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- 6 mars 2021 à 14h18
- in reply to: Dominio del Águila
A tout hasard, j’en vends et je ne peux que confirmer ce qui a été dit plus haut… 🙂
http://www.owc.luBon week-end,
Jean-Philippe- 23 mai 2019 à 21h14
- in reply to: Résistance des emballages d’expéditions
De mon côté j’utilise pour mes envois des caisses en carton et ça se passe plutôt bien (3-6-12-18 btles). La casse est très rare et le prix honnête (spécialement par rapport au PS)…
https://sendingwines.be/home-fr
Rien n’empêche également de remettre une couche de film bulle en PE autour de/des bouteilles
- 12 août 2016 à 17h29
- in reply to: Cercle bastognard
Jean-Luc, en effet Hervé et Zaiah ont bien des actions au GD ! 😉
Jean-Philippe
- 12 août 2016 à 17h27
- in reply to: Cercle bastognard
Merci Vincent pour ce CR comme d’habitude très soigné !
J’avais envie, après le millésime 1998 il y a qq années déjà, de comparer qq ténors de l’appellation CNP dans ce très beau millésime. On ne peut nier la grandeur de celui-ci après cette dégustation ! Les notes moyennes auraient été encore plus hautes si la gent féminine n’avait pas été là 😉
Les vins ont été débouchonnés en début de soirée et carafés juste avant dégustation en utilisant un bec verseur « aérateur ». T° de service 16-17°.
Contrairement à Vincent, j’ai trouvé que les vins du thème étaient tous déjà d’une très grande buvabilité et ce compris le Deus Ex Machina. On peut néanmoins considérer que ce dernier (ainsi que Rayas et les Baud) évolueront encore positivement mais nous n’avions pour moi aucun vin inexpressif, fermé ou aggressif.Les cuvées « Mon aieul » d’Usseglio, Clos des Papes, Vieux télégraphe, Marcoux VV et surtout les 2 cuvées de Clos St Jean étaient la crême de la soirée pour moi. Cela dit les autres n’ont pas démérité pour la cause.
Vieux Télégraphe s’octroie sans difficulté le meilleur rapport qualité/prix de la soirée.
Le Marcoux VV possédait des tanins d’un velouté extraordinaire et rien que pour ça il faudrait l’avoir bu au moins une fois !
On remarque (encore une fois) que les muids,foudres ou barriques ne sont pas indispensables pour faire des grands vins comme la cuvée Mon aieul.
Ferrand dont j’avais acheté qq bouteilles par curiosité ne s’est pas mal comporté mais il est paru très surprenant au nez par rapport aux benchmarks de l’appellation. Elevage 100% cuve également. A l’aveugle je ne l’aurais certainement pas mis à CNP…
Les 2 cuvées ayant le plus de mourvèdre (Deus Ex et les Baud de Bois de Boursan) semblent bien taillée pour la garde en effet !
Le domaine Clos de St Jean qui il y a 10 ans était quasi inconnu est devenu depuis lors un domaine à suivre de très près…Et un petit mot sur Rayas dont la robe était un peu moins claire que d’habitude et qui a orienté la plupart des convives « ailleurs ». Noté néanmoins à 16 pour ma part, les qualités de la cuvée sont bien au rendez-vous mais le nez était un peu moins expressif et puissant que d’habitude, la bouche légèrement désordonnée mais on peut supposer que tout va se remettre en place progressivement. Peut-être qu’un carafage plus long lui aurait été bénéfique mais après en avoir bu d’autres millésimes carafés 24 h (mais fatigués) et superbes directement à l’ouverture, je n’en suis pas certain.
En tout cas Olivier S. qui met 13 à Rayas, moi je vous dis « Tout fout le camp » (:P) .Si ça continue il ne boira plus de Pinot noir…Jean-Philippe
- 27 mai 2014 à 1h28
- in reply to: Cercle bastognard
Merci Vincent pour le CR qui comme d’habitude (re)donne envie de se replonger le nez dans le verre…
Petits commentaires, les blancs auraient peut-être gagné un peu plus « d’enthousiasme » si ils avaient été 2-3 degrès plus frais. Les 2 hermitage blancs l’ont tout de même emporté sur les 2 St Joseph de chapoutier qui, je l’aurais cru avant, auraient pu detroner les 2 tenors de l’appellation…
Du côté des rouges, Le Cornas de Clape est à ranger au fond de la cave pour encore qq année car il faut l’avouer, il n’était pas très sexy…
Le Jamet avait pour moi le plus beau nez de la soirée mais la bouche avait du mal à suivre avec un côté austère assez rébarbatif.
Je ne m’attendais pas à une telle performance des Greffieux (première fois que je buvais cette cuvée). Le meilleur de la soirée effectivement. La comparaison avec le Meal de la même année s’imposait logiquement (d’autant qu’il a été fortement plébiscité par Neil Martin 95-97/100) mais il n’arrivait pas au niveau du précédent.
Belle qualité moyenne pour l’ensemble de la soirée en tout cas !- 4 mai 2013 à 1h04
- in reply to: Au sujet de la minéralité
Un autre petit lien sur le sujet…
- 29 octobre 2012 à 23h38
- in reply to: 2 membres de PACA’S en Belgique
Beau compte-rendu les gens ! Les rouges n’ont pas été à la hauteur des blancs cette fois-là mais on avait affaire à qq pépites chardonnaises il est vrai…
Je me demande comment vous êtes encore vivant après qu’Olivier m’ait raconté les centaines de boissons alcoolisées (diverses et variées…) que vous avez ingurgitées ce week-end là…
Vu que vous êtes des fans de CNP, je vous signale à tout hasard que Marcoux VV 2001 et les cailloux centenaire 2000 bus hier sont en grande forme pour le moment… Mais néanmoins terrassés par Vega sicilia Unico 1995…Jean-Philippe
- 20 juin 2012 à 12h11
- in reply to: Cercle bastognard
On ne voit pas du tout dans ton post, mon cher Olivier, que tu es un bourguignon de coeur…:P
A vendredi pour de nouvelles aventures gustatives…
Jean-philippe- 31 mars 2012 à 21h37
- in reply to: Grands flacons dans les Ardennes
Voici mes commentaires sur cette très belle soirée consacrée aux vins blancs du sud de la France.
Merci évidemment aux participants d’avoir amené leur bonne humeur. Jean et Daniel ont rejoint la troupe habituelle de dégustateurs ; vu leur motivation, ce ne sera sans doute pas la dernière fois…
D’un point de vue qualitatif, nous avons eu cette fois un très bon cru car la moyenne des notes est certainement plus élevée que d’habitude ( pour notre échelle). Une note de 14 sur 20 n’est déjà pas si souvent légion et 15 encore moins évidemment. Preuve que les vins blancs du sud peuvent rivaliser avec les autres grands blancs du reste de la France.
Les vins ont été servis en semi aveugle donc et les invités ne connaissaient pas les pirates, ni combien il pouvait y en avoir… Ce qui complique sérieusement la donne pour retrouver les étiquettes du thème…
A ce niveau, cela a été encore fort difficile pour les 2 équipes (3 + 4) de retrouver les bons vins…On remarque que les 2 premiers de la soirée sont les 2 plus onéreux de la liste mais les suivants ne sont pas toujours très loin derrière.
Qq remarques sur les vins proprement dit. Il n’est guère étonnant de retrouver le beaucastel VV 2009 (100 chez l’ami Bob…) en tête vu son côté exhubérant et charmeur. Déjà prêt à boire, il tiendra certainement le coup 1 lustre voire 2. Mais je ne vois pas de raisons d’attendre…
L’hermitage de Chave est évidemment une valeur sûre vu le plébiscite habituel en sa faveur des professionnels. Les dernières bouteilles bu de millésimes plus anciens (2000, 2001…) ne m’avaient guère enthousiasmé mais force est de constater que ce millésime fût nettement (et directement) plus séducteur que ses ainés.
Le second hermitage (Jaboulet chevalier de Sterimberg 2003) ne se trouvait guère derrière qualitativement parlant pour moi mais curieusement certains convives qui adoraient le chave ne se sont pas retrouvés dans le Jaboulet.
Le domaine A.Arena déja bien connu des amateurs nous a démontré par ces 2 cuvées que le niveau qualitatif du domaine était sérieusement élevé (pour les blancs du moins ce soir-là). Le « Grote di sole » 2010 était un peu trop jeune et a été délaissé par certains participants pour cette raison mais le potentiel est certain. Un excellent rapport Q/P.Le Jurançon de Souch, le Roc des anges et le Trevallon avaient également leurs fans ce soir là.
Du côté des pirates si personne n’a pu retrouver le chardonnay du Cotes de Jura, je crois même qu’aucune des 2 équipes ne l’a désigné comme un des intrus du thème… Très belle bouteille en tous cas.
1 des 2 équipes a reconnu l’alsace et le riesling du Rangen de Zind. A bouteille connue je me dis que je l’aurais reconnue aussi…Bref, une bien agréable soirée…
Jean-Philippe
- 13 août 2011 à 21h07
- in reply to: Grands flacons dans les Ardennes
Mon cher Mouvincent tu ne perds pas de temps ma foi…
Belle soirée effectivement et sans bouteilles défectueuses en plus ! Terminée à 4h pour moi (le temps de mettre l’ami Laurent à la porte…)
La chapelle 1990 (quelle jeunesse de la robe et de la bouche !), Clinet 1990, Marcoux VV 2001 (une des toutes grandes cuvées de CNP de millésimes en millésimes) et le Clos Vougeot 2005 de Michel Gros (étonnamment ouvert et accessible pour un 2005) étaient indiscutablement les cadors de la soirée en rouge.
Je retiendrai en blanc aussi la toute grande beauté de la cuvée silex (encore une fois…) et la très belle découverte qu’était l’ermite 2002. Un nez absolument saisissant et jamais rencontré jusqu’alors de pot de beurre évolué et plutôt impressionnant dans son style (et surtout au vu du millésime).Rendez-vous pour la prochaine édition…
Jean-philippe
- 22 juillet 2011 à 1h31
- in reply to: Les 224 vins notés 100 points par Parker (à ce jour !)
Effectivement il faut être sérieusement intolérant et plein d’idée préconçues pour donner son avis sur les types de vins que Parker et son équipe (de sbires…) dégustent sans avoir jamais ouvert un numéro du wine advocate. En y jetant un oeil plus de 2 secondes, on ne peut qu’être ravi de voir la tartine qu’ils consacrent sur le domaine des enfants ou le plébiscite qu’ils font sur la cuvée l’Argile 2007 du domaine de Saint Jean du Barroux (au hasard parmi plusieurs centaines d’autres). On peut pas dire que ces domaines soient particulièrement médiatisés en Chine (ou même sur LPV d’ailleurs) je crois…
Jean-philippe
- 16 juillet 2011 à 23h03
- in reply to: le terroir de Pavie, il s’exprime plutôt avec Valette ou avec Perse ?
Ayant bu les 1970,1990, 1999 et 2001 jusqu’à présent ces 5 dernières années, en toute honnêteté je n’ai pas de préférences : j’ai aimé les 4 millésimes. Ils me semblaient tous les 4 récoltés à pleine maturité, bien élevé et bien évidemment les 2 1ers avaient qq années de plus derrière la cravate. Même si le style a évolué vers plus d’extraction et d’exubérance depuis 1998, je ne doute pas qu’ils tiendront autant la route que les bons millésimes de l’ère Valette. Je ne me retrouve pas dans vos commentaires sur l’ère Perse car évidemment rien n’empêche d’aimer les 2 (vu qu’ils sont techniquement bien « faits » ) mais le plaisir était bien au rendez-vous en ce qui me concerne (comme la plupart des pros et des dizaines d’amateurs sur cellartracker.com pour ce qui est du 2001 en tout cas). En plus, au GJE, les vins de Perse se comportent toujours bien. Justement j’ai bu il n’y a pas si longtemps un Bellevue-Mondotte 2001 (qui a terminé 1er lors d’une séance des grands vins de bordeaux au GJE) que tout le monde a trouvé très bon à l’aveugle.
On peut en déduire je suppose que ce type de vin n’est pas votre tasse de thé… Et c’est à craindre (pour vous) que dans le futur (voire déjà à présent), de plus en plus de St-Emilion adoptent le même style de vinification.
Jean-Philippe- 21 juin 2011 à 1h47
- in reply to: Au sujet de la minéralité
tarkan écrivait:
——————————————————-
> Mais ça me parait plus crédible que l’avis de Mr
> tout le monde qui ne fait que boire du pinard et
> qui ne connait rien en vinification/terroir c-à-d
> 99% des intervenants du forum
>
> En voila une affirmation bien péremptoire…Plutôt péremptoire effectivement. On devrait faire un sondage pour peaufiner mon avis mais on ne doit pas être très loin de la vérité… Mais ça n’empêche pas qu’il y a certainement des gens d’expérience du sujet sur LPV.
Jean-philippe
- 21 juin 2011 à 1h38
- in reply to: Au sujet de la minéralité
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> Evidemment on peut toujours raconter qu’ils font
> du business, qu’ils sont partie prenante et donc
> pas très crédibles…
>
> Ce n’est pas non plus ce que j’ai dit…
> Ce serait bien qu’on cesse d’interpréter mes
> paroles comme des attaques contre les vignerons,
> ce qu’elles ne sont jamais.C’était juste une considération personnelle sans arrière pensée te concernant.
> Tu nous dis, après lecture de ce CR que les arômes
> minéraux proviennent bien du terroir.
> Peux-tu préciser ta pensée ?Eh bien je n’en ai guère en fait. Il s’agit juste de mon interpétation du CR d’O.Humbrecht. Lui seul pourrait nous donner sa pensée sur le sujet.
> Que les arômes de pierres et de minéraux décrits
> par Olivier Humbrecht seraient les mêmes que ceux
> qu’on retrouve dans le sol ?
> Car ce n’est pas, me semble-t-il, ce qui est
> écrit.Idem que ci-dessus
> Je lis plutôt que le contact prolongé sur lies de
> fermentation renforce le caractère minéral. Or,
> les lies de fermentation, ce n’est pas tout à fait
> le terroir, quoique certains en disent, et en tout
> cas ce n’est pas le sol.Le fait de renforcer consiste à exacerber/mettre en valeur qqch de déjà présent au départ. On en tire évidemment l’interprétation que l’on veut sur l’importance de l’aspect minéral au point de départ.
> On lit aussi que le nez est très typé ‘Clos
> Häuserer’. Pour moi, ça veut simplement dire que
> les vins qui en sont issus possèdent une espèce de
> « carte d’identité » aromatique qui permet de les
> relier à ce Clos. On ne parle pas explicitement
> de lien cause à effet direct entre un arôme perçu
> dans le vin et sa présence dans le sol.Plutot d’accord. Mais dans son CR, il accole l’adjectif minéral au terroir et la phrase après il reparle d’arômes minéraux au sujet du nez du vin. C’est tout de même plutôt orienté. Il serait juste intéressant d’avoir l’avis de l’auteur du CR lors d’une visite des amateurs du domaine (et contribuant de LPV) chez lui…
En totalisant le nombre de fois où l’on retrouve le mot minéral/minéraux dans les CR de 2007 de O.Humbrecht, on arrive tout de même à 40 fois pour info. Ca doit lui tenir à coeur cette minéralité…Jean-Philippe
- 19 juin 2011 à 20h43
- in reply to: Au sujet de la minéralité
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
>
> même si c’était le cas, ça n’en ferait pas une
> vérité.
>
>
> LucBien entendu mais il me semble que s’il y a bien une catégorie de gens qui pourrait avoir un avis sur la question, ce sont bien les vignerons qui doivent connaitre, pour les plus consciencieux (et c’est le cas ici), tous leurs terroirs/climats. Evidemment on peut toujours raconter qu’ils font du business, qu’ils sont partie prenante et donc pas très crédibles…
Mais ça me parait plus crédible que l’avis de Mr tout le monde qui ne fait que boire du pinard et qui ne connait rien en vinification/terroir c-à-d 99% des intervenants du forum.Jean-Philippe
- 19 juin 2011 à 17h05
- in reply to: Au sujet de la minéralité
En cherchant le Cr d’un Zind 2007, je suis retombé sur un CR d’Olivier Humbrecht
[i]Riesling Clos Häuserer 2007 – Mise en bouteille:2/2009, Alcool acquis : 12.5°; Sucres résiduels: 7 g/l ; Rendement: 67 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2012-2019+ ; Vignoble planté en 1973. 100% Riesling ; Surface : 1.2 ha ; Terroir : Marnes calcaires de l’oligocène. Coluvium de pente. Exposé est, très faible pente. Indice 1.
Le Clos Häuserer est situé au pied de la colline du Hengst, juste à la limite du Grand Cru, là où la pente s’adoucit et le sol devient plus profond. La roche de calcaire oligocène est en dessous de 60 à 100cm de marnes calcaires très riches. Ce cru bénéficie d’un climat très secs et solaire, entouré par des collines et donc protégé des vents, mais aussi capable d’extrêmes (très chaud en été et plus froid en hiver). C’était un pari risqué que de choisir le Riesling dans ce terroir, car la richesse du sol est difficile à maîtriser et cela peut donner lieu à des excès de vigueur dommageables pour la qualité, et aussi un style de vin trop vert et acide. Cependant, les moindres périodes chaudes permettent à ce terroir de compenser et d’atteindre des belles maturités. Lorsque l’année est favorable, le Clos Häuserer peut permettre le développement de la pourriture noble, mais ceci ne fut pas le cas en 2007. Les raisins étaient très sains, et malgré un potentiel alcoolique normal, la fermentation fut très lente et de ce fait ce vin resta sur ses lies de fermentation pendant 18 mois !
2/2009 : le contact prolongé sur lies de fermentation renforce le caractère minéral de ce terroir calcaire, surtout dans une année à maturation lente pour le riesling. Le nez est très typé ‘Clos Häuserer’ dans la mesure où il est encore sur sa réserve et exprime surtout des arômes de pierres, minéraux et légèrement réducteurs. Le palais surprend par sa délicatesse et son acidité très sapide. Cette fausse légèreté en fait un vin très facile à boire à table ! Ce vin se rapproche beaucoup du millésime 2001…[/i]Qu’en pensez-vous ?
Je n’ai pas lu tout le fil de la discussion et je n’en tire pas de conclusions particulières mais il est clairement stipulé que les arômes minéraux proviennent bien du terroir.Jean-philippe
- 14 mai 2011 à 4h35
- in reply to: Nouveau R.Parker N° 194
stephvocel écrivait:
——————————————————-
> Te demande tu parfois pourquoi Durfort Vivens et
> Rauzan Gassies (2ème cru classés) tournent dans
> les 25 euros tandis que Pontet Canet (5ème GCC)
> coûte désormais le double voire le triple????.C’est amusant tu me reprochais de faire des généralités avec des exceptions et tu va justement dégotter les 2 seuls second crus dont personne n’entend quasi jamais parler. En regardant leur notes conjuguées venant de Parker, Neil Martin et WS sur les 20 derniers millésimes, Durfort atteint des sommets de médiocrité et c’est un peu mieux pour Rauzan Gassies qui obtient 2 notes >= 90 sur les 30 derniers millésimes, 2 pour les 20 derniers chez le WS et aucune note > 90 pour NM sur les 20 derniers. Dans ces 2 cas, il est de notoriété publique que ce sont les 2 vins du classement à éviter (par rapport à leurs pairs s’entend) et Parker n’a rien à voir là-dedans : ça fait consensus dans le monde entier sans doute.
Cela dit, bien entendu qu’on ne peut pas généraliser pour tout le monde.Concernant Pontet Canet, il y a un buzz positif permanent (à juste titre certainement) autour de ce château dans le monde du vin (biodynamie, chevaux dans la vigne et unanimité sur la qualité des vins produits) et ce n’est pas seulement Parker qui en parle vu le nombre de pages consacrées ici-même à PC. Ce château, c’est exactement l’inverse des 2 cités ci-dessus : tout le monde en parle et en bien.
> La « hiérarchie financière » des 2 au 5ème GCC se
> fait aujourd’hui en fonction de leurs notes
> Parker, point barre.Et si Parker avait un pouvoir pareil sur les prix pourquoi n’ajoutes-tu pas les 1ers grands crus classés dans la comparaison ? Le jour où un second aura une cote (idealwine par exemple) supérieure au premier du même millésime n’est pas encore arrivé et ce même si Parker note (bcp) mieux le second que le premier (ce qui est arrivé maintes fois) et ça ne risque pas d’arriver un jour à mon avis. Et si on regarde la moyenne des prix de l’ensemble des seconds par rapport aux troisièmes, c’est la même chose. On peut prendre aussi le même exemple à St-émilion. Qui est plus cher que cheval et Ausone alors qu’ils ont produits tous les 2 des vins indignes de leur rang il n’y a pas encore si longtemps ?? Bien entendu il y a tjrs des exceptions mais elles confirment la règle.
Tu parles également du fait que 3 semaines après les notes de Bob, les prix ont fait fois 2. Je crois que tu te trompes. Il n’y a pas eu besoin d’attendre les notes de Bob car le jour même de leur sortie sur les sites proposant les 1ers en primeur, ceux-ci étaient rapidement épuisés et le grand oracle n’avait encore rien prononcé. Il y eut même déjà une première augmentation de prix pour les 1ers crus lors des primeurs 2008 avant la sortie des notes de Bob. Tu peux relire le fil du post primeurs 2008 c’est indiqué. Et puis une nouvelle tranche un peu plus tard encore plus importante… En laissant qq caisses partir au compte goutte sans doute, on crée un pénurie artificielle, il n’y a pas besoin de Parker pour faire monter les prix. Celui-ci semble être devenu le bouc émissaire de ceux qui ne veulent pas reconnaitre que les chateaux/les négociants et la nouvelle clientèle internationale (car c’est elle l’acheteur au final des hauts gradés) sont les seuls participants du jeu, guidés par le classement de 1855 qui hiérarchise les chateaux à la place des professionnels. Et cela en occultant la qualité réelle présente dans le verre qui n’est pas toujours plus élevée que celle du cru voisin moins prestigieux (et donc moins cher).
Sur ce, bonne nuit (après un sociando 2003 bien agréable et un croix st Georges du même millésime : sympathique mais un peu léger…).
En me relisant il est temps que j’aille dormir, ça devient quasi philosophique…Jean-philippe
- 13 mai 2011 à 19h39
- in reply to: Nouveau R.Parker N° 194
stephvocel écrivait:
——————————————————-
> Jean-Philippe
>
> Ta démonstration est faite de « contre-exemples »,
> tu prends les cas particuliers pour en faire des
> généralités.
>Le problème c’est que les cas particuliers deviennent de plus en plus nombreux vu la difficulté à satisfaire les nombreux nouveaux riches internationaux. Angelus est d’ailleurs en train de suivre la tendance depuis peu.
En plus il est bien connu que les 1ers tirent les prix des seconds vers le haut. Tout est lié. En ce qui concerne le classement de 1855 je crains qu’une grande partie ne soit « contaminée » progressivement car la production est de toute façon limitée et ils font tous partie de ce fameux classement.> Un an et demi en arrière, le fameux carruades 2007
> ne valait rien, c’est la demande asiatique qui a
> fait exploser la côte des vins que tu cites ces
> derniers 18 mois.C’est bien ce que je disais, Parker n’a rien à voir là-dedans.
> Effectivement Parker n’y est pour rien, il s’agit
> là de consommateurs peu éduqués qui ne recherchent
> pas le meilleur vin mais le prestige de
> l’étiquette.
>
> Si tu veux avoir une idée de l’influence de Parker
> sur le prix des vins, reviens sur le post
> concernant les primeurs 2008, nous avons tous ici
> le souvenir ému des prix de sortie des 1er GCC à
> 140 euros HT…..
>
> Les prix ont été multipliés sitôt les fourchettes
> de notations du gourou connues.Pour moi si les prix ont augmentés très rapidement, c’est parce que l’écart de prix avec les millésimes précédents était tellement important qu’il ne pouvait rester ainsi. La réputation du millésime n’était pas catastrophique et en en plus il comportait le chiffre 8 qui excite parait-il les Chinois (ou ceux qui les achètent à prix d’or en espérant les revendre à des Chinois encore plus excités qu’eux).
Mais même en occultant ce que j’ai écris ci-dessus, à un prix pareil de sortie pour les 1ers crus classés avec un volume en baisse, Monsieur Dupont en France s’est dit que c’était l’occase ou jamais pour acquérir des 1ers à des prix aussi bas (pour revendre ou pour boire) donc de toute façon même sans les asiatiques les prix se seraient envolés.
De plus, Lafite et Mouton en particulier (mais également d’autres) caressent dans le sens du poil cette partie du monde depuis qq temps donc les asiatiques s’y intéressent d’autant plus et par conséquent s’intéressent à ce qui fait l’histoire du vin en France et pour eux à Bordeaux c’est la hiérarchie de 1855 . Cela crée un effet papillon qui échappe peut-être à toute rationalité mais c’est ainsi pour le moment. Pour moi Parker est devenu réellement secondaire dans ce marché car ces nouveaux acheteurs veulent du cliquant et c’est l’étiquette qui compte.Jean-Philippe
- 13 mai 2011 à 15h56
- in reply to: Nouveau R.Parker N° 194
Hervé Bizeul écrivait:
——————————————————->
> Ah, et rions un peu de voir cette homme, qui nous
> rappelle dans cet article qu’il n’est vraiment pas
> un journaliste d’investigation, loin de là, qui
> est à l’origine même de l’inflation et l’attise en
> sortant ses notes tôt, de cracher dans la soupe…Cette vision me semble être fort réductrice venant d’un professionnel du vin. Pour avoir déjà discuté de la sphère Parker sur ce forum d’ailleurs avec vous Hervé, cela fait déjà bien 2-3 ans que les notes de celui-ci n’ont guère plus d’influence sur une certaine catégorie de vin. Pour ne citer que qq exemples, quelle est la logique entre sa note des carruades 2007 (84/100 belle réussite) et sa cote (> 300 euros). Pourquoi mouton 90, Latour 98, lafite 92 qui sont loin d’avoir des notes bétons de la part de Bob ont une cote qui ne fait qu’augmenter depuis ces 2-3 dernières années ? Même si il y a une possible rétention des volumes dans les derniers millésimes afin de faire grimper les prix, ce qui compte aux yeux des « amateurs » du bout du monde, c’est le classement de 1855, le reste est secondaire. Le millésime peut avoir un léger effet dans certains cas mais c’est bien ce fameux classement qui fait la pluie et le beau temps (classement qui fait la fierté de tout un peuple à l’étranger…) dans les prix. L’église Clinet a beau avoir décroché 100/100 en 2005 son prix n’a pas explosé pour la cause dans la même période par comparaison aux patrons du classement de 1855. Il ne fait partie d’aucun classement prestigieux voilà tout.
Parker peut balancer 85/100 à un 1er GCC (ce qu’il ne s’est jamais gêné de faire je le rappelle), ça ne changera rien celui-ci aura toujours son étiquette avec son classement. Et ça ne changera rien non plus à son nombre d’abonnés…
J’ai un peu du mal à comprendre ce complexe perpétuel de certains vis-à-vis de Parker. Et ce d’autant que son influence est de plus en plus limitée sur les prix des grands vins.
Jean-Philippe
- 7 mai 2011 à 11h21
- in reply to: Nouveau R.Parker N° 194
Jette un oeil sur wine-searcher.com et tu auras la réponse.
jean-philippe