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J’ai acheté assez bien de Listrac dans les premiers temps de constitution de ma cave : je leur reproche finalement leur côté quelque peu rustique.
J’ai deux châteaux : Fourcas-Loubaney 96 qui est très réussi, a plus de fruit et de structure que le 97, goûté une seule fois et que j’avais trouvé quelconque.
J’ai plus de bouteilles du Fourcas-Hosten, des millésimes 95 à 98, mais cela fait pas mal de temps que je n’en ai plus bu.
Michel.
- 19 septembre 2002 à 2h07
- in reply to: Château Poujeaux
Moulis est une de mes appellations préférées en Médoc, avec un très grand faible pour Poujeaux dont je garde jalousement les 3 bouteilles du 94 qui me restent.
95 et 98 sont en cave, mais je n’ai pas encore goûté. Au pays des 97, le Poujeaux est superbe, bu il y a quelques mois et un an auparavant : en plus de profondeur en vieillissant, mais deux fois un grand plaisir.
Chasse-Spleen, plus qu’une malheureuse bouteille de 93 et une caisse de 2000 en commande.
Sinon, j’aime beacoup le Château Anthonic, bon cru bourgeois à prix doux, vin avec une certaine tenue et de la régularité : je vais de 95 à 99 actuellement.
Quelques bouteilles du second vin de Poujeaux en 96, même chose pour Chasse-Spleen, des Gressier Grand Poujeaux 95 & 96 : plus bus depuis longtemps, donc pas de CR.
Maucaillou 97 : intéressant, plaisant à boire sur son fruit, mais manque de complexité.
Michel.
- 19 septembre 2002 à 1h50
- in reply to: Distilleries ou embouteilleurs indépendants ?
Bonsoir Benoît,
Merci pour la teneur de ton article… il lève un coin du voile sur le monde des embouteilleurs indépendants que je connais très mal.
Cette introduction contient implicitement la réponse à ta demande : les malts que je possède actuellement viennent tous de distilleries.
En face du bureau à Uccle, se trouve un caviste qui a aussi une belle collection d’alcools, dont des malts, mais qui, heureusement, malheureusement est très cher, sinon j’y passerais trop de temps; il possède une belle collection de flacons d’embouteilleurs indépendants, je ne m’y retrouve pas, donc je me suis toujours un peu méfié, et je n’en ai pas acheté.
Je vais aller voir s’ils ont un catalogue de leurs possessions en malts et en dans l’affirmative, je te l’enverrai. Si un jour tu passes par Bruxelles, les mains et les poches remplis de banknotes, tu pourrais y aller faire un tour.
Michel.
- 19 septembre 2002 à 1h39
- in reply to: Vous prenez de l’eau ou pas ?
La glace est en effet à proscrire : elle anesthésie le malt et aussi nos papilles gustatives.
Pour apprécier les « flaveurs » d’un bon whisky de grains, ou d’un whisky irlandais ou d’un bourbon, pas de glace non plus, ni d’eau.
Je suis d’accord avec Yves, l’eau sert à diluer un peu le feu de l’alcool quand le malt dépasse allègrement les 50° (pas besoin pour les degrés normaux 40 en Ecosse et 43 pour l’exportation) et libérer ainsi les arômes.
Michel.
- 19 septembre 2002 à 1h26
- in reply to: Grandes maisons ou propriétaires-récoltants
Bu hier soir en apéritif (j’avais aussi besoin de champagne dans la préparation du poulet de Bresse du plat principal)
Brut Tradition de Jacques Rousseaux, Verzenay Grand Cru.
Vin d’assemblage 70 ou 80 % de pinot noir, le solde de chardonnay.
Robe jaune paille avec des reflets que je qualifierais de vieux rose. Mousse bien structurée. Nez discret de fleurs et fruits mais bouche explosive sur les fleurs et surtout les fruits (blancs). Vin d’une belle structure aussi en bouche, finale toute en douceur.
Un régal que cette cuvée de base à un prix doux.
Michel.
- 19 septembre 2002 à 1h19
- in reply to: Château Roc de Cambes
Deuxième vin de la soirée d’hier : CR: Roc de Cambes 1990.
Robe bordeaux, rubis pourpre foncé sans trace d’évolution. Nez impressionnant de fruits rouges et noirs mûrs, boisé de luxe totalement intégré, tannins fondus, notes de mokka ou chocolat.
La bouche est opulente, sur les fruits, la cerise noire est perceptible, concentrée mais aussi ronde et souple. La finale est superbe; selon moi, ce vin a encore de la garde.
C’est le premier Roc de Cambes que je bois : je suis conquis.
Il me reste deux bouteilles du 90. Je vais prospecter, malgré le prix du vin, pour en trouver dans d’autres millésimes.note : 9/10.
Michel.
Revenons au vin.
Bu hier soir et repris ce soir (la bouteille n’est toujours pas vide) avec une foie gras de canard (production belge).
La robe est jaune dorée, le nez fait la part belle aux agrumes et fruits (coing, abricot) confits ainsi qu’aux notes miellées.
La bouche est ample, sur les arômes précités avec une finale se partageant entre agrumes et miel.Je trouve ce sauternes élégant, tout en délicatesse et en finesse.
Il se révèle très différent du La Tour Blanche 94, bu il y a peu, plus riche mais plus massif aussi.
Michel.
- 18 septembre 2002 à 15h39
- in reply to: Halte à la blague !
Arnaud,
il me semble que les forums existants ont déjà leur(s) spécialité(s), et qu’ils pourraient coexister sans gueguerre des tranchées.
Pour pouvoir coexister pacifiquement, il faut que tous nous partagions le même contenu de valeurs essentielles dictées par la Morale : respect de l’autre, tolérance,…
Il n’est pas rare de voir des messages identiques ou très semblables postés par leurs concepteurs sur l’un et l’autre forums. Dans quel but ?
Accord si c’est pour obtenir des réponses qui peuvent différer en fonction du style du forum,
Désaccord si c’est pour lancer un nouvelle guerre des gangs ?Michel.
- 17 septembre 2002 à 18h57
- in reply to: Vous prenez de l’eau ou pas ?
Exact, les Ecossais puristes mettent une ou deux gouttes d’eau, autant que possible celle provenant du ruisseau qui alimente la distillerie, pour casser le feu de l’alcool et permettre aux arômes et saveurs du breuvage de se développer.
Je ne mets jamais d’eau… et pour ne pas être (trop) indisposé par le feu de l’alcool, je le bois à toutes petites gorgées.
Michel.
- 17 septembre 2002 à 14h44
- in reply to: Millésime 1999
Citran, cru bourgeois de Haut-Médoc
Bu hier soir, le 16 septembre, une petite bouteille (37.5cl), carafé une bonne demi-heure avant le repas.
Robe rubis pas très profonde. Nez de fruits rouges et noirs mûrs, boisé, la bouche est ronde et souple, la matière présente, finale un peu courte.
J’aurais préféré un vin plus concentré avec plus de matière, mes derniers souvenirs de Citran étant ceux du 97, qui a une toute autre tenue.
Un peu déçu.
Michel.
- 16 septembre 2002 à 19h58
- in reply to: Graves et Pessac-léognan Blancs
Bu avec les autres le Floridène 96.
J’ai en cave du 97, à mon sens un peu plus marqué par le bois, et bien sûr j’avais vu l’étiquette avant le service du vin, mais au nez il est évident que c’est un Floridène.
Très sur les agrumes, très jeune et frais, structuré, acidité et minéralité intéressantes, un vin très pur. Le lendemain, à la dégustation du reste de la bouteille, des notes de vanille ressortent un peu plus, mais le vin a gardé toute sa fraîcheur.
Michel.
- 16 septembre 2002 à 19h51
- in reply to: Crozes-Hermitage
Thierry,
Je réalise, rétrospectivement, parce que ce fait a été mis en lumière chez toi, avec les vins servis en parallèle, que je préfère les vins plus charnus, pleins, où matière bien mûre et boisé luxueux mais bien intégré se fondent, s’harmonisent : j’ai été totalement séduit par le Crozes les Varonniers 94 de Chapoutier.
L’Hermitage « La Sizeranne » même millésime, même producteur, me laisse l’impression d’un vin évolué, très beau certes, mais presque « décharné » par rapport au précédent.
Il a été bu seul par après, sans être défavorisé par le CH, je ne change pas d’avis.Michel.
- 16 septembre 2002 à 19h41
- in reply to: Hermitage Blanc
J’entends bien tout ce que tu dis, Thierry, mais moi, comme Anne-Marie, je n’ai guère apprécié.
J’ai donc dû passer à côté du vin.
Michel.
Une petite touche personnelle :
Deponsins 99 de Villard : très beau vin; en effet nez de fruits blancs, dont la pêche et après aération, pour moi, des notes de poire. La bouche est de très belle tenue, élégante et tout en harmonie.
Un vin dont on ne se lasse pas.
Ayguets 99 de Cuilleron : une découverte, que dis-je une révélation.
Un nez explosif de fruits confits, abricots, et d’autres plus exotiques, miel aussi. Bouche grasse, ample, un feu d’artifices de saveurs et d’une longueur incroyable.Une merveille dans l’instant de dégustation, mais à déguster à petites doses.
Michel.
- 16 septembre 2002 à 19h20
- in reply to: Comment notez-vous vos degustations ?
Pour le moment, je dois bien avouer que ma méthode est plutôt empirique et que je stocke tout dans ma mémoire. Le post sur la Coulée de Serrant en est la preuve : au départ, je ne sentais guère en verve d’écriture, puis en chemin, avec la rémémoration de l’instant vécu, les impressions refont surface et peuvent être traduites en mots.
Si post il y a, je dois le retranscrire vite, et je ne le fais actuellement que sur les forums & pour mes propres vins, j’ai la possibilité d’inscrire les notes de dégustations sur les CDroms (un au bureau, l’autre à la maison) de relativement précis à précis avec date de dégustation, accord mets/vins, etc….
Yves a un petit carnet avec lui et il note très scrupuleusement les données du vin et jette ensuite ses impressions en touches impressionnistes sur le papier, suffisamment cependant pour nous donner de superbes posts. Je l’ai vu à l’oeuvre durant le week-end.
Thierry Meyer possède aussi son carnet et note au fur et à mesure.
Je pense que je devrai aussi m’astreindre à fonctionner de manière plus structurée dans le futur, ma mémoire pouvant toujours me jouer des tours.
Michel.
PS : avec ce système-là , après le week-end somptueux passé chez Thierry, au vu du nombre de vins dégustés, la mémoire est mise à rude épreuve.
- 16 septembre 2002 à 19h06
- in reply to: Vignobles de la Coulée de Serrant
La première Coulée de Serrant, je l’ai bue hier midi, chez Thierry.
j’ai peu de Savennières en cave, deux bouteilles de 95 « Les Blanchards » de Roche aux Moines et achetées plus récemment le Clos du Papillon 99 du Domaine du Closel.
CR: Coulée de Serrant 1998
Le vin, nous l’avons dégusté, seul à l’apéritif, en trois fois, la première peu de temps après que Thierry l’aie carafée et plongée dans le seau contenant eau froide et glace, les deux autres fois alors que la carafe séjournait depuis un certain temps dans l’eau froide.J’ai beaucoup apprécié et aimé ce vin et je ne sais pas vraiment dire pourquoi : sans doute ce qu’en dit Thierry : plénitude, rondeur, équilibre et longueur du vin.
le nez est beau, gras, les notes de coing et de miel sont bien présentes, la bouche est lisse, sans anicroche, toute la matière est en équilibre et en harmonie. La finale est superbe.
La deuxième fois, le vin est un peu frais et il dégage au nez des notes plus dures, désagréables que j’apparente au brou de noix. Il faut impérativement laisser le vin s’aérer et se réchauffer : alors le même plaisir est au rendez-vous.
S’il fallait un accord avec un mets, j’essaierais les poissons de rivière sauce crèmée comme le sandre, peut-être le brochet et aussi les poissons suisses (perches et féra); sinon peut-être des coquilles saint-jacques fraîches simplement poellées au sel de Guérande.
Michel.
- 16 septembre 2002 à 16h36
- in reply to: Millésime 1995
Clos du marquis : je n’ai que du 96 et j’ai commandé du 2000.
Pour revenir à 95, les seuls vins dont j’ai déjà dégusté quelques bouteilles sont deux Saint-Emilion Château Larmande : un vin, même s’il ne se révèle pas très concentré, est charmeur en diable.
L’autre est un GC Château Faugères, qui offre plus de matière et un boisé plus imposant, mais très bien intégré.
Là -aussi, quand à savoir quelle sont les années d’apogée du vin : les avis divergent assez radicalement : de le boire très vite dans les 2-3 ans à plusieurs années de garde (plus de 5 ans). A quel autre saint faut-il se vouer ? Sans doute la vérité est-elle dans la voie du milieu !
Michel.
- 16 septembre 2002 à 16h26
- in reply to: Et la Bière?
Bière du Château, de prime abord, je ne vois pas… ah oui Kasteelbier.
Concernant les bières blondes, je ne bois que très rarement une pils (style Jupiler, Maes, Stella), car je préfère les blanches (Hoegaarden bien sûr, mais aussi Blanche de Bruges et de Namur) ce sont des bières très rafraîchissantes, pour les rares jours où il fait vraiment chaud.
Sinon, dans les blondes, je prends de temps en temps une Grimbergen ou une Leffe (qui est plus douce, a un côté miellé plus marqué), et dans l’autre sens une Duvel, bière à l’acidité plus haute, marquée par une certaine amertume (gare à son taux d’alcool : deux cela va encore, trois le risque devient grand). J’apprécie aussi de temps en temps une Tripel Karmeliet, de belle couleur dorée, avec une mousse structurée et de bonne tenue, dont la fragrance est très large.
Lorsqu’on est habitué à la structure des bières belges, on devient difficile et je n’apprécie guère les bières étrangères.
Michel.
- 16 septembre 2002 à 16h16
- in reply to: Bienvenue sur LPDV
Bonjour Didier,
Faut assumer au bureau, avec ou sans couleurs… Mais il est vrai qu’avec celles-ci, c’est un peu moin incognito que d’habitude.
Michel.
- 16 septembre 2002 à 16h01
- in reply to: Différents mais semblables
Anthony,
Personnellement, je ne suis pas sûr qu’une bouteille soit totalement identique à sa voisine, pour le même vin pour le même millésime.
Il peut exister d’infimes différences entre les deux flacons, que seuls les professionnels sont sans doute aptes à détecter. Mais parfois, la différence est perceptible pour des amateurs éclairés : alors d’où vient la différence : de l’entreposage : il est identique pour toutes les bouteilles at home; de la bouteille elle-même ou de son parcours avant d’aboutir chez soi : à ce moment-là , la différence est présente depuis longtemps.
Quant au délai nécessaire pour se rendre compte de l’évolution d’un vin, tout dépend aussi de la qualité du vin, mais je pense qu’un délai de six mois minimum est nécessaire pour détecter une évolution.
Michel.