lanèfle

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Affichage de 20 réponses de 141 à 160 (sur un total de 754)
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  • lanèfle
    Participant

    agitateur écrivait:
    ——————————————————-
    > Il est souvent utile de ré-enfoncer les mêmes
    > portes pourtant déjà ouvertes.
    > Entre la tomate hors sol sous lumière artificielle
    > ( qui se trouve en grande surface ) et la tomate
    > de ton jardin, il y a surtout une différence
    > primordiale que tu ne cites pas: une est ramassée
    > verte et passe 15 jours en frigo avant de se
    > retrouver dans ton assiette. Le transit de l’autre
    > en dure que quelques heures. Essaies de ramasser
    > dans ton jardin une tomate verte ( de variété
    > rouge hein 😀 ) puis laisse là 15 jours au frigo,
    > et viens nous dire si c’est toujours aussi
    > bon…….

    Puis surtout, dans mon jardin, je leur parle, je chante. parfois même je leur montre la lune. Les voisins se plaignent mais les tomates profitent.

    Comme dis Luc, non pitié, pas les marées. « Qui s’endort la vessie pleine à la lune pleine, se réveille avec les draps mouillés, c’est que c’est casse-pieds les marées ».

    lanèfle
    Participant

    Attention l’abus d’alcool NUIT à la santé.

    Buvez donc exclusivement pendant la journée !

    [size=small]Si possible au boulot hein, pas au volant, surtout pas ![/size]

    lanèfle
    Participant

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-
    > L’amateur éclairé, c’est celui qui est capable de
    > boire des vins d’étiquettes aussi bien que les
    > autres, en gardant son libre arbitre, avec la
    > capacité de dire quand c’est bon et quand c’est
    > mauvais.

    Non François, trois fois non.

    L’amateur éclairé, c’est celui qui n’oublie pas d’appuyer sur l’interrupteur en entrant dans la pièce.

    Bon, OK. Désolé…

    lanèfle
    Participant

    Comme pratiquement tous les dégustateurs de France, Belgique et Navarre, j’y vais de mon petit CR sur le CR: Domaine de Montcalmès rouge 2007.

    Une bouteille désespérante d’unanimité : tout le monde trouve ça bon à excellent !

    La robe montre un grenat très foncé, presqu’opaque. On distingue des reflets rouges, limpides. Ca donne ne impression veloutée qui ‘engage déjà à le trouver bon ! Enfin presque.

    Le nez dégage d’abord une impression crémeuse, délicatement vanillée. Puis le fruit se réveille, un fruit incontestablement sudiste, noir mêlé d’épices musquées du genre cade et laurier. Mais il y a autre chose : cerise juteuse, terre, du floral; C’est hyper élégant, suave complexe. C’est la classe !

    La bouche me sauvera-t-elle de l’unanimité ? Que nenni L’équilibre est magnifique, pile poil comme je l’aime. Du velours en attaque puis une fraicheur aérienne qui se marie avec une jolie matière. Les arômes sont expressifs, mûrs comme il faut. Ca vient de tomber de l’arbre et la confiture est encore loin : cerise, myrtille, framboises, airelles : grandiose je vous dis. Et puis c’est délicatement épicé, avec de beaux tanins, fins, fondus dans la matière, un vrai tafetas en bouche. La finale un peu fumée et sur les fruits noirs dépasse les 20 secondes.

    Le lendemain (vous imaginez-vous mon abnégation pour ne pas finir cette bouteille en un repas à deux ?) : Expressif et fondu : épices (thym, genévrier), des fruits (cerise, myrtille, framboise), et une touche florale suave. En bouche : un délice : du velours mûr et juteux, si léger et plein, suave et vif à la fois. C’est magnifique. Et cette cerise mêlée à la violette, au café, aux épices…

    Bon, je sais, c’est peut-être un peu beaucoup dans le commentaire, mais dans ma modeste expérience, ce fut une belle rencontre.

    lanèfle
    Participant

    Bonjour,

    Dites-donc m’sieur Oliv qu’avez les noyaux au fond du sac. Un peu de respect pour les anciens rougeauds !

    (moi le moindre verre de vin et je deviens violet, alors….).

    J’ai bien ri. Oliv a une façon unique sur le web vin de rédiger les Cr’s et le gunthard est décidément un objet vinique non identifiable.

    Sinon, je suis bien content de lire autant de bien de cet Uroulat 2007. Je me retrouve tout à fait dans vos commentaires.

    Enfin, je suis surpris qu’un aquaphile ait une cuvée de champagne à son effigie.

    (tu)

    • in reply to: Les blogs
    lanèfle
    Participant

    A quoi sert un blog ?

    Parfois à lire des trucs passionnants…

    Je vous recommande le blog du Domaine de la Voie Blanche de Marc Dalbavie.

    C’est plein de détails sur les cépages, les méthodes de culture ancestrales dans le sud-ouest.

    Ici un article sur le Bourdalès

    Là un autre sur le liage.

    Les textes sont émaillés de gravures anciennes, de notes historiques.

    Bonnes lectures.

    lanèfle
    Participant

    Pitié,

    ne ramenez pas ces tristes diatribes sur le devant de la toile. Le système facebook faisant qu’on reçoit sur sa page des interventions d’amis FB chez leurs propres amis FB sans que ces derniers soient les vôtres (est-ce clair ?), vous vous retrouvez « agressés » par un fiel hallucinant ! Cela me chagrine. Me donne envie de couper mon ordi. Alors pas ici. Sur ce fil en plus.

    Et voilà qu’en deux fils sur FB (car il y en a un second sur lequel le Grand Homme fustige jacques Berthomeau d’avoir donné la parole à Hervé Bizeul) un homme, un seul, arrive à insulter assez vertement une dizaine de personnes dont j’apprécie par ailleurs les écrits : des blogueurs, des vignerons (toujours les mêmes, dont le « citadin journaliste » devenu vigneron à Vingrau, quel crime vraiment) et bien sûr, leitmotiv, le GJE et LPV.

    Malgré toute la bonne volonté du monde, je n’arrive pas à en rire. C’est une question d’oreille interne, d’équilibre si vous voulez. Un vertige du aux variations d’altitude entre un tel comportement et les valeurs qui devraient être véhiculées avec le vin, et qui sont, je le crois, partagées par de nombreuses personnes ici : humilité, tolérance, diversité.

    Laissons les bilieux à leur bile. Est-ce débile ?

    lanèfle
    Participant

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-
    > Altau dit :
    > « Mon côté révolté me dicte d’ignorer cette fête
    > que je n’ai jamais célébrée.  »
    >
    > Quand j’étais jeune marié, personne ne fêtait la
    > Saint-Valentin.
    > Lorsque ce rite s’est propagé en France, avec ma
    > femme, nous nous sommes dits : « pourquoi pas ? ».
    > Ma femme est heureuse que nous sortions ensemble
    > pour célébrer cette fête, alors nous ne nous
    > privons pas.
    >
    > Là où j’ai résisté, c’est pour Halloween qui ne
    > correspond pas du tout à nos mentalités.
    > Mais avoir un prétexte pour une fête de plus, ça
    > ne se refuse pas.
    >
    > Ce soir ce sera restaurant et avec joie.

    D’accord avec François tiens !

    Moi ce soir, ce sera bouillotte et tamiflu, mais enfin il y a des sujets de résistance plus couillus que la Saint Fleuriste (ou Saint Corsetier, Restaurateur…).

    lanèfle
    Participant

    stephvocel écrivait:
    ——————————————————-
    >
    > PS: Je ne sais pas d’autres ont compris, mais moi,
    > je me comprends, c’est déjà pas mal…
    >
    > Stéphane

    D’autres je ne sais pas, mais moi, ta métaphore et le ton employé m’ont bien plu.

    C’est pas que je veuille jeter de l’huile sur le feu. Après tout cette discussion ne me regarde pas vu que Lascombes… est au dessus de mes moyens. Après tout, il s’agit du haut du panier bordelais qui ne concerne pour le moment ni mes envies ni ma « politique d’achat ». Mais suis-je le seul dans le cas au sein de cette polémique.

    Mais quand même je voudrais comprendre. Je voudrais de la transparence des justifications, des éclaircissements. Vous comprenez, simple amateur peu éclairé, je connais très mal le milieu bordelais. Je subodore des amitiés et des inimitiés mais bon….

    On demande bien à Mauss et à ses zozos des détails qui frisent le grossier alors… C’est tout juste si on ne leur demande pas de venir à poil à la prochaine séance du GJE. Là tu va en avoir de la transparence et j »exige de suite une vidéo.

    Bon.

    Et donc moi, j’ai un peu refeuilleté le début de ce post, celui sur Reignac aussi et je voudrais savoir… A chaque fois, il y a un vengeur masqué qui apparait comme par magie en mettant sur la table des accusations ou des suppositions (mais semez le doute il en restera toujours quelque chose). Un FEYTIT, Un Bionnet… Un anonyme qui soulève LE lièvre. Les Reignac disparus de la cave à machin chose, le salaire de Mister Mauss… etc.

    Alors c’est qui ces gens là ? Le négoce, les châteaux, une « certaine presse », juste des jaloux et des médisants ?

    Bon alors en vrai, les réponses, je m’en fiche un peu. Par contre ce que je voudrais avoir comme réponse, de la part des grands amateurs de transparence (j’avoue que j’aime ça aussi, mais dans un autre cadre), c’est si eux ça les gène autant que moi les corbeaux masqués ? Parce que moi, ça m’embête beaucoup plus que les protocoles du GJE ou le fait de savoir si un zozo a demandé un rab de truffe au restau…

    En tant que simple amateur, j’ai alors l’impression de me faire manipuler en sous-marin et ça me dérange. Suis-je le seul ?

    J’ai un peu le même sentiment que quand je découvre que deux intervenants sont en fait des cryptocavistes écrivant à quatre mains, qu’on les a éjectés et que certains crient à la censure… CA m’embête fortement.

    Comme ça m’embêterait si Mauss restait sur son blog sans revenir ici. C’est oublier un peu vite qu’il n’y a pas que des corvidés sur LPV.

    Quelqu’un peut éclairer ma lanterne ?

    Merci.

    lanèfle
    Participant

    Ode à la Joie 2008[/size »>

    Dans le verre, cet assemblage de colombard, d’Ugni blanc (c’est qu’on tâte de l’armagnac par ici) et de petit et gros-manseng brille et la métaphore serait facile pour le dédaigneux. Ca brille comme ne boule à facette de soirées disco-toc pour nostalgiques à paillettes des années 80. Ca clinque d’or pâle dans le corps et ça te monte jusqu’à l’or bien doré, comme Julien, dans les reflets. Y a du gras et de la lubricité dans les jambes qui se croisent et se décroisent sur le verre. Mais moi je trouve ça beau, surtout quand la poudre d’anthracite plombe les nuages depuis deux semaines.

    Son nez fait dans la fragrance fine, la modération raisonnable. Je suis emballé aussi sec : séduisant, mûr, presque liquoreux. Du fruit et presque que du fruit, et quels fruits : citron, mandarine, nèfle. Mais pas que. Du miel, un peu d’épices et même un soupçon de vanille. C’est que ce blanc a connu la barrique.

    En bouche, ce vin montre toute l’utilité de ne jamais commenté un vin sur l’impression fugace d’un seul verre. Alors un fond…
    C’est que l’attaque grasse et sucrée fait vite regretter de l’avoir ouverte sur une sole au beurre. En apéro, pourquoi pas ou avec un foie gras, sublime.

    Cependant, une forte et savoureuse acidité de « chique sûre » (tartrique si vous voulez) s’impose lentement mais sûrement. Sur la finale de la première gorgée, sur le milieu de la seconde, puis sur l’entièreté de la bouche au deuxième verre. C’est que cette acidité vive persiste bien au-delà du vin lui-même, comme un fond musical qui s’imprime dans une conversation de potes. Dès ce moment, le vin accompagne assez bien le poisson grillé dans du beurre avec du gros sel et un généreux filet de citron. Et les arômes rivalisent d’élégance : de l’ananas, pas en boîte, frais et mûr, du citron, de la nèfle, de la réglisse un peu plus fatigante et triste sur la finale. Et ça te tire sur les 10 secondes. Honorable.

    Le lendemain, ça pète de fruit mûr, toujours ceux de la veille. La structure est plus ronde, l’acidité moins présente et alors on sent que ce vin n’a pas la matière des cadors qui valent des pépettes mais qui réjouissent tant nos événements festifs. Je pense notamment au moelleux du Clos Uroulat. Mais ok, Uroulat c’est un liquoreux, ici un quart de sec si je puis me permettre l’invention. Et puis OK, c’est léger, facile, gourmand, festif. Ca donne du plaisir tout plein. Et c’est très mal. Mais bon, vous voulez connaître la meilleure ?
    La bonne blague ? Et ben, c’est 6,80 €, prix caviste en Belgique. En d’autres termes, selon mon goût, un très bon rapport Q/P

    Bonne soirée

    lanèfle
    Participant

    Gastronomix écrivait:
    ——————————————————-
    > je les trouve néanmoins hors-propos,
    >
    > Tu dois donc trouver les 20 pages de ce thread
    > hors de propos car la transparence est l’un des 2
    > ou 3 débats qui se dessinent en filigrane.
    >
    > Si tu relis bien, presque personne ne remet en
    > cause le résultat à l’instant T.
    >

    Je trouve que tu manques d’humour. Ca m’apprendra à vouloir jouer le second degré.

    Cela dit, avec des gants de velours, ce qu’on demande à François Mauss, en gros, c’est est-ce qu’il rembourse ses frais, se paie-t-il un salaire, se fait-il du gras avec les dégustations du GJE. Du moment qu’il y a un protocole clair et non attaquable, le fait que l’organisateur se paie un salaire ou pas ne devrait regarder ni choquer personne. Je ne vois pas en quoi cela vient dans la balance de la crédibilité du GJE. Au contraire, je trouve cela plutôt malsain.

    Et donc, dès qu’il y a de l’argent en jeu, alors c’est pipé ? et dire qu’on m’accuse parfois d’être un gauchiste bisounours !

    Du reste si au cours d’une dégustation du GJE, les résultats confortaient totalement le classement de 1855, le GJE essuierait exactement les mêmes suspicions et les mêmes critiques, mais de la part du camp » adverse ». D’où mon relatif amusement.

    lanèfle
    Participant

    Gastronomix écrivait:
    ——————————————————-
    > Lanèfle, tu t’emballes pour rien. Lionel pose une
    > question; je lui réponds car ça n’est pas clair
    > dans la plupart des esprits.
    >
    > Mais puisque tu veux aller sur ce terrain, essaye
    > de ne pas confondre défraiement et salaire. Les
    > lecteurs y gagneront en compréhension.
    >
    > Arnaud

    Je ne m’emballe pas Arnaud. je ne suis pas un cadeau. Et je ne veux aller sur aucun terrain. Ne monte pas sur tes grands chevaux…;)
    Mais défraiement ou salaire, je m’en tape. On a beau dire qu’il n’y a pas de suspicion derrière ce genre de questions, je les trouve néanmoins hors-propos, mais bon…

    lanèfle
    Participant

    Gastronomix écrivait:
    ——————————————————-
    > Comme écrit 15 pages plutôt, une asso sans but
    > lucratif ne permet pas de verser de dividendes. En
    > revanche, elle autorise le paiement de salaires.

    Ouah ! le scandale !
    15000 euros dis-donc. pfiouuuuu. Se mouchent pas le coude avec une saucisse au GJE. Non… l’argent est un vrai problème là….

    C’est inique. Non seulement il faut que les conditions de dégustations soient irréprochables mais en plus je suggère que monsieur Mauss paie tout de ses propres deniers ! Tout ! Vin, déplacements, hôtel. Plus de suspicion possible. Bon, évidemment, je le concède, la grande dégustation des jajas à moins de 1,25 €, séance exceptionnelle au café de la gare d’Icy-lez-arsures avec de tous nouveaux « zozos » : Marcel, Gégé, Pépé Braquet et le Glaude, risque de faire moins réagir l’amateur. Mais bon… Il faut ce qu’il faut pour éviter la suspicion aux suspicieux.

    Et puis si M Mauss pouvait régler la dette de l’Irlande aussi. Ce serait sympa. Tant qu’on y est m’sieur Mauss, mon compte en banque, ça vous dit ?

    Bon désolé… mais le résumé de Jérôme Perez est tellement complet… et visionnaire… Que dire de plus ? Qu’effectivement, le thread sur la dégustation Reignac suit le même schéma ?

    Allez, je sors…

    lanèfle
    Participant

    Le 2007 en riesling, dont je dois encore faire le CR n’était pourtant pas trop mal. Plutôt sec, pas au sommet mais pas mal.

    Par contre le gewurz Clos Zisser sur 2007 aussi c’était comment dire… Avec des roses ou du litchi ?

    😉

    lanèfle
    Participant

    Mais Luc, cela me paraît pourtant évident puisqu’on te dit qu’elles ont des ailes les racines…

    sylvinaturel écrivait:
    ——————————————————-
    et le bute c’est quelles ailes au plus profond de leur
    > terroir

    lanèfle
    Participant

    mathieu.gp écrivait:
    >
    >
    > Je ne suis pas vigneron pour la premiere partie
    > mais je dirai que evidemment on peut tout
    > justifier lorsque l’on a moins a faire avec un
    > elevage oxydatif. Donc oui il est plus facile
    > d’elever sous voile parce-que basiquement on
    > laisse la nature faire…
    >

    Hum… pas sûr mais alors pas sûr du tout. D’après de vieux souvenirs de lecture et de modestes expériences perso, un vin qui prend le voile ce n’est pas forcément une évidence.

    lanèfle
    Participant

    Savennières, Cuvée d’Avant 2005.[/size »>

    La robe : pâle robe de paille claire à reflets nettement dorés. De la lumière et de la transparence à perdre le regard.

    Le nez : Plutôt du genre agréable l’animal. Tout en n’ayant rien d’explosif, il est complexe, net mêlant un fruité mûr qui évoque le verger, un peu de cailloux humides et le miel. A l’aération, de beaux agrumes et un parfum floral envoûtant (chèvrefeuille) se dévoilent.

    La bouche : Un vin assez gras, épais mais doté d’une acidité qui dès l’attaque passée ne fait que monter pour rendre la finale vive. Avec des arômes modérés de pomme, de cire, de miel, d’agrumes et ce « semblant d’oxydation » des Savennières jeunes (qui n’en n’est pas une puisqu’elle disparaît à l’aération, mais c’est mon ressenti). Là aussi, à l’aération, orange et mandarine se précisent avec aussi de la poire et de la réglisse en finale sur plus de 15 secondes.

    Lendemain : Le vin s’arrondit un peu en structure, les arômes sont plus simples et plus confus avec des agrumes et de la poire, un peu de cire. Ca reste un joli vin

    Impression générale : Dire que j’ai apprécié serait en dessous de la vérité. J’ai aimé son côté gras, la finesse des arômes. Une bonne surprise.

    • in reply to: Les blogs
    lanèfle
    Participant

    Bonjour,

    Pas de danger Jérôme…

    lanèfle
    Participant

    Altau écrivait:
    ——————————————————-
    >
    > Quant à la « longueur en bouche », cela fait partie
    > à mon sens des qualités aromatiques.

    Il y a la longueur structurelle : les sensations tactiles et liées aux saveurs qui restent après « départ » du vin : impression tannique sur le palais, sensation acide…

    Et la longueur aromatique : les sensations aromatiques, odorantes qui persistent. Ce sont elles et elles uniquement qui sont prises en compte pour le calcul de la longueur en bouche.

    Mais je rebondis sur cette notion, comment différencuer le role du sol / terroir du reste dans le ressenti du règne minéral ???? Est ce possible, même à l’aveugle ??

    Le ressenti du règne minéral, c’est une jolie vue de l’esprit, mais au niveau des arômes il est un peu court de déduire qu’un arôme de la famille minérale traduit un apport quelconque du sol dans le vin. Les arômes minéraux sont pour ce que j’en sais apportés par des molécules d’origine organique comme la géosmine qui donne un goût terreux (il y en a dans la betterave et aussi dans l’eau qui sort des robinets de jardin peu utilisés, c’est un champignon qui la produit) ou effectivement de molécules non organiques comme les sulfites et autres molécules contenant du soufre (qui entrent dans la perception de la pierre à fusil p.e.) Mais là aussi, ces molécules proviennent souvent de l’activité biologique (des levures p.e.) ou de l’homme (pour les sulfites pas besoin de faire un dessin).

    De toute façon les arômes ressentis par le dégustateur ne sont finalement qu’une image que lui donne son cerveau d’un ensemble de perceptions finalement sorties de leur contexte habituel. Dans un vin, on peut trouver des molécules qui rappellent (et sont d’ailleurs des composantes) les arômes de fruits, de végétaux… connus. Objectivement, dans un vin on trouve des molécules qu’on retrouve aussi dans la fraise, la framboise, la violette… mais on en trouve aussi d’autres et on ne retrouve pas l’entièreté des molécules (qui font qu’une fraise sent la fraise par exemple) dans un vin. Et donc, notre cerveau qui détecte une molécule qu’il a déjà rencontré mais hors contexte (toutes les molécules associées ne sont pas là et en plus les yeux ne voient aucune fraise à l’horizon) en fait une interprétation en fonction de différents critères. De plus, la perception des arômes et l’interprétation que nous en faisons est influencée par le contexte structurel du vin. Ainsi un vin acide amplifiera la reconnaissance d’arômes d’agrumes (et inversément, les arômes d’agrumes donnent une impression de fraicheur au vin). Des acides lactiques et un arôme fruité donnent une impression de yaourt…

    Quant à l’influence du sol sur le vin et à cette « minéralité » sans cesse remise sur le tapis, elle est selon moi complexe à ressentir. Logiquement, le terroir pourrait s’exprimer par la synthèse d’arômes spécifiques par le cépage (dépendant de la maturité, de la régularité de la maturation, de la température, et pourquoi pas mais je n’ai aucune connaissance là-dessus de la composition du sol). Mais surtout, si le terroir peut influencer la composition minérale du vin (et ce n’est pas une relation simple du genre terroir riche en calcium = vin riche en calcium, parce qu’entre le minéral et le vin il y a le sol, la plante qui n’est pas une éponge, le raisin qui est un « organe » spécifique de la plante, le soleil, le vigneron, les levures), alors à mon sens, c’est plutôt dans la structure du vin qu’il faut rechercher : impressions salines mais surtout équilibre général du vin.

    C’est une impression tout personnelle mais la richesse en sels minéraux d’un vin doit agir comme une solution tampon, permettant à des vins très riches (en sucre, alcool, acides) de paraître plus harmonieux. C’est du moins ce qui me frappe le plus quand je fais, par exemple, la gamme de rieslings d’un vigneron alsacien : ce qu’on gagne avec le terroir c’est de l’harmonie.

    Mais il ne faut jamais oublié que tout ce qu’on trouve dans un vin, hormis ce que l’homme y ajoute parcimonieusement et toujours à bon escient X( ,provient de l’activité biologique d’une plante, de champignons et éventuellement de bactéries. Tout ce qui vient du sol est filtré, utilisé, transformé, stocké ou rejeté. Et en finalité, c’est un être humain et pas un chromatographe qui boit et « analyse » le vin. Tout cela devrait inviter à se méfier des évidences.

    Et cela étant dit sans aucunement vouloir blesser des personnes dans leur ressenti. j’exprime des interrogations et des doutes, pas des certitudes.

    Bonne journée. Meilleurs voeux.

    lanèfle
    Participant

    Tant que je peux encore me connecter du fin fond de mon trou plein de neige…

    :)-D

    Bon Anniversaire Oliv !

    [/size »>

    :)-D

    Et merci pour tout ce que tu fais et ce que tu es !

    Faut onduler !

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