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- 13 avril 2012 à 18h58
- in reply to: Histoire de faire bisquer Luc Javaux…
Maintenant, si je réponds à la question par « parce que c’est encore plus loufoque »…. je vais me faire taper sur les doigts, c’est sûr.
Plus sérieusement… En ce qui concerne au moins les pratiques agricoles… Certaines des techniques défendues par les tenants de la permaculture et ce, à grand renfort de gargarismes énergétiques et ondulatoires (et d’entropie, de photosynthèse, voire de spin d’électron en veux-tu, en voilà), sont en fait des pratiques de plus en plus utilisées par l’agriculture moderne et bassement (les salauds) productiviste : le non labour, la couverture végétale permanente (avec incorporation au sol des pailles et rebus de culture, engrais verts…), l’entretien de la biodiversité… Mais prôné par des ingénieurs agronomes ou des biologistes, promotionné par les chambres d’agriculture en France, par la DGO3 en Wallonie, ça a quand même moins de gueule que quand c’est emballé dans du bla-bla ésotérique…
Et si je disais, que j’applique la « permaculture » dans mon jardin et mon potager… je parie qu’il y en a qui diraient que je provoque…
😎
Edit : et à ceux qui n’aiment pas relire les fils, je leur conseille quand même de relire l’intervention remarquable de monsieur Texier… Comme il le dit lui-même… on est loin de Goethe !
- 13 avril 2012 à 18h26
- in reply to: Histoire de faire bisquer Luc Javaux…
phi écrivait:
——————————————————-
> Un aperçu sur la cosmoculture. Attachez vos
> ceintures…
>
> https://www.domaine-viret.com/photos-reportage-cosm
> oculture/Ah nom de…
Bon je m’en vais… « On » va encore me trouver borné et agressif. Phi… voyons. Tu devrais garder ton esprit ouvert aux autres et respecter ceux qui ont soif d’apprendre (si pas soif tout court). Enfin, enfin…(:D- 13 avril 2012 à 18h05
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
oncle charly écrivait:
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> Cher La nèfle,
> Il suffit de me relire, en effet, pour comprendre
> qu’il n’y a rien qui justifie autant de pugnacité
> de votre part.Dès qu’on quitte la dialectique bisounours, on est dans la pugnacité…
> Si vous avez envie de vous battre, combattez La
> nèfle, combattez, mais vous vous trompez de cible.
>
Combattre, cible, pugnacité… qu’en termes belliqueux ces choses là sont dites… ne serait-ce pas un tantinet excessif. Je n’ai aucune envie de me battre. Faudrait que j’aie de la religion pour ça. Pour tout dire, ça fait des années que je me coltinne des ésotériques agricoles. je suis blindé. Ce n’est pas parce qu’on utilise les termes adéquats sans fioritures et digressions polies qu’on est dans l’agression.
>
> Quelle pseudo science ? je vous parle de mécanique
> quantique en quelques mots simples.Tout à fait. On parle pratiques agricoles. On continue avec la mécanique quantique. Logique. Mais justement, les deux n’ont aucun lien, rien à voir… Et parler de mécanique quantique en mots simples… Quand on aborde des notions aussi complexes, on ne peut se contenter de mots simples et trop courts sauf à laisser vouloir laisser planer le doute.
> Quel ésotérisme ? Je vous parle de mon étonnement
> devant l’étrangeté du monde.Justement… La relation biodynamie-on ne comprend pas tout-regardez donc la mécanique quantique-comme le monde est étrange… ressemble à une démarche pseudo-scientifique. Ce n’est pas une agression que de le dire.
> Quelle démonstration ? Chacun peut lire qu’il n’y
> en a pas. Si vous en voyez une, c’est qu’en effet,
> vous déformez mes propos.pas de démonstration… justement !
> Vous voulez, vous exigez, une explication sur la
> biodynamie ? Seulement, je n’en ai pas à vous
> donner. Désolé pour votre frustration. Elle ne
> devrait cependant pas vous conduire à me faire
> dire ce que je ne dis pas.Je n’exige rien du tout. m’en fiche complètement qu’on me prouve la biodynamie… Totalement. Dynamisez tant que vous voulez. M’en cogne. Ce qui m’importe c’est que les vins que je bois me plaisent. Et de ce côté là, effectivement il y a d’excellents vins bioD. Que des vignerons BioD (pas tous probablement, comme partout) soient des mecs sincères qui croient à ce qu’ils font et le font de leur mieux. je n’en doute pas un instant. Et je voue à ces gens là ma plus profonde admiration. Se passer d’un confortable arsenal de protection fourni par les chercheurs et quand même produire beau et bon, c’est admirable. Là où je diverge (et ce n’est pas grossier), c’est que je dis que la recherche fournit des solutions de plus en plus propres aux agriculteurs. Qu’il existe des solutions moins ou pas rémanentes, des alternatives aux pesticides tant décriés. Mais bon, je digresse (et pour le cholestérol…). je ne suis pas frustré. Que vous l’imaginiez ou osiez simplement l’écrire en dit long. D’ailleurs, je ne demande aucune « explication » de la biodynamie. Je sais pour ma part ce que disent la physique, la biologie et la chimie (à propos des calendriers stellaires, de l’homéopathie et de la mémoire de l’eau par exemple). Et ça me suffit.
>
> Vous trouvez bizarre qu’un vigneron vienne vous
> parler du chat de Schrödinger et de Bergson… ? Et
> pourquoi pas ? Quelle étrange idée qui voudrait
> que chacun doive rester dans son domaine supposé
> de compétences, sans chercher à s’ouvrir vers
> d’autres.C’est vrai. Pourquoi rester dans son domaine de compétences ? On se le demande. Moi aussi je m’intéresse à plein de choses. Mais les phrases et les mots ont un sens. Et quand dans un débat j’enfile sur mon collier une pratique agricole, la physique quantique et les théories de Bergson, je ne crie pas à l’agressivité quand on me demande le rapport que je vois entre ces choses. Cela dit et une fois de plus, le fait de travestir mon propos en supposant que je serais pour que chacun reste bien sagement chez soi et que je serais donc contre le fait de s’ouvrir aux autres, donc de sous-entendre que je serais obtus et borné… ce n’est bien sûr ni insultant, ni agressif, ni typique des discours pseudo-scientifiques… Non, non, non…
Sur la bioD, ça fait 160 pages qu’on
> ressasse un peu les mêmes discours et qu’on se
> refait les mêmes colères. On peut avoir envie d’un
> petit peu d’air. J’ai ouvert la fenêtre. J’avais
> oublié que sur « LPV biodynamie » y a plus de
> jours de grands vents qu’à Perpignan. Alors OK je
> vous accorde que j’ai été un peu vif dans ma
> réaction.
>
> Maintenant, si on pouvait, de temps à autres,
> entre 2 échanges bien sentis où chacun décharge
> son trop plein de testostérone (manque de
> personnel féminin sur LPV), avoir des échanges sur
> la bioD, sans a priori sur les intentions de
> l’interlocuteur, sans présupposé et sans
> extrapolation, ça pourrait être intéressant aussi.
>
>
> ThierryIdem..c’est moi qui suit ouvert, gentil, posé… les autres, c’est des coquelets excités et agressifs, bornés…
Bref… Merci Oncle Charly de renforcer mes convictions à chaque message…
- 10 avril 2012 à 17h00
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
oncle charly écrivait:
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.
> Que La nèfle et quelques autres aient besoin de
> déformer mes propos et mes intentions, pour mettre
> un peu d’énergie dans leur discours, je peux le
> comprendre, même si je trouve que leurs charges
> manquent singulièrement de pertinence, de
> courtoisie et d’élégance.
»
Ah bon ? Parce que tes propos ont été déformés ? Suffit de les relire pourtant. Et donc toi tu viens échanger, « apporter des pierres ». Mais dès qu’on te contredit, il s’agit de charges qui manquent de pertinence de courtoisie et d’élégance… Drôle de mentalité et drôle de façon d’aborder le débat. Personnellement je trouve cette façon de botter en touche tout en discréditant et en insultant le contradicteur très peu pertinente, très discourtoise, très inélégante. Ca ne semble pourtant déranger personne.
Pourtant, de mon côté, en ce qui concerne au moins l’aspect courtoisie de mes réponses, je prends sur moi. Si je devais de but en blanc dire ce que je pense du galimatia nébuleux de philosophie, d’énergies, de physique quantique, de conscience végétale et autres inepties que je lis sur ces pages, ce serait nettement moins courtois. Ah, zut, c’est moins courtois…Mais pardon d’avance, sans doute mon cerveau tout rabougri de scientisme à deux balles, de biologiste qui me joue des tours…. j’ai toujours beaucoup de mal à voir la relation même lointaine qu’il y a entre e=mc², la physique quantique, le degré de conscience d’un topinambour, une vigne et un verre de vin. Madre de Dios, moi qui pensait, vil sot que je suis, qu’une plante avec de l’eau, du soleil , une bonne dose d’engrais et des phyto tout plein, ça poussait tout seul ! Ben non dis-donc, faut aussi que le spin de son électron soit en phase avec la conscience des collemboles…
J’ai toujours du mal à comprendre comment répondre à la question initiale, à savoir POURQUOI les vins bioD sont meilleurs, alors même que d’abord un petit peu, il faudrait savoir s’ils sont meilleurs, jamais, parfois, souvent, statistiquement parlant, toujours, et meilleurs que quoi surtout ! Du mal à comprendre comment on peut passer des explications sur un mode de culture qui déjà n’est pas entièrement rationnel (la bioD) à des élucubrations totalement cosmiques !
Quant à la remarque sur Newton et la gravité et les trois siècles de retard… alors, là… les bras m’en tombent.
Ce qui me consterne aussi, c’est l’impression, au long de ces 34 pages de débat, que pour beaucoup, un raisonnement en vaut bien un autre, qu’on n’est pas sûr, que quelques soient les arguments qu’on apporte ils sont mis dans la balance avec le même poids que la première affirmation gratuite venue… ce qui en dit long sur l’esprit critique des gens et sur ce qu’il reste de trois siècles de rationalisme.
Mais peut-être la réponse à toutes les questions que je me pose tient dans ces phrases :
« Le rapport avec la biodynamie ? Peut-être simplement l’étrangeté du monde pour notre sens commun. Chaque fois que la science fait un progrès de connaissance sur l’univers, elle nous montre combien nous ne sommes pas préparés à recevoir l’explication qu’elle nous en donne. »
Alors bon, si ça suffit comme réponse, à quoi bon… Sauf qu’il faut bien se rendre compte que cette approche ésotérico-pseudo-scientifique donne une certaine image de la biodynamie et, je le pense, au-delà de tout le courant bio/nature qui ne le mérite pas.
Bon après-midi.
- 5 avril 2012 à 15h48
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Oui enfin moi je suggérerais surtout de rester les pieds fermement ancrés sur le sol. Enfin quoique. Le WE dernier mangeant mes premières asperges de l’année (juste du gros sel et une très bonne et douce huile d’olive) avec un muscat en Gd Cru Saering, 2008, Dirler (un vin bioD donc), j’avoue que mon verre oscillait entre l’état plein et l’état vide. Je l’ai observé en toute conscience. Le verre a basculé vers un état vide permanent. Triste non ?:D
- 5 avril 2012 à 15h15
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
oui enfin jmg et manhé… en bref, laissons la physique quantique aux physiciens quantiques, la viticulture aux vignerons et le Chat de Schrödinger dans sa boîte à se demander s’il est mort ou vivant…
- 5 avril 2012 à 14h21
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
oncle charly écrivait:
——————————————————-
>
> Pas loin, pas loin…
>
> 1) e = mc2 nous enseigne que la matière peut se
> transformer en énergie et réciproquement
> 2) la mécanique quantique nous apprend qu’au cœur
> de la matière l’électron n’est pas la petite
> particule gravitant autour du noyau, que l’on a
> l’habitude de représenter. C’est plutôt un état
> indéterminé, une probabilité, et c’est finalement
> l’observateur (donc une conscience) qui fixe la
> (une seule) réalité de cet électron…
>
>
> Thierry
>
>
> PS : Henri Bergson, qui a vécu a peu près à cette
> époque, pensait que la conscience est une
> propriété de tous les êtres vivants : végétal
> compris.Mouais… de l’art d’en prendre à gauche et à droite, de tout mélanger et d’en sortir un sabir aux allures de démonstration… Tout ça pour au final parler de vin… On est quand même loin du « bon sens paysan » de nos « gentils ancêtres qui vivaient en harmonie avec la nature »… on flirte plutôt du côté du new-age et de la pseudo-science…
J’aurais envie de te répondre Charlie, que l’énergie peut se transformer en matière et réciproquement et alors ? L’électron n’est pas la particule de matière la plus élémentaire et alors ? Quel rapport avec la fonction d’onde ( « l’état indéterminé » ) d’une particule ? Que la mesure de cette fonction par un observateur « modifie » ou plutôt « fixe » l’état réel de la particule, ne signifie pas qu’on donne une conscience à cette particule. Ou alors, si je mesure la longueur d’un morceau de boudin, je lui donne conscience aussi…
… Et boudin grillé avec conscience n’est que ruine de l’appétit.
Et bien sûr, ajoutons à cela une tite couche de Bergson, qui pensait que les végétaux eux-mêmes avaient une conscience. Certes… mais c’était avant tout un philosophe, pas un physicien quantique…
Et au final, tu n’es pas sans savoir que les lois de la physique quantique s’appliquent à l’infiniment petit. Lorsqu’on travaille à notre échelle puis à l’échelle de ce bon vieux cosmos qui sied tant aux biodynamistes, c’est la physique Newtonienne et ses bonnes vieilles pommes qui tombent sur la tête qui est nécessaire et suffisante pour expliquer la joyeuse marche du monde.
Et plus loin encore, il resterait à relier tout ça à la biodynamie et ses méthodes et là aussi j’aurais envie de dire et alors, et alors et alors ?
Je l’ai déjà dit et je le répète : qu’on recherche le meilleur moyen d’obtenir un bon vin en passant par des méthodes non conventionnelles qui à priori ne nuisent ni à la santé ni à l’environnement ne me gène pas. Qu’on y mette un peu de magie et de non rationnel, pourquoi pas. Un peu de poésie n’a jamais fait de mal à personne.
Par contre, dès qu’on essaie de donner une patine de science à tout cela, tout en brandissant un paradoxal « la science n’explique pas tout », ça me titille. de la même façon que les gogos qui envahissent les sites mégalithiques ou les crop circles de leurs théories fumeuses et un peu fatigantes…
Bonne journée
- 2 février 2012 à 14h38
- in reply to: Hivers 1709… !!!
Bonjour,
le problème effectivement, ce ne sont pas les températures actuelles. Le problème c’est les mois d’automne et d’hiver qui furent très doux. Ca n’a pas favorisé la dormance du végétal. En décembre, il y avait parfois encore une feuille verte sur certains arbustes. Puis la douceur se prolongeant, pour les végétaux, le printemps était là. Il y a déjà des zones ensoleillées ici en belgique où des espèces précoces (cornouiller mâle p.e.) on commencé à fleurir. Une connaissance qui a des vignes sur un coteau bien exposé a vu ses ceps commencer à pleurer alors qu’il venait de les tailler. La sève, à moins 15, ça gèle, endommageant les tissus de la plante. Les bourgeons bien gonflés de sève gèlent et meurent.
En 1956, on a eu des conditions similaires d’un point de vue chronologique mais avec des températures beaucoup plus froides (jusque -36 en France). Dans le sud de la France, on entendait les oliviers éclatés pendant la nuit. Le vignoble a été gravement touché. Dans mon Pays de Herve natal, on m’a raconté que les fruitiers se fendaient et perdaient leurs plus grosses branches. Certaines oliveraies ont mis 20 ans à se remettre.
Gla gla
oliv écrivait:
——————————————————-
> Pfffff, on peut plus rendre service aux copains
> tranquille ! B)
>
>
> [i][size=x-small] »Les blogs » !
> Je sens déjà poindre l’incident diplomatique avec
> la pointilleuse direction du site! :)o[/size][/i]Bref, tu travailles désormais pour « Nicolass ».
Enfin, en quelque sorte…:D- 23 janvier 2012 à 16h43
- in reply to: Au sujet de la minéralité
enzo d’aviolo écrivait:
——————————————————-
> [i]Si la minéralité est tellement en vogue, c’est
> donc, peut-être, que, sans que nous en ayons
> conscience, elle nous révèle nos liens avec
> l’univers, nous permet de toucher l’éternité, et
> contribue à notre propre homéostasie.[/i]
>
> grrr ça fait peur quand même (:D::oEt bien plus…
« [i]A vrai dire, les mots suscités par la minéralité renvoient – pas moins – aux quatre éléments : Air, Terre, Feu, Eau.
Cet universalisme est-il séduisant parce qu’il nous met en contact avec les forces fondamentales de l’univers ?[/i] »‘Tain, 700 ans d’accumulation de connaissance depuis 1400 et la renaissance pour en [s]arriver[/s] rester là. Je veux bien que selon Malraux le 21ème siècle allait devoir remettre quelques Dieux dans le circuit, mais quand même…
C’est le minimum minimorum de l’ésotérisme à 5 balles.
- 19 janvier 2012 à 20h19
- in reply to: Convictions et dégustation
Sylvain,
Si tu viens de passer des vacances en Alsace, en automne, dans des paysages merveilleux avec un accueil chaleureux et gargantuesque chez un vigneron. Quand un an après tu débouches un de ses rieslings face à un Savennières acheté chez le caviste du coin, alors que tu n’as jamais mis les pieds en Anjou, quelle que soit ton objectivité, il y aura un petit truc qui jouera pour l’alsacien. C’est simplement humain. Parce que tes sens et la partie de ton cerveau qui analyse ce que ton nez lui transmet est directement connectée à ta mémoire et même à ton hypothalamus.
- 19 janvier 2012 à 20h06
- in reply to: Convictions et dégustation
Situation imaginaire :
Je me retrouve, pour la première fois de ma vie à déguster un Yquem (ça fera plaisir à François :D)
Je pars avec un franc parti pris, plutôt négatif, parce que je suis un affreux crypto-gauchiste. Dans ma tête, je me dis que c’est peut-être bon mais surfait par rapport au prix en fait si ça se trouve c’est peut-être même pas terrible en fait. je ne peux m’abstraire de ce prix. Et pourtant, Grand Seigneur et conscient de mes limites, je me dis, Marc reste le plus objectif possible.Pourtant, c’est raté d’avance. Parce qu’inconsciemment, à « l’insu de mon plein gré », mes convictions et les sentiments qui en découlent influeront ma perception. Même un petit peu, un tout petit peu. Alors qu’à l’aveugle, cet élément n’interviendrait pas. C’est physiologique et incontrôlable. On ne peut pas déguster en non aveugle en s’extrayant totalement de son vécu, de ses convictions (sauf si on n’en a pas mais on en a tous), de ses marottes (le prix est une des miennes). Simplement parce que physiologiquement, nos sens ne fonctionnent pas comme ça.
- 19 janvier 2012 à 19h27
- in reply to: Convictions et dégustation
:)-Ddavidfrt écrivait:
——————————————————-
> je répondais juste à la question de départ par un
> exemple et ne te demande pas de suivre mon
> jugement,
> Cdt
> DavidIl ne s’agit pas pour moi de donner des bons et mauvais points David. J’essaie juste de démontrer la relativité d’une affirmation et le fait qu’on puisse en inverser le sens selon son point de vue. Moi, mon ressenti passera avant des convictions que je n’ai pas. En fonction de mes sensibilités à certains caractères du vin. Ainsi quand tu ajoutes :
« à l’inverse les « pros natures » seront excessifs s’il sentent du SO2 au nez et passer à côté des qualités du vin en question, »
Je répondrai : un excès de SO2 il est là ou pas, on le ressent ou pas. Si un vin picote au nez, et que ça me dérange, je me fous des qualités autres du vin. Le SO2 me dérangera. Par contre un pro nature convaincu à étiquette découverte aura peut-être plus vite tendance à trouver un excès de SO2, Alors qu’une personne qui s’en fiche ne décèlera rien du tout. Certains diront sensibilité différente. Je répondrai convictions qui influencent le goût. Je ne critique pas ça. Je ne le juge pas. Je ne dénigre pas. Mais je crois qu’il faut en être conscient. Nous avons chacun des critères, des idées préconçues, des convictions qui influencent notre jugement. C’est difficile de s’en abstraire.
je me rends compte par exemple que je suis plus enclin à apprécier un vin d’un endroit que j’ai déjà visité. Il y a un petit quelque chose qui se passe et qui ne se passe pas avec un vin d’une région où je n’ai jamais mis les pieds.
- 19 janvier 2012 à 18h52
- in reply to: Convictions et dégustation
sly14 écrivait:
——————————————————-
> confondre un arôme avec un autre,etc…
> Je trouve plus je déguste que j’ai certaines fois
> plus de soucis à associer qu’auparavant. Mais dans
> le même temps, grâce notamment á la lecture de vos
> CR et de livres, j’arrive à comprendre les
> distingos que je ne maitrisais pas.
> En plus certains vins sont plus compliqués pour
> moi à décrire et la bonne lecture me remet en
> place.Mais rien n’est plus versatile (d’un humain à un autre, d’une occasion à une autre) que la perception d’un arôme et surtout son interprétation (dans le sens mettre un nom dessus). Lire, écouter d’autres dégustateurs oriente ton ressenti mais ça ne le met pas nécessairement en place. N’as -tu jamais fait une dégustation où le nez dans le verre, tu sentais deux ou trois trucs sur lesquels tu n’arrivais pas vraiment à mettre un nom. puis un dégustateur averti a dit quel arôme de fraise des bois et là, bom, tu sentais la fraise avec une évidence folle ? Nos lectures, nos expériences nous orientent et nous formatent. On ne peut s’en défaire.
- 19 janvier 2012 à 18h44
- in reply to: Convictions et dégustation
davidfrt écrivait:
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> par exemple, sur des vins « natures » avec un peu de
> volatile ou de réduction, je vais m’en détacher
> pour juger le produit dans son intégralité,
> j’accepte donc certains défauts tout en ayant
> conscience,
> Davidcela dit on peut se demander pourquoi il faudrait se détacher des défauts d’un vin plutôt que du fait qu’il soit nature…
Si je trouve qu’un vin présente des défauts à mon sens, même très légers, je ne vois pas pourquoi je passerais outre. L’intégralité d’un produit, ce sont aussi ses défauts.
- 19 janvier 2012 à 18h21
- in reply to: Convictions et dégustation
Luc écrivait :
« Ceux qui pensent qu’ils peuvent se détacher de leurs opinions, de leurs goûts ou de leur vécu pour juger un vin se fourrent le doigt dans l’oeil, et très profondément (ça va François, pas trop mal ?). La seule manière de limiter le problème est de déguster à l’aveugle, c’est une évidence mille fois rappelée sur ce forum. Notez qu’à force de se fourrer le doigt dans l’oeil, certains finiront bien par se mettre à l’aveugle, obligatoirement… »
Mais qu’il est…:)
Je déguste et j’achète selon mes goûts. J’accepte que mes goûts changent, évoluent. J’accepte aussi ma versatilité qui fait que tel vin excellent un jour soit très moyen deux semaines après.
Le vécu… reste pour moi le facteur le plus important qui explique mes préférences et mes références. Je ne vois pas comment on pourrait ne serait-ce que commencer à imaginer de s’en détacher.
Mais je m’en fous, j’accepte mon penchant vers la Loire, ma tendre inclinaison alsacienne, mon relatif désintérêt pour Bordeaux (et pourtant j’achète quand je trouve ça bon). Je maudis mon manque de temps pour le Jura. J’accepte qu’alors que le Languedoc ne m’excitait guère, il prend maintenant une place de plus en plus grande dans ma cave.Quant à mes opinions… là je suis plus circonspect.
Parce que plus j’avance et moins j’ai de certitudes. Plus j’en apprends, plus je relativise et plus je me dis que je suis une nouille.
Et en plus, plus je déguste et plus je me dis que ce ne sont que des sens, du vin et du plaisir. Alors les convictions là-dedans… Bof.
Comment peut-on s’intéresser au vin et avoir plus de convictions que d’incertitudes ?
En résumé, je revendique ma versatilité, mon incompétence, ma subjectivité. Ca m’aide à supporter mes erreurs, mes daubes et mes vins morts. ([size=x-small]mais ça me fait aussi lever un sourcil devant les saillies définitives de certains anciens négociants en café[/size]…8-)
J’accepte aussi que aveugle ou pas, la physiologie du dégustateur, la versatilité d’évolution du vin dans sa bouteille, la bonne humeur du bouchon, le temps qu’il fait, l’humeur du dégustateur (etc…) influencent la perception que l’on a du vin.
Faut faire avec, mais après tout ce n’est « que » du vin.
Pour le reste, si je voulais être objectif, je ne dégusterais qu’à l’aveugle. Mais je me fous un peu d’être objectif. Parce que je déguste pour acheter et quand j’ai acheté. Dans le premier cas : difficile pour l’aveugle au stand ou dans la cave d’un vigneron. Dans le second cas, une fois acheté, je n’ai plus besoin d’être objectif. C’est bien pour ça que je ne me permets plus trop de partager les cr des vins que je bois.
Et quand François écrit :
« Car dans le goût du vin, la part de rêve a le droit d’exister. »Tout à fait d’accord François. Encore heureux selon moi. C’est pour ça que pour approcher l’objectivité, l’aveugle est imbattable.
A +
- 18 janvier 2012 à 16h04
- in reply to: Domaine Laguerre
Bonjour,
une fois j’ai bu une liqueur de violette et puis un verre de bonne syrah. Hé bé dis-donc, c’est vrai que la syrah, ça a des arômes de violette !
Pour adoucir les tanins d’un vin un peu trop raide, je vous propose également le bain de bouche, genre « Hextril ».
Bingo, tu as essayé la réglisse sur un naturé semi-oxydatif Côte du jura de Château Chalon ?
Dit autrement Bingo, il est heureux que tu signales « ton accord » avec le bâton de réglisse avec un vin dont les arômes de réglisse et la fraicheur t’ont marqué.
Et puis quand on tend des perches, on ne s’étonne pas du retour de bâton…
Désolé, d’habitud je m’abstiens de ce genre de commentaire, mais la lecture du fil « meilleurs jaunes » et de celui-ci juste après…
😉
- 13 janvier 2012 à 15h53
- in reply to: Grandes années Alsace
Patrick Bottcher écrivait:
——————————————————-
> Pourquoi sont-il dès lors plus rares ces VT et
> surtout ces SGN de riesling ?Patrick, j’ai lu et entendu, il y a longtemps, donc je ne me souviens pas des détails (la vieillesse est un naufrage :D), que le riesling prenait plus difficilement le botrytis, question d’épaisseur de la cuticule peut-être et que la concentration vers la VT ou le SGN se faisait plus difficilement que sur d’autres cépages. As-tu des éléments à nous fournir là-dessus ?
Merci sanglier.
Marc
- 5 janvier 2012 à 15h13
- in reply to: En 2012… ;)
Bonjour,
ça va vous changer la vie amis Français un président qui ne boit pas que de l’eau.
Bonne et douce année 2012, sans TCA mais pleine d’émotions liquides !
Marc
- 22 décembre 2011 à 20h40
- in reply to: Vos avatars : explication
Promis, après le réveillon, j’enlève.
Je viens de lire le fil sur le terroir. Avec tous ces avatars d’Oliv, j’avais une grosse envie de tapenade tiens moi…
Marc