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- 22 janvier 2007 à 14h45
- in reply to: Le terroir est-il une fiction ?
Effectivement j’aime la raison…
Et je suis 100 % sur la même longueur d’onde qu’Hervé Bizeul…Mais je pense qu’il ne faut pas tout confondre ni généraliser à outrance.
Bio, intégré, raisonné… tout repose sur un cahier des charges avec des produits permis, d’autres interdits… Il y a des produits chimiques, d’autres naturels… Quel imbroglio !Il y a quelques années certains ex-collègues prônaient les vertus merveilleuses du jus de tabac de la semois, totalement bio, comme insecticide… Hum très efficace effectivement… et très toxique mais bio.
En parlant de pommes, nous avons invité à notre marché de terroir un maraîcher bio. Il vendait d’anciennes races de pomme « bio » qu’il allait ramasser dans un verger abandonné (alors déjà, légalement je ne vois pas en quoi, elles étaient bio). Il les vendait 3 euros le kg. Des reinettes étoilées ? 3 ou 4 sur le dessus du sachet et de l’insipide pour le remplir… Alors pas d’excès et d’arnaque dans le bio ???
Mais au-delà de ces exemples, il faut recentrer le débat sur l’homme, l’homme et encore l’homme. Un raisin bio meilleur ? Soit. Mais pourquoi ? parce qu’il est bio ou parce que le vigneron est un homme consciencieux, amoureux de son travail ?
Le raisin est meilleur ? Et alors ? Et au chais ? La aussi c’est le vigneron qui fait la différence.
Je n’ai rien contre le bio, je suis 100 % pour. Mais lorsque je parle de centrisme et de « raison », c’est en référence à un combat qui me semble caricatural et d’arrière garde entre les gentils bio qui font du sain du bon et les méchants chimistes qui produisent du résidu de fosse septique. Il y a aussi des hommes qui essaient de faire sain, bon en dehors des étiquettes et labels du bio. Si on peut, un jour arriver à du 100 % sain et naturel tant mieux (sain et naturel, c’est mieux que bio qui au fond, ne veut rien dire). Mais partant d’une situation, il y a quelques années, où on tapait engrais et produits phyto, gaiement, sans même penser que c’était nocif, il y a du chemin. De ce point de vue, convaincre la majorité que comprendre, raisonner ses méthodes culturales pour tendre vers le naturel et le sain, c’est déjà une grande victoire.
Je loue celui qui plante de la jonagold et qui la cultive en bio… Mais je préfère nettement la démarche de Gembloux qui étudie des centaines de variétés anciennes de pommes, leurs aptitudes sur différents sols. Ils sélectionnent les variétés les plus résistantes et les plus savoureuses en fonction des te
rroirs, de façon à utiliser le moins possible les produits phyto.
Autre point : le bio est automatiquement meilleur. En matière de vin, c’est terriblement réducteur, voire malhonnête… Une fois de plus le travail du vigneron prime avant tout. Evidemment, le vigneron bio sincère, en général, c’est aussi un artisan doué qui aime et soigne son vin, 100 % d’accord. Et vu leurs post, Eric Monné et Hervé Bizeul ne sont pas si éloignés que çà… Une fois de plus, l’homme, l’homme, l’homme.Et enfin, pour en revenir au sujet du débat, le terroir… et bien au final c’est l’homme qui le fait vivre ou le tue.
Quand un débutant voit Gevrey-Chambertin sur une étiquette, il devrait être sûr de son achat… Mais non, il doit soit venir sur internet voir ce que vaut le producteur, soit risquer de se dire : bon sang, c’est ca Gevrey-Chambertin, et pour 20 euros ? Ben zut alors, c’est moins bon que mon bête;) VDP d’Oc à 7 euros… Bon sang, combien de fois on n’entend pas, bof, le champagne (Bourgogne, Bordeaux…), c’est pas bon, c’est cher, c’est snob… sur la seule foi de la bouteille achetée au supermarché. Alors que si, battant la campagne vous allez chez le bon producteur, l’amoureux de sa terre et de son vin… alors là quelle découverte… L’ennui, c’est que le consommateur lambda n’a pas forcément cette démarche et qu’il base sa (mé)-connaissance du vin sur quelques nanards malhonnêtes d’entrée de gamme. Est-il normal que des appellations prestigieuses aient seulement une entrée de gamme ? C’est une autre histoire.Alors oui, le terroir existe, l’homme en est une partie. Et pour le bio… si Eric Monné dit que ses raisins sont meilleurs et bien probablement est-ce vrai. Son vin est-il meilleur ? Je ne l’ai jamais goûté. Est-ce parce qu’il est bio ? Peut-être en partie, mais je continue à penser que les soins apportés, les rendements… sont en grande partie responsables, pas forcément l’absence de produits phyto ou d’engrais chimiques.
Mais ce qui est sûr, en dehors de tout critère organoleptique, c’est qu’une diminution des intrants en agriculture est vitale au niveau écologique, en ce sens 100 % de raisonné ou d’intégré, avec productivité conservée et prix raisonnables, accès au plus grand nombre de consommateurs… me semble une meilleure option que quelques pourcents de bio… Et au final, 100 % de bio serait merveilleux, mais ca me parait utopique actuellement. Et la je parle du point de vue écologique. Aucune considération de qualité ou de goût la-dedans…
Bonne semaine et bonnes dégustations à tous…
- 18 janvier 2007 à 14h50
- in reply to: :X Les bouchonnées
Bonjour, une petite question :
Je n’ai pas essayé, mais je pense l’avoir lu dans un bouquin de la bibliothèque Hachette : Le goût de bouchon disparaît à la cuisson. Alors, un vin bouchonné peut servir dans la cuisine. Est-ce vrai selon votre (vos) expériences ?
Euh… sinon il resterait le vin chaud…:D
Aaaahhh Yquem, Haut-Brion, Guigal en vin chaud…>:D<
- 17 janvier 2007 à 21h38
- in reply to: Le terroir est-il une fiction ?
Euh… mais le doute m’habite…
La notion de raisonné que je défends est celle de plusieurs « chartes » de groupements de fruiticulteurs belges :Genre : emploi de méthodes en préventifs : coccinelles, prédateurs divers des parasites phéromones…
Emploi en curatif, dans des conditions bien précises (période de l’année, cycle végétatif, climat…) de pesticides à rémanence courte (j’ai pas dis innofensifs…).
Engrais verts….Est-ce la même chose en France et en viticulture ?
- 17 janvier 2007 à 21h22
- in reply to: Le terroir est-il une fiction ?
LaurentM écrivait:
——————————————————-
> La nèfle, tu aimes ce mot raisonné, pourquoi pas,
> pour moi, c’est trop proche de raisonnable;).
>
> …
>
> Concernant le terroir, et je reviens vers la nèfle
> (si tput le monde pouvait choisir des pseudos
> comme cela, ça change de blackbullbelge;-), ce ne
> serait pas commencer par planter des tomates (ou
> de la vigne) dans un milieu (sol-climat) où elle
> peut se défendre le plus souvent sans perfusion de
> toutes sortes?Laurent,
1. En ce qui concerne l’adéquation entre plante et sol-climat tu n’as pas tort. Pour parler de tomates, il existe des variétés rustiques admirablement résistantes à l’oïdium.
Mais qu’on se comprenne bien … ce que je veux dire c’est que je préfère une viticulture 100 % raisonnée, dans laquelle tout est réfléchi pour minimiser les risques pour l’environnement ou la santé qu’une agriculture avec quelques % de bio.. Maintenant, si un jour le bio est possible partout et pour tout le monde…
Mais en définitive, je pense que « l’homme de l’art » et la droiture de sa démarche sont essentielles, qu’il soit bio ou pas, peu importe, mais qu’au moins il ne se foute pas royalement des m… qu’il balance sur sa vigne. Ce qui est dangereux c’est qu’en vertu d’un dogme, qui peut se transformer en fanatisme, on fasse passer des vessies pour des lanternes. Et dans le bio… je côtoie des illuminés que je trouve invivables. Mais j’en connais aussi dans le camp adverse. C’est peut-être une position de petit chacal puant, mais je préfère le juste milieu, imparfait mais améliorable.
Cependant, certains de mes domaines préférés sont bio (Stoeffler p.e.).Quant à mon pseudo, il fait référence au fait que je vinifie des fruits autres que le raisin et que la nèfle est un des plus gourmands…
Amicalement
Marc H.
- 15 janvier 2007 à 15h16
- in reply to: Le terroir est-il une fiction ?
Bonjour,
Je remarque que dans le monde de la viticulture comme dans le reste du monde agricole,le bio déchaîne les passions.
Je suis docteur en Biologie, mais rassurez-vous je ne vais pas vous assommer du point de vue étroit, voire borné, d’un affreux scientifique tripoteur de gênes et de produits phytos !
D’autre part, je travaille dans un Parc Naturel belge situé en plein « grenier à blés », et la problématique bios vs partisans de la chimio à tout va à laquelle je suis confronté tous les jours me semble proche de ce qui se dit ici. Idem pour la notion de terroir.
Le temps passant, je suis de plus en plus convaincu que « la vérité est ailleurs », entre les deux plus exactement. Et là effectivement, l’homme est au centre du débat.Le bio ne doit pas être considéré comme un moyen de rendre un produit meilleurdu point de vue organoleptique, mais comme une approche plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Mais dans ce cadre, la culture raisonnée me semble une solution beaucoup plus réaliste. J’aime ce mot « raisonné », comme dans « raison ». Les fruiticulteurs et les agriculteurs qui se lancent dans ces démarches sont pour beaucoup, des gens qui se sont rendu compte que l’agriculture à papa ne respectait plus ne l’homme ni la terre. Pour autant, ils ne sont pas sectaires et se rendent compte que dans certaines situations, le phytosanitaire ne peut être évité. L’important est qu’ils envisagent l’utilisation de pesticides ou d’engrais comme un mal nécessaire mais où la dose, le moment d’application sont pensés de façon à minimiser les risques. Les meilleurs sont ceux qui sont ouverts au « techniques vertes » : enherbement, engrais verts, non labours… mais qui ne les érigent pas en dogmes. D’un autre côté, si ils peuvent utiliser des ichneumons ou des coccinelles à la place d’un insecticide, ils ne se gaussent pas mais envisagent la technique comme possible et utile.
De toute façon, les législations sont de plus en plus restrictives dans ce domaine et on va, de façon générale et en dehors de tout label, vers une agriculture de plus en plus respectueuse de l’environnement, même si beaucoup de travail reste à faire. Ce qui fait plaisir, c’est que parmi les professionnels, il y a une vraie prise de conscience. C’est loin d’être le cas des particuliers, qui de plus en plus deviennent le danger n°1, en ce qui concerne l’emploi de pesticides.
Personnellement, je ne suis pas un adversaire du bio, loin s’en faut. Mon potager est bio ou quasiment, parce que les années pluvieuses, je préfère utiliser la bouillie bordelaise de façon raisonnée que de laisser pourrir mes tomates. Je ne sais pas en France, mais chez nous, la bouillie c’est bio…
Par contre, je vois que les partisans du bio, et particulièrement de la bio-dynamie érigent leurs principes en dogme et là on entre doucement dans l’intolérance (là, je ne parle que de personnes auxquelles je suis confronté dans mon travail).En ce qui concerne la notion de terroir maintenant…
Je vis chez nous, une espèce de guerre entre le terroir, la diversité, le raisonné ou le bio, la proximité d’une part et, d’autre part la grande distribution, l’industriel, l’uniformisation des goûts…
Et là, on retombe sur le débat « vins » : terroirs ou pas…
Il me semble qu’un terroir, c’est bien sûr un sol, un climat, un cépage, un homme pour le révéler…mais c’est bien plus que cela : c’est une alchimie, une adéquation subtile entre ces éléments. Ca part dans une notion de respect et de compréhension entre l’homme, son raisin et son Pays qui font l’authenticité et l’aspect unique d’un vin. Cette compréhension permet de s’en tenir à la stricte tradition soit, mais aussi d’innover. Je pense que cette alchimie est nécessaire pour qu’un terroir soit révélé dans la plus pure tradition et, à l’opposé, permet bien des audaces vis-à-vis du terroir, tout en le respectant. On peut dès lors planter du Pinot noir en Languedoc, ou pourquoi pas un jour, du merlot en Côte d’Or. Mais attention, tout est dans la démarche de respect et de compréhension. C’est très différent de planter du Chardonnay, du merlot ou du cabernet partout et n’importe où parce que ça marche ailleurs.
L’aspect fric est aussi important dans la notion de terroir. On ne peut être authentique si on a comme unique but de faire du fric. C’est une autre démarche de vouloir être justement rétribué pour son travail et sa passion…
Voilà… quelques réflexions sur le terroir, qui valent ce qu’elles valent, alors que chez nous les partisans du porc intensif sont en train de gagner du terrain par rapport aux partisans de la viande de terroir…Bonne journée.
- 12 janvier 2007 à 13h53
- in reply to: Vinification rouge et blanc…
Idem quand on se sert de verres opaques ou qu’on déguste avec un bandeau. Parfois même, les arômes fruits blancs ou jaunes deviennent des petits fruits rouges.
En ce qui concerne les tanins : la vinification est évidemment primordiale en ce qui concerne leur extraction. A comparer des rosés ‘gris » (vinifiés comme des blancs en gros) et les rosés de saignées.
En ce qui concerne les bourgognes, il ne faut pas oublié qu’ils connaissent le bois.
Maintenant une question que je me pose : La plupart des vins blancs ne font pas de malo, pour privilégier la fraîcheur et le fruit. En bourgogne quelle est l’influence de la malo sur la perception des tanins ? La malo introduits des arômes genre brioche, arômes lactés (beurre, crème…) mais diminue aussi l’acidité du vin, augmente sa rondeur. Or, diminution de l’acidité = moindre perception des tanins en bouche (c’est dû au fait que les perceptions acides et amères/astringentes se renforcent en bouche… essayez donc de presser un jus de citron dans du schweppes !). Alors pourquoi perception tannique accrue dans certains bourgognes ? Uniquement le bois ?
- 8 janvier 2007 à 13h52
- in reply to: Y at-il un terroir à Bordeaux?
Merci de cette réponse.
Même si… Bon sang, je trouve ça consternant…
Attendez c’est comment encore ?
En démocratie tout ce qui n’est pas interdit est permis.
En dictature tout ce qui n’est pas permis est interdit.Mais mangez donc du chimique, messieurs, c’est homologué !
- 8 janvier 2007 à 13h24
- in reply to: Domaine Vincent Stoeffler, Barr
Bonjour,
Le kirchberg de Stoeffler en 2003 ne m’a pas semblé assez frais selon mes goûts. Je lui ai préféré le 2004, très frais lui. Et moi aussi j’attends le 2005 avec beaucoup d’impatience. C’est réellement un vin qui reflète le millésime. Pour les notes terpéniques, je trouve le Muhlforst de Stoeffler beaucoup plus marqué.
- 8 janvier 2007 à 13h10
- in reply to: Y at-il un terroir à Bordeaux?
Bonjour,
certains trouveront ma remarque hors propos, mais une phrase de Bertrand Le Guern m’a interpellée.Le Purin d’ortie est interdit en viticulture ????
Pourriez vous m’expliquer les raisons de cet interdit ? S’agit-il de son utilisation comme insecticide, amendement organique ?
Je sais que les voies de la législation bio sont parfois (souvent ???) impénétrables, mais moi qui travaille dans un Parc Naturel qui essaie de promouvoir les engrais naturels, ca m’interpelle.
Merci et désolé de dévier du sujet principal.
- 20 décembre 2006 à 20h43
- in reply to: Bordeaux est-il une vaste escroquerie ?
Chouffe, chouffe
Ca me dit quelque chose.
Genre un breuvage fais du côté de Houffalize ?:)oAlors ok
1. Rien à voir avec le sujet8-)
2. D’accord j’ai pas inventé l’eau chaude mais c’est la fin de la journée.Et trois, on m’a répondu (avec justesse d’ailleurs) que tous les avis étaient acceptés sur LPV.
Je suis cependant étonné de voir l’agressivité de certaines réponses et le succès des threads qui s’attaquent à Bordeaux.- 20 décembre 2006 à 15h28
- in reply to: Bordeaux est-il une vaste escroquerie ?
Ah et j’oubliais
Il y a des vins de légendes, des vins de légendes toutes faites et des vins qu’on ne peut s’empêcher de boire avec le coeur plutôt qu’avec les papilles et le nez. Parce qu’en toute subjectivité, j’aurais toujours un faible pour le Morgon de J.E. Descombes parce que c’était le vin de mon mariage et pour le Vin de Pays de Meuse et le Gris de Toul parce que c’est avec eux que j’ai commencé le vin au hasard d’une randonnée en Lorraine et que mon « voyage » de Noce je l’ai passé à camper sous les mirabelliers déssèchés durant l’été 2003.Je vous passerai le coup des madeleines de Proust, mais oui, parfois une étiquette, ça vous fais frétiller la machine à rêves.
- 20 décembre 2006 à 15h12
- in reply to: Bordeaux est-il une vaste escroquerie ?
M’enfin, c’est quoi ces généralisations légèrement::o abusives ?
Nouvel utilisateur, je suis étonné de trouver ce genre de discussion sur un site qui s’appelle « la passion du vin »Marre des gens qui distillent du venin sur bordeaux parce que quelques dizaines de crus classés sont hors de leur portée.
Bordeaux, c’est bien sûr des GCC, et pour la plupart hors de ma propre portée financière. Je regrette amèrement de ne pas pouvoir ajouté Yquem, Laffite et consors à mes dégustations afin d’élargir mon référentiel. Seulement Bordeaux c’est aussi Blaye, les Graves, Pessac, l’Entre-Deux-Mers etc etc… Ce sont des milliers de producteurs. Et dedans, probablement y en a-t-il qui succombent à l’appât du gain et d’autres qui trichent. Ceci dit, des gens de cet accabit, il y en a partout et dans tous les domaines. Il y a aussi des tas de vignerons qui proposent de très bons vins, et même parfois de grands vins, surtout dans les bons millésimes à des prix tout petits. Des vins qui sont des explosions de fruits avec des tanins fins et une matière superbe.Il n’y a pas que du jus de chêne. Evidemment, il y a aussi des vins où des spécialistes pourraient dire le nom du tonnelier. Mais des vins comme ca, il y en a partout.
Alors évidemment tous les goûts sont dans la nature, mais ce genre de généralisations abusives et diffamantes sont lamentables.
J’ajouterais que je n’ai pas d’actions dans le bordelais (;) et que je bois également (et plus que du Bordeaux ces temps -ci) des flacons d’Alsace (et en rouge comme en blanc, aahh les pinots noirs de Stoeffler et AAAAHHH :X le jus de bois de certains producteurs d’Ottrott dont on taira le nom), de Beaujolais (aïe voilà encore une appelation qui prête aux généralisations débiles), de Loire et même… de Toul et re-même …des vins belges (si si)Quoi écclectique ? non non l’écclectisme c’est pas mon truc, je préfère le vélo >:D< Mais de grâce, arrêtons le comique troupier genre Bordeaux, la grrrrande arnaque du millénaire, peuple on vous ment ! Bref, un amoureux du vin, c'est un mec qui descend chez les cavistes, les producteurs, qui va dans les salons et... qui goûte, et... qui ne se laisse pas duper question prix. C'est avant tout un curieux à l'esprit ouvert, un fouineur qui aime le contact avec l'homme du métier. Faites donc cette démarche et vous verrez qu'à Bordeaux, il y a des vignerons très bien. Quant à quelqu'un comme Luc Javaux, je ne le connais pas mais quelqu'un dont une des passions dans la vie est de partager cette passion avec les autres, de façon mesurée et honnête ne mérite pas de se faire "saucer" de la sorte. Bien à vous tous et bonnes dégustations (attention hein pas Bordeaux, ces vilains fraudeurs :P) durant les fêtes.
- 13 décembre 2006 à 13h26
- in reply to: Un nouveau coup de la clique abolitionniste?
Le « french paradox » comme le « régime crétois » sont avant tout le résultat d’études épidémiologiques, rétrospectives, qui n’ont donc pas le même niveau de preuve qu’un essai prospectif randomisé en double aveugle contre placebo.
Bonjour,
En fait, quels sont les détails de cette fameuse étude. Qu’ont-ils testés comment, sur qui ou quoi ? Est-ce une étude clinique ou juste une expérience de labo avec des rats ?
Il est vrai qu’avant de s’enflammer ou de raccourcir et de faire peur au consommateur lambda, avoir les infos de première main, c’est important. Mais une fois de plus, c’est l’effet médiatique, l’info jetée sans explication que je redoute. Le monde du vin est assez malade de l’Europe, du marketing, des tricheurs…
Faut-il vraiment en rajouter ? Faut-il faire de la campagne choc, ou réellement éduquer ? Doit-on réellement expliquer sur ce site que le ricard au coin du bar ou le rouge bu vite fait et Chassagne-Montrachet (ou un bon pécharmant aussi pour être moins caricatural), ce n’est pas la même chose.
Doit-on dire que le vin de terroir, c’est autre chose que de l’alcool ? Que les phénomènes d’addiction sont complexes et qu’on ne peut faire d’amalgame entre alcool, tabac, addiction et consommation hédoniste d’un vin.
Oui l’alcool est toxique, mais l’amateur de vin ne boit de vin parce qu’il est alcoolisé. Il ne faut ni banaliser, ni diaboliser, mais expliquer. Seulement, pour expliquer, il faut du temps, chose dont notre société manque un peu.Ceci dit, je serais vraiment heureux que quelqu’un puisse m’envoyer un lien, un site pour avoir des détails sur cette info. Ce n’est pas que ca me tracasse réellement, mais dans mon milieu de travail(je travaille dans un Parc Naturel et nous essayons de promouvoir, le terroir et la proximité face à la grande distribution et à l’uniformisationà), je suis sans cesse confronter à la malbouffe, aux raccourcis foireux, aux décisons politiques conduisant (normes HACCP, lutte contre les addictions…), lentement mais sûrement à l’extinction d’une espèce : le producteur artisanal.
Et enfin, cela ne m’empêchera pas de déguster un bon petit vin ce week-end.
- 12 décembre 2006 à 18h28
- in reply to: Un nouveau coup de la clique abolitionniste?
Coluche disait mais jusqu’où s’arrêteront-ils ?
Passer allègrement du « french paradoxe » au ‘c’est le premier verre de vin qui tue » (d’un vilain cancer gluant) c’est un peu court non ?
De même depuis quelques temps, on terrorise les futures mamans avec le syndrome alcoolique foetal (qui est bien une réalité).
Je ne remets pas ces dogmes en doute : l’alcool est effectivement cancérigène et tue vos neurones, deux effets « collatéraux » non négligeables. Son abus est dangereux pour la santé et surtout durant les premières semaines de développement, où des doses minimes peuvent avoir des effets. Néanmoins je me permettrai quelques remarques :
1. On sait depuis longtemps que les polyphénols contenus dans le vin sont bénéfiques, notamment du fait de leur propriétés anti-oxydante. Cet effet est contrebalancé par celui de l’alcool et au-delà d’une certaine consommation (je ne connais plus les chiffres) c’est l’effet néfaste de l’alcool qui prédomine.
2. Voici venir les fêtes et leurs excès… dans tous les sens. C’est pas un peu de la racole, genre Mimi-la-tapineuse, çà, de la part de LCI ? Bientôt nous reverrons les campagnes de pubs des GRANDS-ENNEMIS du foie gras et des amis de la dinde heureuse.
3. Il est vrai que le net, les journaux fleurissent de mises en garde alarmistes, flinguant pêle-mêle tous les produits alcoolisés. C’est dangereux. C’est le célèbre gourou de la diététique, Montignac, qui faisait remarquer le danger des « limonades alcoolisées » diverses, des coctails bacardi au « blanc-co » qui alcoolisent joyeusement les jeunes (de plus en plus jeunes), qui habituent à l’alcool sans parler d’alcool. Et il ajoutait qu’éduquer au vin, c’est éduquer à la qualité, à la gestion saine d’une consommation de produits alcoolisés.
4. Bref, et si on ouvrait une bonne bouteille, ce soir ?