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- 31 août 2007 à 2h52
- in reply to: Margaux Interdit ( roman)
drôles de procédés ! on offre le livre à Thunevin et on vient en faire de la pub gratuite sur LPV…..
Drôle de raisonnement, mais qui ne manque pas de logique, et j’ai essayé d’écrire un bouquin qui soit de la pure logique. Je vous propose un deal: je vous envoie ce livre cadeau, et vous en faite un compte-rendu ( sincère bien sûr, sans flatterie SVP) sur LPDV. J’ai tiré à 300 exemplaires, il m’en reste 250 à vendre, et le premier tirage est numéroté avec un marque-page collector ( enfin on verra bien).
Merci de m’envoyer votre adresse à gilles.dupontavice@orange.fr
Mais cette promotion n’est valable que pour Yves Zermatten ( car j’ai effectivement mon imprimeur à payer et etc…)Gilles du Pontavice
- 29 août 2007 à 22h13
- in reply to: Margaux Interdit ( roman)
Hé bé non, je le lui offert. C’est bien la moindre des choses, il m’a toujours autorisé à goûter Valandraud en primeur, depuis que je lui ai consacré un petit article: https://vinorumcodex.blogspot.com/2006_02_01_archive.html et c’était en avril 1994, comme le temps passe!
Pour le reste, j’ai malheureuement un imprimeur qui attend me sous…Cordialement
Gilles- 28 août 2007 à 4h00
- in reply to: Margaux Interdit ( roman)
J’ai racheté le nouveau Parker traduit en Français, le Guide des meilleurs vins de France (RVF), en attendant le Guide Hachette et le nouveau Bettane-Desseauve. J’ai reçu de Gilles du Pontavice son dernier livre : « Margaux interdit », dont le titre m’interpelle, j’ai hâte de le lire, en tout cas j’ai toujours aimé le style un peu « caustique » de Gilles et son sens de l’humour, et surtout qu’il sache si bien parler des vins d’Algérie….
C’est sur le blog de Jean-Luc Thunevin, et je trouce ça spécialement gentil. Je vous tiendrai au courant de la suite s’il y en a .
Gilles du Pontavice
- 21 août 2007 à 2h12
- in reply to: Margaux Interdit ( roman)
J’envisage une nouvelle édition en bouteilles de 75 centilitres, mais on a quelques problèmes pour convertir l’encre en cabernets. On cherche…
- 2 juillet 2007 à 22h42
- in reply to: Primeurs 2006, rapport qualité/prix
Trotanoy 2006 est affiché à 95 euros hors-taxes chez https://www.vitis-epicuria.com/catalogue.html
- 13 juin 2007 à 21h12
- in reply to: Primeurs 2006
fab75 écrivait:
——————————————————-
> quelqu’un a t il pu avoir de l’eglise clinet sur
> ChateauPrimeur? et a quel prix. Merci.L’Eglise-Clinet est proposé à 161 euros à la Cave d’Ulysse et à 171 chez Vitis-Epicuria ( mais j’ai calculé un prix TTC sur la base d’une TVA à 19,6%, je crains que ça ne soit bentôt obsolète…)
Par contre La Mondotte ne semble trouvable que dans le forum de LPV:DGilles du Pontavice
Il n’y a en pas eu cette année.
En principe il n’y aura pas, en Pomerol, de Fleur Petrus, Trotanoy, Evangile, Le Pin, Lafleur …
Et certaines absences en Saint Emilion et Sauternes également.
- 3 juin 2007 à 2h46
- in reply to: Domaine de l’Aigle Limoux
J’ai acheté quelques bouteilles de rouge de pinot noir 1997, sur le bon souvenir du blanc. C’était délicat et excellent, avec un bon goût de pinot qu’on trouve rarement dans cette région. Mais le vin était fatigué et fragile.
Je ne connais pas les millésimes récents en rouge, il y a visiblement un bon terroir.- 16 mai 2007 à 21h31
- in reply to: Bordeaux 2006, pour les accros aux prix
Hé oui, c’est la fameuse cave du Leclerc de Bayeux avec son énorme grille en fer forgé!
- 24 avril 2007 à 23h12
- in reply to: Re: La notation
Mais
Robert Parker a distribué à quelques vins une note de 100/100.
Si on lui faisait déguster ces vins notés 100/100, lors d’une même et seule
dégustation, il serait obligé de faire un classement et donc on obtiendrait fatalement:1er vin dégusté 100/100
2ème vin 99/100
3ème vin 98/100, etc….Donc si je m’en tiens à mon raisonnement, puisqu’il faudrait un classement
ces notes pourraient être différentes !Absolument, c’est un problème de ce classement qui « part du haut » en accordant des notes de 100. C’est le même problème que dans les jurys de patinage artistique où on donne fréquemment des notes de 10 sur 10, alors que le but du jury est de classer un premier, un second, etc…
- 24 avril 2007 à 23h12
- in reply to: Re: La notation
Mais
Robert Parker a distribué à quelques vins une note de 100/100.
Si on lui faisait déguster ces vins notés 100/100, lors d’une même et seule
dégustation, il serait obligé de faire un classement et donc on obtiendrait fatalement:1er vin dégusté 100/100
2ème vin 99/100
3ème vin 98/100, etc….Donc si je m’en tiens à mon raisonnement, puisqu’il faudrait un classement
ces notes pourraient être différentes !Absolument, c’est un problème de ce classement qui « part du haut » en accordant des notes de 100. C’est le même problème que dans les jurys de patinage artistique où on donne fréquemment des notes de 10 sur 10, alors que le but du jury est de classer un premier, un second, etc…
- 19 avril 2007 à 2h44
- in reply to: Bordeaux 92 : vos meilleurs souvenirs
Angélus 92, on a adoré, et chaque fois qu’on a pu en racheter à pas trop cher on l’a fait.
On l’a bien plus aimé que les 93 et 94 plus bodybuildés.- 19 avril 2007 à 2h33
- in reply to: Primeurs 2006
Sociando-Mallet est à 31 euros chez Millésima, 33 chez Estève, 30,50 chez ChateauPrimeur, 30 chez Eyquard.
A rapporter au prix en primeur des 2005: 33, des 2004; 25, des 2003: 27, des 2002: 20, des 2001: 23, des 2000: 28, des 1999: 22, des 1998: 23, des 1997: 25, des 1996: 21, des 1995: 14, des 1994: 14, des 1993: 9.50, des 1992: 9, des 1991: 11, et des 1990: 11 euros.
- 18 avril 2007 à 23h50
- in reply to: Re: La notation
Qelques précisions sur deux systèmes de cotation existant.
Le premier est un système par étoiles, utilisé notamment par le Master of Wine anglais Michael Broadbent, qui permet une vingtaine de cotations différentes. Le second est une cotation en points sur une échelle de 100 points, utilisé notamment par le magazine américain Wine Spectator et par le critique américain Robert Parker dans son magazine The Wine Advocat, qui permet une trentaine de cotations différentes.Michael Broadbent est aujourd’hui un vieux monsieur. Anglais, parfait gentleman, il a acquis sa notoriété en dirigeant le département Vins de la maison de ventes Christie’s à Londres et un peu partout dans le monde. Il est aussi francophile : » J’admire les Français, leur goût, leur indépendance intellectuelle, leur gastronomie et par-dessus tout, leurs vins « .
Robert Parker est avocat. Passionné de vin, il a lancé une lettre d’information qui a connu un grand succès et donné lieu à de nombreux ouvrages. Il est aussi francophile. Il va de soi que, personnellement, je me sens plus proche de Monsieur Broadbent que j’admire, que de Monsieur Parker que je respecte. Le métier de critique exercé par RP s’inscrit dans une logique consumériste et donne des conseils d’achats et de consommation des vins. L’expert est historien, le critique suit d’abord une actualité.
JVoici maintenant une analyse de ces deux systèmes de cotation.C’est indéniable, une note de qualité d’un vin, quelle qu’elle soit, est réductrice : d’une part, elle est établie à un instant de la vie de ce vin, qui est né, vit et mourra ; d’autre part elle est personnelle, ou tout au plus issue d’un groupe de dégustateurs, et non scientifique. Tant mieux ! C’est ce qui permet de classer les grands vins au rang des oeuvres d’art, et non au sein de la production agricole de qualité, ce qu’ils sont à leur fabrication. Cette dimension spirituelle du vin n’échappe pas à nos deux auteurs :
» Les vins sont comme les êtres humains, variables à l’infini, fascinants à l’extrême « . MB
» (…) les grands vins, comme la grande musique ou la peinture de haut vol, font l’unanimité, même s’il est pratiquement impossible d’en donner une définition précise « . RPComme tous les amateurs, nos deux critiques ont une haute idée du vin. Pour Robert Parker, c’est un produit de l’activité humaine parmi les plus nobles. Pour Michael Broadbent, c’est quasiment un être vivant. Ce produit, reste à en donner connaissance. Le discours sur le vin a considérablement évolué au XX° siècle. Très timide au XIX° siècle, il donnait seulement quelques indications générales. Il est aujourd’hui pléthorique, et nous en donnerons quelques exemples. Mais aucun media donnant une critique des vins ne saurait aujourd’hui se passer d’une synthèse, d’une qualité résumée en quelques caractères typographiques. On peut le regretter, mais c’est ainsi.
Voici donc les raisons pour lesquelles MB et RP ont choisi le leur. MB utilise dans ses dégustations une grille chiffrée : » (…) sur 20 : 3 points pour l’aspect, 7 pour le nez, 10 pour la bouche et l’impression d’ensemble « . Il complète cette note sèche par des impressions écrites dans de petits carnets. Il pense que l’erreur est humaine et » les variations infinies « . Il a donc gardé pour lui ses chiffres et donne comme notes des étoiles, de 0 à 5, de mauvais à exceptionnel. L’espérance de vie d’un vin est indiquée par la mise entre parenthèses d’étoiles, ainsi : ***(**) est traduit par : » pas encore complètement épanoui, mais déjà agréable à boire. Sera sans doute exceptionnel à terme « . Sitôt annoncée cette notation simplifiée, MB semble regretter sa sécheresse, et rajoute souvent un commentaire.
RP utilise dans ses dégustations une note chiffrée élaborée d’une façon plus complexe. Chaque vin existant se voit attribuer 50 points, plus : – une note sur 5 points pour la couleur et l’apparence ( » puisque, aujourd’hui, la plupart des vins sont bien vinifiés (…), la plupart obtiennent 4 ou même 5 points). – une note sur 15 points pour le bouquet. – une note sur 20 points pour les sensations et la finale en bouche. -une note sur 10 points pour l’impression d’ensemble et l’aptitude au bon vieillissement. Le classement des vins est fait selon une grille de 50 à 100 points. Plus de 95 points, le vin est qualifié d’extraordinaire. De 90 à 95 points, ce sont d’excellents vins. De 80 à 89 points, ce sont des très bons vins, surtout de 85 à 89 points. RP ajoute » j’en ai plusieurs dans ma cave personnelle « . De 70 à 79 points, les vins sont de niveau moyen. En-dessous de 70 points sont les vins de qualité insuffisante.
J’ai passé des années à réfléchir sur les systèmes de cotation. Je ne suis sans doute pas le seul, mais une formation de sociologue avec option statistique m’a amené à m’interroger sur le sens de ces systèmes. La première remarque que je me suis faite et qui n’a pas varié est que le chiffre aujourd’hui l’emporte toujours sur la lettre, et encore plus sur l’étoile, à l’exception notable du guide Michelin. Pourquoi ? Nous vivons dans un monde de chiffres. La capacité de réussite d’un sport se mesure à sa capacité à produire du chiffre. Classements intermédiaires, statistiques, chiffres des salaires ont grandement contribué à la réussite du football, alors que le rugby se contentait de poules, de l’anonymat des marqueurs et de la joie de jouer. C’est ainsi. Je pense donc que la notation par chiffres est la plus populaire et la plus demandée, c’est pourquoi j’ai choisi en ce qui me concerne une notation par lettres.
Et le chiffre, qu’en pense Michael Broadbent ? La réponse est cruelle : » Le système de notation sur 100 points qui a été adopté récemment par un certain nombre d’auteurs et de journalistes n’est pas satisfaisant. Il n’est pas honnête, c’est certain, mais de plus, il juge comme s’il était possible de travailler dans des conditions hypothétiquement pures, objectives et toujours identiques « . » Il n’est pas honnête, c’est certain, mais… » est une phrase qui m’a transformé en fan absolu de Monsieur Broadbent, même si j’aime souvent des vins qu’il n’aime pas, ou l’inverse. Robert Parker n’est pas de cet avis. Il prévient de façon assidue le lecteur que les notes ne sont pas tout. Cependant » elles permettent au lecteur de juger de la manière dont un critique professionnel classe le vin parmi ses pairs « .Dans des ouvrages plus anciens, RP précisait : » Quelle est la différence entre deux vins, tous deux très bons, notés respectivement 86 et 87 ? La réponse est simple : on s’aperçoit, en les dégustant côte à côte, que le vin noté 87 est légèrement meilleur que l’autre « . Il pose ainsi une question importante pour cet article : qu’est-ce qu’un vin meilleur qu’un autre ? est-ce qu’on peut déguster un Muscadet 87 à côté d’un Pauillac 86 et trouver l’un meilleur que l’autre ? La première réponse, découlant de ce qui est plus haut, est que cela dépend du statut que l’on accorde au vin. Est-ce une production agricole dont on peut classer la qualité ? Est-ce une oeuvre d’art qu’on peut coter sur une échelle ? Il est temps de parler dégustation.
- 18 avril 2007 à 23h50
- in reply to: Re: La notation
Qelques précisions sur deux systèmes de cotation existant.
Le premier est un système par étoiles, utilisé notamment par le Master of Wine anglais Michael Broadbent, qui permet une vingtaine de cotations différentes. Le second est une cotation en points sur une échelle de 100 points, utilisé notamment par le magazine américain Wine Spectator et par le critique américain Robert Parker dans son magazine The Wine Advocat, qui permet une trentaine de cotations différentes.Michael Broadbent est aujourd’hui un vieux monsieur. Anglais, parfait gentleman, il a acquis sa notoriété en dirigeant le département Vins de la maison de ventes Christie’s à Londres et un peu partout dans le monde. Il est aussi francophile : » J’admire les Français, leur goût, leur indépendance intellectuelle, leur gastronomie et par-dessus tout, leurs vins « .
Robert Parker est avocat. Passionné de vin, il a lancé une lettre d’information qui a connu un grand succès et donné lieu à de nombreux ouvrages. Il est aussi francophile. Il va de soi que, personnellement, je me sens plus proche de Monsieur Broadbent que j’admire, que de Monsieur Parker que je respecte. Le métier de critique exercé par RP s’inscrit dans une logique consumériste et donne des conseils d’achats et de consommation des vins. L’expert est historien, le critique suit d’abord une actualité.
JVoici maintenant une analyse de ces deux systèmes de cotation.C’est indéniable, une note de qualité d’un vin, quelle qu’elle soit, est réductrice : d’une part, elle est établie à un instant de la vie de ce vin, qui est né, vit et mourra ; d’autre part elle est personnelle, ou tout au plus issue d’un groupe de dégustateurs, et non scientifique. Tant mieux ! C’est ce qui permet de classer les grands vins au rang des oeuvres d’art, et non au sein de la production agricole de qualité, ce qu’ils sont à leur fabrication. Cette dimension spirituelle du vin n’échappe pas à nos deux auteurs :
» Les vins sont comme les êtres humains, variables à l’infini, fascinants à l’extrême « . MB
» (…) les grands vins, comme la grande musique ou la peinture de haut vol, font l’unanimité, même s’il est pratiquement impossible d’en donner une définition précise « . RPComme tous les amateurs, nos deux critiques ont une haute idée du vin. Pour Robert Parker, c’est un produit de l’activité humaine parmi les plus nobles. Pour Michael Broadbent, c’est quasiment un être vivant. Ce produit, reste à en donner connaissance. Le discours sur le vin a considérablement évolué au XX° siècle. Très timide au XIX° siècle, il donnait seulement quelques indications générales. Il est aujourd’hui pléthorique, et nous en donnerons quelques exemples. Mais aucun media donnant une critique des vins ne saurait aujourd’hui se passer d’une synthèse, d’une qualité résumée en quelques caractères typographiques. On peut le regretter, mais c’est ainsi.
Voici donc les raisons pour lesquelles MB et RP ont choisi le leur. MB utilise dans ses dégustations une grille chiffrée : » (…) sur 20 : 3 points pour l’aspect, 7 pour le nez, 10 pour la bouche et l’impression d’ensemble « . Il complète cette note sèche par des impressions écrites dans de petits carnets. Il pense que l’erreur est humaine et » les variations infinies « . Il a donc gardé pour lui ses chiffres et donne comme notes des étoiles, de 0 à 5, de mauvais à exceptionnel. L’espérance de vie d’un vin est indiquée par la mise entre parenthèses d’étoiles, ainsi : ***(**) est traduit par : » pas encore complètement épanoui, mais déjà agréable à boire. Sera sans doute exceptionnel à terme « . Sitôt annoncée cette notation simplifiée, MB semble regretter sa sécheresse, et rajoute souvent un commentaire.
RP utilise dans ses dégustations une note chiffrée élaborée d’une façon plus complexe. Chaque vin existant se voit attribuer 50 points, plus : – une note sur 5 points pour la couleur et l’apparence ( » puisque, aujourd’hui, la plupart des vins sont bien vinifiés (…), la plupart obtiennent 4 ou même 5 points). – une note sur 15 points pour le bouquet. – une note sur 20 points pour les sensations et la finale en bouche. -une note sur 10 points pour l’impression d’ensemble et l’aptitude au bon vieillissement. Le classement des vins est fait selon une grille de 50 à 100 points. Plus de 95 points, le vin est qualifié d’extraordinaire. De 90 à 95 points, ce sont d’excellents vins. De 80 à 89 points, ce sont des très bons vins, surtout de 85 à 89 points. RP ajoute » j’en ai plusieurs dans ma cave personnelle « . De 70 à 79 points, les vins sont de niveau moyen. En-dessous de 70 points sont les vins de qualité insuffisante.
J’ai passé des années à réfléchir sur les systèmes de cotation. Je ne suis sans doute pas le seul, mais une formation de sociologue avec option statistique m’a amené à m’interroger sur le sens de ces systèmes. La première remarque que je me suis faite et qui n’a pas varié est que le chiffre aujourd’hui l’emporte toujours sur la lettre, et encore plus sur l’étoile, à l’exception notable du guide Michelin. Pourquoi ? Nous vivons dans un monde de chiffres. La capacité de réussite d’un sport se mesure à sa capacité à produire du chiffre. Classements intermédiaires, statistiques, chiffres des salaires ont grandement contribué à la réussite du football, alors que le rugby se contentait de poules, de l’anonymat des marqueurs et de la joie de jouer. C’est ainsi. Je pense donc que la notation par chiffres est la plus populaire et la plus demandée, c’est pourquoi j’ai choisi en ce qui me concerne une notation par lettres.
Et le chiffre, qu’en pense Michael Broadbent ? La réponse est cruelle : » Le système de notation sur 100 points qui a été adopté récemment par un certain nombre d’auteurs et de journalistes n’est pas satisfaisant. Il n’est pas honnête, c’est certain, mais de plus, il juge comme s’il était possible de travailler dans des conditions hypothétiquement pures, objectives et toujours identiques « . » Il n’est pas honnête, c’est certain, mais… » est une phrase qui m’a transformé en fan absolu de Monsieur Broadbent, même si j’aime souvent des vins qu’il n’aime pas, ou l’inverse. Robert Parker n’est pas de cet avis. Il prévient de façon assidue le lecteur que les notes ne sont pas tout. Cependant » elles permettent au lecteur de juger de la manière dont un critique professionnel classe le vin parmi ses pairs « .Dans des ouvrages plus anciens, RP précisait : » Quelle est la différence entre deux vins, tous deux très bons, notés respectivement 86 et 87 ? La réponse est simple : on s’aperçoit, en les dégustant côte à côte, que le vin noté 87 est légèrement meilleur que l’autre « . Il pose ainsi une question importante pour cet article : qu’est-ce qu’un vin meilleur qu’un autre ? est-ce qu’on peut déguster un Muscadet 87 à côté d’un Pauillac 86 et trouver l’un meilleur que l’autre ? La première réponse, découlant de ce qui est plus haut, est que cela dépend du statut que l’on accorde au vin. Est-ce une production agricole dont on peut classer la qualité ? Est-ce une oeuvre d’art qu’on peut coter sur une échelle ? Il est temps de parler dégustation.
- 18 avril 2007 à 2h05
- in reply to: Re: La notation
Le système Parker a un gros défaut, de s’arrêter à 100. Pourquoi 100? Parce qu’il donne 75 au vinaigre, et une note de 76 à 100 à ce qu’on peur boire sans risque d’ulcère. En ce qui concerne les vins bretons dont je suis un ardent défenseur puisque je vais en planter cette année, je suggère une échelle de notation commençant à 100 pour compenser nos désagréments climatiques. Chaque vinaigre se verra attribuer une note de 100, potentiellement augmentée par la qualité du vin.
Gilles
- 18 avril 2007 à 2h05
- in reply to: Re: La notation
Le système Parker a un gros défaut, de s’arrêter à 100. Pourquoi 100? Parce qu’il donne 75 au vinaigre, et une note de 76 à 100 à ce qu’on peur boire sans risque d’ulcère. En ce qui concerne les vins bretons dont je suis un ardent défenseur puisque je vais en planter cette année, je suggère une échelle de notation commençant à 100 pour compenser nos désagréments climatiques. Chaque vinaigre se verra attribuer une note de 100, potentiellement augmentée par la qualité du vin.
Gilles
- 16 avril 2007 à 20h49
- in reply to: Du vin en Bretagne
Oui
Le plus connu, c’est le Haut-Quineleu à Rennes. C’est un quartier de maisons avec jardins des années 50 où les gens qui ont des raisins les pressent ensemble chaque année. C’est, en gros, rosé, mais sympa, le but étant de se réunir entre voisins.
A noter que le cru du Haut-Quineleu a été (auto) promu en grand cru(tu)Un autre producteur présent hier représentait une association des Côtes-d’Armor, c’est peut-être la même, qui a je crois 5000 mètres carrés de vigne. Mais il est le président, il est parti en vacances et quand il est revenu le mildiou était arrivé!
Il y en a sûrement plein d’autres.
Gilles- 16 avril 2007 à 1h42
- in reply to: Re: La notation
Bevet gwin vreizh
Les systèmes de notations sont par essence toujours mensongers. Celui que j’ai choisi est peut-être un peu complexe, puisqu’il est par lettres – de A le meilleur à E le pire, avec de une à cinq lettres suivant l’espérance de vie supposée, et des passerelles entre les lettres, par exemple AABB; cA M’a semblé plus latin et plus malin. C’est mon choix. Mais ça permet quand même 65 variantes, ce qui est plus que pour qu’une note chiffré. Evidemment, ça change tout le temps , alors…
Tout ça pour dire que j’étais bien embêté aujourd’hui pour appliquer ce système de notation lors du jury de L’Association du Renouveau des Vins Bretons, assemblée générale.
On ne rit pas, s’il-vous-plaît. On a déjà un vignoble qui marche bien, le Muscadet, un qui boîte, le Gros-Plant, et un qui se débrouille tant bien que mal avec d’autres dépages, sauvignon, chardonnay, etc… mais c’est pas trop ma tasse de thé.
Suite à la parution de son livre « le vin des bretons » ( qui rapportait des histoires extraordinaires de chasse-neige mobilisés pour que les camions pinardiers puissent livrer), Gérard Alle a reçu de nombreuses demandes de personnes qui font du vin en Bretagne. Il s’en est suivi une association qui les regroupe et leur fournit des infos. Nous avions aujourd’hui un producteur, non négligeable, d’environ 500 bouteilles de Maréchal Foch. Vous ne connaissez pas? C’est un hypride, marchez droit. Mais aussi un bon chardonnay du Léon et un pinot noir sympa des Côtes d’Armor.
On ne rigole pas. Car tous ces gens font du vin pour le plaisir, avc beaucoup de maladresses, mais avec passion. Je publierai bientôt sur mon blog les photos d’une wynerie bretonne , pas chère à reproduire.
Le réchauffemenet de la planète va peut-être nous permetttre de faire de bons vins breton. Nous avons de bons sous-sols. J’ai goûté un pinot noir clair mais correct, du bon chardonnay, et un excellent blanc du terroir du Coglais de cépage inconnu.Lien verqs le bolg des vignerons bretons:
https://vigneronsbretons.over-blog.net/- 16 avril 2007 à 1h42
- in reply to: Re: La notation
Bevet gwin vreizh
Les systèmes de notations sont par essence toujours mensongers. Celui que j’ai choisi est peut-être un peu complexe, puisqu’il est par lettres – de A le meilleur à E le pire, avec de une à cinq lettres suivant l’espérance de vie supposée, et des passerelles entre les lettres, par exemple AABB; cA M’a semblé plus latin et plus malin. C’est mon choix. Mais ça permet quand même 65 variantes, ce qui est plus que pour qu’une note chiffré. Evidemment, ça change tout le temps , alors…
Tout ça pour dire que j’étais bien embêté aujourd’hui pour appliquer ce système de notation lors du jury de L’Association du Renouveau des Vins Bretons, assemblée générale.
On ne rit pas, s’il-vous-plaît. On a déjà un vignoble qui marche bien, le Muscadet, un qui boîte, le Gros-Plant, et un qui se débrouille tant bien que mal avec d’autres dépages, sauvignon, chardonnay, etc… mais c’est pas trop ma tasse de thé.
Suite à la parution de son livre « le vin des bretons » ( qui rapportait des histoires extraordinaires de chasse-neige mobilisés pour que les camions pinardiers puissent livrer), Gérard Alle a reçu de nombreuses demandes de personnes qui font du vin en Bretagne. Il s’en est suivi une association qui les regroupe et leur fournit des infos. Nous avions aujourd’hui un producteur, non négligeable, d’environ 500 bouteilles de Maréchal Foch. Vous ne connaissez pas? C’est un hypride, marchez droit. Mais aussi un bon chardonnay du Léon et un pinot noir sympa des Côtes d’Armor.
On ne rigole pas. Car tous ces gens font du vin pour le plaisir, avc beaucoup de maladresses, mais avec passion. Je publierai bientôt sur mon blog les photos d’une wynerie bretonne , pas chère à reproduire.
Le réchauffemenet de la planète va peut-être nous permetttre de faire de bons vins breton. Nous avons de bons sous-sols. J’ai goûté un pinot noir clair mais correct, du bon chardonnay, et un excellent blanc du terroir du Coglais de cépage inconnu.Lien verqs le bolg des vignerons bretons:
https://vigneronsbretons.over-blog.net/- 12 avril 2007 à 23h56
- in reply to: Primeurs 06…Les dents de l’amer…
Bel exemple de la variabilité des échantillons et des avis: un des « 20 préférés » cités ci-dessus a été le pire d’autres personnes.
Lors de la dégustation à l’aveugle des CRD 2006, dimanche matin à La Dauphine, mon « camarade de table » (nous étions deux sur des grandes tables), un spécialiste du commerce des vins anciens à Milan, a craqué sur un vin en disant « c’est pas possible de faire ça, que c’est mauvais!… »
A la fin de la dégustation, j’ai demandé à la charmante demoiselle qui nous apportait les vins de goûter ce numéro (eh oui, je n’ai pas eu le temps de goûter les 140 vins, je n’ai pu faire plus que 93): il n’avait pas tort, c’était un échantillon horrible à la température (basse) à laquelle nous le goûtions.
Et pourtant VinorumCodex a bien aimé et Jean-Marc Quarin aussi: 16!
Est-ce indiscret de demander quel est ce vin?
Il y en a quelques-uns que j’ai noté différemment à La Daouphine ( frais, c’est vrai), et le lendemain chez Thunevin, souvent mieux. J’ai fait la moyenne.Pourtant quelle belle initiative que d nous offrir tous ces vins dégustables à l’aveugle, et ensuite étiquettes visibles. A la dégustation de l’UGC, ça serait terrible!
VinorumCodex
Gilles du Pontavice