jphi

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  • jphi
    Participant

    Une vente de fou va avoir lieu chez Christies à Genève en mai. Je me demande comment les acheteurs vont se comporter à celle-ci…

    Christies

    jphi
    Participant

    Parker himself dit aujourd’hui qu’à ce prix-là il est persuadé que les 1ers se vendront sans problèmes…

    Si pour ce prix-là on a le « meilleur » à un temps t + x (notes des pros comparées en long et en marge évidemment) ou pour certains à tout le moins le sentiment d’avoir le meilleur de ce qui se fait en rive gauche ou à Bordeaux en général, et effectivement bien entendu que le millésime est de qualité, je ne vois pas le problème.Si certaines personnes ont acheté des 2006 ou 2007 au prix fort parce qu’ils ont les moyens de le faire, who cares ?? Les spéculateurs l’auront sans doute dans l’os et ça pose un problème à qui ? Ceux qui les boiront l’auront fait en connaissance de cause eut égard à la qualité.
    On lit souvent bcp de choses peu flatteuses (parfois à juste titre) sur le comportement mercantile des propriétaires de 1er crus classés, mais si qqn peut me (nous) donner/rappeler les prix des derniers millésimes de Clos de Tart et des Hermitage de chez Chave, on risque d’y voir une « légère » augmentation… Seulement justifiée par l’amélioration qualitative ? Si qqn a un prix primeur 2008 pour ces 2 domaines (même si la qualité des millésimes est difficilement comparable entre région), ce serait intéressant.
    D’ailleurs les grands noms du Rhone ont bien profité de la sur-médiatisation du millésime 2005 encensé à Bordeaux pour augmenter leurs prix également (alors que dans cette région on peut se demander si le 2005 est vraiment le millésime du siècle).

    Ce qui pourrait être marrant c’est l’écart de prix (historiquement constant ?) qui va peut-être diminuer entre les seconds et les premiers…

    To be continued…

    jphi
    Participant

    A noter pour être tout à fait exact sur les prix de vente à Deauville qu’il faut ajouter 18% de commission sur le prix marteau donc le 2005 est parti à 43.3 euros la bouteille. C’est amusant/curieux de voir que Clinet 2005 est un des rares pomerol à chuter sérieusement par rapport à son prix primeur (La conseillante, Evangile, La fleur Petrus etc tiennent le coup beaucoup mieux). Alors que la cote des pros n’étaient pas mauvaises finalement. Parker lui ayant mis 92 je crois.

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Sociando 1986 je peux donner mon avis (d’ailleurs je l’ai déjà donné sur LPV). Je l’ai bu il y a 2 ans environ. Je n’ai absolument aucune crainte sur son potentiel de longévité, il était loin d’être en phase de déclin (Parker d’ailleurs dans son dernier book de bordeaux le juge buvable jusqu’en 2030 de mémoire avec une note de 90 je crois). Par contre, comme Bob le souligne également, on peut ne pas aimer ce vin car il ne dégage pas vraiment de joie de vivre. Mais c’est une expérience intéressante (surtout à l’aveugle quand on ne connait pas le millésime…). A carafer peut-être pour qu’il s’ouvre un peu plus (dans mon cas c’était ouvert/servi).
    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Pour fêter je ne sais pas trop quoi (on va dire la fin de championnat de tennis de table qui nous a vus nous sauver finalement sans passer par la case « barrages »…), je me suis décidé à ouvrir un Troplong-Mondot 1989. Jolis commentaires en général chez les pros et Neil Martin l’ayant regouté récemment, c’était parti…

    Le souvenir de 2 précédentes bouteilles de Troplong Mondot 1989 (la première ouverte au restaurant et la seconde fois chez un ami donc de 2 sources bien différentes) m’avait laissé de sérieux doutes si ce n’est sur la qualité du vin mais certainement au moins sur la qualité du bouchon. Ceci pouvant entrainer évidemment de sérieux problèmes de qualité de la bouteille en elle-même. Je laisse donc chambrer la dite bouteille (niveau dans le goulot) 2 heures environ et j’attaque le bouchon dans lequel, comme les 2 premières fois, le tire-bouchon s’enfonce comme dans du beurre… Belle qualité de bouchon !! On est loin de ceux d’Angelus… Ici au moins j’ai un tourne-bouchon et j’arrive à l’extraire sans le bousiller complètement dans la bouteille. Et contrairement à mes premières expériences, ici le vin à l’air buvable d’entrée ou à tout le moins sans défaut apparent. Je le laisse épaule dégagée 1/2 heure avant le diner (déjeuner pour les Français…).

    Robe légèrement tuilée mais ne faisant pas ses 20 ans. Nez plutôt discret , un peu de café, un peu de bois. Pas de senteurs particulières de merlot très mûr. En bouche, attaque franche, vin plutôt musclé et corsé, belle puissance et équilibre général au rendez-vous. Tanins bien enrobés et encore présents pour soutenir le tout. Et se terminant par une belle longueur. Au final une franche réussite indéniablement (si ce n’est ces problèmes de bouchons aléatoires). J’aurais bien aimé avoir un nez un peu plus exhubérant (caractéristique à laquelle j’apporte également beaucoup d’importance). Je ne crois pas au vu de cette bouteille qu’il évoluera encore beaucoup mais il en a encore sous la pédale pour un temps certain…
    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Tout à fait Thierry !!

    J’ajouterai pour la forme que j’estime correcte la cote de Parker sur ce vin (92) mais un peu plus difficilement celle du WS (98). J’ouvrirai une autre bouteille dans le futur histoire de confirmer ou infirmer ma première impression… Le 94 m’avait paru (contrairement à toi Luc) plus charmant que le 1988.

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Bouteille bue ce samedi soir après qq bières, 1 Hermitage Remizières cuvée Emilie 1999 rouge et 1 NSG 1er cru 2002 de Michel Gros donc les conditions n’étaient peut-être pas optimales pour ce vin mais il s’en est bien tiré.
    Débouchonné et servi directement (une habitude chez moi) mais néanmoins sorti de la cave 4 heures avant. Très belle qualité de bouchon ça fait toujours plaisir à voir (même si vu le prix cela devrait être toujours le cas, on est parfois loin du compte).
    Les conditions de luminosité n’étaient pas non plus optimales (lumière plutôt tamisée) mais la robe ne faisait pas ses années.
    Le nez n’évoquait pas non plus d’arômes tertiaires donc deviner son âge au premier abord était relativement difficile. Nez discret mais de bonne complexité qui fait penser que l’on a qqch d’intéressant dans le verre.
    En bouche, belle matière, tanins fins et bien encore présents, manque un peu de diversité/complexité, plutôt monolithique mais belle persistance. Rapporté à son âge c’est plutôt impressionnant (il ne les fait pas ses années) mais dans l’absolu, il lui manque l’étincelle des grands millésimes je dirais.
    Jean-Philippe

    • in reply to: Penfolds
    jphi
    Participant

    CR: Penfolds Grange 1999

    Première découverte avec cette cuvée. 100 % Syrah cette fois-ci il parait que c’est plutôt rare pour la cuvée.

    Non carafé et servi directement après ouverture (ce qui n’est pas vraiment préconisé sur l’étiquette de la bouteille soit dit en passant…). Finalement c’était très bien comme ça. Nez complexe bien différent de ce que j’ai déjà rencontré dans le « haut de gamme » en Rhône Nord mais les arômes de boisé/torréfié phagocytent un peu trop les autres arômes à mon goût. En bouche, c’est plein, puissant avec des tanins de grande qualité sans astringence aucune (c’était une année plutôt « froide » il parait en 1999 là-bas…). Très belle finale et comme dit Alain, potentiel de garde indiscutable. Finalement qualitativement parlant, c’est du tout bon et il faut effectivement essayer une Grange une fois dans sa vie pour se faire une idée…
    Dans ce cas-ci je ne peux lui reprocher que certains arômes empyreumatiques prenaient un peu trop le dessus sur le reste.
    Le lendemain et le surlendemain (sous wine-preserve), le vin avait à peine évolué, c’est dire…
    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Du côté de St-Julien ,

    LLC 95
    Ducru Beaucaillou 94
    St-Pierre 93
    LB 91+
    LP 91
    Lagrange 91
    Branaire 90+

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    C’est bien sur le côté de la capsule.
    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Petite info sur ce millésime de Lafite 1986 : le chateau « dessiné » sur la capsule est jaune cette année-là. Le chateau me l’avait confirmé car j’avais déjà eu des doutes sur l’authenticité d’une bouteille de ce vin.
    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Viens de jeter un oeil sur la vente de Courchevel. Même si il y en a qui sont prêts à payer n’importe quel prix pour certaines bouteilles, en mettant une estimation basse plus haute de 20-25% (dans la plupart des cas) par rapport aux prix de vente moyens des derniers mois les organisateurs sont mal partis pour que ça parte. Dans ces conditions je ne sais pas si on peut imputer le plantage de la vente à la baisse de la demande.

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    CR: Péby-Faugères 2001
    Ouvert en fin de repas (remonté de la cave et ouvert directement il y a mieux comme timing pour donner toutes ses chances au vin) après les 2 St Emilion 1999 (Pavie et La Cusière). Le vin est donc servi un peu trop froid mais il avait tout d’un grand St-Emilion. Le boisé est bien « dilué » et ne ressort pas outrageusement comme on pourrait le croire pour ce type de vin. C’est long complexe et charmeur même si pour le moment une petite pointe de sécheresse pointe le bout de son nez en fin de bouche. Premier Peby et je crois que je vais le suivre d’un peu plus près comme Pavie…

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Petit match entre ces 2 St-Emilion de Perse. L’un étant d’ailleurs plutôt difficile à dégotter.
    Ouverts et dégagés jusqu’aux épaules +- 3 heures avant le service. Les 2 bouteilles titraient à 13.5 °. Pour info, la bouteille de La Clusière (achetée à une enchère publique) avait une contre étiquette américaine donc peut-être a-t-elle fait l’aller-retour entre les USA et ici, on ne le saura jamais. Ce qui pourrait expliquer sa relative méforme ou bien cela veut peut-être dire que Pavie était simplement au-dessus du lot…
    Effectivement le nez de Pavie donne le la directement en terme de puissance et de complexité. Le La Clusière est nettement plus discret quoi que non dénué d’une certaine race. En bouche celui-ci est néanmoins un très bon vin qui semble (curieusement ?) déjà être dans son plateau d’ apogée depuis un certain temps. Pavie prend nettement le dessus en terme de puissance, longueur, persistance des arômes et jeunesse.

    Pavie 1999 rapporté à ce millésime est certainement ce qu’on peut appeler pour moi un grand vin. Très nettement meilleur cette année-là que Pavie macquin et Troplong Mondot. Je placerais la Clusière en troisième position et Canon La Gaffelière en seconde position. Mais ce match me donne envie de suivre Pavie d’un peu plus près vu que c’était mon premier millésime du château.

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Sans avoir vu vos 2 derniers messages Kamuro et François, finalement je l’ai servi à 12° environ sur le dessert froid (bûche de Noël très original) et cela s’est plutôt bien passé. Bouquet puissant plutôt porté sur le rance et la noix que sur le fruit (sic). En bouche cette T° a manifestement évité de mettre l’alcool trop en avant (17.5°) et cela a donné un vin très équilibré d’une douceur exquise. Incapable de décrire les aromes en bouche tant ils différent de ce que je connais, ceux-ci étaient très persitants et la longueur plus que correcte. La table a très bien apprécié et moi plus particulièrement. Mon père semblait ému que je lui aie déniché cette bouteille où la vendange a été faite 1 mois avant sa naissance…
    C’était l’essentiel finalement …

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Ai réussi à trouver qq bouteilles dernièrement de cette cuvée en 1999 très bien notée par Parker (et devenue quasi introuvable je crois) . Et sa cote me semble tout à fait justifiée après l’ouverture de ma première bouteille. Puissant, corsé, parfumé tout en étant très bien équilibré : une des bouteilles de l’année écoulée pour moi…

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Merci pour vos réponses.
    Je ferai selon vos dires et vous tiendrez au courant du résultat.
    Bon réveillon.
    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Les enchères privées (qui empêchent donc le commun des ebayeurs de ne pas pouvoir voir le pseudo du gagnant) ont été instaurées par Ebay si je ne m’abuse pour empêcher les ventes parallèles au cas où un vendeur Y (proposant le même type de produit que le vendeur X dont la vente est terminée) ne démarche le gagnant de l’enchère du vendeur X et lui propose le même produit hors Ebay et à moindre cout que le prix final de l’enchère. D’où perte potentielle pour Ebay par vente parallèle hors site et perte pour le vendeur qui ne vend pas autant d’article qu’escompté. Et concurrence déloyale vu que le vendeur Y peut proposer le dit produit à un client tombé du ciel (grâce à un autre vendeur) en ne payant pas les frais de mise en vente ni de vente finale.
    En réfléchissant, je crois que cela doit être plausible pour les ventes d’objets rares (faut encore s’accorder sur la définition) et spéculatifs je suppose. Evidemment cela reste général et je suppose que n’importe quel vendeur essaiera de vendre un maximum d’objets hors ebay.

    Jean-Philippe

    jphi
    Participant

    Le 1986 est pourtant pointé par Bob (98 en ligne et 97 dans le dernier book de Bordeaux) et Neil Martin (95-97) comme un incontournable. Et pour ce dernier comme le « meilleur » des années 80…

    Jean-Philippe

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