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- 13 avril 2011 à 22h04
- in reply to: Au sujet de la minéralité
André,
je pense qu’il est tard, qu’on ne doit pas lire les mêmes textes, le dialogue est donc difficile…
edit : cependant, ce n’est pas la peine de prendre ce ton condescendant et limite grossier. Je trouve ton argumenttion spécieuse et je m’en suis expliqué. Tu persistes. j’en prends note. mais de grâce relis toi, il y a des contradictions entre tes interventions !
- 13 avril 2011 à 21h28
- in reply to: Les arômes d’eucalyptus
En Australie, il parait que c’est parce qu’ils massacrent les koalas, grands phytophages amateurs d’eucalyptus, à coups de gourdins dans les vignes. Alors les tâches de sang sur les grappes vous comprenez… ça donne un goût !
- 13 avril 2011 à 21h22
- in reply to: Au sujet de la minéralité
oenopol écrivait:
——————————————————-
> J’ aimerai qu’ on résume un peu parcque c’ est un
> long débat et j’ aimerai qu’ on pique
> quelques »vérités ».
>
> Qu’ en est-il des arômes minéraux percuent au nez?
> Est-ce une hérésie pour les scientifiques du
> site(agitateur)?
> Même question pour la bouche?
> Pensez vous(toujours les scientifiques), que les
> arômes minéraux du vin puissent venir du sol?
>
> J’ ai mon idée sur les trois, agitateur (par ex),
> pourrait tu nous dire ce que tu penses des trois
> questions?::o Après 25 pages, je n’ai plus qu’une réponse : à quoi ça sert que Ducros y se décarcasse.
- 13 avril 2011 à 20h23
- in reply to: Au sujet de la minéralité
A.F écrivait:
——————————————————-
> ===
> Que le chlore soit une composante du sel ne fait
> de l’odeur du chlore celle du sel. Or il s’agit
> bien, dans l’article cité en référence, de l’ion
> chlorure et non du NaCl. Dissocié ou pas.
>
> Pour le reste : l’acétate d’isoamyle est, dans le
> vin, classiquement associé aux arômes de banane,
> bonbon anglais ou fraise tagada.
> Et, que l’on s’intéresse aux arômes exprimés par
> une banane ou une fraise, il n’y a pas qu’une
> seule molécule impliquée dans l’arôme en question.André, le Chlorure de sodium, Na Cl, quand il se trouve en solution aqueuse, qu’il s’agisse d’embruns ou de vin, se dissocie, au moins en partie en un ion Sodium, Na + et un ion chlorure Cl-. Et donc lorsque dans l’article, on parle d’ion chlorure qui pénètre vaillement la muqueuse nasale, il s’agit bien de l’ion qui provient du sel Chlorure de sodium. et donc « l’odeur de sel » proviendrait de ces ions qui pénètrent la muqueuse. Alors en jouant avec ion chlorure et NaCl, tu joues sur les mots, ça ne change rien au fond : un sel minéral (ici Na Cl) dissout dans un liquide peut avoir une odeur pour peu que ses molécules ou un des ions qui le compose parviennent à notre muqueuse.
Est-ce le cas au-dessus d’un verre de vin ? Je m’en fiche un petit peu, je dois l’avouer.
Pour la banane tu écrivais pourtant : « Y a pas d’acétate d’isoamyle dans les fraises, pas plus que dans les bonbons anglais. » ce qui n’est pas la même chose que « l’acétate d’isoamyle est, dans le
vin, classiquement associé aux arômes de banane, bonbon anglais ou fraise tagada.
Et, que l’on s’intéresse aux arômes exprimés par une banane ou une fraise, il n’y a pas qu’une seule molécule impliquée dans l’arôme en question. » Ce qui est du reste parfaitement vrai. Par contre, je ne vois plus très bien ce que ça vient faire dans le sujet ?Cela dit, c’est du coupage de cheveux en quatre. ce qui me turlupine, c’est qu’on veut argumenter de façon extrêmement objective sur un sujet largement subjectif.
- 13 avril 2011 à 19h22
- in reply to: Au sujet de la minéralité
A.F écrivait:
——————————————————-
> lanèfle écrivait:
> ————————————————–
> —–
> Lien très intéressant… où Monsieur Mc Leod nous
> dit que le chlorure de sodium qui arrive dans la
> muqueuse nasale a une odeur. Chlorure de sodium
> qui est un sel minéral. Alors que depuis plusieurs
> pages on nous dit que les sels minéraux n’ont pas
> d’odeur.
> ===
>
> Hop, hop, hop : il ne parle pas de l’odeur du
> chlorure de sodium mais bien de la contribution de
> l’ion chlorure (pas le chlorure de sodium, l’ion
> chlorure) à ce que nous interprétons comme l’air
> marin et son côté iodé. Et, par la suite, il cite
> également un paquet d’autres composantes pouvant
> concourir à cette senteur « iodée ».
> Quoiqu’il en soit, personne ici ne niera que le
> chlore est associé à des perceptions olfactives.
> C’est pas lé débat !dis heu…. et l’ion chlorure dans ta muqueuse nasale, il provient d’où ? Si par hasard on pouvait ressentir « une odeur de sel » dans le vin, ce serait par quel processus ? Et donc quand Na Cl est dissocié dans un verre de vin… ouh là. C’est pas un peu spécieux là ?
Edit : et l’histoire des bananes et des bonbons anglais alors André ?
- 13 avril 2011 à 19h04
- in reply to: Au sujet de la minéralité
Ah ben là enzo, c’est clair, carré concis et du coup, je suis d’accord à 100 %
Ce sont les drosophiles qui vont être heureuses !
- 13 avril 2011 à 17h23
- in reply to: Au sujet de la minéralité
emmane777 écrivait:
——————————————————-
> Oui mais enfin je pense que si on met du sel dans
> de l’eau à même concentration que l’eau de mer, et
> si à côté on met vraiment de l’eau de mer, on sent
> pas la même chose… il y a donc autre chose, non
> ? Personnellement je goute bien les propos
> d’Agitateur.Quel est le rapport ? Personne ne nie que de l’eau de mer, ca ne sent pas que l’eau salée.
- 13 avril 2011 à 16h44
- in reply to: Au sujet de la minéralité
agitateur écrivait:
——————————————————-
>> Pour revenir à Mc Léod. Le sel contenu dans un
> aérosol parvient aux muqueuses. Le nez et la
> bouche, ça communique. Ce ne sera pas une odeur
> salée, mais une sensation gustative salée. Mettez
> du sulfate de quinine dans un inhalateur, vous
> ressentirez l’amertume ( vous pharmacien préféré
> doit pouvoir le matos si vous voulez expérimenter
> – le sulfate de quinine ne sera pas forcément
> présent chez tous, mais chez un « gros »
> préparateur, ça doit le faire ). Cette amertume ne
> sera pas plus une odeur que l’odeur salée…..
> Dans le cas d’odeur du bord de mer, il y aura donc
> le gout salé, plus des odeurs « maritime » qu’il
> explique ( les algues, toussa…).Certes, mais si on sait lire, ce n’est pas ce que dit l’article. Pas du tout. Que tu ne sois pas d’accord est une chose ; que tu présumes des capacités de lecture des autres en est une autre.Tu ergotes.
Et donc je re-cite… : « Cette odeur est portée par les aérosols d’eau de mer, et c’est essentiellement le chlorure de sodium (c’est-à-dire le sel) qui en est responsable. Lorsque nous mangeons un plat salé ou que nous respirons du sel, les ions chlorure ne parviennent jamais dans le nez, c’est pourquoi nous ne sentons pas cette odeur. Mais grâce aux aérosols ces ions atteignent les muqueuses olfactives de notre fosse nasale. »
Comme tu le dis souvent, les mots ont un sens, surtout en matière de science. Et si je relis l’article, particulièrement ce que j’ai mis en gras : soit je me dis que le sel peut avoir une odeur, soit que l’article enchaine les approximations, mais certainement pas que quand le monsieur dit odeur il veut dire goût.
Mais peu importe. Je trouve décidément qu’en se demandant ou pas si les sels minéraux peuvent ou pas avoir une odeur, on s’égare. Et c’est pour cela que je permets 5 minutes de jouer à la terreur des drosophiles.
- 13 avril 2011 à 15h24
- in reply to: Au sujet de la minéralité
Agitateur disait :
> Techniquement, ce n’est pas vraiment une
> odeur…Je pense que tu as lu trop vite ( ou alors
> c’est moi…)Je lis effectivement très vite les propos du professeur Mc Leod dans l’article cité par Oliv : « Cette odeur est portée par les aérosols d’eau de mer, et c’est essentiellement le chlorure de sodium (c’est-à-dire le sel) qui en est responsable. Lorsque nous mangeons un plat salé ou que nous respirons du sel, les ions chlorure ne parviennent jamais dans le nez, c’est pourquoi nous ne sentons pas cette odeur. Mais grâce aux aérosols ces ions atteignent les muqueuses olfactives de notre fosse nasale. »
Donc techniquement, ce n’est pas une odeur, mais une odeur. La différence est certes subtile. Mais bon, les propos d’un gars qui se promène en kilt en coupant la tête des gens, je m’en méfierais…
> Seul, ça fait penser à la banane. Mais il y en a
> dans la fraise ( entre autre beaucoup de choses
> ), et aussi dans la pomme ( mais la pomme « mure »,
> pas dans le genre granny smith ).Ben oui mais faudrait vous mettre d’accord alors :
AF disait : » Y a pas d’acétate d’isoamyle dans les fraises, pas plus que dans les bonbons anglais ». Alors y en a ou pas ? Y a d’la pomme mais aussi aut’ chose alors ? Faut vous mettre d’accord là.
C’est pas que ne sois pas d’accord avec vous… la powésie sidérale de la minéralité puisée dans sa sainteté le sol, ça me gonfle. Mais bon, quand on enfile les mouches, faut le faire proprement. (:P)
- 13 avril 2011 à 15h08
- in reply to: Au sujet de la minéralité
Ah ben tiens oui, je viens de relire mes notes de tp de chimie en première candi (il y a 21 ans amis et voisins) acide acétique et alcool isoamylique donnent bien acétate d’isoamyle, arôme bien connu en confiserie pour donner le goût de la banane…
Et si je me souviens bien, on nous avait dit à l’époque et je l’ai lu et relu depuis, que ce goût de banane chimique était ce qu’on appelait le bonbon anglais.
A m’en souvenir c’est même le classique des classiques en matière de synthèse d’arômes.
Mais bon, apparemment, pas d’acétate d’isoamyle dans le bonbons anglais et les confiseries à la banane… une légende s’envole.- 13 avril 2011 à 14h57
- in reply to: Au sujet de la minéralité
oliv écrivait:
——————————————————-
> > il me semble que l’iode n’a pas d’odeur
>
>
> Un lien fort intéressant et qui confirme les
> propos de Nicolas.
>
> https://www.larecherche.fr/content/recherche/articl
> e?id=2709Tiens, je croyais que c’était l’argent qui n’avait pas d’odeur…
Lien très intéressant… où Monsieur Mc Leod nous dit que le chlorure de sodium qui arrive dans la muqueuse nasale a une odeur. Chlorure de sodium qui est un sel minéral. Alors que depuis plusieurs pages on nous dit que les sels minéraux n’ont pas d’odeur…
Sur le coup, c’est bien dommage. J’aimais bien l’expression « arômes iodés ». Du coup il va falloir trouver autre chose. Odeur marine, ou « embruns propres » ou alors « embruns bretons mais pas en été quand les algues pourissent ».
Tiens, question aux chimistes et la teinture d’iode, elle vient d’où l’odeur ? de la teinture ?
Question à AF : l’acétate d’isoamyle, c’est pas la banane ? C’est la fraise ? Je m’y perds.- 5 avril 2011 à 15h50
- in reply to: La gastronomie française a bien changé
Patrick Bottcher écrivait:
——————————————————-
>
> PS : l’émission belge « Comme un chef » était aussi
> un concours de gastronomie et le vin était
> omniprésent, même en finale, alors que l’émission
> fut largement cautionnée par les meilleurs chefs
> belges. Et les chefs, eux, ils en ont largement
> parlé, du vin. Même une des émissions n’a parlé
> que de cela.Oui, mais ça Patrick, ça s’appelle la Civilisation. On n’a peut-être pas de gouvernement, mais on a des manières. Une émission gastronomique sans parler de vin, c’est comme un marié qui aurait oublié les alliances.
Autre chose de bien foutu dans l’émission belge : on voyait les produits et les producteurs.
(j’avoue que je ne sais pas trop pour ce dernier point si c’est le cas dans « top chef », cette émission m’ennuyant prodigieusement).
- 30 mars 2011 à 21h56
- in reply to: L’info du jour?
RaymondM écrivait:
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> On verra bien, mais à +100euros pour faire passer
> la pillule pinault va avoir un peu de boulot.
>
> A Bordeaux , ils arrivent bien à faire passer des
> pilules bien plus grosses !Quand je lis le sujet sur les primeurs en parallèle je me dis que des pilules comme ça, ce sont des suppositoires !
- 30 mars 2011 à 20h35
- in reply to: Domaine Léon Barral, Faugères
Un vin vibrant ça se boit dans un godet mis chez… qui au fait ?
Cela dit, je préfère un vin vibrant à un vin vivant. Ce sont les pires. des fois, ils se barrent du verre en courant dis-donc, quand ils ne partent pas en c…
- 23 mars 2011 à 20h37
- in reply to: Domaine Hering à Barr
CR: Domaine Hering : Riesling Kirchberg de Barr 2007[/size »>
Un petit morceau de lumière étincelante, un boisseau de grains de blé mûrs à reflets or clair.
A l’ouverture, le nez embaume d’abord la naphte solitaire. Puis de discrètes notes de fruits à chair blanche, de pêche osent s’exprimer. Cependant, l’ensemble est peu causant, assez fermé.
Amateurs de la chose, voici un vin qui se goûte parfaitement sec. On a un joli équilibre porté par une grande fraîcheur. La texture est veloutée, la finale d’une jolie acidité, accompagnée d’une légère salinité. Par contre, on ressent une élégante amertume. Côté arômes, c’est modéré : miel, légèrement pétrolé, épicé, citronné, réglisse avec une longueur de 15 secondes.
Le lendemain, la vidange a fait du bien. Plus ouvert avec un joli nez, citronné et floral et un côté épicé et une touche de pierre mouillée, au nez comme en bouche. La structure reste longiligne, droite avec une belle acidité doublée d’une salinité émoustillante et d’une amertume agréable.
Même si ce vin semble renfrogné, j’y crois dur comme fer. Sa structure et son équilibre sont de petits bijoux à cultiver à l’ombre d’une cave.
- 23 mars 2011 à 19h25
- in reply to: Les Brèves…
oliv écrivait:
——————————————————-
> Pensée du jour :
>
> « Comme la tartine l’ivrogne tombe toujours sur le
> côté beurré » – Le Professeur Choron
>
> Un grand merci à l’un de ses dignes héritiers pour
> la qualité de ses billets comme pour la découverte
> de ce site grandissime !(tu)C’est fou comme on ramène sans cesse desproges ou Coluche et si peu le professeur Choron… Il faut dire que ses citations ne sont pas à mettre entre toutes les cervelles !
[size=x-small]Attention de ne pas confondre digne héritier et pâle plagiaire ![/size]
- 23 mars 2011 à 18h41
- in reply to: Re: A propos de l’article des DNA – Passion Vin sur les bloggeurs
Oui, ben on n’en sait rien hein… Peut-être que patrick avait descendu deux douzaines de Gevvurstarminer Bestheim, qu’il affectionne tant, et qu’il a déliré grave sur LPV. Et puis maintenant, il se rachète une conduite…X(
Ne me tapes pas patrick, je sais que tu es susceptible. Aïe ! Non pas sur la tête ! pas la gégène !
Bon, allons soyons sérieux. La blogosphère vinique actuellement, c’est très tendance, ça fait du buzz et du papier. C’est très sympa, j’en fais partie.8-)
Mais ne rions pas. Si je visite régulièrement quelques blogs, c’est pour leur plume et leur humour, pas pour leur avis sur le vin, bien que celui-ci m’intéresse. Mais ça reste leur avis. Ou le mien d’ailleurs.
Si je veux me faire une opinion sur un vin avant achat ou avant d’encaver, c’est sur LPV que je vais voir : des avis contradictoires, nuancés ou pas, nombreux…
Quant aux blogs et à facebook, même si j’y converse avec des gens sympas et hautement fréquentables, le problème majeur reste la dispersion de l’information. sans compter avec le foisonnement de l’information : aussi vite aperçu, quand c’est aperçu, aussi vite oublié. Et si vous ne lisez pas de suite parce que vous avez un peu de temps, l’information retombe dans l’éther de la toile.
Alors quand j’entends dire que l’archivage serait problématique sur LPV, je me gausse.
Bonne journée !
EDIT : trois énormes types se disant « gardes suisses » sont venus me passer à tabac… aïe !
- 23 mars 2011 à 18h30
- in reply to: Domaine Vincent Stoeffler, Barr
CR: Domaine Stoeffler : Gewurztraminer Kirchberg de Barr 2005
La robe est assez peu intense mais avec des nuances de jaune franc, des reflets or. Les larmes visqueuses sont presqu’immobiles.
Le blaire est expressif et un peu réduit : craie, sureau, rose, un peu épicé. Loin de l’explosion aromatique à l’achat. Vous pouvez ajouter au panier, des fruits mûrs genre abricots.
Le pépère frise le moelleux mais avec une matière légère, une pointe de fraicheur finale, une certaine salinité et beaucoup d’amertume finale. Ca peut sembler positif, pourtant je conseille de le boire frais, sinon, le côté alcooleux est un peu lourd. Ca frétille assez des papilles avec de la rose, du fruit mûr : pêche, mangue un peu. C’est très épicé : laurier, poivre blanc, réglisse. Et tout ça se prolonge sur 14 secs.
En 48 heures, je ne note pas beaucoup d’évolution : agrumes, roses, épices plus confuses, réglisse. Plus moelleux, plus franc. Un peu chaud si pas frais.
Si il n’est pas décevant du point de vue aromatique, pour la structure, c’est pas une merveille, pas assez moelleux, pas assez sec mais pas demi-sec non plus. Un peu mou, il devrait boire Vittel et bouger. Bof… Je suis quand même déçu par ce vin qui à sa naissance explosait d’arômes et avait une bonne tenue.
- 23 mars 2011 à 18h27
- in reply to: Domaine Vincent Stoeffler, Barr
CR: Domaine Stoeffler : pinot gris Kirchberg de Barr 2004
Je ne repeindrais pas mon plafond avec ce vin. Sa paille dorée est trop peu intense pour ça. Peut-être m’en servirais-je comme lustre tant il est cristallin et lumineux.
J’ai toujours eu du mal avec le pif des pinot gris. Celui-ci, j’y fourre le groin avec application pour en ressortir des impressions sur lesquelles je peux mettre des mots. Il faut avouer qu’on navigue dans le subtil, le peu reconnaissable et que ces notes sont des approximations pour atteindre la réalité : des notes de fruits très mûrs, d’agrumes, d’amandes, une note complexe genre argile mouillée aussi. Peut être un peu d’abricot. Mouais, quand ça commence à ressembler à une liste de courses comme ça, il vaut mieux résumer par riche, mûr et fruité. Il y a aussi, plus net en agitant le verre, un côté fumé/ réduit/ soufré pas très agréable. J’appelle ça « le prout de chameau » et je le sens régulièrement dans les pinot gris.
En bouche aussi, ça commence par une manœuvre orchestrale dans le noir. Le vin doit respirer 4 à 5 heures pour laisser échapper (comme au nez) des notes réduites d’abord, puis causer plus fort qu’une Annie Girardot encore en pleine forme : des notes expressives de fruits mûrs, de peaux d’agrumes, de citron confit et d’épices. La structure grasse est légèrement marquée par les sucres résiduels, la rondeur. Mais une vivacité magnifique emporte le milieu de bouche et la finale, longue de 15 secondes et citronnée. La matière manque un peu de consistance et de salinité.
Il en faut du temps et de l’air pour que s’exprime ce vin à sa pleine mesure. C’est sur un dernier cinquième de bouteille et trois jours après ouverture que le vin parle vraiment. Exit la note désagréable de camélidé. Le nez éclate sur la confiture d’orange, la nectarine et une jolie petite note de champignon et même un soupçon de jambon fumé. En bouche, c’est plus confus mais bien mûr avec une lonnngue finale marquée par la mandarine et la vivacité. L’équilibre entre rondeur et belle acidité est émoustillant au possible. J’en ai le palais retourné.
Bref, bon après quelques heures, très bon après 5 jours, le vin à l’ouverture est fermé, trop réduit, bref loin de se révéler. Et donc, moi je laisserai dormir mes deux autres bouteilles en cave.
- 23 mars 2011 à 18h23
- in reply to: Domaine Vincent Stoeffler, Barr
CR: Riesling Grand Cru Kirchberg de Barr : quelques millésimes chez Stoeffler
Millésime 2000
La robe : La blondeur d’une paille pas encore tout à fait mûre. C’est cristallin et brillant. Un régal pour l’œil à longuement apprécier sur une terrasse, au soleil tendre du printemps. Notez que le bouchon était totalement imbibé.
Le pif est expressif, ce qui veut dire dans mon sabir que les arômes sont facilement reconnaissables. On est dans le registre des agrumes mûrs avec nettement du pamplemousse rose et du citron confit. On notera aussi la fleur de tilleul et pour enrichir ce fruité d’une jeunesse moqueuse, de la naphte, de la belle cire d’abeille, des épices et un côté fumé. Je plaisante avec le pétrole mais en fait c’est très léger, une note voisine de la cire mais pas tout à fait semblable.
La bouche : Voilà un sec, frais, bien tendu de bout en bout avec une finale, vive, longue, citronnée, marquée par de beaux amers, de plus de 20 secondes. Il y a même une impression tannique sur cette fin de bouche. La matière est pleine, veloutée, dense. Les arômes sont expressifs , fruités, avec des agrumes et une composante végétale/florale qui évoque le tilleul et la fougère.
Le lendemain : Le vin ne change pas beaucoup du côté structure alors que les arômes se tournent plus vers la cire, la naphte et le miel.
Impression générale : Un vin superbe à mon goût : long, complexe, subtil, harmonieux. Par contre l’impression saline habituelle sur la finale des Kirchberg ne m’a pas marquée. Le jeu du temps ? A noter que 2000 est parfois décrié en Alsace comme étant trop mou.
Riesling Cuvée XXC 2005
Un vin refusé à l’agrément. Pour je ne sais plus quelle raison. XXC, c’est un jeu de mot latiniste qui vaut bien les miens. Il faut prononcer Vincent.
L’habillage : très beau, avec une intensité très faible mais nettement or avec des reflets un peu oranges. Du cristal, de la lumière. On est bien.
Au nez : sans fausse note. Un riesling élégant et modéré : tilleul, citron, craie, cire légère, fruits jaunes mûrs. Et au-delà, une nette tendance épicée. De l’orange apparaît à l’aération.
La bouche est grasse et vive à la fois. Tendue, pleine, très saline et vive en finale. Arômes modérés mais nets et agréables : kyrielle d’agrumes : citron, mandarine, orange. Laurier, thym, abricot, touche florale (ces derniers arômes n’étant pas des agrumes, je le sais). Je crois sans peur de me tromper qu’on peut qualifier ce vin d’exubérant. La finale longue (dans les 15 secondes, j’ai compté sur mes doigts) et vive, est pleine, citronnée et épicée. Je note aussi en avalant le vin, une légère réglisse et une impression un peu tannique et amère.
Le lendemain : Si les arômes se simplifient, (agrumes citronnés et épices), ils gagnent en éclat. La structure ne bouge pas. Le trio gras, vivacité, salinité reste harmonieux même si l’acidité finale augmente un peu.
Impression générale : Un vin excellent, classique des bons Kirchberg de la maison avec des arômes d’anthologie. Peut-être le plus riche. Quand il était jeune, ce vin était un peu alcooleux. Je n’ai pas ressenti ce problème ici.
Millésime 2006
Comme les précédents, ce vin est d’abord un régal à regarder : de l’or dans un verre, de la lumière liquide.
Pour le nez, même s’il est moins complexe que le 2000 et le 2005, ça reste expressif, partagé entre les impressions florales et fruitées : agrumes, fruits exotiques, tilleul et miel. Plus subtiles, pas désagréables, je devine du camphre, une note végétale, de la cire.
En bouche, même si je suis un gentil et qu’on reste au-dessus du vin d’opérette de superette, c’est quand même pas le grand transport des sens. Des miens en tout cas. Même si le vin garde une certaine fraicheur, c’est la rondeur qui domine, voire une légère mollesse. Les arômes sont modérés et un peu brouillés : fruit mûr (agrumes et pêche), du miel, une finale moyennement saline sur 12 secondes avec l’éternelle réglisse des Stoeffler jeunes.
En 48 heures cependant, le vin change beaucoup. Si le nez s’éteint, la bouche, mystérieusement devient éclatante : orange, noisette, tilleul et une finale où s’ajoutent la réglisse assagie et le menthol. Sur environ 20 secondes. La structure est veloutée, épaisse, ronde, ample mais tendue et nettement saline. Malgré tout, le peu de fraicheur perçue suffit juste à sauver de la lourdeur mais ne ravira pas les amateurs de vins vifs et même pas moi en fait.
Un peu déçu par la rondeur. Sinon c’est un joli quart de sec mais ça ne m’embarque pas. C’est nettement le moins bon de la série.
Millésime 2008
Goûté chez le vigneron : Un vin clair et lumineux à l’acidité impressionnante . Ce genre d’acidité qu’on a envie de dire « aboutie ». Un vin droit, long, élancé. Plutôt magnifique dans la structure mais monacal dans ses arômes.
Millésime 2009.
Goûté chez le vigneron. Il ressemble au 2005, en plus harmonieux, en plus léger. Assez exubérant au niveau aromatique par rapport à 2008, il ne me marque pas par l’acidité.