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- 4 août 2008 à 5h12
- in reply to: Le futur prix de nos vins
Je me permets de citez cette phrase de Jean-Marie Pelt car on a toujours quelque chose à apprendre des hommes éminents. A mon humble avis, elle résume parfaitement l’approche qu’il convient d’adopter à propos de ce sujet et de bien d’autres…
«nous devons sauver le condor pas uniquement parce que nous avons besoin de condors, mais parce que nous avons besoin de l’esprit humain nécessaire pour sauver le condor et nous sauver nous-mêmes.»
Cordialement,
- 4 août 2008 à 3h40
- in reply to: 11 questions????
Thierry,
Votre ligne de conduite habituelle est à nos dépens…
Sincères remerciements,
Raphaël.PS: Et c’est mon 50e post… 😉
- 4 août 2008 à 2h31
- in reply to: 11 questions????
Thierry,
Quand j’évoquais avant-hier soir ce qui m’apparait comme « un contre-pied juvénile, candide, très frais », je faisais allusion à votre interrogation sur l’intérêt de ce genre de questionnaire ; pas à votre incompréhension sur le rapprochement entre François et Zarathoustra…
Vous avez supprimé a posteriori votre première question comme il vous arrive parfois de le faire ainsi que vous l’évoquiez : (« J’avais posté un message à parisjulian en public mais pour une courte période, comme je le fais souvent. Je l’ai donc rapidement effacé…« )
Il apparait maintenant, à tort, que je répliquais à votre seconde question… Ce n’était que causeries, je le concède, mais ces suppressions intempestives peuvent mener à faire dire n’importe quoi à n’importe qui…Qu’en pensez-vous ?
Cordialement,
Raphaël.- 3 août 2008 à 16h06
- in reply to: Le futur prix de nos vins
Je caricature sciemment les conséquences perverses de l’effet d’annonce.
(Entendu dernièrement : les fruits ne sont pas bons pour la santé ; l’eau non plus… etc et certaines personnes s’arrêtent à de telles allégations !)Par bonheur, actuellement, ce type d’ »information » est invariablement suivi d’une « contre information ».
Je trouve cela plutôt sain car la vérité est rarement manichéenne.
Et ces pendants instaurent le doute…Nous en sommes là mais il faut bien avouer que l’on se perd à distinguer le bon grain de l’ivraie…
Et, bien sûr, il y aura toujours des petits malins pour profiter de cette confusion dans un but mercantile…
Cordialement
- 3 août 2008 à 14h01
- in reply to: Le futur prix de nos vins
Bien sûr, Gael, ne changeons rien… surtout.
Notre monde est parfait : il nous donne notre pain et notre vin quotidien.
(Chut…chut… Tout va très bien…)- 2 août 2008 à 23h33
- in reply to: Jaurès et le vin
Ces deux plaidoyers mettent également à l’honneur l’impérieuse diversité culturelle…
Amicalement,
Raphaël.- 2 août 2008 à 3h38
- in reply to: 11 questions????
Je serais tenté d’opiner… au bonnet ! 😉
Cordialement,
Raphaël.
- 2 août 2008 à 3h24
- in reply to: 11 questions????
Thierry,
N’est-ce pas justement prendre un contre-pied juvénile, candide, très frais ?
- 1 août 2008 à 16h52
- in reply to: 11 questions????
…engourdissement de mon esprit critique, évidemment, François… 😉
Cordialement.
- 1 août 2008 à 16h38
- in reply to: 11 questions????
1-quel est votre smiley préféré ?
Les smileys , comme le langage « SMS », me font penser au « Novlangue » de Georges Orwell…2-Est-ce que votre entourage, vos amis vous prennent-ils pour un allumé quand vous parlez de vin ?
Oui quand je vais à l’encontre des idées reçues.…et vous trouve-t-il trop monothématique?
Les premiers mois qui ont vu naître chez moi cette passion, sûrement… Heureusement, je me suis retrouvé depuis.3-Quelle a été ta première bouteille à prendre place dans ta cave ?
Léoville Las Cases 874-quelle est l’appellation qui domine dans votre cave ?
Savennières ; Vouvray sec en blanc. Peut-être Madiran en rouge.…et celle la moins connue que vous ayez bu?
Rosé des Riceys ?5-quel est le millésime le plus vieux que vous avez en cave ?
Il me reste du 82.6-Quel est le meilleur rapport qualité prix que vous ayez trouvé, en matière de
vins?
Rivesaltes ambré Domaine Cazes7-la passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise?
OUI… comme la passion inconditionnelle pour la cuisine bourgeoise.… et êtes-vous d’extraction bourgeoise ?
Le mariage ; la naissance de mes enfants ; une certaine aisance financière… je me suis surpris un instant à m’engourdir…8-la passion d’un liquide peut-elle être dévorante?
Oui malheureusement : c’est la définition même de la passion…9-comment voyez-vous évoluer votre goût du vin avec le temps?
Je bois de moins en moins mais assurément de mieux en mieux.10-comment faites-vous pour vous adonner à la passion du vin tout en gardant la ligne?
En mangeant moins…11-pourquoi votre cave compte-t-elle aussi peu de vin du monde (comprendre hors France) ?
Par méconnaissance et, dans ce domaine, par chauvinisme culturel.-Une question : L’amateur de vin est-il en quête d’un paradis empli d’innocence ?
- 24 juillet 2008 à 0h51
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Bebert,
avec lequel il me voyais peiner dans l’incompréhension mutuelle des plus obscure, se dévoile, à l’occasion de ce sujet délicat, comme l’un des interlocuteurs les plus sensés, ouverts et compréhensifs qui soit !
C’est encore une preuve que mes opinions comme celles de chacun peuvent, et doivent souvent, évoluer.Je l’en remercie ainsi que d’autres, nombreux, qui savent m’émerveiller par leur lucidité, leur panache et leur philanthropie. Je ne peux, d’ailleurs que saluer le mérite de chacun des acteurs de cette discussion.
Pour en revenir à l’œuvre de Nietzsche donc – génie qui pouvait se montrer provocateur… mais toujours à bon escient – son interprétation est souvent galvaudée depuis sa récupération par des hommes vils, calculateurs, inconscients mais surtout… mal inspirés. (C’est un euphémisme…)
Cette œuvre annonce le retour, en le sortant de l’obscurantisme, du pouvoir de l’homme sur son propre destin.
L’homme doit s’assumer lui-même.Il doit se battre par lui-même, en lui-même et contre lui-même (contre ses mauvais penchants, sa médiocrité…) pour espérer se sortir de son asservissement.
Au contraire, l’homme faible, obtus, aveuglé, soumis, par le fait de sa volonté ou non, ne peut parvenir à rien qui soit profitable pour lui-même
C’est une quête noble ; assurément pénible mais de quelle Grandeur !
Quand on a parcouru en homme libre et libéré de tous préjugés l’œuvre de Nietzsche, on ne peut croire un instant qu’il s’agisse d’une simple imprécation quand il affirme « Que périssent les faibles et les ratés ! Et il faut même les y aider ! ».
On y entend d’avantage, entre autre :
« Il faut que cessent les êtres soumis et asservis, ceux a qui l’on retire -ou qui les perdent par le renoncement- toute force et énergie et qui se trouvent par là même incapable d’atteindre leurs propres aspirations. La tâche étant ardue quiconque est conscience de la nécessité de cette libération doit se faire un devoir d’aider son prochain dans son travail de dépassement de soi. »
Ceci me semble à propos dans cette discussion : nous n’arriverons à rien si nous nous contentons d’attendre gentiment que d’autres le fasse pour nous.
Ayons le courage de nos aspirations les plus intimement essentielles, même si cela doit être envers et contre tous, car personne ne peut nous dicter ce qui est bon pour nous.
Il faut, je le crois sincèrement, en prendre conscience pour faire face aux défis que nous réserve le siècle naissant…
Oui, la clef de notre réussite est en chacun de nous- 23 juillet 2008 à 3h01
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
« Que périssent les faibles et les ratés ! Et il faut même les y aider ! »
Je ne considère personne potentiellement moins intelligent que d’autres.
(Nous avons pu ici même, chacun, aisément prendre conscience de l’ampleur des dégâts à venir…)
L’apathie ambiante vis-à-vis de ce problème ne peut alors s’expliquer que, soit par un défaut d’information, soit par une nonchalance collective, soit par la tentation de préserver des intérêts plus immédiatement profitables.Dorénavant, la première affirmation est la seule qui puisse encore susciter chez moi une certaine bienveillance…
Car je veux garder confiance en l’Homme.L’Homme, malgré ses égarements, peut faire preuve de grandeur : il nous l’a maintes fois prouvé.
« Que périssent les faibles et les ratés ! Et il faut même les y aider ! »PS : La citation est de Nietzsche.
- 21 juillet 2008 à 7h33
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
J’ai consulté le site de Jean-Marc Jancovici.
Il renforce mon inquiétude ancienne et grandissante face à cette tornade incontrôlée et incontrôlable que représente notre modèle de société, dorénavant mondialisé et assis sur le diktat libéral…
Nous vénérons jusqu’à nos abus et allons prêcher aux 4 vents ces exemples pourtant détestables: l’ambition essentielle se doit d’être matérialiste et manichéenne…
Je le répète, notre justification fondamentale n’a été que la quête futile et naïve du seul ravissement « qui noie notre rancœur et berce notre indolence. » !Aujourd’hui, force est de constater que ces abus changent LE monde, irrémédiablement.
Nous en percevons d’ailleurs distinctement les prémices.
A bien y réfléchir, c’est une évolution logique, voire salutaire.Jusqu’à présent, notre ambition la plus médiocre avait été celle d’une béatitude hypocritement ethnocentrique.
Il nous faut dorénavant recouvrer le courage et la sagesse de regarder en nous-même pour repenser notre monde, en redécouvrir l’essentiel…
Et agir.Dans l’espoir que, dans un avenir incertain, l’on puisse encore satisfaire notre ego au coin du feu, partager- peut-être l’une de ces belles bouteilles élaborées par Hervé- avec ceux que l’on aime et qui nous aime…
Et sans strass ni paillettes, égayer cette veillée à refaire le monde…Voilà qui m’apparaîtrait, encore, étrangement, bien bourgeois…
- 20 juillet 2008 à 18h03
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Moesta et errabunda
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l’immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate !
Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
– Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
– Mais le vert paradis des amours enfantines,L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?Charles Baudelaire
Je vous dédie ce poème, François « Agathos « .
Comme moi, j’augure que vous l’emprunterez aisément…A tous,
Amicalement.- 19 juillet 2008 à 16h24
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Vous avez une attitude publique, « a way of life », que tout un chacun qualifierait de… bourgeoise.
Je ne me borne qu’à le constater.Je crois d’ailleurs déceler que l’une des raisons de votre présence ici relève de cette nécessité bourgeoise de persuader… C’est une attitude qui, dans ce forum, me semble bien plus confortable et en harmonie que la mienne…
Votre réussite est votre force.
Ceci vous autorise-t-il l’usage d’affirmations péremptoires ?Je conçois chaque individu à la manière d’un monde infiniment admirable et merveilleux.
C’est pourquoi je pense faire preuve d’une mansuétude profonde à l’égard de chacun.Je ne méprise, ni ne sous-estime personne : je n’examine que des dires ou des actes car je crois qu’on ne peut se permettre de critiquer que ce que l’on connaît et comme j’ignore « l’autre », je ne m’y risque pas.
Ici, je déplore simplement le fait que le confort matériel ou intellectuel supplante trop souvent, dans nos actes, notre conscience.
Et plus chemine sur la voie de ma propre connaissance, plus je m’autocritique et m’interroge. (Ce qui est tout… sauf Bourgeois ! 🙂 )
Mon attitude me parait simplement et profondément humaine…Et entre nous, je ne perds pas espoir que puisse naître prochainement un embryon d’intelligence…
Cordialement,
Raphaël- 19 juillet 2008 à 5h04
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
François,
Je voulais seulement vous faire remarquer ceci:
Je conçois difficilement que vous puissiez clamer « ne pas critiquer ce système » mais au contraire « (vous) mettre dedans » ; « le faire marcher » ; « le faire avancer » ; en « tirer la charrette »; y « avoir joué (votre) part » et affirmer en même temps avoir la clairvoyance depuis le départ « de voir l’humanité aller vers son chaos ».
Un peu comme si vous nous annonciez malicieusement alimenter depuis 30 ans la chaudière d’un train voué au précipice !
Une telle confession dépasse presque mon entendement.
- 18 juillet 2008 à 20h40
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
François Audouze écrivait:
——————————————————-
> « Dans ce monde, j’ai joué ma part. Etant dans un
> système, je n’ai pas cherché à le critiquer, je me
> suis mis dedans et je l’ai fait avancer »… « j’ai fait
> marcher le système »… « Aujourd’hui, et ça fait plus de trente ans que j’y
> pense, je vois l’humanité aller vers son chaos »François,
Est-ce bien sérieux de dire des choses pareilles ?
- 18 juillet 2008 à 2h08
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
… du 3e degré Gastro.
J’abhorrerais une société dont la justification fondamentale serait la quête futile et naïve du seul ravissement car l’ambition la plus médiocre est, à mon sens, celle d’une béatitude hypocritement ethnocentrique.
Allez comprendre pourquoi ?- 17 juillet 2008 à 3h49
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Orphée écrivait:
——————————————————-
> « Souvent, à la clarté rouge d’un réverbère
> Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
> Au coeur d’un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
> Où l’humanité grouille en ferments orageux,
>
> On voit un chiffonnier qui vient, hochant la
> tête,
> Butant, et se cognant aux murs comme un poète,
> Et, sans prendre souci des mouchards, ses sujets,
> Épanche tout son coeur en glorieux projets.
>
> Il prête des serments, dicte des lois sublimes,
> Terrasse les méchants, relève les victimes,
> Et sous le firmament comme un dais suspendu
> S’enivre des splendeurs de sa propre vertu.
>
> Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage,
> Moulus par le travail et tourmentés par l’âge,
> Éreintés et pliant sous un tas de débris,
> Vomissement confus de l’énorme Paris,
>
> Reviennent, parfumés d’une odeur de futailles,
> Suivis de compagnons, blanchis dans les
> batailles,
> Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux.
> Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux
>
> Se dressent devant eux, solennelle magie !
> Et dans l’étourdissante et lumineuse orgie
> Des clairons, du soleil, des cris et du tambour,
> Ils apportent la gloire au peuple ivre d’amour !
>
> C’est ainsi qu’à travers l’Humanité frivole
> Le vin roule de l’or, éblouissant Pactole ;
> Par le gosier de l’homme il chante ses exploits
> Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois.
>
> Pour noyer la rancoeur et bercer l’indolence
> De tous ces vieux maudits qui meurent en silence,
> Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ;
> L’Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil ! »
>
> Le vin des chiffonniers
> C.Baudelaire- 17 juillet 2008 à 2h40
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Persuader…
le secret de notre réussite est d’avoir su fédéraliser les anciennes couches sociales, de les réconcilier autour de la certitude que le libéralisme est la clef de la liberté et de l’égalité.
L’idée est largement acceptée : l’argent fait le bonheur puisque plus on est riche, plus on est libéré de toutes contraintes.
Cette liberté, dans cette société dite de consommation, repose donc sur la capacité à s’approprier les biens (matériels ou non) qui nous permettent d’atteindre le plaisir ; plaisir pour soi ; plaisir de partager ; plaisir de plaire.
Voilà l’Unité de but commun.
Il n’y a plus de lutte des classes mais seulement fruits du mérite personnel.
Il y a l’unique et immanquable vénération de la société des loisir-désirs.L’opinion dominante écrasant les courants de pensée minoritaires, il est donc de mauvais ton d’évoquer une idée à connotation surannée.
Le bourgeois n’existe plus qu’on se le dise.
Nous naviguons tous sur le même bateau, certains plus habiles, d’autres plus chanceux.
Mais Tous égaux.
Qu’on se le dise.