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- 11 octobre 2008 à 16h01
- in reply to: crise financière et achats de vin
François,
Il est sage de faire une pause parfois dans la cacophonie…
je respecte votre choix.
Une période plus sereine s’ensuivra…
Au plaisir donc,
Cordialement,
Raphaël- 11 octobre 2008 à 15h37
- in reply to: crise financière et achats de vin
François,
Je ne désire pas m’immiscer ni me compromettre dans ces propos ; toutefois, permettez-moi d’y glisser une petite parenthèse :
(L’appel au ridicule est un raisonnement injuste…) 😉
Cordialement,
- 11 octobre 2008 à 3h34
- in reply to: Des pseudos
Thierry,
Je considère parfois davantage l’aplomb du libre-penseur anonyme aux professions du flagorneur démasqué…
Mais ce n’est qu’un point de vu…
Cordialement,
Raphaël- 11 octobre 2008 à 1h43
- in reply to: Des pseudos
[i]“Il n’existe que trois êtres respectables: le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer.”
Charles Baudelaire[/i]…vulgairement, on ne glorifie que le soldat inconnu.
Mais quel cuirassé s’est-il donc fait torpiller ?
- 8 octobre 2008 à 3h35
- in reply to: 8 years later …
Jérôme,
Je subis le cycle, à la tonalité sans cesse plus burlesque et pérennialiste, de l’éternel retour du fidèle déposant en offrande sa pitance improbable à la meute insatiable …
C’est une coquille vide : Ausone reste un chef-d’œuvre du millésime.
Si l’on se projette dans le contexte qui a vu naître l’appréciation originelle, il avait atteint un sommet remarquable ; ce que venait d’exhumer l’impertinent… Rétrospectivement, si ses successeurs ont fait encore mieux, cela impose de relativiser cette réussite.
Je ne vois d’autre artifice possible pour rendre compte de l’ascension inexorable de cette icône qui semble dorénavant touchée par la grâce…
Cordialement,
- 5 octobre 2008 à 15h31
- in reply to: 8 years later …
Bonjour Jérôme,
Si je fais oeuvre de prévention à l’égard de MB, sache que c’est en ayant pris soin de jauger sa partialité vis-à-vis de l’objet en question.
Et j’y consens, MB faisait sans doute preuve de népotisme vis-à-vis d’Alain Vauthier ; pourtant, je m’évertuerai à défendre que s’il célébrait Ausone, c’était alors pour accuser sa renaissance et encenser sa finesse et sa complexité juvénile face aux monstres et autres vins de garage d’alors. Ausone 1999 était -et demeure pour moi- un chef-d’œuvre. Je maintiens ma position.Je suis sans doute un peu idolâtre mais aussi passablement lassé de subir les assauts, là aussi, païens, contre MB que certains ne manquent jamais de discréditer pour des raisons qui ne me paraissent pas toujours très légitimes ; lui qui m’a enseigné, pour ainsi dire formé, bien au-delà de ce qu’aucun, ici, n’a encore été capable…
Et, crois-le, c’est à mon grand désarroi.Il suffit de parcourir les pages LPViennes pour se rendre compte que son influence prévaut et prévaudra encore longtemps auprès des amateurs…
Cette dernière assertion est regrettable, probablement, mais elle est, encore, indéniable…Jérôme,
A l’œuvre !
…Cela passe le gentil !- 4 octobre 2008 à 21h42
- in reply to: 8 years later …
N’oublions pas qu’Ausone a rarement été encensé dans les millésimes d’après-guerre et que l’on déplorait sa relative médiocrité…
Après le renouveau des années 70, il se goûtait mal dans sa jeunesse en regard de ses paires. Cela perdura jusqu’au 90’s.
Je me souviens, lors de la lecture de ce commentaire, que nous en étions encore à nous émerveiller que ce 1999 puisse se goûter aussi bien sur fûts…- 4 octobre 2008 à 20h53
- in reply to: 8 years later …
Cela n’exprime-t-il pas simplement qu’Ausone a pu faire encore mieux après 1999 ?
Cordialement,
- 4 octobre 2008 à 17h12
- in reply to: Dure épreuve de s’asseoir sur son orgueil…
Et bien… voilà des amis exigeants !
S’ils n’ont eu aucune considération pour ta démarche : ne t’obstine pas et abandonne l’idée qu’ils soient suffisamment intimes pour y adhérer sans aucune revendication.[i] » Seigneur, excusez notre pauvreté; nous n’avons, pour parfumer nos hôtes suivant l’usage de l’Inde, ni ambre gris ni bois d’aloès … »
La chaumière indienne (1790)
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre[/i]- 4 octobre 2008 à 16h52
- in reply to: Domaine de la Chique, Côtes du Roussillon
Ces commentaires exhument en moi des sensations qui ranime l’état d’esprit dans lequel je baignais au début des années 90 quand ma passion naissante était pleine d’ingénuité, d’enthousiasme et d’espérance. Avec délectation, j’ouvrais alors une porte sur un monde fabuleux que j’ignorais…
Il y a une philosophie exemplaire et une réserve derrière ce vin qui pique notre curiosité.
Jean-Marie Lignières Œnologue et directeur du CAT du Château Lastours affirmait que :
« (…) pour faire un grand vin il faut s’adresser à l’imaginaire, c’est-à-dire savoir créer autour d’un vin toute une trame d’histoire, de civilisation dans laquelle le consommateur retrouvera ses propres racines et l’image qu’il croit la plus valorisante pour lui. »Le domaine de la Chique possède tous ces ingrédients : une belle histoire d’amour ; un géniteur attachant ; une naissance glorieuse ; une destinée prometteuse d’un avenir radieux.
Hervé, merci.
Beau travail…Cordialement,
Raphaël- 4 octobre 2008 à 6h56
- in reply to: Du Château Margaux à 2,50 $ !
Il est vrai qu’en 1957 , un ancien franc ne valait plus grand-chose ; ce qui a provoqué le passage au nouveau franc…
Il valait, en pouvoir d’achat des ménages, 0,017 de nos euros actuels !
Je me suis donc risqué à convertir, en franc-euros constants, mon extrait précédent.
Voici ce que nous proposerait aujourd’hui, en euros, notre catalogue Nicolas…Château d’épiré 1947…..6.80
Pouilly Fuissé 1947……….7.65
Puligny Montrachet 1947…10.20
Bâtard Montrachet 1947…11.90
Clos de Tart 1945………..17
Musigny vv vogüé 1947…..22.10Beychevelle 1947…..8.50
Trotanoy 1947…..11.90
Montrose 1947…..13.60
Lafite 1947……..20.40
Margaux 1945…..23.80
Margaux 1928…..25.50
Yquem 1901…..42.50
Lafite 1869…..59.50Sauf erreur d’appréciation de ma part ( il est tard…) et nonobstant le fait qu’il soit malaisé de comparer le mode de vie actuel avec celui de l’époque, cela se tient. Et il est indéniable que les écarts de prix étaient sans commune mesure avec ceux constatés de nos jours…
Edifiant.
- 4 octobre 2008 à 0h41
- in reply to: Du Château Margaux à 2,50 $ !
Pour illustrer ces propos et apprécier l’évolution sur un demi siècle, voici un extrait du catalogue Nicolas 1957 joliment décoré d’aquarelles de Constantin (Kostia) Terechkovitch :
Château d’épiré 1947 …….400
Pouilly Fuissé 1947 ………..450
Puligny Montrachet 1947 …600
Bâtard Montrachet 1947 …700
Clos de Tart 1945 ……….1000
Musigny vv de Vogüé 1947 …1300Beychevelle 1947 …..500
Trotanoy 1947 …..700
Montrose 1947 …..800
Lafite 1947 ……1200
Margaux 1945 ….1400
Margaux 1928 ….1500
Yquem 1901 ….2500
Lafite 1869 ….3500[i]Conditions générales de vente :
– « Les verres sont consignés 25 francs. »
– « Les prestigieuses bouteilles doivent être décantées par nos soins, puis portées à domicile en panier calorifugé une heure avant d’être servies. »[/i]Autres temps, autres moeurs…
- 1 octobre 2008 à 20h56
- in reply to: Domaine de la Chique, Côtes du Roussillon
Il n’est malheureusement présent ni le catalogue de la foire aux vins, ni, après renseignement, sur la plateforme dont dépend ma succursale.
L’approvisionnement est-il réservé au grand sud ?- 1 octobre 2008 à 1h48
- in reply to: Y a-t-il un intérêt à décrire un vin ?
Les disparités de jugements qui ponctuent les pages Lpviennes émanent soit de divergences effectives dans les perceptions individuelles (restreignons aux perceptions sensorielles… ;)) soit de l’incommodité à communiquer les émotions…
Les relations passionnelles sont bien au cœur du débat…
A ce propos, une étude intitulée : « Le degré d’expertise a-t-il une influence sur la perception olfactive ? » peut être commandée sur le site du fonds documentaire de l’INIST/CNRS.
« Cette étude compare les dimensions olfactives utilisées par deux groupes de sujets ayant un niveau d’expertise différent, pour décrire et catégoriser 13 vins. Deux approches ont été utilisées en parallèle : une épreuve verbale comprenant une tâche de génération de vocabulaire suivie d’une tâche de description des vins et une épreuve non verbale au cours de laquelle les sujets ont évalué la similitude olfactive des 13 vins. Les résultats indiquent que les deux groupes de sujets ont une représentation perceptive des vins identique mais interprètent et décrivent différemment leurs sensations. »
C’est un début de piste…
- 30 septembre 2008 à 2h04
- in reply to: Le futur prix de nos vins
Philippe,
Nous sommes d’accord sur le fond, bien sûr…
Nous faisons des constats différents mais néanmoins complémentaires.
Je voulais simplement souligner qu’il y a du bon en toute chose et qu’il faut seulement savoir le déceler…L’envolée des prix -qui ne date pas d’hier…- ne peut que sortir certain d’une certaine frilosité.
J’ai connu des passionnés qui ne s’abreuvaient quasiment que de crus classés, par facilité, par snobisme ou même par goût, peu importe au fond… Etaient-ils de véritables amateurs ouverts et curieux ou seulement… des inconditionnels de crus classés ?
Aujourd’hui, la conjoncture les pousse à sortir de leur confort et à chercher des équivalents ailleurs. N’en deviendront-ils pas des connaisseurs éclectiques et, en quelque sorte, plus avisés ?Il en découle, à mon sens, au moins une autre conséquence positive : cela renforce l’émulation réciproque entre l’amateur en quête de nouvelles pépites (merci François…) et le vigneron qui se contraint à le satisfaire.
Il y a, entre les stars et les producteurs de base ( je n’ai pas dit de masse…), d’innombrables vignerons qui n’auraient sans doute pu émerger si les amateurs s’étaient suffit, au quotidien, d’un quinté château Grillet, château Chalon, Coulée de Serrant, Montrachet et Yquem abordable comme c’était le cas jadis quand LPV était bien monotone…Si l’offre n’a jamais été aussi vaste et alléchante, n’est-ce pas un peu à cause cette demande croissante ?
Ps : es-tu bien sûr que « l’argument qui dirait en substance : aujourd’hui nous sommes dans une phase de transition (les prix augmentent), mais demain l’avenir sera radieux » est bien d’inspiration soviétique ? 😉
- 28 septembre 2008 à 16h17
- in reply to: Le futur prix de nos vins
Si je puis me permettre une petite réflexion en passant pour positiver un peu…
Je prends le risque et je consens même qu’on se moque de ces redites, pourvu qu’en se moquant on les cite… (pour paraphraser Jean le Rond d’ Alembert)Je suis tenté de trouver très sain que nombres amateurs ne puissent plus remplir leur cave de ces vieilles stars internationales qui ont aujourd’hui atteint des valeurs vénales astronomiques.
Si, dorénavant, leur acquisition se révèle être réservée à de nouveaux riches profanes, ou presque, en la matière, cela ne peut qu’inciter l’authentique amateur à orienter ses recherches ailleurs.
Il fouine.
Il dégote des perles !
Et il le fait savoir!Cette quête entretien sa passion puisque l’exploration demande un investissement personnel et un échange d’information plus important, mais, oh combien ! jubilatoire.
Mieux, ce report vers des objectifs moins consensuels participe à l’élargissement permanent de son horizon.D’ailleurs, cet appétit de découvertes n’est-il pas le germe fondateur de toute passion ?
Parallèlement, cela induit une demande croissante pour de nouveaux produits hauts de gammes, qui s’ils n’appartiennent pas, ou pas encore, au monde du luxe, jouissent d’un rapport qualité-prix sans commune mesure.
Les meilleurs producteurs se retrouvent donc face à un nombre grandissant de nouveaux acheteurs passionnés, demandeurs de grandes cuvées originales et se doivent de travailler d’arrache pieds à combler cette demande…
Résultats : Il m’apparaît qu’il n’y a jamais eu autant de fascinantes découvertes à faire ; qu’il y a de plus en plus de cuvées exceptionnelles de producteurs souvent peu connus hors de l’hexagone et que la part belle de la production vinicole est tirée vers le haut.
En somme, l’artisan consciencieux, le passionné et le LPVien ont de beaux jours devant eux…
- 27 septembre 2008 à 18h21
- in reply to: Y a-t-il un intérêt à décrire un vin ?
La banane est aussi une oeuvre d’Andy Warhol…
Comme quoi…
Cordialement,
- 27 septembre 2008 à 16h42
- in reply to: Livres en Vignes à Clos Vougeot (avec le compte-rendu)
C’est une excellente initiative. Voici un évènement hautement recommandable.
Comme je suis en peine de ne pouvoir y assister, je compte sur François car je suis persuadé qu’il se fera un plaisir de nous faire partager ici ses impressions…Dans l’attente,
Cordialement,
Raphaël- 27 septembre 2008 à 16h05
- in reply to: Y a-t-il un intérêt à décrire un vin ?
Au commencement, il y a l’intention première du créateur. Ensuite, l’oeuvre s’émancipe pour mener sa propre existence. Au final, il y a la perception personnelle de l’amateur.
Les impressions ressenties lors de la lecture d’un poème ou d’une œuvre d’Art sont individuelles et propres à l’histoire et à la sensibilité de chacun. Cela n’exclue pourtant pas l’explication de texte qui permet de l’aborder et d’en proposer certaines clefs…
Le partage des sensations permet l’élargissement du champ d’investigation de chacun et ouvre l’esprit sur des émotions exogènes qui enrichissent notre propre architecture.
Que l’on s’entende ou pas, peu importe, tant que se créent des correspondances.…
- 27 septembre 2008 à 15h15
- in reply to: Interview d’Emile Peynaud
Cet homme admirable est un monument, un phare dans l’immensité des océans pourpres.
Je ne peux qu’être affligé quand des pans entiers de ces fascinantes expériences humaines éprouvent l’outrage du temps et sombrent progressivement dans l’oubli…
Il faut le lire donc, ou le relire, pour se délecter et contempler un soleil couchant qui miroite sur l’onde éternelle.
Alors :[i] »Vous comprendrez que le vin est, à l’évidence, un amalgame unique de science et de poésie. Vous découvrirez toutes les facettes de l’âme du vin, cette part mythique qui commence où s’arrêtent les fonctions de nos sens. »
Emile Peynaud[/i]Cordialement,