Orphée

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  • Orphée
    Participant

    J’appuie sans restriction les réflexions de Docadn concernant la position géographique des coteaux du Tricastin :

    Le vignoble est situé, à la fois, à une altitude plus élevée que le Rhône au niveau duquel est situé le centre, sur sa rive opposée et, dans son ensemble, au nord-est du site donc en amont de l’écoulement du fleuve.

    J’aimerais que l’on m’explique comment, en dépit de ces trois paramètres et des lois de la physique, des effluents remontent le fleuve, traversent son cours et grimpent les coteaux ?

    L’homonymie seule explique l’amalgame mais cela aurait dû se limiter aux discussions de comptoirs…

    Personnellement, je m’interrogerais davantage au sujet des côtes du Rhône situés immédiatement au sud et aux abords directs de Pierrelatte.
    Mais celles-ci n’ont pas d’étendard et, ne pouvant être nommées, ne resteront pas dans les mémoires…

    On sait que la pollution des vignes en général est bien réelle. Seulement, comme souvent, on pointe le doigt dans la mauvaise direction.

    J’y repenserai, c’est certain… quand je boirai un générique.

    Cordialement,

    Orphée
    Participant

    Cette histoire d’étiquette noire aux liserés d’or évoque sans doute une vieille quête artistique qui consiste à transformer la merde en or.

    En psychanalyse, les excréments constituent le premier cadeau que fait l’enfant à ses parents. Mais cette fascination de l’enfant pour son caca est vite réprimée par l’éducation. C’est la raison pour laquelle il la déplace habituellement vers des objets au caractère moins offensant, parmi lesquels en premier lieu, l’argent.

    Sur ce thème, la « merda d’artista » en boite de conserve, proposée au public par Piero Manzoni en 1961, est la référence incontournable …

    Elle pose l’équation entre l’Art (comme circuit économique et comme marché), la Merde et l’Argent ; elle invite à réfléchir sur la notion de sa valeur.
    C’est une réflexion de l’art sur lui-même proche de la philosophie.

    Manzoni avait d’emblée décrété que la merde d’artiste se vendait au poids et suivant le cours de l’or…
    De fait, son œuvre en boîte emplie de ses excréments s’est vendu en 2007 pour la modique somme de 110 400 euros.

    A son tour, aujourd’hui, Jean Marc Speziale estime son œuvre, cette « merda de filosofa » en bouteille : il nous la propose au prix-cadeau de 6 euros 50…

    C’est pourquoi, pour mettre tout le monde d’accord, je propose le syllogisme suivant :

    Ce philosophe fait « un vin de philosophes »
    Or c’est « un vin de merde »
    Donc…

    Sans détour.

    Ainsi, j’élude l’objet de notre intérêt…

    Yves, l’écart se creuse. Emile Peynaud restera à la traîne…

    Cordialement,

    Orphée
    Participant

    François,

    C’lavier… vous ? Des soupçons dans l’affaire aussi ? Las star causante… c’te comédien ! Avoué… C’est: « Un ex.azerty en Vogue II » !?!

    Orphée
    Participant

    En aurait-on pris de la graine ?
    Donguilloum a essaimé ses essences tolérantes
    Qui iront peupler nos glèbes en herbe…
    Fardée de ses augustes feuilles, notre passion refleurit.
    Quel beau prélude à nos vendanges prochaines !

    Cordialement,
    Raphaël

    Orphée
    Participant

    Cher Doguilloum,

    Tu sais, la gouaille a toujours été fille de l’incapacité à comprendre l’autre. Elle est la marque de la faiblesse d’esprit.
    C’est pourquoi celui qui s’abandonne à la moquerie se place d’emblée -et systématiquement- en position d’infériorité par rapport à sa cible…
    Il faut donc prendre ces bassesses avec dédain.

    Personnellement, j’ignore superbement ces bouffonneries qui n’amusent que leurs créateurs. Ils s’imaginent spirituels… grave erreur ! Ils se rendent, tout bonnement, ridicules…
    Ils n’amusent qu’eux-mêmes (accessoirement la galerie…) et ne se rendent même pas compte qu’ils gloussent devant le reflet grotesque de leur propre miroir !

    Tu vois, Doguilloum, je suis persuadé que tu as conscience de ta valeur : elle est inestimable et se situe bien au-delà d’une quelconque dysorthographie.
    Chaque être humain est comme un sommet que l’on entreprend de gravir : sa récompense est un paysage grandiose et… unique !

    Alors, si ces enfantillages t’indisposent puis te saoulent, te gonflent, te fatiguent, t’irritent, en arrivent à t’horripiler, et finissent par te blesser ou même te casser … Aie l’insolence et l’orgueil de soutenir le regard de ces gamins, comme ça, droit dans les yeux et, à l’occasion, remets-les à leur vraie place…
    Ça leur fera le plus grand bien… à eux.

    Cordialement,
    Raphaël

    • in reply to: Pomerol
    Orphée
    Participant

    Jean-Christophe,

    J’ai trouvé ces infos sur « Chateaunet » et « Vins-anthologie », entre autres.

    Cordialement,
    Raphaël

    • in reply to: Pomerol
    Orphée
    Participant

    Jean-Christophe,

    Quelques notes glanées ça et là :

    L’exploitante est la SCEV Jean-Claude et Noël Lagardère (Pas le groupe donc, je suppose…)
    Château Négrit
    3 Négrit
    33570 MONTAGNE

    « Le Montagne Saint-Emilion Château Negrit 2004 (il aussi existe une cuvée Héritage) contient 90% de merlot et 10% de Cabernet Sauvignon. La robe est soutenue et brillante .Son bouquet est très marqué par les fruits rouges. Les tanins sont ronds, souples et équilibrés. Un vin léger, fruité à apprécier dès maintenant. (Env.10 euros) »

    La société est également propriétaire du Château Rocher-Calon à Montagne Saint-Emilion et Tour Maillet à Pomerol.

    « Les parfums de petits fruits noirs du Montagne Saint-Emilion Château Rocher-Calon 2003 sont très discrets et agrémentés de notes de cuir et de sous-bois. La franchise est exemplaire dans ce vin, vive et sans bois. La structure est belle, dans un style traditionnel, complet, solide et juste assez ferme. Les tanins sont fins et l’astringence persistante sans aucune agressivité. Le prix est juste. (env.15 euros) L’appellation de Montagne Saint-Émilion recèle souvent de très belles surprises. »

    « Le Château Tour Maillet 2005, petit cru de Pomerol, dont l’age moyen des vignes est de 25 ans, a beaucoup progressé et produit aujourd’hui des vins séduisants et immédiatement savoureux.
    Il exprime totalement le bon merlot, dans une somptueuse robe presque noir. Le bouquet se montre puissant avec une succession d’arômes de fruits noirs très mûrs, d’épices, de moka, de merrain finement toasté. Au palais, la saveur est généreuse, onctueuse, charnue, étoffée par des tanins fins et veloutés.
    Dans un style charnu et aromatique, brillamment architecturé, quel que soit le millésime, le vin ne nous a jamais déçu dans toutes nos dégustations réalisées ces dernières années. C’est assurément un vin à suivre, encore très accessible. »

    Le B&D 2008 note ce 2005 16.50/20 : « Avec des notes assez exotiques de bois de santal, le vin possède de l’ampleur et de l’élégance. Grande persistance. »

    Le 2001 est jugé très bon à exceptionnel. Le 2002 bon. Les 2003 et 2005 bons à très bons.
    Le potentiel de garde est d’une dizaine d’année et les prix semblent aller de 18 à 25 euros suivant les millésimes.

    PS : Je donne cet aperçu simplement pour ton information : je n’ai jamais eu l’occasion de goûter la production du domaine.

    Cordialement.

    Orphée
    Participant

    Santé, François !

    Pour ma part ce sera un Beaujolais nouveau 2007. 😎

    …… « Village » quand-même !

    Orphée
    Participant

    Constats essentiels me concernant :

    LPV donne la parole aux consommateurs dans un cadre de qualité, ouvert et hautement respectueux des individualités.

    Elle permet de boire mieux car l’on peut y forger sa propre opinion dans l’échange et l’apprentissage auprès d’amateurs avisés.

    De part son histoire et l’évolution de ses acteurs, LPV tend à acquérir une personnalité propre, hors de tout champ mercantile, qui infléchit petit à petit notre façon d’appréhender le vin.
    Je pense, pour ma part, que cette trajectoire unique n’en est qu’à ses balbutiements.

    Le maître mot me semble y être : Sincérité.

    Alors, narcissisme pourquoi pas…
    Fierté… assurément.

    Orphée
    Participant

    La participation à un forum (fût-ce LPV…) me parait un artifice bien illusoire pour qui serait tenté d’apaiser quelque trouble de la personnalité narcissique.
    Certains s’y éprouve plutôt en nourrissant leur blog et ne parviennent souvent qu’à conforter mon sentiment : si un grand homme possède généralement un ego hypertrophié, un individu à l’ego surdimensionné n’en sera jamais pour autant un grand homme…

    Cependant, ce sujet, qui trahit à mon sens les ficelles d’un art que je devine aguicheur, me remémore un chapitre attachant de mon roman estival :

    « Les aventures bourgeoises du ménage contemporain,- un sujet fini, usé, éculé »
    (Goncourt, Journal, 1893, p. 358).

    C’est tout frémissant , François et Jérôme et les autres, que j’aborde le suivant…

    Orphée
    Participant

    Tentant, en effet !

    Et si c’est pour une bonne cause…

    Merci Hervé.

    Orphée
    Participant

    Jérôme,

    Peux-tu considérer qu’en écrivant ces lignes, je fredonnais « Le plat pays » de Jacques Brel ?…
    Les 4 vents…
    Pour moi, ils sont à la source d’une typicité commune aux vins de ce Languedoc qui tient, qui veut, qui craque, qui chante car ils déterminent sa complantation la plus aboutie.

    je ne sais définir ce qui représente le mieux le Languedoc mais je peux au moins me demander ce qui ne le représente pas…

    C’est en ce sens, et pour tenter de cerner ta question, que j’ai argué une identité de « macro » terroir.
    Autrement dit, cette vaste région, cette mosaïque prise dans son ensemble, a-t-elle un biotope particulier et unique ?

    Voilà aussi pourquoi j’ai estimé que le mistral et la tramontane y avaient une influence moins singulière…

    D’ailleurs, me permets-tu ces simples interrogations :

    Est-ce un hasard si les cépages que j’ai cités ont une origine ibérique ?
    La syrah, ici, te semble-t-elle dans son milieu naturel ?
    Les cabernets peuvent-ils y être représentatifs ?
    Distingues-tu, sans faillir, les vins rouges du sud de la vallée du Rhône de ceux du… Languedoc ? Pourquoi, comment ?

    En toute modestie,
    Raphaël

    Orphée
    Participant

    Où ailleurs qu’en Languedoc se conjuguent le violent « cers » d’ouest qui épuise inlassablement la garigue et le doux « marin » du sud qui peine à le tempérer ?

    Sur ce terroir aride façonné par le stress hydrique, seuls les cépages xérophiles ne souffrent le moindre doute: bois jaune, bois dur, espar…

    Et si certaines vedettes internationales, désireuses de s’y inviter, en empruntent artificiellement l’accent,
    est-il besoin de cette affection pour chanter la langue d’Oc ?

    Orphée
    Participant

    Depuis des lustres je sonne au réveil ma bouteille d’Angélus
    J’étreins au coucher ma Romanée-Saint-Vivant,
    Et je souffre… quelque rémission…

    Orphée
    Participant

    PP,

    😉

    Orphée
    Participant

    J’y travaille, Philippe, j’y travaille… 😉

    Orphée
    Participant

    François,

    Malgré mon laconisme, vous devez vous en douter maintenant : non seulement j’ai un respect profond pour la liberté d’expression, mais, comme j’ai déjà pu l’évoquer, j’aspire surtout à ce que chacun se conforme à ses propres aspirations.
    Car c’est dans cette diversité qui nous nous enrichissons…

    Cordialement,

    Orphée
    Participant

    Le fil de cette discussion garde une certaine cohérence puisqu’on reste sur la question initiale… 😉
    Autrement dit :

    Aux vues des prévisions de chacun sur l’évolution des divers facteurs évoqués tout au long de ce débat, avez-vous l’intime conviction que chaque membre de LPV (ou ses enfants ; ou ses petits enfants) aura su préserver, dans quelques décennies, suffisamment de privilèges pour être à même de poursuivre cette passion qui l’anime ?

    Et ceci, à loisir et de la même manière qu’aujourd’hui ?

    Orphée
    Participant

    L’absence de ma collection d’étiquettes sur ce forum n’est un désavantage pour personne…
    Si, si, je vous l’assure et vous en préserverai donc…

    Je pourrais élaborer une liste, à la manière audouzienne, de la paire de millier de vins que j’ai bu de 1992 à 2003, date à laquelle j’ai pratiquement cessé d’écrire des CR (mais pas de boire…) pour des motifs que je développerai un jour si l’occasion se présente…

    Je pourrais, même si je n’y tiens guère, m’évertuer à nouveau à décortiquer le contenu des prochaines bouteilles que j’ouvrirai et à en poster le compte-rendu dans la rubrique adéquate…

    Je pourrais solliciter votre affabilité sur les accords possibles avec mon prochain déjeuner dominical ou enquérir des conseils sur la manière de préserver mes bouteilles des vibrations dues aux ondes hertziennes…

    Je pourrais… si cela permettait de légitimer ma présence ici.
    Et de m’en laisser la liberté…

    Cordialement,
    Raphaël.

    Orphée
    Participant

    Philippe,

    C’est typiquement humain.
    La Passion Du Vin est un site toujours VIVANT…

    Cordialement,

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