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- 13 mai 2009 à 18h58
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Mais malgré tout, je ne suis pas d’accord avec la confiscation de la notion de terroir par certains. C’est tout.
Je dis aussi qu’entre le Success 4, la confusion sexuelle, Bacillus thurengiensis il y a un monde mais néanmoins plus de parenté qu’avec les vibrations et le clair de lune. Je doute furieusement de la biodynamie. Furieusement, furieusement. Là je suis nébuleux aussi non ? Je pense que quand on parle de ce genre de choses, il faut aussi qu’on puisse témoigner du fait que les méthodes utilisées par les bioD sont loin de faire l’unanimité quant à leur explication, à leur efficacité. Et on doit pouvoir en parler. Posément. Exprimer le doute; demander des détails. Pourquoi la corne pour la bouse p.e. Pas par moquerie mais parce qu’il faut pouvoir douter des choses, ne jamais les accepter telles quelles. Si Franck ou toi dites ca marche je vous le jure, mes vins expriment le terroir comme jamais auparavant. Je ne vous traite pas de menteurs, ni de fous. je demande à comprendre. peut-être un jour me dira-t-on, expériences à l’appui que j’ai tort, complètement. J’espère avoir l’honnêteté de le reconnaître. Aucune honte à ça : simplement de nouvelles données qui n’étaient pas encore disponibles à ma réflexion. C’est ça une démarche scientifique.
Et donc, encore heureux que des vignerons viennent témoigner de leurs expériences ici. Et je dis aussi que le respect du travail du vigneron est primordial. Mais… Venir dire « je crois que la biodynamie est la bonne voie. je vois mes vins qui s’améliorent » est une chose. Venir dire ma voie est la seule possible, les autres se fourvoient, et si ca ne vous saute pas au visage et bien c’est que vous n’êtes pas prêts… en est une autre.
- 13 mai 2009 à 18h35
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Je suis très cool Eric…
(tu)
- 13 mai 2009 à 18h09
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Eric Monné écrivait:
——————————————————-
> Mais enfin l’explication de Franck est limpide.
> Que ce soit un peu complexe pour quelqu’un qui n’a
> jamais mis les pieds dans une vigne. Jamais goûté
> de l’acide tartrique pur (ou presque). Je peux
> comprendre. Quoique Philippe Barret n’est pas
> vigneron mais a parfaitement compris le ressenti
> de la chose.
>
> Franck nous dit qu’il n’y a pas qu’un acide dans
> le raisin, que le PH est une résultante de
> plusieurs acides, que le travail bio ou biod
> permet d’améliorer à la fois l’intensité, le PH et
> la qualité, complexité des acides. A ce titre
> l’exemple de la purée mousseline vs purée nature
> est tout a fait relevant. Il me semble que tous le
> monde peut comprendre qu’un kilo d’acide tartrique
> acheté dans le commerce n’a pas la même saveur que
> l’acidité naturelle et plus complexe qu’un raisin
> produit naturellement.
>
Non, non et encore non.Le discours n’est pas complexe, il est nébuleux. On inonde de termes à connotation scientifique, on n’explique jamais à fond et surtout, on ne cite aucune source, aucun chiffre. Bref on s’assied sur les faits, l’expérimentation. Et voilà le problème. Si cette influence du mode de culture est tellement visible dès qu’on met les pieds dans les vignes où sont les chiffres ??? Ils sont secrets, cachés ? Il n’est pas question de ressenti mais de faits. Où sont-ils ? Sur le coup des acides, je trouve que vous prenez les gens pour des cons. Excusez-moi. Je n’ai pas besoin d’être vigneron pour savoir qu’il y a plusieurs acides dans les vins. La comparaison entre purée mousseline et purée nature, je m’excuse, mais c’est quand même symptomatique d’un certain état d’esprit. Et encore une fois, mais à quoi bon, de l’acide tartrique, c’est de l’acide tartrique point. Qu’en plus, on trouve de l’acide malique acerbe, de l’acide succinique très salé et amer, de l’acide citrique etc…. c’est d’un commun fini. Donc, plutôt que d’invoquer l’esprit de Parmentier : des chiffres. Idem pour la nébuleuse minéralité. Des chiffres. Le pire c’est que j’ai ouï-dire qu’il y en a. Des expériences, des tests. Où sont-ils. Mais évidemment le ressenti… On voit clairement dans ce débat que les convaincus ont tous ressenti ces notions. Les autres non. Forcément.
Mais en fait quelle importance a ce débat ?
Plusieurs à mes yeux. On parle de terroir. Pas de bio, bioD ou pas. Mais bon voilà, on se demande (hum) pour quoi on débat de bio/bioD tout d’un coup.8-)
Les implications de ces joutes ?
1. Tendre vers une viticulture respectueuse de l’environnement est primordial tant du point de vue écologique que sanitaire.
2. Savoir si les vins bio sont meilleurs ou plus typiques que les conventionnels est un faux débat. Qu’ils soient aussi bon est suffisant.
3. Cette lutte doit être faite de façon raisonnée, se baser sur une démarche expérimentale (et scientifique) qui seule permet d’avancer, de corriger les erreurs.
4. Si les vignerons bio ont toute mon admiration, ceux en biodynamie m’inspirent le doute. La biodynamie est plus une affaire de croyance que de science. Elle repose sur des principes qui soit sont farfelus (influences de la lune p.e., aïe, je l’ai dit, ca va fuser), soit à démontrer. Cela m’ennuie quand les partisans de ces méthodes diabolisent les autres types de méthodes. Cela m’agace encore plus quand ils essaient de donner un air de vérité scientifique à leur discours. Il n’y a pas de Vérité avec un grand V en Sciences : il y a des théories, des doutes, des remises en question. Il y a l’observation, l’expérimentation, la reproductibilité des résultats. La biodynamie comme la géobiologie, l’homéopathie et même le créationnisme relèvent toutes de la même défiance quant à la science et la même démarche de nature religieuse : Croyez-en la Parole ! laissez-vous inonder par la lumière. Le même recours au « on sait depuis la nuit des temps » le « à en croire la parole des anciens ». Ici c’est : si vous avez l’esprit ouvert, vous gouterez très bien que…
5. Le fait de balayer les détracteurs en mettant en doute leurs capacités intellectuelles, leur expérience, leurs connaissances est particulièrement bas mais très symptomatique d’un discours à caractère religieux.
6. Plus particulièrement pour Eric Monné : Aucun détracteur de Franck Pascal, moi le premier n’a jamais dit ce que tu résumes, pas de façon aussi caricaturale et simpliste en tout cas. Jamais. Il suffit de relire attentivement. Pour ma part, je trouve superflu d’en étaler des couches en disant que si, j’ai déjà goûté de l’acide tartrique mais aussi du malique, citrique, lactique, succinique etc. Que faisant des vins de fruits, j’ai déjà modifié en long en large des équilibres et des textures en acidifiant, désacidifiant, en rajoutant des tanins qu’ayant réalisé des vins de différents fruits, les divers acides végétaux je connais. Que je sais tout à fait qu’à ces vins construits il manque quelque chose : pas une âme ou une vibration, mais simplement un équilibre naturel, venant du fruit et reprenant un tas d’éléments que moi je ne peux pas ajouter, une matière.
7.Eric, tu écris : « A force de faire passer les vignerons biio(d) pour des demeurés il se pourrait bien que tu te retrouves tout seul sur ce forum à continuer de nous dire que tu ne comprends pas le mot minéralité, qu’un peu de potasse ne peut pas faire de mal, qu’un peu de désherbant dans les fossés autour des vignes c’est mieux que sans désherbant, que tu travaille presque en bio, etc. » Ah bon, il a écrit ca pile poil Hervé Bizeul ?Bon après-midi.
- 13 mai 2009 à 16h05
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Oups désolé Franck, ce passage m’avait échappé
[i]En revanche, si tu as des vignes vivantes (non assistées à coup de nourriture chimique et non bloquée par certains pesticides), sur un sol vivant, que le tout fonctionne sans stress, la nature de l’acidité est totallement différente de celle des vignes en conventionnel.
Je sais, je me répète, mais c’est pour te laisser une chance de bien vouloir intégrer ces notions que tu refuses par principe et non par pragmatisme.
Tu as des acides organiques différents du tartrique et du malique… euh, attends, je précise une nouvelle fois car ça semble nécessaire…
Ces acides sont des combinaisons des minéraux issus du terroir, des chaines de glucose obtenus par photosynthèse, le tout transformé par les métabolismes cellulaire de la plante.
Tu me suis toujours ??[/i]Et donc une de mes remarques du précédent message en devient obsolète…
Mais quand même Quels sont ces acides supplémentaires ? Sont-ils différents de ceux trouvés dans tous les vins (ils sont nombreux) :
acide tartrique, acide malique, acide citrique, acide oxalique, acide galacturonique, acide glycurique, acide succinique, acide lactique, acide citramalique, acide diméthylglycérique. etc, etc…. Ces acides sont composés de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, parfois de l’azote, du soufre. Il y a aussi des acides qui contiennent d’autres molécules mais existent-ils dans le vin et en influence-t-ils le goût ?
Bref, il ne s’agit pas de rire des textes de qui que ce soit mais de discuter, de comprendre…. enfin si c’est possible.
- 13 mai 2009 à 15h30
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Bonjour Franck,
Merci également de me conforter dans mes opinions. A savoir : aucun dialogue n’est possible avec certains bio-D convaincus parce que leur discours ne se situe pas sur le plan des faits mais sur celui des croyances. Je me permets de te citer et de répondre point par point :
Merci Marc de vouloir nous faire croire qu’un vin tartriqué aurait le même goût qu’un vin issu de la même vigne, dont la vigne aurait produit naturellement assez d’acides pour éviter un tartriquage.
Absolument faux bien entendu, mais je pourrais le dire en Serbe que ce serait le même. Je suis définitivement un non initié. Je ne déguste pas assez. Je suis définitivement perdu. Peu importe je le redis : si tu tartriques, c’est un peu comme quand on chaptalise ou quand on met des copeaux de bois : si tu abuses ca se voit, enfin ca se goûte parce qu’on crée, effectivement un déséquilibre dans le vin. On peut chaptaliser à fond les manettes un vin sans extrait sec ou pas mûr , ca se goutera. On peut noyer de copeaux un vin sans matière, ca se goûtera. On tartrique trop ? Le vin paraîtra acide, mordant, déséquilibré. On me répondra à un moment que je suis un mauvais dégustateur. On me demandera où sont mes Crs, mes références. Soit. Le constat est le même. L’acide tartrique produit par le raisin est chimiquement le même que l’acide tartrique ajouté. Et là, je suis bon pour l’enfer mais j’ajouterai qu’un bon vigneron, qui n’a pas forcément vu la lumière mais qui n’a que sa bite et son couteau comme aurait dire le chanteur anciennement engagé Renaud, peut estimer que, malgré tous ses efforts à la vigne, un léger tartriquage améliorerait l’équilibre de son vin. Peut-être se trompe-t-il, mais il y a des chances qu’effectivement ca améliore son vin, ou pas. J’en sais fichtre rien. Ce dont je suis sûr c’est qu’il ne commet de crime ni envers l’environnement ni envers la santé humaine, ni, probablement, envers Saint Terouwar vivant et toutes les gentilles bestioles du sol Vivant.
Le monde dans lequel tu vis semble merveilleux !
Pas particulièrement non. C’est le monde d’un environnementaliste qui se pose des questions et essaye de sensibiliser les gens à la protection de l’environnement, à l’agriculture biologique (la vraie, celle qui ne se passe pas du progrès pour avancer et corriger ses erreurs). Un environnementaliste qui veut également consommer des vins bons, sans résidus de pesticides, sans danger pour la santé, raisonnablement protégés par du Sulfite. Un environnementaliste qui ne veut pas, ah non alors, qu’on le mette dans le même sac que des agriculteurs qui jardinent en fonction des constellations du zodiaque et de préparations qui (même si certaines, contenant de la silice p.e., sont efficaces) ont été « édictées » par un mec vers 1924.
J’ajouterais que cette phrase particulièrement illustre bien le mépris dans lequel ceux qui ont vu la lumière tiennent les malheureux qui n’ont pas encore senti la good vibe.[i]On pourrait facilement s’en passer dans ton monde et produire de très grands vin de terroir.
Je me trompe ?[/i]Confirmation. L’expression « ton monde »… sans commentaires. Mais si je me lâche, ca va pulser !:D
Ce sont ces acides variétaux qui donnent des acidités tranchantes, alors que les acides naturels donnent des acidités intégrées, harmonieuses.
Ouaw, là je suis largué… Et donc il n’y a pas seulement la bonne acidité naturelle et la méchante ajoutée… Il y a aussi la variétale qui coupe et la naturelle harmonieuse…. Bon si tu pouvais m’éclairer : Acidité variétale c’est quoi (malique, tartrique, citrique, succinique ?????) Sachant que les acides ORGANIQUES contenus dans le vin sont le produit de l’activité biologique de la vigne ou des levures, qu’est-ce que l’acidité variétale qu’est-ce que l’acidité naturelle ?????? Autre question : C’est quoi la minéralité du vin ? La plante fait-elle une différence entre l’azote, le potassium, le phosphore provenant de la roche (:S et quelle roche apporte naturellement de l’azote ?), ces mêmes éléments venant d’un bon caca de cheval, d’un mélange (hyper efficace) de purin d’ortie et de purin de consoude), ces mêmes éléments provenant d’un engrais NPK commercial ? Les autres minéraux : silicium, sodium, brome, chlore…. enfin, prenez le tableau de Mendell : quelqu’un a-t-il une analyse montrant en parallèle les taux de ces éléments : dans le sol, le sous-sol, la sève, le raisin, le vin en bouteille en fonction : de la nature du sol, du mode de culture. ce serait passionnant (je me demande si des mesures de ce types n’ont pas été faites en Alsace). Et là on pourrait discuter terroir et minéralité. A éviter SVP, les histoires d’eaux minérales, d’effets de sels minéraux sur le goût etc… on ne va pas apprendre à un belge à saler ses frites ! Un chimiste pourrait-il expliquer ce qu’est un milieu tampon ?
Il y en a d’autres mais moi aussi j’ai du travail.
Bonne journée.
PS : cela passe mal par écrit, mais le ton se veut cordial, c’est une discussion intéressante. N’en prend pas ombrage Franck, total respect pour tes convictions et ton boulot.
- 11 mai 2009 à 17h39
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Iris écrivait:
——————————————————-
> >
> Logique – vu qu’une règlementation pour une
> vinification certifié « bio » n’existe toujours pas,
> c’est en élaboration depuis des années, donc en
> attendant, plein de choses peuvent se faire en
> cave à partir d’un raisin issu de l’agriculture
> biologique. Attendons voir, combien d’additifs
> vont être autorisés, une fois ces chartes publiés
> et quelle transparence sera demandé au vignerons
> sur cela. Le fameux « contient des sulfites » pour
> tout le monde, sans autre spécification des
> valeurs et le dispense en dessous de 10mg/l SO2
> total montrent déjà, qu’on n’est pas bien avancé
> sur la voie de l’information du consommateur, pas
> plus en bio(et dynamie) qu’en conventionnel.Tout à fait Iris. Et quand bien même… avec une charte bio de vinif (il n’y en n’a pas une par Nature et Progrès ???), une chaptalisation avec du sucre bio ou une acidification avec de l’acide tartrique bio… le vin serait bio. Mais reflèterait-il un terroir ? Pas de réponse pour ma part. Mais je pense que là aussi, il s’agit d’opinion, pas de « vérité ». On peut vouloir du bio par souci écologiste ou par souci d’un produit sans « intrants toxiques ». On peut aussi avoir le souci d’un vin total-nature, total reflet de son terroir, sans intrants tout court. Il y a plusieurs plans de réflexions, plusieurs débats.
Ce qui est sûr, c’est que le discours qui consiste à opposer les méchants qui n’ont pas encore trouver la voie et qui, non content d’arroser la vigne au napalm, saupoudrent généreusement le vin de toutes sortes de poudres au chai aux gentils (biodynamistes évidemment) qui ressentent les vibrations du raisins et celles, encore plus douces, des levures et bien sûr laissent faire la nature, et c’est ce que je ressens au fil de ces pages, c’est du pipeau. La réalité (je ne permets pas de parler de vérité) est un petit peu plus complexe que cela.
Et c’est effectivement au moment de payer la bouteille que le consommateur doit être informé, pas embrouillé.
Bonne journée !
- 11 mai 2009 à 17h00
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Re-bonjour :
Une petite chose encore…
Quand je lis ça :Encore une fois, c’est comme pour comprendre ton terroir: temps que tu ne prendras pas en charge et que tu jugeras sans essayer, tu continueras à édicter tout un tas d‘a priori et non des vérités.
Ca me fait froid dans le dos. Et donc certains « édictent » des à priori et d’autres la « Vérité » ? Ben crotte alors, les bras m’en tombent.
- 11 mai 2009 à 16h38
- in reply to: Au fait, c’est quoi un vin de terroir?
Franck Pascal écrivait
Pour la fraîcheur du vin, certes l’acidité joue un rôle. Malheureusement, beaucoup de vignerons ou d’oenologues conseillent l’acidification partielle des vins lorsque les vins sont jugés trop mous ou manquant de fraîcheur, voir de bloquer la malo. Pourquoi ? Parceque les vins sont surtout variétaux. J’ai dégusté dernièrement un Vin Rare 2004. C’est bien fait, très fruité, très agréable, mais pour moi, ce vin a été tratriqué légèrement. Ce n’est d’ailleurs pas parfaitement intégré. Il y a un manque d’harmonie en bouche car l’acidité n’est pas organique. Un soupçon d’acides organiques en plus, produits par combinaison des acides de base du raisin et des minéraux issus du terroir aurait suffit à apporter la fraîcheur dont le vin avait besoin. Quand on accompagne un vin et un met, on ne cherche pas à faire de l’éclat comme lors d’un dégustation. Le vin doit apporter quelque chose au plat et laisser sa place au plat… c’est la magie de la nature de faire ça, pas des acides exogènes.
Bonjour à tous,
Je n’aime pas entrer dans ce genre de polémiques parce que très vite, si on n’est pas pro-bio ou bio dynamiste, ce qui est très différent, on est forcément anti. Et alors que je suis bio bobo à fond (avec même le buisson d’orties au jardin exprès pour les purins et tout…) je passe pour un méchant chimiste. Mais quand même…
Même les vins bio peuvent être tartriqués dans certaines limites, comme tous les vins. Le fait de tartriquer ou pas n’a rien à voir dans le fait qu’on soit conventionnel, bio ou bio-d. Si un vin est tartriqué, c’est justement que le raisin pour une raison ou une autre n’en contenait pas assez. Le fait de sur-tartriquer peut induire un déséquilibre évidemment. Mais le fait qu’on détecte une différence entre acide exogène ou acide « organique » endogène… c’est juste un problème d’équilibre.
J’ai peut-être mal compris, mais à la lecture du reste de tes textes Franck, j’ai peur que tu opposes un acide naturel fait par la plante avec un acide tartrique « tout chimique » du raisin. Ben non, parce que l’acide tartrique L+ oenologique, c’est kif-kif au niveau de sa formule et de son énantiomérie et donc du goût. On pourrait en effet arguer d’une différence d’arômes entre formes lévrogyre et dextrogyre (c’est le cas pour la carvone je crois dont les deux énantiomères ont des arômes tout à fait dissemblables : menthe verte et cumin). Mais ici, non, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’arômes mais de saveurs (acidité, sûr pour les belges(:P))
On pourrait avoir une différence avec l’acide métatartrique, mais ce n’est pas lui qu’on utilise pour le tartriquage (mais bien pour stabiliser le vin et empêcher les dépôts de tartrates) mais là aussi, même goût même odeur (enfin d’après les firmes, je l’accorde, je n’ai pas fait le test).Enfin, c’est un détail de toute façon. De façon plus générale, et même si, c’est vrai, »on ne sait pas encore tout », le discours biodynamiste contient une part de croyances et de religiosité. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Je respecte tout à fait ça et je bois même des vins bio-d et je dis même qu’il y a d’immenses vignerons bio-d (il y a aussi d’immenses vignerons, bio, conventionnels ou « bio non conventionnés »(:D). Je dis même que mes convictions politiques me poussent à boire bio.
Mais je dis aussi que le discours bio-dynamiste est un discours de convictions, presqu’un discours religieux et très peu scientifique. Et comme dans toute démarche liée aux croyances, la controverse Est parfois mal ressentie (l’adversaire devient souvent un vilain sciento-chimiste, sataniste de surcroit voire carrément un mec du Roussillon B). Je ne dis pas que c’est mal, ni qu’ils ont tort, je dis simplement que la bio-dynamie, c’est probablement (certainement) beaucoup de bon sens agronomique mais aussi beaucoup de foi, de croyances.
Mais ce que je n’aime pas trop, c’est la part de « pseudo-science » qui est distillée dans le discours bio-d. Là on mélange les genres et il y a tromperie sur la marchandise. Et allons-y avec la minéralité (si un intervenant pouvait montrer des chiffres, des mesures de teneurs en sels minéraux dans le sol, la sève, la feuille, le raisin, le vin en bouteilles en fonction : du sous-sol, du mode de culture… je lui en serais reconnaissant), la vie du sol, le terroir, les vibrations et le vin vivant… Je n’aime pas, parce qu’avec ces paillettes là, on fait avaler n’importe quoi au client. Ca me gêne…Marc H.
- 6 mai 2009 à 16h47
- in reply to: Cuisine moléculaire : l’additif passe mal
RaymondM écrivait:
——————————————————-
…plaisirs moins
> cérébraux mais combien plus sensuels 😎Tout est dit Raymond !
- 21 avril 2009 à 15h11
- in reply to: le salon des vins de terroir de Seclin (59).
Bonjour,
pas de Seclin pour moi ce printemps.Dans ce que je trouve pas mal il y a :
Domaine Magnien pour la Bourgogne
Bruno Cormerais pour le muscadet.
Château de Biran et ses cuvées de Pécharmant.
Domaine Bodineau en Loire
En Alsace, en pour certaines cuvées : Dom Haag, dom Aimé StentzBonne visite à tous !
- 20 avril 2009 à 18h03
- in reply to: Le Glass Tank… Le verre sans pression
sacha écrivait:
——————————————————->
> On peut (…) se féliciter que de plus en plus
> d’artistes de renom commencent à s’intéresser aux
> objets du vin!
>
>Tu l’as dit. On n’a pas fini de rire au moins. C’est vrai qu’une grosse vessie munie de son exutoire ( que je ne nommerai pas… mais chacun sait où débouche la vessie) c’est d’une classe folle.(:P)
- 1 avril 2009 à 19h56
- in reply to: « Wine Patrol » : un concurrent pour le Gunthar Club ? :D
alfonso écrivait:
——————————————————-
> c’est pour la lune que tu dis ça?:D
>
> ok, je sors….Ah mais là est tout le secret de l’harmonie avec la nature. Quand c’est pleine lune on montre la lune. Quand c’est jour racine…
Vraiment désolé, mais c’est le 1er avril… et encore je ne dirai rien sur la mémoire de l’histoire d’O.:P
- 31 mars 2009 à 16h09
- in reply to: « Wine Patrol » : un concurrent pour le Gunthar Club ? :D
oliv écrivait:
——————————————————->
> Quand je vois ça, je tiens à rappeler que les
> membres du Club sont des gens sérieux et qui
> savent se tenir !Nicolas Joly dans ses vignes ????(:D
- 4 mars 2009 à 15h25
- in reply to: corrélation crise / vin
Je respecte beaucoup François, entre autres parce que je ne le connais pas. Et je préfère, comme lui les a priori positifs. Je respecte sa passion, ses avis et même la sempiternelle dialectique qui est la sienne. Et contrairement à d’autres j’apprécie ses calembours. Pas la peine donc qu’il m’accuse de perfidie, attaque personnelle ou de communisme.
Mais la technique est TOUJOURS la même. Il faut bien le dire, même si tout le monde l’a compris depuis longtemps. Prendre la mouche pour un détail, quelques mots, sur un thread de plusieurs pages et ensuite confisquer, orienter le débat sur ce détail. Déplacer le sujet vers François Audouze, en appeler au respect, quasi aux droits de l’homme et transformer un débat intéressant en duel droite/gauche, riches/pauvres totalement contre-productif. C’est lassant, lassant, lassant.
C’est tellement plus simple que de répondre sur le fond. Le fond de quoi ? Et bien vous voyez que ca marche, on a presque oublié la question de départ…
- 4 mars 2009 à 15h11
- in reply to: corrélation crise / vin
Patrick Bottcher écrivait:
——————————————————-
> Jean-Marie,
>
> Je ne pense pas que le fait d’être intégré dans un
> système capitaliste et démocratique fasse de toi
> un homme de droite. Cela reviendrait à dire que
> tout progressiste est révolutionnaire, ce qui,
> quand je vois l’évolution du PS en Belgique et en
> France me laisse rêveur.
> Dans le même contexte, je ne vois pas où Hervé se
> prétend de droite….
>
> D’ailleurs François ne le décrit-il pas comme un
> activiste de gauche? 😀
>
> PS (non pas le même) : un tailleur m’a dit un jour
> que je portais à gauche…Patrick, tu le sais, nous le savons tous, enfin le clan des vilains activistes de gauche amateurs de vin je veux dire. Il y a sur ce thread quelqu’un qui tourne le débat en dérision, le confisque et tient des propos caricaturaux. Le coupable ? J’ai vu cités Jean-Marie Cade, Hervé Bizeul et JM Martinez. Bizarement, je n’arrive pas à adhérer à ce point de vue. Suis-je le seul ???
Moi non plus je ne suis pas de gauche, ni de droite d’ailleurs. Mes préoccupations dépassent ce clivage un peu désuet et simplificateur. mais de mauvaises langues disent que je suis une pastèque. Vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur.(:D
- 4 mars 2009 à 14h35
- in reply to: corrélation crise / vin
Hervé, JMM,
Arrêtez, arrêtez… puisqu’on vous dit que vous êtes des rêveurs et des démago… Et pourtant, c’est bête, j’aurais tendance à être d’accord avec vous. Je dois être un rêveur et un démago.
Alors puisque le hors sujet est largement atteint quelques remarques :
1. les vautours sont des animaux tout à fait honorables. Des merveilles d’un point de vue biologique et écologique.(:P)
2. Question de physique élémentaire qui me taraude : comment concilie-t-on un système économique basé sur une croissance continuelle avec le fait de vivre sur un bout de caillou dont le volume, les limites physiques sont finies. F-I-N-I-E-S ? Quelles solutions nos grands économistes trouveront-ils ?
Voilà, hors-sujet, mais quitte à voir l’apologie permanente d’un système qui atteint ses limites, se retrouve le nez enfoncé dans ses contradictions (pour ne pas dire autre chose), fallait que je mette mon grain de sel. Bref, un système pas si mauvais, je veux bien, mais qu’il faudrait remettre à jour, avec un soupçon de morale et d’intelligence (voire y imposer des trucs désuets comme intérêt public, long terme…)
3. c’est vrai que nous vivons tous dans un système et que finalement on en vit. Ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas le remettre en question. Vous vous rendez compte, si les français en 1789 avaient tenu le même raisonnement… ou bien les premiers néolithiques ?
marc
- 20 février 2009 à 19h04
- in reply to: De l’effet de la lune…
didier michaud écrivait:
——————————————————-
> lanèfle écrivait:
> ————————————————–>
> Plus simplement les hybrides que les anciens
> avaient planté en masse ici, c’est une honte
> d’avoir fait arracher tout cela tant c’était
> écologique. 😀
>
> DidierVoir ici. Ou encore ici (Ca dira quelque chose à laurentM)Exit merlot et grenache. Qu’on en profite tant qu’on en est à réformer les AOC:D
- 20 février 2009 à 18h43
- in reply to: De l’effet de la lune…
Jean-Michel COMME Pontet-Canet écrivait:
——————————————————-
> 100% des gens en « raisonné » pensent faire du
> « raisonné extrême ». Il y a même des gens en
> désherbage chimique intégral qui prétentent sans
> rougir respecter l’environnement.
> Les « coccinelles asiatiques » et autres « erreurs »
> du bio, ne sont que les erreurs de notre système
> de pensée qui ne voit pas plus loin que le bout de
> son nez.
> On peut rajouter la confusion sexuelle à la longue
> liste, au risque d’avoir les critiques des
> amateurs de cette technique.
> Tout est beaucoup plus complexe et subtil que ce
> que l’on imagine au départ.
>
> L’opposition bio / non-bio est un sujet sans fin.
>
> Parmi tous les intervenants, existe-t-il quelqu’un
> qui a changé d’idée ou évolué dans ses idées sur
> la question grâce aux discussions du forum ?
> J’en doute… mais j’interviens quand même !Mais je ne dis pas autre chose. Mais sincèrement, le plus naturel est de ne plus rien cultiver du tout… Du moment où on pante des milliers de pieds d’une même espèce sur un hectare, il manque juste le panneau « resto-oïdium anthracnose à 100m ». Donc quoi ? on laisse faire ? Ben non, après-guerre les progrès de la chimie ont permis de croire qu’on allait pouvoir complètement se passer de dame nature. Ca a été la période du tout chimique. cette période
appartient au passé. Même dans le raisonné il y a une évolution (les graines enrobées ca peut paraître dégueulasse, mais ca reste mieux à certaines points de vue qu’une pulvérisation.Le bio commet lui aussi des erreurs. Erreurs qui ont la même origine que celles des « tout chimiques » : ne pas voir plus loin que le bout de son nez. C’est humain malheureusement. Mais le bio, n’est ni un cul de sac ni une trouvaille d’illuminé. Les chercheurs cherchent et tatonnent. Hé oui, la confusion sexuelle n’a pas que des avantages. Mais une fois de plus, une bonne solution qui n’a que des avantages (sauf pour les vignerons, les amateurs de vins et tout un pan de l’économie) c’est d’arracher les vignes et de laisser se développer la végétation naturelle.(:D
Et effectivement faut pas limiter le débat à une guerre de chapelles. Mais je persiste à croire qu’une diminution drastique des intrants (tous y compris les cacas et les pipis de porc) est vitale pour l’environnement. et dans ce qu’on continuera à balancer sur les champs, il faudra veiller que ca ne dézingue pas la moitié du village d’à côté par « un effet à long terme des métabolites de ce produits à rémanence pourtant particulièrement courte » ni que ca se retrouve dans les chaînes alimentaires où les glaces du pôle sud (s’il en reste) ad vitam aeternam. Si possible enfin.
Sinon , il y a bien une solution pour diminuer les intrants (phyto en tout cas) à la vigne : les OGM.
OK, je m’en vais. Vous êtes priés de limiter vos projectiles aux tomates et de laisser les cailloux au sol…
PS : quand je dis que la viticulture n’est pas vitale hervé, je me fais l’avocat du diable ! 😉
- 20 février 2009 à 18h01
- in reply to: De l’effet de la lune…
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> A propos, la roténone, c’est toujours autorisé en
> agriculture bio ?
>
>
> LucLe cas de la roténone est très intéressant. C’est un insecticide de contact très efficace. On l’a d’abord extrait de plantes mais on en a vite réussi la synthèse. C’est donc une molécule naturelle (au départ présente dans la nature, les gentils) mais synthétisée par « l’industrie chimique » (les méchants). D’un point de vue environnemental, son emploi est intéressant parce que sa durée de vie est de quelques minutes. Il ne risque donc pas de se retrouver dans les nappes phréatiques, les chaînes alimentaires…
L’ennui est qu’on s’est aperçu que sa toxicité allait au-delà des insectes et qu’il y avait également des dangers pour l’homme. Pour l’environnement, le gros hic est que cet insecticide est peu (pas) sélectif. En gros il tue le puceron mais aussi la coccinelle qui mange le puceron ! Problématique donc dans le cas d’emploi d’auxilliaires. Une directive européenne en prévoit donc l’arrêt de la vente en automne 2008 et l’arrêt de l’utilisation pour l’automne 2009… sauf en France : une dérogation en prévoit l’utilisation jusque 2011.
Ce cas montre, qu’en matière de phytosanitaires, rien n’est simple. le bio est une réponse (à mon avis pleine d’avenir) mais pas encore parfaite. les chercheurs cherchent comme dirait l’autre.
Maintenant, comme l’a dit Hervé Bizeul vaut-il mieux 2 % de bio ou 100% de » raisonnés extrêmes » ? Je dirais qu’il vaudrait mieux 100 % de bio, mais d’un point de vue environnemental (comme je l’ai déjà dit dans mon précédent post). Maintenant, la situation économique, sociétale étant ce qu’elle est, j’aurais plutôt tendance à dire que hervé est le plus réaliste et pragmatique. Le problème de ce raisonné extrême est qu’il n’a pas de cadre légal et dépend du bon vouloir du vigneron. Et le raisonné « normal » n’est pas suffisant, loin de là.
Tiens autre erreur du bio (pas de la mouvance ni de l’esprit mais de son application commerciale) : les coccinelles asiatiques… une catastrophe environnementale en puissance. Mais bon d’autre part, le plus naturel vous savez, c’est de raser les vignes et de laisser faire la nature…
Bon après-midi
- 20 février 2009 à 15h06
- in reply to: De l’effet de la lune…
thierryl écrivait:
——————————————————-> Utiliser des produits chimiques en traitements
> dans les vignes dégradent considérablement
> l’environnement, or préserver l’environnement
> n’est pas une question de goût mais de nécessité.C’est un sujet très long à développer. Je n’en ai pas le temps. Néanmoins, disons qu’en temps que biologiste sur le terrain, je ne peux qu’abonder dans le sens de Thierry. L’évolution actuelle (vers la diminution du nombre d’espèces et d’individus) des populations aviaires, entomologiques (plus de papillons dans dix ans maxi, ca vous dit ?) en Europe est due à deux facteurs principaux d’une part la destruction ou la banalisation des habitats, d’autres part la pollution des chaînes alimentaires par des pesticides à forte rémanence. La réduction des quantités, des toxicités aigues et le temps de demi-vie dans l’environnement de notre arsenal chimique doit être diminué drastiquement. Point, on n’y coupera pas. Le bio n’est pas la seule solution mais d’un point de vue environnemental, c’est le plus simple et le plus radical. maintenant, il y a aussi des aspects économiques, sociétaux, ce n’est pas mon propos. Des choix de société. Voici un rapport très parlant, qui parle de l’agriculture mais en France, le vignoble c’est (de mémoire) 30 % des quantités d’intrants utilisés globalement en agriculture. Pour une culture non essentielle à la survie de Français (mais peut-être des belges ?B)-). ce rapport n’émane pas d’écolos bobos de salon parisien mais de l’inra.
Bonne journée.