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- 20 octobre 2010 à 15h28
- in reply to: Mets particuliers …
oliv écrivait:
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> Accord à privilégier : des vins secs comme un coup
> de trique… B)-
>
>Non je verrais mieux un vin juteux et tendu, pas le genre coup de gourdin.
Mouais… mais modérez votre consommation ! Sinon, gare à la biture !
Je ne sors pas, je largue les amarres…
- 20 octobre 2010 à 14h14
- in reply to: petite chronique de la haine ordinaire
Bonjour,
c’est pas bien Jérôme. Tu m’as fait retourner sur un site sur lequel je n’avais plus émis de clics depuis un sacré bout de temps. Pas surpris du ton condescendant et du ton ampoulé des imprécations. Surpris par contre de voir une fenêtre publicitaire s’ouvrir à mon premier clic sur ce site.
Je n’ai rien de viscéral contre la publicité et puis il faut bien remplir la gamelle (;)), mais ça m’a fait quand même rire par rapport à certaines positions passées.
De tous les guerriers picrocholins grenouillant et sautillant sur le web, invectivant tantôt la chapelle adverse, tantôt l’internaute crétin de base, dont je fais partie, le monsieur de ce site a quand même le mérite de présenter de la constance dans ses aigreurs. Je préfère soupirer sur la bêtise humaine et relire l’article sur Savennières ou l’une ou l’autre carabistouille vineuse des Gunthards, bref m’attarder sur ceux pour qui le vin est une fête.
On notera quand même une amélioration quant à l’aspect basiquement frontal de l’attitude : « l’un d’entre eux », c’est quand même moins rhinocérocien que l’inique rubrique sporadique « Jérôme Pérez au naturel ».
Malheureux !
Marc
- 14 octobre 2010 à 17h00
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
Jean-Michel COMME Pontet-Canet écrivait:
——————————————————-> Soyons clairs sur le sujet du fumier. Si on devait
> avoir des vaches à viande actuellement pour
> disposer de fumier, il faudrait avoir les prairies
> pour le foin ce qui n’est pas notre cas. J’ai bien
> reconditionné l’an dernier 5 ha de landes pour en
> faire une prairie pour les chevaux mais la
> sécheresse de l’époque puis le froid de l’hiver
> ont anéanti les plantules. Quoi qu’il en soit,
> avec 5 ha on serait loin du compte.
> On a bien 12 ha plantés en peupliers, endroits où
> on récolte les orties mais les peupliers sont
> encore loin d’être à couper.
>
> Dans tous les cas, il nous faudrait acheter du
> foin à l’extérieur ou acheter de prairies pour
> être purs dans la démarche. Mais c’est un autre
> métier.
> Je pense aussi que pendant des années, le poste
> « vin » financerait la rentabilité du poste « vaches
> à viande ».
> Même si tous les espoirs sont permis, je pense que
> l’on a d’autres sujets plus urgents à traiter que
> celui là.
> Pour le moment, mon fumier Pauillacais me convient
> très bien.Oui, mais enfin la démarche qui consiste à trouver son amendement à côté de chez soi est déjà amplement suffisante non ? Si on se place d’un point de vue pragmatique et environnemental et pas d’un point de vue dogmatique. Steiner, c’était les années trente tout de même, le contexte était différent. Et d’un point de vue environnemental, a vue de nez, (sans preuve scientifique quoi ;)), je me demande même si il ne vaut pas mieux offrir un débouché a des effluents de vaches viandeuses existantes que d’ajouter d’autres têtes…mais c’est du détail.
- 14 octobre 2010 à 16h15
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
Bonjour,
moi j’ai envie de dire merci à Jean-Michel Comme. Merci pour ce discours passionné, convaincu, mais ouvert et serein.
C’est le discours d’un homme de terrain et effectivement rempli de bon sens pragmatique.
Et c’est tout à fait respectable et même bien plus.
Et si Jean-Michel Comme me dit que la dynamisation est utile et qu’il l’emploie. Et bien soit. Je me fiche à la limite que cela reste inexplicable, non mesurable ou quoi que ce soit. Quel mal à cela après tout ?
Etre anti bioD ? Ridicule. Inutile. Malsain. Il y a moins d’intrants de toute sorte. On utilise du compost produit pas trop loin de l’exploitation. C’est merveilleux. c’est d’ailleurs un des points forts de l’argumentation de Steiner : une exploitation en auto-suffisance qui utilise entre autres sa propre production de matière organique pour la composter et l’utiliser comme fertilisant. Bon, ici, ce n’est pas tout à fait le cas. Mais le fumier est local. c’est quand même mieux que du guano chilien ;). On distingue quand même une réflexion sur la durabilité des démarches qui est vraiment admirable. Et en plus, j’ai de bons vins bioD dans ma cave.
Et donc, que des agressifs épistolaires viennent mettre le feu en insultant les gens, je n’apprécie guère.
Il n’y a pas d’antibioD ici… Mais simplement, des gens qui se posent des questions et qui n’acceptent pas d’avaler sans grimace des concepts qui heurtent… disons « la pensée strictement cartésienne ».
Attention, a aucun moment je ne mets en cause les affirmations de Franck Pascal, la forme péremptoire et agressive de ces affirmations, oui. Mais s’il me dit que pour lui la biod apporte un plus à ses vignes et ses vins, qu’il le constate et qu’il n’en démord pas. Aucun problème pour moi. Vraiment.
MAIS force est de constater que certains des préceptes principaux de la BioD (et de la bioD seulement, pas du bio labellisé) vont à l’encontre de tout ce que l’on sait en matière de physique voire de biologie. ce point seul permet de (se) poser des questions sans se faire jeter au rencart.
Non seulement les pratiques s’apparentant à l’homéopathie ne sont pas étayées par suffisamment d’études irréprochables ou pire s’appuyent sur des concepts entâchés de soupçons de fraude (la mémoire de l’eau) mais d’autres préceptes vont carrément à l’encontre des lois de la physique :
Ne serait-ce que le calendrier lunaire « amélioré » : qui ne s’appuie pas seulement sur l’aspect de la lune dans le ciel (et déjà là ni la luminosité de l’astre ni la gravitation ne rencontrent l’explication d’éventuels effets) mais tout bonnement sur la position de la lune par rapport aux constellations zodiacales, exactement comme l’astrologie.
Mais Franck va plus loin encore dans son expérience de l’invisible apparemment, même s’il ne veut rien en dire de plus. Là non plus, cela ne me pose aucun problème. Nous n’avons pas les mêmes standard, le même mode de pensée. Vive la diversité. Je ne crois pas à l’ésotérisme. D’autres doutent de la « science officielle ». Pas de problème.
Là où je tique, c’est quand on arrive de façon agressive rabattre le caquet des « caïds » pragmatiques de LPV, au nom de la Vérité, sans apporter le moindre argument, alors qu’il n’y a, dans mon chef en tout cas, qu’une envie, légitime je pense, de pouvoir confronter des points de vue forts différents. Et qu’ on le veuille ou non, il y a un peu ici opposition, non pas entre biod et conventionnels (je pense que le discours de JM Comme le montre bien) mais bien entre des gens de formation scientifique et partisans « de l’invisible inconnu ».
J’estime qu’on a droit de poser des questions de débattre, sans se faire traiter de tous les noms.
Non ?
- 13 octobre 2010 à 11h17
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
Bonjour,
les bras m’en tombent !
Quelle agressivité ! Laide et petite façon de couper court à la discussion. Et puis il y en a qui font voeu de silence sur LPV à cause « de l’esprit trop critique à l’égard du bio » de la « ligne éditoriale ».
C’est le niveau zéro de l’argumentation, je suis désolé de le dire.
Tiens, je vais faire ma vierge effarouchée : je quitte LPV devant tent de haine et la présence d’un lobby si agressif. Dites les journalistes vineux francophones, on leur remonte le mécanisme en automne ou quoi ?
Marc, qui cette fois, rit quand même un peu jaune.
- 11 octobre 2010 à 21h02
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
enzo d’aviolo écrivait:
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> mais ce qui peut être « immoral », c’est le prix
> qu’on peut y mettre pour du vin (du moins c’est
> ainsi que j’ai traduis le propos de Jérôme), si on
> te les donne c’est autre chose, il n’est pas
> immoral de boire des bouteilles chères quand on
> les paie pas.:)oOh là ! mais c’est un peu particulier ça … Donc c’est immoral (ou amoral) de vendre et acheter des bouteilles à des sommes astronomiques. Mais par contre s’il y a moyen de goûter gratos, ça va.
j’ai un peu de mal.
- 11 octobre 2010 à 20h47
- in reply to: Mets particuliers …
Patrick Bottcher écrivait:
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> Kwaaaaaaaaa ? La nèfle, comment un homme aussi
> sylvestre que toi, étalon rompu à toutes les
> techniques de survie en sous-bois, peut-il à ce
> point être réducteur vis à vis d’un plat sui
> simple que tu peux déguster les yeux dans les
> yeux…
>
Ben justement patrick, dans les sous-bois, on trouve rarement ce genre de mets…- 11 octobre 2010 à 19h44
- in reply to: Mets particuliers …
oliv écrivait:
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> Un thon vous fait de l’oeil pendant vos courses,
> que faire ? (:P)
>
>
> Source
> https://trifter.com/practical-travel/world-cuisine/
> people-eat-the-weirdest-things/Ah Oliv, pitié n’en rajoute plus… Et tu le manges comment là ton oeil de merlan frit ? A la coque avec des mouillettes ? Et avec quoi ? Un blanc cristallin ? Un vin nature à la robe louche ?
Et bien sûr tu dégustes tout ça à l’aveugle.
Pouah !
- 11 octobre 2010 à 19h14
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
Enzo, Claude,
La citation exacte de Desproges est « Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches », comme l’a déjà fait remarquer Gilles, ci-dessus.
On pourrait ajouter « l’argent ne fait pas le bonheur des pauvres » (Coluche). Ce sont des formules d’humour grinçant, faites pour faire réfléchir, pas pour énoncer une vérité intangible.
Prière de ne pas me faire dire ce que je ne veux pas dire au travers de mes notes d’humour vaseuses. Mais bon, ce que je me demande par là, c’est combien de pauvres refuseraient la fortune ? Et autrement, sans faire du social à bon marché, laissons donc les pauvres, les vrais, de côté. Parlons de nous. Et formulons autrement : combien d’entre-nous se draperaient-ils dans leurs principes si on leur offrait un accès régulier aux Yquem, lafite et autres Petrus ? Combien d’entre-nous diraient pas pour moi, c’est immoral.
Alors, Enzo, ma réponse, tu la connais. Le mur est devant nous. Mais c’est un avis tout personnel.
- 11 octobre 2010 à 16h23
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
monlogin99 écrivait:
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Je n’imagine même pas son
> calvaire s’il était né à Liège ( peut-être qu’on
> dirait la messe avec de la Stella Artois …. )Euh… Luc, on ne pourrait pas viré ce monsieur ?
A Liège, c’est Jupiler, hérétique. La stella, c’est à Louvain…
(cela dit, tout ça est Brésilien maintenant, alors….)B)
- 11 octobre 2010 à 15h33
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
Luc Javaux écrivait:
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> Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez besoin des
> méchants modérateurs pour faire la police et vous
> empêcher de vous fâcher sur des questions touchant
> à la politique ?
> LucOh oui Luc, faites nous maaaaaal vilains modérateurs !
Bon, moi, je pense avoir compris que finalement le prix des GCC n’était pas dicté par la loi de l’offre et de la demande parce qu’ils ne s’inscrivaient pas vraiment dans un cadre de libre concurence. Bon avec le DRC, je me disais bien… difficile d’avoir de la concurence… quand on parle de terroir… mais enfin.
Maintenant, je n’ai pas encore compris si c’était moral de vendre une bouteille de vin à 1000 €. Et malheureusement, je crois que je vais rester sur ma faim. Bon, mois je trouve ça hallucinant. Et je l’ai déjà dit, je m’en fous un peu, j’ai assez de folies à commettre pour des vins magnifiques dont le prix peut grimper (dans mon échelle du possible) jusqu’à une bonne 40 aine d’euros. Que voulez-vous je suis un gauchiste pauvre, mais dire ça, c’est honteux alors que je me permets de mettre un prix pareil dans 75 cl de jus de raisin fermenté. Maintenant, cela ne veut pas dire que je ne ferais pas des bonds de joie si je découvrais un jour dans une des vieilles demeures habitées par de gentilles vieilles dames qui pullulent dans ma région, une cave voutée remplie de crus classés, de romanées, d’yquem etc… Et que la vieille dame me dise, « pour vous remercier de m’avoir dit ce qui clochait avec mes azalées, vous pouvez prendre quelques bouteilles ». Un vieux fantasme. Donc inutile de me traiter de buveur du dimanche : moi aussi si les icônes étaient à ma portée j’essaierais. Seulement, je n’aime pas me faire du mal pour rien et je sais qu’il y a plein de découvertes à ma portée. Alors ce qui n’est qu’un fantasme aussi lointain que mars…
Alors l’interrogation quant à la morale des proprio qui se disent « il y a des gens prêts à mettre 1000 € dans une bouteille de mon vin, je ne vais pas me gêner » me paraît un peu vaine. Chacun y répondra à l’aune de sa propore morale et en nos temps de doutes désertés par le religieux ou la bonne andouillette maison comme par le rationalisme (mais alors dans quel état j’erre ?), le bien et le mal sont des notions un peu élastiques.
Pour ma part, j’ai bien ma réponse personnelle : le prix des GCC, en matière de morale et d’orientation politique, ne sont qu’un épiphénomène qui s’inscrit bien dans la moralité générale de la société. Je ne sais pas si c’est moral dans l’absolu, mais le fait est que cela s’inscrit dans un mode de pensée dominant, général, banal, monstrueusement et naturellement humain. Il a existé de tout temps, il est inéluctable et quand des beaux faiseurs d’idée comme l’étaient un Karl Marx ou un Jésus-Christ (un autre coco célèbre), ont imaginé autre chose, cela a été dévoyé par cet esprit humain dominant. Je ne parlerais pas de « bien pensance » mais simplement de pensée facile, naturelle.
Le prix affolant des crus est-il moral ?
Si on se pose cette question, on est obligé de s’en poser d’autres plus fondamentales à mon sens. Mais c’est ouvrir là la boîte de Pandore.
Est-il moral que des gens puissent se payer une boutanche de pinard à 1000 € ?
Est-il moral que pendant ce temps là des gens peinent à s’acheter à manger ?
Et le prix de la petite sibérie ou des vins de Zind ou de ceux de Dagueneau sont ils plus ou moins moraux vu que eux, même s’ils sont plus faibles, ne concernent finalement pas des légendes historiques ?plus loin encore mais raccord…
Est-il moral qu’un patrimoine culturel soit exploité en monopole ? (DRC, Château Grillet, LA Coulée de Serrant )
Est-il moral de maintenir de la vigne donnant un vin classé destiné uniquement à une minorité de nantis sur des surfaces de terrain qui pourraient être utilisées à autre chose ? et de là d’embrayer :
Est-il moral de maintenir en culture des vignes subventionnées dont des vignerons sous-payés peinent à vendre le produit au prix de revient, tout ça pour produire une piquette vendue en supermarchés ?
Est-il moral d’asperger gaiement ces vignes-là, plus que d’autres encore, de fongicides, herbicides, engrais divers, voire de parler d’irrigation ?
Ne serait-il pas plus moral de réorienter ces viticulteurs vers un métier moins ingrat et de réorienter leurs terrain vers la production vivrière ?
Mais alors, pourrait-on émettre l’hypothèse que notre système agricole dans son entièreté n’est pas moral ?Et ces « pauvres » (sauf qu’il n’y a pas que le pauvres qui vont là) qui s’achètent du bordeaux à moins de 2 € la bouteille chez les hard-discounters, sont ils moraux ?
Des questions sur la moralité de notre société, il y en a beaucoup à poser… Mais elles se résument à une grosse question : Une société qui prône la réussite matérielle, la compétition, la croissance à tout prix, le chacun pour sa pomme et le pognon à tout prix comme valeurs essentielles (en tout cas comme valeurs ayant pignon sur rue, avouez qu’on parle plus de ces valeurs là à l’heure du prime time, que d’autres valeurs…) est-elle vraiment morale ? Et qu’on accuse pas les méchants riches : En tout pauvre, il y a un riche qui sommeille… Moi je crois que dans le cadre de cette société là, vendre du vin à 1000 euros et se le voir acheté, c’est hyper-moral, au contraire…
Bonne journée sous le soleil.
Marc, optimiste qui s’ignore…
- 7 octobre 2010 à 22h10
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
hadrien écrivait:
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> Je reste étonné par les raisonnements à partir du
> prix de revient.
> déjà, il est faux, c’est nettement plus que 15
> euros.
> Ensuite, admettons que je possède Lafite. On me
> dit de le vendre à 30 euros la bouteille.
> qu’est-ce que je fais? Je vends la propriété, le
> calcul est vite fait: 100 Ha à 10 Millions d’euros
> l’Ha, prix probable, me font un milliard d’euros,
> qui, placés à 2%, rapportent 20 millions par an,
> soit 200 euros pour chacune des 200.000 bouteilles
> produites.
> On ne trouvera donc personne pour vendre Lafite à
> 30 euros, CQFD.En même temps si lafite se vendait 30 euros est-ce que l’Ha vaudrait 10 M d’euros ?:D
moi j’ai bien aimé la dernière intervention de Thierry L. Merci Thierry : qu’en mots simples et clairs ses choses là sont dites.
Bon reste les notions de morale… Est-ce moral de s’enrichir ? Non bien sûr, c’est très mal. En même temps, si on me proposait la fortune… je ne dirais pas non !
Alors est-ce moral de vendre du vin à 1000 euros en sachant qu’il y a des mecs qui vont l’acheter ? Est-ce ennuyeux pour les amateurs passionnés mais pauvres, oui. Ahurissant de voir 75 cl de jus de fruit fermenté à 1000 euros, assez. Mais moral ? Y a-t-il seulement de la moralité à mettre là-dedans ?
Est-ce moral de faire de la musique, de la peinture, de la sculpture, du cinéma et de s’enrichir énormément en faisant quelque chose de « futile » (mais si indispensable) ?
Sincèrement, si on faisait attention au poids des mots, comme François qui utilise avec la légéreté du panzer dans les prés de pâquerettes, le terme lynchage…
S’enrichir au mépris de tout c’est immoral, Faire du fric à tout prix, sans rien produire en échange et en servant de la spéculation, des délocalisations et des mises à la porte comme leviers sans se soucier de la pérénité de l’outil ni de rien d’autre, c’est mal, con et égoïste.
Fabriquer et vendre des armes, c’est pas beau. Affamer, battre des gosses, c’est dégueulasse. Mais vendre du vin à 1000 € à des gens qui n’ont pas le couteau sous la gorge, c’est immoral envers qui ? Envers des amateurs qui par ailleurs disent que les GCC c’est surfait et qu’il y a aussi bien pour moins cher ? Entreprendre et employer des gens, à priori, c’est plutôt une bénédiction.
Cette discussion est vraiment en train de se transformer en lutte des classes à l’ancienne avec tous les clichés…
Et là ce n’est pas le lieu. Surtout qu’un gauchiste assumé comme moi commence à se sentir un peu oppressé dans toute cette atmosphère décomplexée libérale. 😉
- 7 octobre 2010 à 21h45
- in reply to: Bettane 2011
Je ne suis pas d’accord Thierry.
Il y a plusieurs degrés de passion et d’amateurisme, même sans parler de débutants. Des gens qualifiés comme Michel Bettane ont plus que jamais leur place.
Ces gens là ont une expérience, des contacts dans le milieu, une vue globale sur le monde du vin, les millésimes… qu’un amateur peut difficilement égaler. En plus ils ne font pas de fautes, bonheur suprême.
Ca ne les autorise à traiter les gens d’abrutis sans prendre de gants. Ca n’autorise pas à dire que l’avis des internautes c’est du pipi de cigale.
Mais cela autorise-t-il les internautes à poursuivre les diptères qui ne veulent pas ?
Laissons couler que diable… J’en vois, j’en entends, qui sont chauds-bouillasse. Si Paris valait bien une messe, la petite saillie de Monsieur Bettane ne vaut vraiment pas qu’on se fesse.
Quant à l’utilité des guides… Un guide est un guide. Il oriente l’un. Il mène l’autre par le bout du nez. La faute n’en incombe pas au guide mais au suiveur…
Nous sommes des hommes heureux qui avons plus de sources d’info à recouper que jamais au cours de l’histoire. Encore faut-il faire le tri.
Buvons un coup !
- 7 octobre 2010 à 21h09
- in reply to: Bettane 2011
En même temps… il faut replacer la saillie malheureuse de M Bettane : le « lynchage » un peu vif et rapide de Michel rolland avec cette hisotire de coca-cola…
Bon de là a traiter les gens d’abrutis, comme le fait d’ailleurs aussi un peu Thierry Debaisieux…. c’est excessif. Cette généralisation est excessive et blessante.
Personnellement, je m’en fous un peu vu que je suis un potache. Et que le doute m’habite plus que les certitudes, du moins je le crois. Je comprends néanmoins les gens qui mettent leurs tripes dans ce qu’ils font sans en retirer un cent comme le sanglochon. Après s’entendre dire qu’un internaute intelligent, il se tait d’une part et que d’autre part et en gros, les intervenants de lpv c’est une bande de baltringues dysorthographiques…
Mais en même temps, si on réfléchit un peu au contexte, à l’heure tardive, si on lit entre les lignes… ce n’est quand même pas exactement ce qui est dit par Thierry… et probablement que Bettane est trop occupé pour lire tout ce qui se fait sur le web…
Et puis, je suis étonné de voir les gens avec la tête si près du bonnet. Je trouve depuis quelques semaines ou mois que ça ne finit plus de se fritter pour des idioties sur le web vineux et vas-y que je t’envoie un skud depuis mon forum bourguignon, et vlan une pique depuis mon ch’ti blog, et paf un peu de pefidie depuis mon refuge de derrière caprin, et boum une réponse façon panzer sur LPV…
C’est un peu dérisoire, un peu triste, un peu top sérieux… alors que d’autre part on parle de vin… de vin bon sang !
Et que pendant que toutes ces énergies se dissipent, il y a de vrais vilains qui aimeraient ne faire boire que de l’eau à nos enfants…;)
Au lieu de s’occuper des toutes petites phrases d’un Critique Dégutateur Majeur… si on ouvrait une bouteille ?
- 5 octobre 2010 à 14h48
- in reply to: Bettane 2011
mauss écrivait:
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>> l’explosion inouïe des fora (merci du pluriel
> latin)Euh… il me semble que « forums » est admis et même conseillé par la plupart des dictionnaires. Il y a même un exemple dans le dico de l’académie françoise.
Oui je sais, avec cette intervention il n’y a pas que les forums qui risquent d’exploser, les mouches aussi….
Cela dit, les mouches, les mouches… entre ceux qui estiment avec un humour aussi inimitable que très personnel qu’un amateur intelligent est un amateur qui la ferme et ceux qui invoquent les mânes des albigeois et de Jeanne d’Arc (on a bien parlé de bûcher non ?), sans compter le spectre hideux autant que discret de l’inquisition terrrrrrible sévissant sur LPV….
Je me dis quand même qu’on est loin des valeurs d’humanisme et de partage véhiculée par la Civilisation du Vin (vous savez celle qui recule quand le rouge nature fait des bulles).
La passion mène-t-elle forcément à l’excès ?
Marc
- 1 octobre 2010 à 17h22
- in reply to: Domaine Vincent Stoeffler, Barr
CR: Stoeffler Riesling Vieilles Vignes 2005
Une belle tenue de bal façon Vienne et ses lustres d’il y a longtemps : cristal et lumière, ors impériaux, larmes de crocodile.
Ca te laisse pas les naseaux indifférents, pour sûr. 10 sur 10 du côté de l’expression. Du soleil, du fruit : citron avec une nuance confite, épices, cire. Très différent et sans doute moins ostentatoire que le 2004 avec ses arômes passion. Mais quand un net parfum de Sauge sclarée apparaît à l’aération, il faut avouer que ça devient assez sexy.
Ne m’envoyez pas les chiens si vous ouvrez ça avec des huîtres. ! C’est un demi-sec assumé. Soyeux au tout début avec une vivacité drue et nette qui ne fait qu’augmenter jusqu’à la fin. Il y a de la matière, de l’épaisseur. Le citron confit, le miel, les fleurs sont expressifs et joyeux. Comme souvent, je ressens de la réglisse en finale, finale de 20-25 secondes qui s’avère très saline. Le vin est tendu, salivant.
dans les jours qui suivent, les arômes se simplifient sur le citron confit et la réglisse mais pendant trois jours au frigo, la structure ne bouge pas.
Au niveau de l’équilibre, l’amateur de demi-secs trouvera son compte. Plus subtil que 2004, il est moins marqué par les arômes de fruit de la passion. Il me semble un peu plus riche aussi.
EDit important (qui me fait rougir jusqu’aux racines : c’est le 2005 que je vous décris là. J’ai noté 2004 dans la version originale. Je rectifie donc le tir, ce qui rendra la description plus claire. merci Sylv1.
- 1 octobre 2010 à 16h36
- in reply to: Domaine Philippe Naddef
CR: Domaine Philippe Naddef, Bourgogne Pinot Noir, 2005
Robe : Un rouge foncé mais translucide encore. Une honnête couleur de pinot. Rouge pur, brillant, velouté.
Nez : Ah mes enfants ! Faites tourner les serviettes, Pinot, pas simple flic débarque ! Voilà du bourgogne bien aromatique mêlant une animalité certaine à de la sauge, à de belles nuances de cassis, de vin de mûre et plus discrètes, de framboise. Il y a aussi une nette note florale, tendance pivoine. Après 4 heures, le caractère un peu fauve reste prononcé, s’y ajoutent des notes de liqueur de myrtille. C’est le bonheur à t’en tirer des larmes. Je peux te dire qu’à la tablée, ça cause plus, ça se recueille, ça sirote. Chacun plongé dans les souvenirs de son enfance et du verger de Mamy !
Bouche : C’est peut-être un générique, mais signé Ennio Morricone alors. Le clan des Siciliens ? Non, plus doux. Ton cul sur une souche dans la forêt tu t’écoutes « Mission » parmi sittelles torchepots et pouillots siffleurs. Une matière fluide, bâtie de bout en bout sur une belle fraîcheur. Les tanins sont très assagis, secs mais raisonnablement, un générique te dis-je. Les arômes de cassis, de fraise, de violette sont éclatant et compensés, pour le sérieux de la chose, par un léger côté épicé. La longueur dépasse les 12 secondes.
Le lendemain : La réduction a quasi disparu laissant place à un fruit pur, mûr, aromatique de framboise et de violette. La fraicheur est juteuse, les tanins juste comme il faut.
Impression générale : Quand j’ai goûté les 2005 rouges de Naddef, il y a deux-trois ans, je me suis dit : wouaw, ça va devenir bon ça ! Et ben pour une fois, je ne m’étais pas vautré. Quand je goûte maintenant cet excellent bourgogne régional qui offre tout ce que j’attends d’un tel vin, après 5 ans, je me réjouis de boire les villages et les crus dans quelques années.
- 29 septembre 2010 à 20h54
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
enzo d’aviolo écrivait:
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>
> la loi de l’offre et de la demande dit que le prix
> se fixe par la rencontre offre/demande. quand le
> prix est fixé par l’offreur sans considération de
> la demande, il ne réponds plus à ce principe, donc
> plus à cette loi.
>Mais Enzo, l’offreur, il la considère la demande. Il sait bien que son machin classé va partir comme des petits pains. Peut-être plus en France, mais bien en Chine u en Inde. Et ce n’est pas parce que les français sont plus malins et ont du goût, c’est parce que les chinois et les indiens ont les sous…:D
- 29 septembre 2010 à 20h44
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
Je trouve que les arguments de François, Flo, Math, Hadrien et consorts sont très convaincants et à vrai dire presqu’imparables.
Des mecs qui savent que leur produit est une légende et un symbole de luxe et de raffinement (pour certains en tout cas) proposent un prix exhorbitant et d’autres mecs qui en ont les moyens raflent tout. C’est indéniable. Qu’on appelle ou pas ça l’offre et la demande ne me semble que très secondaire.
Que ceux qui sont en mesure de se payer ces icônes soient en partie d’infâmes nouveaux riches au mauvais goût ostentatoire et qu’une part des Clos d’Ambonnay qui se vendent terminent aspergés sur le corps nu d’une jeune starlette décolorée, peut-être.
Que des gens fortunés les achètent aussi par goût est également indéniable. On peut toujour ergoter sur leur curiosité d’amateur et sur la part d’histoire, de légende et d’image qui conditionne leur amour pour ces vins, mais c’est vain je pense.
Du reste, je ne comprends pas trop ceux qui s’acharnent à dire non ce n’est pas l’offre et la demande, c’est la course à qui s’en mettra plein les fouilles. N’est-ce pas là une lutte des mots ?
Enfin, bien que les écrits de Jérôme Pérez et Enzo me laissent subodorer que nous sommes « du même bord », je ne parviens pas à comprendre ce qui les choque tant dans le prix des GCC. Ni en quoi c’est si grave que des mecs qui en ont les moyens se les offrent quelles que soient leurs motivations ?
Personnellement, si je m’émeus beaucoup pour les vignerons que je rencontre sur les foires qui font des vins fort plaisants mais qui peinent à les vendre, même dans le Bordelais, le prix des GCC… excusez-moi mais ça ne me tracasse pas trop.
En fait je ne sais pas trop contre quoi m’offusquer : le prix de ces vins ? Le fait que certains peuvent se les payer et se les paient ? le fait que d’autres ne peuvent pas se les payer ? Je n’arrive pas à voir le prix de ces GCC autrement que comme un épiphénomène. Expliquez-moi.
Amicalement
Marc
Edit : bourré de fautes !
- 29 septembre 2010 à 20h21
- in reply to: Le vin et la loi de l’offre et de la demande
enzo d’aviolo écrivait:
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> « Alors disons plutôt : les acheteurs peuvent
> s’abstenir (et là, patatras, plus de
> transactions). »Dire qu’il suffirait que les mecs n’achètent plus pour qu’ils arrêtent d’en vendre !