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Antoine Vié, le il y a 12 années et 5 mois.
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Je vous propose une rubrique d’échange sur les Sauternes.
J’en suis fou depuis 25 ans,au point d’avoir plus de 260 bouteilles en cave malgré tout ce que je fais goûter à mes amis ou invités.L’ouverture de cette rubrique correspond à un événement :
J’attends Yves Zermatten qui vient de Suisse pour rencontrer les gens du nord,Michel et moi.
Pour son arrivée,je prépare un Lafaurie-Peyraguey 90 :
Le nez est somptueux ,sur les abricots,l’ananas,les agrumes et le miel ;il a perdu ses notes de chêne grillé.
La bouche est onctueuse et puissante,mais elle n’a rien de lourd :tout est élégant dans ce vin.La finale est complexe et longue.
Voilà de quoi marquer les premiers instants d’une rencontre tant attendue…Quelques réflexions,en attendant:
-Mon plus grand souvenir:un Climens 29 bu après un Climens 76,et merveilleux de fraîcheur voire de jeunesse.
-Mon plus émouvant:un antiquaire du vin,que je ne connaissais pas et à qui je ne voulais rien acheter,qui nous a offert ,à ma femme et à moi,un verre de superbe Arche 34,par amour commun du Sauternes.
-Mon choix parfaitement subjectif:Lafaurie-Peyraguey et Nairac.
-Mon choix plus objectif:Coutet 88,Guiraud 89,Rieussec 70,Sigalas-Rabaud 86,Filhot 76,Malle 90.
-Je n’ose pas parler d’Yquem,j’en bois trop rarement pour avoir un avis valableMerci pour vos avis et commentaires.
Amicalement
Thierry
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- 12 septembre 2002 à 20h13
Il a bien de la chance, Yves, car moi, ce jour, je suis toujours en Belgique.
En Sauternes, comme pour le reste de la cave, pas grand’chose avant 93 à part un Filhot 89 et quelques Doisy-Daà«ne 91, année difficile, mais réussie pour ce cru, qui peut déjà être apprécié.
De Lafaurie-Peyraguey, j’ai du 93, 97 et 98 et le second vin en 96.
Rayne-Vigneau 97, Guiraud 95, de Malle 98, Sigalas Rabaud 98, d’Arche 95, Doisy-Védrines 96, La Tour Blanche 94 & 95 Bastor- Lamontagne en 95,96,97 et un vin plus simple Clos l’Abeilley en 96 & 97, et les deuxièmes vins de Rieussec 96, Guiraud 97, Sigalas 98 : +/- 40 bouteilles en tout.Bu dernièrement, un Château La Tour Blanche 1994.
Robe d’or soutenu, brillante; nez superbe de miels, de fruits confits dont bien sûr l’abricot, la finesse du Sauternes, perceptible au nez.
La finesse se prolonge en bouche, l’ensemble témoigne d’une superbe liqueur, l’harmonie s’est faite entre fruit et bois, les notes de miel et de fruits confits revenant en force pour la finale qu’ils portent durant un bon moment. A mon humble avis, un beau Sauternes pour un millésime difficile, comme pour tous les vins du Bordelais.Michel.
- 12 septembre 2002 à 20h29
Et La Tour Blanche ?
Une petite réponse à Michel:
Je connais :78,80,81,86,89.
78 et 80 ne m’ont laissé aucun bon souvenir.
Par contre,le 81 m’a semblé d’un niveau très correct.Je me souviens d’un vin équilibré,plutôt charmeur.
86 était, lui aussi, d’un bon niveau,mais en dégustation,il était,à mon sens,dépassé par beaucoup de ses pairs de la même année.
Ce qui n’est pas le cas du tout du 89.Je l’ai bu pour la première fois,peu après la mise,dans une dégustation des premiers crus.Il y tenait très honorablement sa place,les expériences suivantes m’ont confirmé cette impression:c’est,de mémoire, un vin au nez éclatant et complexe d’agrumes,de fleurs blanches et de miel,à la bouche pleine,grasse et équilibrée par une acidité qui lui évite toute lourdeur,d’une belle longueur…
Merci pour vos commentaires et contributions.
Cordialement.
Thierry- 16 septembre 2002 à 6h39
CR:La robe est jaune dorée, encore peu évoluée.
Nez confit, un très beau botrytis, des notes amères, bouche énorme, grasse, puissante, mais sans aucune lourdeur. La classe.
La définition est très belle, le vin présente une jolie acidité qui lui donne de la vivacité et de la fraîcheur. Finale longue et somptueuse., Tout ce qu’on attend d’un grand Sauternes. La puissance confite et botrytisée avec beaucoup d’élégance.
Yves Z
- 16 septembre 2002 à 13h28
Apparemment, je ne suis pas encore bien réveillé, puisque j’ai loupé le nom du vin à la première lecture.
Cordialement,
Michel.- 16 septembre 2002 à 17h50
CR:que demander de mieux que de commencer la soirée par ce merveilleux Lafaurie-Peyraguey 1990.
La vin arbore une robe jaune-dorée encore jeune.
le nez est très complexe, puissant, on retrouve effectivement les agrumes, le miel et les abricots relevés par Thierry, auxquelles j’ajouterais de la confiture d’oranges amères et un petit peu de truffe blanche, ainsi que des notes boisées-rôties.
La bouche est très aromatique et présente une très belle densité, on retrouve les arômes du nez, l’orange confite et une lègère amertume. Le vin est séveux et concentré, riche, avec une belle acidité qui tend bien l’ensemble. La matière est importante, l’amplitude aussi, la finale est magnifique, longue et savoureuse.
un très, très beau Sauternes bu en très bonne compagnie
Yves Z
- 17 septembre 2002 à 1h07
Guiraud :
Voilà un Sauternes dont je connais assez peu d’années:80,81,86,89 et 90.
Dans ce que j’ai bu,86 me semble avoir marqué le point de départ d’un changement qualitatif.
Hamilton Narby l’a fait sortir de la lourdeur constatée en 80 et en 81,pour lui permettre de retrouver la cour des grands.
86 me semble suberbe d’élégance et déjà très séduisant.Il ne m’en reste que 2 bouteilles tellement il est plaisant et équilibré.
89 et 90 me semblent avoir encore progressé et sont devenus des monuments…
Que pensez-vous de ce Cru et de son évolution?Amicalement.
Thierry- 19 septembre 2002 à 1h09
Revenons au vin.
Bu hier soir et repris ce soir (la bouteille n’est toujours pas vide) avec une foie gras de canard (production belge).
La robe est jaune dorée, le nez fait la part belle aux agrumes et fruits (coing, abricot) confits ainsi qu’aux notes miellées.
La bouche est ample, sur les arômes précités avec une finale se partageant entre agrumes et miel.Je trouve ce sauternes élégant, tout en délicatesse et en finesse.
Il se révèle très différent du La Tour Blanche 94, bu il y a peu, plus riche mais plus massif aussi.
Michel.
- 19 septembre 2002 à 19h06
Bon jour Yves,
je viens de boire le deuxieme bouteille de ce vin. Je suis un peu perplex devant ton CR, ayant eu un impression assez different de ce vin.
D’accord sur les aromes et la robe, meme si je trouvais la dernier deja un peu plus soutenu, signe de bien qq années en bouteille.
Par contre, la definition – comme tu dis – de ce vin ma bcp gené, je le trouvais nullement evolue. Il a un joli gras, mais la finale est tres seche. Donc j’ai opté pour un proces brutal – une carafage avec beaucoup d’agitation pour « ouvrir » la trame. Apres ca, je trouvais le vin amelioré, avec un trame fondu, plus en harmonie avec le gras qu’avant. Et je me disais « Bien, je ne comprends pas pourquoi le consommateur doit faire le travail du maitre du chais! ». A mon avis, l’elevage fut beaucoup trop reductif. Avec le souffre, on peut utiliser une barrique comme un cuvée inox…
Cordialment, Henrik
- 19 septembre 2002 à 22h46
salut Henrik,
tu as sans doute mieux perçu cette bouteille que moi car, d’une part, tu dégustes bien meilleur dégustatzeur que moi et, d’autre part, nous l’avons ouverte après Pavie 90, Montbousquet 98 et Monitiano 98, alors….
Il s’agissait d’une demi-bouteille, je n’ai pas ressenti de lourdeur et le vin m’a paru puissant et élégant. Il était effectivement assez peu évolué, mais je l’ai trouvé exquis. Peut-être que Claude, qui a partagé cette bouteille avec moi, pourrait en dire plus…
je serais tenté de le regoûter, mais je n’en ai pas.
amitiés
Yves
- 20 septembre 2002 à 4h43
Salut Yves,
comme tu l’as dit souvent et si justement: chaque bouteille d’un vin se goute differement. Avec ce vin-la j’etais perplex avant ton CR parce que je te connais d’etre un degustateur -oops!- tres accompli, mais ton reponse et les conditions du degustation aient tout expliqué. Franchement, je m’ai dit si ca represente l’idée du sauternes en grande année, j’ai finis avec le sauternes. Je pense qu’il y a bcp des liqueurs mieux en valais que ca… (Et plus evolue vue l’Ambre…). Au plaisir de deguster qq liquoreux vraiment bon avec toi, a bientot
amities, Henrik
- 20 septembre 2002 à 12h35
Cher Henrik
as-tu vu sous la rubriue « Valais » ? Xavier Bagnoud nous propose d’aller découvrir le mythique vin des glaciers cet hiver. je suis sûr que le chimiste que tu es serait intéressé par ce procédé de vinification unique au monde. Ce serait l’occasion de partager quelques liquoreux.
cela dit, il est vrai qu’en matière de liquoreux, on trouve de plus en plus de très bonnes choses en dehors des Sauternes, qui apparaiisent parfois très (trop ?) classiques auregard de ce qui peut se faire ailleurs.
je pense aux liquoreux de Valais, évidemment, mais aussi à ceux de Condrieu, notamment les liquoreux de Cuilleron (Ayguets et Essence d’automne) bus avec Thierry, qui m’ont vraiment tous les deux impressionné.
amitiés
Yves
- 20 septembre 2002 à 13h33
Chers Yves et Henrik,
j’ai bu pas mal de Rieussec 90, tous en demi-bt, je ne l’ai jamais trouvé sec en finale, par contre les bt entamées et laissées qqs temps dans le frigo étaient meilleures et plus intéressantes que celles ouvertes directement avant dégustation.
Le bouquet est d’une puissance telle, que l’on peut explorer le bouquet de ce vin en renifflant les bt vides, 24 heures après les avoir terminées…salutations à tous deux
PS Henrik: samstag 2oh in Frauenfeld, Wiederholung Arvo Pà¤rt Te Deum/Berliner Messe, Poulenc Orgelkonzert+…ich habe dein Mail nicht
- 20 septembre 2002 à 16h45
Cher Claude,
ils agit amha d’un sensibilité different au tannin. J’ai longtemps cru que je n’aime pas du tout trop de tannin (les bordeaux vieille ecole comme un Sociando-Mallet 1986), mais plus j’ai bu je constate qui ce n’est pas le taux du tannin qui me gene mais plutot leur qualite. Et la j’ai qq doutes sur le Rieussec 90, meme s’il est un belle bouteille. Mais a ce niveau, on a tout droit d’attendre de l’exellence, je pense.
Cher Yves,
tres bonne idée, le vin de glaciers m’interessait beaucoup. Chaque occasion pour partager qq joli flacons est le bienvenue. Particulierement parce-que nous avons beaucoup aimée la valais.
Amities a vous deux, Henrik
- 24 septembre 2002 à 4h24
Pour fêter l’arrivée en cave de mes 1999 il y a deux mois, j’ai ouvert il y a dix jours un Rieussec 99 « pour voir ». Belle robe dorée. Senteurs d’abricots, de mangues et de vanille. Bel équilibre avec un petit biais alcooleux, mais rien de bien grave à cet âge. Tout le monde a bien aimé alors que fusaient les commentaires élogieux.
Pour comparer, j’ai ouvert juste après un Rieussec 97. Wow… quelle bombe!
Nez beurré, poire, confit, très complexe… En bouche, c’est dense, épais, d’une magnifique structure d’où ressort un botrytis superbe. Un vin bâti pour une certaine idée de l’éternité…Replongeant mon nez dans le 99, il me semble alors littéralement éteint, fade et de faîble expression. Jugement sûrement un peu injuste, mais fort révélateur de la différence entre un bon millésime et un millésime d’exception!
Santé,
Alain- 20 octobre 2002 à 23h56
Robe dorée très évoluée, plutôt orangée.
Le nez livre des arômes de botrytis, de miel et d’abricot.
La bouche est douce, ample, chaleureuse se termine sur une amertume très agréable.
Bien qu’il titre 14°, ce vin reste frais. Il est élégant et équilibré. Mais sa longueur en bouche n’est pas extraordinaire et sa finale n’est pas explosive. Dommage !- 26 octobre 2002 à 20h27
après avoir lu le commentaire d’Alain sur Rieussec 97 et en constatant qu’il ne reste que qqs miettes de mon stock de 90… j’ai décidé de déflorer ma caisse de 97 encore vierge…n’éprouvez-vous pas une grosse émotion lorsque saisi d’un gros tournevis vous faites craquer le bois d’ une nouvelle caisse?
la robe du 97 comparée à celle du 90 tire cruellement sur le jaune verdâtre, alors que celle du 90 est merveilleusement dorée-miel.
Au nez je suis surpris par le manque de nuances et de diversité, encore là le 90 se trouve qqs catégories au-dessus. En bouche l’onctuosité Rieussec est bien présente, mais c’est à nouveau très monothèmatique, la finale est d’abord très corsée, tombe dans un creux et se prolonge ensuite…bt laissée ouverte au frigo depuis hier …pas d’amélioration visible…
alors que le 90 laisse une palette impressionnante d’arômes dans un verre vide même qqs heures plus tard, avec le 97 il serait exagéré de parler de vide interstellaire mais c’est pauvre…bref je suis déçu…n’ai probablement pas les connaissances suffisantes pour prévoir l’évolution future de ce vin et suis peut-être tombé sur une mauvaise bt?
- 28 octobre 2002 à 3h45
Très bonne surprise ce soir, invité à manger on m’a servi en apéritif un vin que j’avais offert il y a 6 mois au moins, vous l’avez deviné Rieussec 90!
à peine 2 jours après le 97, c’est vraiment le jour et la nuit, robe couleur or-miel liquide, un bouquet somptueux et sensuel, de la volupté pure en bouche, le sucre est bien contre-balancé par une certaine acidité, finale très longue, tous les éléments du vin se complètent et se fondent en un tout harmonieux.
j’espère que le 97 a ce potentiel
- 28 octobre 2002 à 6h32
A Thierry
J’ai gouté au somptueux Guiraud 88 ( mars 2002 ). Encore jaume doré tres jeune, profusion de miel d’abricot, de peche. Explosif a l’aération. Pour dans quelques années, YQUEM 1980 et 1988 en cave. Le 31-12-1999 j’ai feté le nouveau millénaire avec YQUEM 1991 et ce qui en dégage c’est : De l’orange, orange, orange, orange. Et quelle longueur en bouche. C’était la premiere fois que je goutais un YQUEM, c »est sucré mais moins qu’un ICEWINE de l’Ontario. ( du vrai sirop d’érable pour employer l’expression )
Michel Gagne P.Q. CANADA
Salut les COUSINS
- 28 octobre 2002 à 13h00
On m’a une fois offert un Ice-Wine produit près des chutes du Niagara (je ne me souviens plus du nom)…mais c’était pas mal du tout,,j’étais plutôt surpris.
salutations au Québec
- 28 octobre 2002 à 13h40
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