchables du “CAC 40” on peut faire d’excellentes pioches sur des étiquettes moins prestigieuses comme ce flacon le prouve.
YR
- 3 mai 2022 à 3h32
- in reply to: Château Troplong Mondot, Saint-Emilion
J’ai (encore !) envie de découvrir un bon Bordeaux à maturité, mais ce soir je prends des risques avec de CR: Saint-Emilion GCC Troplong-Mondot 1986, millésime assez difficile sur la rive droite Bordelaise.
J’ai un mal de chien à extraire le bouchon, qui commence à s’enfoncer au Bilame. Pourtant j’y vais doucement, mais il glisse le long du goulot. Bon, un coup de screwpull et hop, on le ressort.
La robe est rouge brique, nuances orangées nettes sur le bord du disque. Pas trop de dépôt, suis surpris. Le premier nez de sous-bois est un peu timide, il faudra une longue aération d’une heure environ pour que se révèlent des senteurs plus consistantes de cuir, de cannelle presque.
La bouche est par contre le point fort de ce vin, encore assez corpulent et que j’aurais placé en Médoc à l’aveugle. Ma moitié, plus en forme que moi , annonce d’emblée un rive droite, un Pomerol même !
La finale, un peu courte à ses débuts , s’amplifie au fur et à mesure que la bouteille se vide, avec des parfums de tabac, d’épices.
Enconclusion un vin un peu étonnant, qu’il faut vraiment aérer pour qu’il se livre un peu et qu’il délivre un message intelligible. Mais la première demi-heure fut assez décevante, je dois le reconnaitre.
Peu typé Merlot, il reste encore marqué à mon avis par son élevage, et je me demande un peu s’il n’avait pas la tête de mes 2003, qui restent fort rébarbatifs pour le moment. Pas mon style préféré de St-Emilion.
YR
- 7 avril 2022 à 4h53
- in reply to: Château Beychevelle, Saint-Julien
Je débouche sans grande conviction il faut l’avouer ce CR: Château Beychevelle 1981, sachant qu’il est en apogée probablement plus que dépassée…
On verra bien après tout ce que ça vaut dans le temps..
Le bouchon est tout mou, et s’enfonce avec mon bilame. Prudent, je sors le srewpull et l’extrait convenablement jusqu’a la moitié, ensuite il explose comme une sorte d’ananas ou de chou-fleur. Bref, de la crotte quoi. Ca commence bien mon affaire.
La robe est moins évoluée que je ne le pensais après 41 ans, le vin est d’une couleur brune/orangéee mais pas tant que ça en final. Bizarrement, aucun dépôt dans la bouteille ou presque !!
Le nez est un peu timide, une longue aération fait ressortir des notes de sous-bois, il reste encore un peu de fruits macérés, compotés. Ca se tient à peu près .
L’attaque en bouche est assez fluide, et on manque un peu de corps pour un Cru classé du médoc je trouve, même si le millésime 1981 ne fait pas rêver c’est certain.
Finale un peu monocorde sur des notes d’élevage, pas d’une grande complexité.
A noter que le fond de la bouteille, un peu plus épais est assez étonnant, avec des nuances de violettes et un cote fumé qui me rappellent un Rhône Nord !!
En conclusion une bouteille bue tardivement, mais qui donne l’impression que ce vin a été trop filtré, trop travaillé dès le départ, et que le potentiel initial du terroir s’en trouve forcément bridé. Il suffit de comparer avec non pas le 1982, mais le millésime 1986 pour entendre une toute autre musique, je vous le garantis.
J’ai cru comprendre que les derniers millésimes sont bien mieux faits, mais je ne les ai peu gouté, et sur des échantillons primeurs.
YR
- 7 avril 2022 à 4h23
- in reply to: Château La Croix Taillefer, Pomerol
Emballé par un 2005 gouté il y a quelques mois, je trouve par hasard ce CR: Pomerol 1998, Château La Croix Taillefer aux enchères.
Comme attendu, il n’intéresse pas grand monde, ce qui fait bien mon affaire je l’avoue.
Un Pomerol du millésime 1998, ça doit se tenir diantre ! Bref , je tente le coup et achète ce petit lot, dont je débouche une bouteille pour la science.
La robe est un peu évoluée, d’un joli brun acajou foncé. Rien de méchant ceci dit. Le nez est très joli, on est dans le fruit très mûr, avec des notes plus évoluées de tabac, de terre fraiche. Pas mal du tout ce petit Pomerol !!
La bouche est patinée par le vieillissement, avec des tanins très doux en attaque, mais ne mollit pas ensuite, l’ensemble est assez riche et sphérique. Ne pas lui demander la concentration d’un Lafleur, on n’est pas dans la même gamme de prix non plus. Mais il vaut bien des GCC de St Émilion par exemple.
Jolie finale sur des notes de fumée, avec un retour convaincant de la cerise (me semble-t-il).
Mon appréciation est plutôt positive sur ce vin , que l’on peut encore gouter sur 4/5 ans sans se presser. J’estime que pour environ 30€ la bouteille de Pomerol 25 ans d’âge, j’ai fait un bel achat. Moi qui suis passablement Bordeauphile, mais peu fourni dans cette AOC vu les tarifs pratiqués par les ténors locaux, je vais chercher un peu plus ce vin à encaver.
YR
- 25 mars 2022 à 15h01
- in reply to: Château Côte de Baleau, Saint Emilion
Après un essai fort décevant sur le millésime 2012, je goute le CR: 1995 Cote de Baleau St Emilion GCC, en principe à maturité parfaite pour un St-Emilion GCC.
La couleur est rouge brique dans le verre, avec un fin limon qui tapisse le fond de la bouteille.
Evidemment le nez est évolué, on a des flaveurs de cuir, de sous-bois mais l’ensemble reste bien net, il reste même encore un peu de cerise, de fruit rouge qui perce.
La bouche est encore assez construite, le vin est de demi-corps mais bien harmonieux, on ne ressent pas de creux évident. Tannins très fins qui enveloppent les papilles.
Jolie finale, pas hyper-complexe mais qui tient son rang, sur des notes fumées, de cuir.
Ce vin n’est certes pas un monstre de concentration, mais il est bien équilibré, et il faut le boire sans trop se presser sur 3-4 ans. Je le préfère vraiment au précédent dont l’équilibre m’était apparu passablement défectueux.
YR
- 25 mars 2022 à 12h37
- in reply to: Domaine de Torraccia
J’achète ce flacon, guidé par les conseils de mon caviste : CR: AOC Porto Vecchio, domaine Torraccia “Oriu” 2016. Je n’ai pas dû en boire depuis au moins 20 ans ! Mais j’en gardais un assez bon souvenir toutefois.
La robe est sombre, rouge foncée, tirant encore presque sur le noir. J’espère qu’ il n’est pas trop jeune …
Le nez est assez distingué, avec des effluves très sudistes de garrigues, d’épices.
Jolie attaque en bouche, ferme et France car le vin reste à ce stade assez charpenté, mais avec une extraction bien exécutée d’où une fort heureuse impression de sphéricité. Les tanins sont présents mais bien enrobés. Très bien.
Longue finale boucanée, sur des épices douces, presque un peu cacaotée. Un très joli produit que cette bouteille, qui doit encore progresser sur 4-5 ans à mon avis.
J’ai dû payer le flacon environ 25 Euros je pense; et il est d’un bon rapport Q/P par rapport à certaines cuvées du Languedoc vendues …fort chères à mon gout ces dernières années.
YR
- 3 mars 2022 à 3h03
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
[quote= »oliv post=1162289″]
@AAWE
[/quote]
Bizarre cette date d’acquisition de la Tâche en 1869…pour d’autres sources acquisition de 1933 en Monopole en effet.YR