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- 25 avril 2016 à 16h42
- in reply to: decouverte de l’ Hermitage
Bonjour,
nous sommes partis ce jour-là vers Bordeaux en regrettant de ne pouvoir regoûter ce vin le soir, voire le lendemain, car je pense qu’il avait une capacité étonnante de survie.
On ne peut pas le comparer aux vins de Jaboulet Ainé qui sont supérieurs.« Ce qui est amusant c’est que pour le premier que j’ai bu de Audibert et Delas, j’ai eu l’impression à un moment de boire un Hermitage rouge !! »
C’est aussi mon constat. Est-ce que c’est le terroir qui marque autant les vins, je n’en sais rien.Bien à vous,
Gilles du Pontavice- 25 avril 2016 à 16h29
- in reply to: Primeurs 2015 à Bordeaux
Pour moi, 2015 c’est quand même ce qu’il y a de mieux depuis 2010. Curieux comme l’alcool est présent et en même temps voilé par le corps des vins.Ca me semble un bon signe. I y a une étude à faire sur la présence de plus en plus importante du petit-verdot, non plus comme survivance dans les crus bourgeois du Médoc, mais comme antidote à la mollesse dans les grands crus.
C’est un peu compliqué, car ça ne sert à rien de copier les encépagements des propriétés, il faut demander les assemblages de l’année. J’en ai un certain nombre, mais je serais heureux d’en connaître plus.
Une autre chose serait de quantifier la part du merlot dans les derniers millésimes. C’est un cépage difficile à comprendre, il donne le meilleur et le pire.
Voilà un projet de recherche passionnant, non?- 24 avril 2016 à 22h35
- in reply to: decouverte de l’ Hermitage
Une curiosité bue récemment: Hermitage blanc La Tour Blanche de Jaboulet-Vercherre, millésime 1929:
Descendant à Bordeaux pour goûter les primeurs 2015, Bleuzen et moi nous arrêtons chez un ami, qui a dans sa cave quelques jolies bouteilles. J’y avais vu il y a longtemps des Hermitage 1929 de la maison Jaboulet-Vercherre, des blancs. A priori peu de chances qu’un tel vin vale mieux que de servir de base à un beurre blanc. On décide d’en ouvrir une en apéro.A température d’une bonne cave, c’est bien suffisant. Le bouchon part en miette malgré mes efforts, et nous devons carafer le vin en le filtrant.
Première surprise, la couleur est certes dorée, mais assez lumineuse pour espérer avoir quelque chose de bon. Le nez est excellent, cireux, avec la noix d’un vin jaune, mais discrète. En bouche, c’est un jeune homme, vif et fringant, mais carré. La finale est franchement tannique, ce qui est très surprenant pour un vin de cet âge. Une idée, mais il est trop tard: servi à température ambiante et vraiment à l’aveugle, il pourrait passer pour un vin rouge. Ce vin a du attendre très longtemps pour digérer son réduit.J’ai mis les photos sur mon blog. C’était le plus ancien vin blanc sec que j’aie goûté.
- 23 avril 2016 à 3h53
- in reply to: Primeurs Bordeaux 2015 : retour des LPviens qui ont pu déguster.
Bonjour,
de retour ici après quelques errements hors vins, voici quelques vins que j’ai bien aimé et qui ne seront sans doute pas chers.« J’ai lu que les vins issus du sud médoc et notamment Margaux semblaient les meilleures réussites. »
D’accord pour ça. J’ai beaucoup aimé Cantenac-Brown, plus que Brane-Cantenac qui est très demandé. Aussi Kirwan. En Margaux, j’ai beaucoup aimé Monbrison, Deyrem-Valentin, La Fortune que je ne connaissais pas, Haut Breton Larigaudière, Pontac-Lynch. Bellevue de Tayac est moins expressif, mais à tenter.
Dans le même secteur, il y a l’Aura de Cambon La Pelouse, très bon. Belle-Vue aussi comme d’habitude, on en boit des 2012 très bons. Gironville, Cantemerle nous ont moins plu.Sur Pauillac et Saint-Julien, de très bons vins, mais pour conseiller des petits prix, pas facile.
Tant qu’à faire: Batailley. Lagrange. Très bon Gloria.
Pas eu le temps de faire le tour des Medocs: bien aimé Tour du Haut-Moulin, Fleur La Mothe, Pontet Barrail, Tour Castillon, j’ai publié des commentaires dessus.Etonné par Lanessan, très original, je ne sais pas trop quoi en penser; mais Quarin note très bien Arnauld, on peut essayer; comme il note bien Larose-Perganson, que j’ai bien aimé.
Pas goûté beaucoup de Pomerol, et pas convaincu. Mais de très bons Saint-Emilions comme Le Châtelet, Ripeau (super), Sansonnet, La Marzelle et son second vin Prieuré. Et aussi de pas très bons.
En Graves, pas eu de temps non plus. J’ai beaucoup aimé Larrivet-Haut-Brion en rouge comme en blanc. Découvert La Perle de Peyrous, délicieux.
Voilà quelques idées. Je pensais que tout serait très bon en 2015, je trouve maintenant que c’est assez disparate!
Bien à vous,
Gilles du Pontavice
Vinorumcodexblogspot- 8 avril 2014 à 1h10
- in reply to: Primeurs 2013 à Bordeaux
De retour de Bordeaux où j’ai goûté 300 vins, quelques impressions avant un rapport à venir.
Pour moi, c’est un millésime de terroirs: des Bas-Médocs, maigres, des Haut-Médoc mieux réussis, des Pessac pas mal, des Saint-Emilion souvent surextraits, et des Pomerols curieusement doux et bons, le merlot a tenu le coup. Peu d’alcool, 12,5 à 13, ce qui est bien suffisant en petite année, et en tous cas beaucoup plus agréable qu’en 2012. Bref des Bordeaux comme dans le temps. J’ai goûté beaucoup de « petits » vins qui ne fréquentent pas l’UGC. En voici quelques-uns, par ordre décroissant de préférence.
Gilles du PontaviceJ’ai vraiment aimé: Fieuzal, Léoville-Poyferré, L’Enclos, Pape-Clément, Couhins-Lurton, Fayat, Grand-Puy-Ducasse, Troplong-Mondot, Angélus, Clos Saint-André (Pomerol), Malescot, Rochemorin, Le Gay, La Dominique, Les Ormes de Pez, Cantenac-Brown, Taillefer, Branaire, Giscours, Lousteauneuf (Médoc), Tour Sieujean (Pauillac), Figeac, Phelan-Ségur. Et la plupart des Sauternes.
A pas cher:
Haut-Médoc: Aney, Domaine Andron, Bernadotte, Charmail, Lieujean, Moulin de Blanchon, Bel Orme T de L, Pontoise-Cabarrus, Lacour Jacquet, Liversan, Cissac, Reysson
Médoc: Lousteauneuf, Lestruelle, Panigon, Ladignac, Grivière, Fleur La Mothe, Ormes Sorbet, Mazail
Pauillac: La Fleur Peyrabon
Pessac: Rochemorin, Lafargue, Pontet-Caillou, Roche-Lalande
Pomerol: Clos Saint-André, Tour Maillet, Valois, Lafleur du Roy, Plincette,
Saint-Estèphe: Saint-Pierre-de-Corbian, de Pez- 8 avril 2014 à 1h10
- in reply to: Primeurs 2013 à Bordeaux
De retour de Bordeaux où j’ai goûté 300 vins, quelques impressions avant un rapport à venir.
Pour moi, c’est un millésime de terroirs: des Bas-Médocs, maigres, des Haut-Médoc mieux réussis, des Pessac pas mal, des Saint-Emilion souvent surextraits, et des Pomerols curieusement doux et bons, le merlot a tenu le coup. Peu d’alcool, 12,5 à 13, ce qui est bien suffisant en petite année, et en tous cas beaucoup plus agréable qu’en 2012. Bref des Bordeaux comme dans le temps. J’ai goûté beaucoup de « petits » vins qui ne fréquentent pas l’UGC. En voici quelques-uns, par ordre décroissant de préférence.
Gilles du PontaviceJ’ai vraiment aimé: Fieuzal, Léoville-Poyferré, L’Enclos, Pape-Clément, Couhins-Lurton, Fayat, Grand-Puy-Ducasse, Troplong-Mondot, Angélus, Clos Saint-André (Pomerol), Malescot, Rochemorin, Le Gay, La Dominique, Les Ormes de Pez, Cantenac-Brown, Taillefer, Branaire, Giscours, Lousteauneuf (Médoc), Tour Sieujean (Pauillac), Figeac, Phelan-Ségur. Et la plupart des Sauternes.
A pas cher:
Haut-Médoc: Aney, Domaine Andron, Bernadotte, Charmail, Lieujean, Moulin de Blanchon, Bel Orme T de L, Pontoise-Cabarrus, Lacour Jacquet, Liversan, Cissac, Reysson
Médoc: Lousteauneuf, Lestruelle, Panigon, Ladignac, Grivière, Fleur La Mothe, Ormes Sorbet, Mazail
Pauillac: La Fleur Peyrabon
Pessac: Rochemorin, Lafargue, Pontet-Caillou, Roche-Lalande
Pomerol: Clos Saint-André, Tour Maillet, Valois, Lafleur du Roy, Plincette,
Saint-Estèphe: Saint-Pierre-de-Corbian, de Pez- 8 avril 2014 à 0h35
- in reply to: Primeurs 2013 à Bordeaux
kalmah écrivait:
——————————————————-
> Peut-être que pour une fois Pontet-Canet sera à ma
> portée 😛Raté: sorti à 60 euros, épuisé en quelques jours!
- 8 avril 2014 à 0h35
- in reply to: Primeurs 2013 à Bordeaux
kalmah écrivait:
——————————————————-
> Peut-être que pour une fois Pontet-Canet sera à ma
> portée 😛Raté: sorti à 60 euros, épuisé en quelques jours!
- 15 décembre 2013 à 15h25
- in reply to: La vente de vins de l’Elysée – info sur LCI le 30 mai dans le 12-14
De passage sur mon blog, j’y mets une petite notice sur la vente de la cave de Matignon, que voici:
La cave en Or de Matignon d’Argent*
La cave en Or de Matignon d’Argent* « La vente aux enchères d’une partie de la cave de Matignon, qui s’est déroulée à l’Hôtel Drouot vendredi 6 décembre, a rapporté plus de 173 000 euros, alors que l’estimation était faite à 100 000 euros. Parmi les acquisitions, un Romanée-Conti* de 2004 a été acquis par un acheteur chinois pour 10 500 euros. Un lot de 12 bouteilles de Mouton-Rothschild 2000 a également été vendu, pour 14870 euros. » Je lis cela sur le site de… 1855.com! Peu importe la source tant qu’elle n’est pas tarie.
Quant à la vente, elle a été opérée par Maître Pierre Cornette de Saint-Cyr. Je l’ai rencontré, un jour.
A chaque fois qu’une mairie, qu’un ministère ou qu’un palais vend du vin acheté avec nos sous, s’élèvent des protestations quant au dilapidement, voire la dilapidation de notre patrimoine, qui en tous cas fout le camp à l’étranger. Je ne suis pas d’accord. Je trouve ça très bien. Si on peut vendre du Château Siaurac 1986, honnête Lalande-de-Pomerol produit d’une famille de ministre au prix exorbitant de 50 euros la bouteille, c’est tout bénéfice pour la République.
Depuis longtemps je conseille une importante institution européenne en ce qui concerne sa cave, qui est conséquente. Cette cave est gérée « en bon père de famille » avec des achats en primeurs, un long vieillissement en bouteilles, et une consommation à maturité. Ca fonctionne, c’est européen, mais c’est peut-être vieu jeu. Une fois que je leur suggérais de revendre des vins qui avaint acquis une certaine plus-value, afin d’en racheter de plus jeunes, ils ont haussé les sourcils et les épaules.
Une démarche moderne prenant en compte le marketing est peut-être celle choisie par nos élites: mettre en vente de grands vins ayant séjourné dans les caves de nos palais, dûment authentifiés, les vendre un max en jouant sur la vanité des acheteurs ( comme ce chinois qui s’est offert croit-il un petit bout de l’Etat français en achetant une Romanée-Conti 2004 au double de sa valeur), et si la gestion est bonne racheter des vins avec cette plus-value. Car il faut séparer l’effet d’annonce du résultat: vendre quelques grands crus pour montrer que l’Etat est modeste, c’est idiot: le résultat est dérisoire, l’Etat n’en est pas plus modeste. Les vendre à des vaniteux, qu’ils soient chinois, russes ou français, pour faire une plus-value, c’est de la bonne gestion. Il suffit ensuite de racheter les mêmes vins sur le marché à moins cher et de recommencer, mais pas trop souvent.
Le principal investissement est l’achat des autocollants certifiant sans indication de durée que ces vins ont séjourné au Palais de L’Elysée, à Matignon, à la mairie de Paris, ou autre (sachant que la plus-value du sticker est très variable selon le prestige du lieu de détention. En effet, si le maire de ma commune de 160 habitants mettait en vente la cave que de toutes façons nous n’avons pas, je doute que l’opération soit bénéficiaire. Profitons donc sans vergogne de la vanité et de l’ignorance des riches pour leur fourguer les bouteilles bonnes ou mauvaises et augmenter notre capital.
* Personnellement, j’aurais plutôt écrit « une Romanée-Conti ».- 19 juillet 2013 à 5h22
- in reply to: Château Pierre Bise
Anjou rouge Pierre-Bise 1990 et 2000
2000 a une belle robe encore jeune; le nez est marqué de cabernet, franc! sans aucune trace de vieillissement. Le vin est fondu, équilibré,très velouté avec des tannins doux. C’est facile, coulant, très agréable. Quatre heures après, le nez s’est un peu estompé, mais le vin a toujours la même chair veloutée.
L’Anjou Pierre-Bise 1990 est plus évolué à l’oeil, avec un peu mons de gras visible. Le nez est moins marqué par le cépage, mais plus complexe, fruité, avec un léger goût de champignonnière. En bouche, le vin est excellent, construit, équilibré, de longueur moyenne néanmoins. C’est un très bon Anjou dans un grand millésime.- 19 juillet 2013 à 5h16
- in reply to: Château Pontet-Canet, Pauillac
CR: Pontet-Canet 1994
J’avais beaucoup aimé ce vin quand il était jeune: dans un millésime austère (Lafite était presque un vin de cabernet-sauvignon cette année-là, Pontet-Canet était droit et pur, très Pauillac. Evidemment, après il y a eu le grand 1995 et le très grand 1996, et puis Pontet-Canet est passé parmi les très grands vins de Bordeaux. J’ai eu le plaisir de regoûter ce 1994, une année qu’on a oubliée. C’est très bon: coloré, concentré, toujours pauillacais, même pas vieux, corsé, carré, son bois digéré, avec ce nez classique de « boîte à cigares » qui est une des plus jolies illustrations du vieux vocabulaire du pavé des Chartrons.- 19 juillet 2013 à 5h09
- in reply to: Château La Tour Blanche, Sauternes
Samedi 20 juillet 2013 à Bayeux, dans deux jours, une vente aux enchères. Parmi les différentes caves de particuliers que j’ai à présenter, l’une d’elles m’a semblé particulièrement intéressante quand je suis venu voir les lots. Il y avait un peu de tout, du grand comme du petit, dans des présentations médiocres: étiquettes souvent très abîmées – mais des niveaux plutôt bons (… la suite est sur le blog de VinorumCodex).
Enfin, un Sauternes dont il ne reste que les deux tiers (et je suis large). Il y en avait quatre bouteilles, j’ai choisi de goûter la plus basse pour avoir un aperçu. Le vin est orangé et un peu trouble, bien qu’il n’y ait pas de dépôt dans la bouteille. Il a conservé du brillant, ce qui est bon signe. Le nez est classiquement Sauternes, mûr mais pas confit, même un peu dur. La bouche est similaire, plus longue que large, attaque fine, corps équilibré, finale étroite (…). Sans avoir l’opulence d’un grand Sauternes, c’est franchement très bon, surtout pour une bouteille en aussi médiocre état. Le vin, c’est La Tour Blanche, et le millésime c’est 1938. Pas mal du tout pour une année peu connue et restée dans l’ombre du grand 1937, et surtout pour une bouteille en si mauvais état.- 25 mai 2013 à 21h17
- in reply to: Primeurs 2012
Hé ben moi, c’est le contraire. Je ne vendais plus de primeurs depuis pas mal de temps, mais j’ai trouvé une courte sélection de bons 2012 à des prix qui me semblent intéressants et je vendrai ceux-là.
claudius écrivait:
——————————————————-
> un marchand helvète qui parle clair
>
>
> [quote= »Chères clientes, chers clients
>
> Cette année …. a décidé de ne pas faire d’offres
> pour les Bordeaux primeurs 2012.
>
> Conscients de notre rôle non-seulement de
> vendeurs, mais aussi de conseillers, nous estimons
> qu’il n’est pas dans l’intérêt des amateurs de
> grands crus d’acheter les Bordeaux 2012 en primeur
> cette année. Notre intérêt passe par celui de nos
> clients et c’est pourquoi nous avons pris cette
> décision pour la première fois cette année.
>
> L’intérêt d’acheter des vins en primeurs est de
> s’assurer d’obtenir des vins difficiles à obtenir
> et surtout d’avoir un prix notablement inférieur
> au prix de ces même vins une fois qu’ils sont
> disponibles physiquement. Sans cela, il n’y a pas
> vraiment de raison de prendre le risque d’investir
> deux ans à l’avance.
>
> A notre avis les prix de sortie du millésime 2012
> sont globalement trop élevés au vu de la qualité
> moyenne du millésime et de la situation du marché
> qui s’est très largement détendue sur ces vins.
> Ainsi nous pensons que les prix au moment de la
> mise à disposition physique des vins seront
> généralement équivalents ou inférieurs aux prix
> primeurs et de plus nous pensons qu’il sera
> possible d’obtenir pratiquement tous ce que l’on
> veut.
>
> Ainsi nous prévoyons d’offrir les Bordeaux 2012
> après leur sortie physique, soit à peu près dans
> deux ans. En attendant le monde merveilleux du vin
> nous offre heureusement toujours un choix immense
> d’excellents crus à des prix très intéressants,
> que ce soit à Bordeaux ou dans d’autres régions
> viticoles du monde.
>
> Nous espérons que vous comprendrez notre position.
> N’hésitez toutefois pas à nous contacter si vous
> avez des questions supplémentaires à ce sujet.
>
> Cordiales slutations. »]
>
> [/quote]- 25 mai 2013 à 19h46
- in reply to: Château Haut-Marbuzet, Saint Estèphe
CR: Haut-Marbuzet 2012: bien coloré, nez en douceur, bouche soyeuse, c’est un 2012 doux et mûr. Cette année, 50% de merlot ramassé à 14,5° mais ça ne se sent pas trop, 45% cabernet-sauvignon, 5% cabernet-franc, 5% petit verdot. Un vin qui sera vite accessible et va sans doute prendre de l’ampleur en barriques.
Je viens aussi de goûter Mac Carthy de 1989 à 1990, c’est très intéressant et sur mon blog.- 7 mai 2013 à 13h19
- in reply to: Primeurs 2012
Eric B écrivait:
——————————————————-
> Dans votre rapport, j’ai trouvé cette phrase :
>
> [i]On file ensuite à Calon-Ségur vérifier
> l’investissement du Crédit Mutuel de Bretagne dont
> nous possédons quelques parts modestes… Grand
> vin pour 2012, et très bonne surprise avec
> Tronquoy-Lalande sous la même direction.[/i]
>
> Tronquoy-Lalande a la même direction que Montrose,
> si je ne m’abuse (puisqu’il appartient aussi aux
> frères Bouygues)Exact et coquille de ma part. Ca devait être: On file ensuite à Calon-Ségur vérifier l’investissement du Crédit Mutuel de Bretagne dont nous possédons quelques parts modestes…c’est très bon. Ensuite Montrose. Grand vin pour 2012, et très bonne surprise avec Tronquoy-Lalande sous la même direction. Tiens, c’est décidé, cette année je vais faire une rubrique pour Saint-Estèphe et ses voisins. Merci de me l’avoir signalé, c’est rectifié.
- 5 mai 2013 à 11h35
- in reply to: Primeurs 2012
Ca y est, j’ai fini mon bref rapport sur les Bordeaux 2012, avec quelques découvertes intéressantes (Lamarte en Saint-Emilion, Le Bruilleau en Graves, etc…)
C’est sur http://www.vinorumcodex.com avec des photos…- 1 mai 2013 à 19h19
- in reply to: Primeurs 2012
« Moi qui ne connais rien à Bordeaux, j’ai une question:
pourquoi le blanc est presque deux fois plus cher? »J’ai relevé cette question plus haut. Et je suis bien d’accord. J’avais écrit ça sur les 2010:
Graves blancs.
De très bons vins à la dégustation de l’Union des Grands Crus. Je n’ai pas pris de notes, les goûtant pour le plaisir. Car je comprends mal que le meilleur vignoble de vins rouges vende ses blancs plus cher que ses rouges.Pour 1 bouteille de Pessac-Léognan, on en trouve 2 de grands crus de Chablis, ou 4 Savennières . J’ai eu la grâce de goûter Haut-Brion 2012, c’est très bon, mais je trouve le prix exorbitant.
- 30 avril 2013 à 3h48
- in reply to: J’annule ma commande chez 1855 !
Concernant les primeurs 2012, il y a un prix en-dessous duquel personne ne vend. On doit bien faire une marge, si légère soit-elle, et il y a des prix qu’on ne peut appliquer. En tant que négociant, si je fais une remise de 10%, sur certains vins tout simplement je perds de l’argent! Ou alors je fais de la trésorerie en me préparant des lendemains hasardeux…
- 29 avril 2013 à 2h59
- in reply to: Primeurs 2012
A La Mission
Le cloître n’est pas d’époque, mais il permet d’attendre une place libre. L’accueil à Haut-Brion est parfait. Le domaine Clarence Dillon a acheté Tertre-Daugay. C’est la maison qu’on voit suyr une colline en arrivant de Libourne ves Saint-Emilion. Maintenant, c’est Château Quintus. Très bon vin, de l’alcool. Le second vin, c’est Le Dragon de Quintus, plutôt facile.La Chapelle de La Mission est très bon, quant à La Mission, c’est ce que j’ai goûté de meilleur cette année.
Le Clarence de Haut-Brion sort très cher. C’est un très très bon vin. Quant à Haut-Brion, cette année marqué par les merlots, je l’ai trouvé un peu simple en finale, mais c’est tellement rare de goûter un vin aussi « velouté » et raffiné.
Je n’ai pas pris de notes sur les vins blancs, mais nls étaient de grande qualité.- 29 avril 2013 à 1h13
- in reply to: Primeurs 2012
Pour en revenir à Belle-Vue, Mille-Roses, il s’agit du petit et modeste salon Biturica qui cette année était hébergé à Belle-Vue. Ca fait trois ans que je les visite aux primeurs, au départ intrigué par le nom… Les vins viennent de la partie du Médoc qui est entre Margaux et la banlieue bordelaise. Chaque année on y a trouvé une fraîcheur et une finesse qui rappelle les Margaux et les Graves. En plus, l’accueil est sympathissime. Belle-Vue, bien sûr, qu’il faut goûter pour comrepndre l’intérêt du petit verdot bien planté. Milles-Roses, Jaugueyron et les autres sont tous intéressants. Je n’ai pas tout aimé: Agassac, pas trop. Cambon La Pelouse, bien mieux.
Bref, c’est un petit salon qui mérite le détour: en 2010, c’était une oasis de vins fins dans un millésimes de brutes!