JAD

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  • JAD
    Participant

    Dégusté à l’occasion CR: Château Caronne Ste Gemme 2012.

    Jeune et jolie robe rubis lumineuse et dense.
    Nez assez intense, petite perception d’alcool, sur le cassis, la violette les fruits noirs, le cèdre, élevage présent à travers des notes de torréfaction, grillés et vanillés.
    La bouche a besoin de s’ouvrir, elle est austère, assez astringente, on note une pointe de verdeur en milieu de bouche, une finale marqué par des tannins asséchant.

    Clairement le nez laissait présager quelque chose de plus intéressant dommage.
    Le vin n’est pas en place, il va lui falloir un peu de temps pour s’équilibrer, cependant, l’effet millésime se ressent tout de même, et il semble belle et bien que certaines parcelles n’aient pas atteint la mâturité escompté. Ce manque de mâturité risque de ne s’estomper qu’une fois que le vin sera dominé par les arômes tertiaires.
    J’avais presque oublié ces sensations de verdeur dans le bordelais, cela depuis plus de 15 ans. Un retour à la normal en sommes ?

    Ma note : 13,5/20+
    Les très bons 2012 ne sont pas monnaie courante à Bordeaux, c’est clair.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Hier soir, petit dîner en tête à tête avec Ravioles à la truffe d’Alba.

    La fraicheur et la complexité du CR: Domaine Vaccelli – Granit blanc 2011, déjà évoquée au-dessus répondent à merveille à la puissance contenu de la truffe d’Alba.
    A la douceur de la Ricotta et l’onctuosité de la crème, le gras du vin renvoi une touche vibrante et harmonieuse à l’ensemble.
    J’en frissonne encore.

    Une explosion de saveur et de bonheur. Le mariage parfait du Vermentino et de la Raviole. Un accord qui tutoyait les anges… Un sommet, une finale interminable.
    Encore supérieur à ma dégustation en compagnie de Gérard Courrèges l’an passé, mais l’accord, le moment y était certainement pour quelque chose.

    Blanc d’exception.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Ma première rencontre avec ce vin lundi soir à la déboté : CR: Château Saint Robert 2005 rouge

    La robe est rubis assez sombre, encore jeune quelques reflets violets.
    Le nez est mûr sur les fruits noirs compôtés (cassis), la cerise à l’eau de vie, quelques notes de cèdre.
    La bouche n’est pas en reste, bonne mâche, souple mais ne donne pas son plein potentiel, belle acidité et finale correcte.

    En somme un Graves plutôt réussit, du niveau d’un beau Pessac sans être non plus exceptionnel.

    Ma note : 14/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    En ce qui concerne Pedesclaux 1985, je n’ai pas eu l’opportunité de le déguster, mais par contre Pédesclaux et Léoville Poyferré 1986, oui il y a quelques années.

    On parle toujours de 1986 comme d’un très grand millésime, sur mes expériences récentes (6-7 dernières années) je dois dire que les appellations Pauillac et Saint-Julien ne m’ont pas laisser que de grands souvenirs avec des vins vifs mais parfois manquant d’élégance, et curieusement, c’est sur les quelques rares 1985 que j’ai eu le plus de bonnes surprises.
    Je ne parle pas ici des très grands.
    Pour ma part les plus beaux 86 que j’ai pu déguster étaient essentiellement sur St-Estèphe, Pomerol et Saint-Emilion, Margaux pas mal aussi.

    Léoville Poyferré, pas mal, mais il m’a à chaque fois donné l’impression d’une légère sous-mâturité qui ne s’est jamais estompé avec le temps. Lagrange idem…
    Pontet-Canet 1986 ne m’a jamais transcendé, et Pedesclaux n’en parlons pas…

    Les 2 seuls Saint-julien dans ceux que j’ai dégusté qui pour moi sortent du lot dans ce millésime étaient un intemporel Saint-Pierre et un Léoville Las-Cases magistral.
    Par contre je suis vraiment étonné qu’un Pedesclaux 1985 ai pu tenir la dragée haute à un Poyferré 1986… Quid de la conservation ???

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Domaine Camus et Fils : Latricière Chambertin 2009

    Ouvert en juillet dernier pour accompagner de délicieux pigeonnaux à la Parisienne.

    La robe est pourpre, très sombre élégante légèrement tuilée.
    le nez ne donne pas dans la finesse, puissant, sur le cuir, la fourrure, la prune d’ente, le tabac.
    La bouche est là aussi très puissante, presque solaire, belle mâche, un vin de plein corps, una acidité assez présente ce qui tranche avec l’impression de surmâturité.
    La longueur est de belle facture.

    Un vin qui diffère profondément du millésime 2006 que j’avais dégusté il y a quelques années, et que j’avais beaucoup aimé de part sa finesse et sa complexité.
    Ce latricière 2009 tranche, un style différent qui m’aurait presque fait pensé à un 2003. Un Latricière tout en puissance, un peu trop sans doute pour accompagner les pigeonnaux.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Ma dernière bouteille dans ce millésime, qui m’avait il y a quelques années marqué.

    CR: Champagne Mailly Grand Cru – Les Echansons 1995

    La robe est or intense aux reflets légèrement ambré, signe d’une évolution certaine.
    Le nez est puissant, intense très vineux, sur l’amande verte, quelques touches de rancio, la pomme à cidre et la framboise.
    En bouche, le côté rancio lié à l’évolution est plus présent, mais va finir par s’estomper au contact prolongé de l’air, le vin retrouve alors une certaine vigueur. C’est droit, juste, ample, puissant, même si dans son évolution, il se situe à la fin de son apogée, ce vin est encore Grand, bel équilibre et longueur qui impressionne toujours sans atteindre son sommet d’il y a 4 ans.

    Nous sommes bien face à un très grand champagne, de grande classe, d’une des plus belles coopératives de la région.

    Ma note : 17/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    En accompagnement d’un homard grillé la nuit dernière…Un CR: St Aubin 2008 du domaine Patrick Miolane sorti de cave à la débotté.

    Une soirée bretonne en tête à tête, bien sympa qui s’est terminée fort tard dans la mâtinée. Au menu filet de perche meunière et homard breton juste grillé, dans son plus simple appareil.

    La robe est élégante, doré aux reflets pâles.
    Premier nez sur un peu de réduction, puis quelques minutes après, à l’agitation, on perçoit un côté florale, minérale (silex), beurré qui répond à merveille à la chair du homard ainsi qu’aux filets de perches meunières (pêchés samedi et préparé par mes soins).

    Très beau vin, belle découverte.

    Ma note : 15,5/20

    JAD
    Participant

    Excellent souvenir que 1961, j’ai découvert ce millésime avec Pontet-Canet, il y a maintenant un bon bout de temps.
    Mon père en avait encavé plusieurs caisses avec Meyney.

    Il se plaisait à servir à table les dimanches midi en famille régulièrement Pontet Canet 1961 ou Prieuré des Couleys 1961.
    Pontet-Canet était indiscutablement phénoménale dans ce millésime, j’ai malheureusement ouvert ma dernière en 1993 et je regrette de ne plus en avoir dans ma cave.
    Je n’avais pas pris de notes à l’époque, si ce n’est que le le vin se présentait en grande forme, fruits rouges et tabac avec une longueur phénoménale et un grand équilibre.

    A l’époque je n’avais jamais retrouvé de telles sensations avec ce domaine (78, 81, 82,88). Je ne me suis remis à acheter PC que 15 ans après, jamais transcendé par les vins du domaine à l’époque.

    Latour 1961 qu’une de mes tantes servait elle aussi les dimanches midi (comme quoi…) m’avait là-aussi marqué. Mais cela se passait au début des années 80. le vin était encore tout jeune… un sacrilège… Je n’ai que très rarement l’occasion de déguster Latour de nos jours, alors je regrette ma jeunesse d’antan…

    Meyney 1961 était pas mal mais un peu taillé à l’ancienne, très tannique, je lui ai préféré 1970 qui pour moi reste un des must du domaine.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Château Eugenie cahors : cuvée de l’Aïeul 2009
    Ce midi aura fait merveille avec un jaret d’agneau au thym.

    Une belle robe grenat pleine de fougue et de jeunesse.
    Le nez est intense avec une touche florale sur la violette, le cassis très mûr, le passage en barriques neuves est encore un peu marqué.
    La bouche est gourmande, solaire et puissante. très légère astringence, belle acidité et grande persistance, un millésime impressionnant.
    Probus du même millésime me parait bien inférieur en terme de sensations dans l’immédiat.

    Vrai Grand vin : 17/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Ne confondons pas Beaune et le secteur du Clos des Mouches qui lui est sinistré.

    Quant à 2013, moins de matière qu’en 2012, des robes assez clairs comme souvent ce fût le cas en 2011.

    Mâturité hétérogène, certains Pommard devraient s’en sortir plus qu’honorablement. Des blancs intéressants, petit millésime en rouge.

    Quant aux prix, que ce soit en Bourgogne ou a Bordeaux, je ne crois absolument pas à une baisse pour les domaines reconnus, bien au contraire. Cela n’est d’ailleurs plus uniquement conditionné par le marché du vin, mais plutôt une règle économique en France qui tire l’ensemble des prix à la consommation vers le haut(à l’exception de ce qui n’est pas de première nécessité 😀 ). La bulle tombera le jour ou l’économie de marché sera vraiment à plat, encore un peu de patience(3-4 ans sans doute) on y va tout droit on fait tout pour… mais en France les choses mettent toujours plus de temps qu’ailleurs (la force de l’inertie)… Et puis les pays du reste du monde eux ne nous attendront pas pour prendre le relais et acheter nos vins le jours où cela ira vraiment mal.
    Nos entrepreneurs ont déjà largement anticipé ce fait, je ne me fait pas de soucis.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Clos des Fées – Côtes du Roussillon – Les sorcières 2011

    Un vrai vin de plaisir, hyper digeste, je me suis régalé.
    Pas d’une grande complexité, mais très fin, équilibré, soyeux, du fruit noir et rouge (mûre, cerise et cassis), de la fraicheur, belle persistance.
    Du plaisir encore du plaisir

    Ma note : 15/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Ce midi au restaurant sur une souris d’agneau romarin et girolles, château léoville Poyferré 1999.
    La robe est dense, rubis foncée, profonde, disque ponctué de reflets orangé, offrant quelques signes d’évolution
    Le nez est d’une grande intensité, sur le cassis bien mur, le cèdre le havane, la prune les épices.
    La bouche offre une belle rondeur, de la puissance, les tannins encore présents sont intégrés. très belle persistance.

    Grand vin en l’état en début d’apogée, qui donnera encore du plaisir pour les 10 prochaines annnées sans aucun soucis, peut-être 20.

    Ma note : 18/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Pour moi cet adage ne correspond que partiellement à mon ressenti.

    En règle général, j’ai longtemps trouvé les vins du bordelais, surtout St-Emilion et Satellite, bien souvent prévisibles. Ennuyeux serait peut-être excessif. mais assez stéréotypé.
    Des années durant, des vins comme Lagafelière, Larrivet Haut-Brion ou château Olivier et bien d’autres m’ont semblés maintenir une approche linéaire plus étiquette que terroir, sans surprise, sans doute lié à une certaine approche de la viticulture.
    Elle semble évoluer heureusement aujourd’hui.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Ce qui me turlupine avec ce domaine, ce sont les dégustations que je peux faire sur les salons sur des vins très jeunes, qui semblent pouvoir aller assez loin dans le temps. Maintes fois je me suis dit la propriété a progressé sur ce millésime, et malheureusement sur la durée, ce n’est pas le cas… il a tendance à évoluer très rapidement. Bien des Bordeaux supérieurs ont un potentiel de garde de niveau similaire.
    Dommage car la situation du vignoble est loin d’être des plus mauvaises, bien au contraire… Mais on efface pas si facilement le poid des décennies précédentes…

    Il va falloir que je termine mes 2005 qui commencent d’ailleurs à fatiguer. Un Brane 1964 pourrait presque passer pour un adolescent si je cherchais à le servir à l’aveugle en parallèle avec le dernier Rauzan-Gassie 2005 que j’ai dégusté l’an passé.
    Mais il doit être sans doute possible de trouver des Rauzan-Gassie antérieurs aux années 70 qui soient par contre encore excellents.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Château d’Auvernier, Pinot noir élevé en barrique 2009

    Une belle robe rubis presque noir peu évoluée.
    Le nez est d’intensité moyenne sur la framboise, la crème de cassis, la réglisse.
    La bouche est soyeuse, ample, assez persistante, un vin surprenant, qui n’est pas sans me rappeller les grands pinots du Jura de chez Tissot avec un côté solaire un peu plus prononcé.

    Belle réussite. Et découverte sympa d’un pinot noir Suisse très intéressant.

    Ma note : 15,5/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Côtes du Roussillon (Rouge) : « Cuvée Léa » Les Aspres – 2011

    Ce soir rencontre avec le millésime 2011 de ce domaine qui avec le Clos des fées est pour moi un des meilleurs du secteur.
    Carignan et Grenache majoritaires dans l’assemblage.

    La robe est pourpre/violine, élégante.
    Le nez est intense, d’une grande complexité, dans un premier temps sur la prune d’ente, puis très mûre sur le cassis, les épices, la canelle, la menthe, le foin et le poivre, l’ambre.
    La bouche est puissante, soyeuse, légèrement poudreuse, la persistance est exceptionnelle, ennivrante, le vin n’en finit pas.
    Le Carignan apporte énormément aux vieilles vignes de grenache noir.
    Le domaine semble encore avoir progressé sur ce millésime par rapport aux 2009 et 2010. On tutoie les anges. Encore dans sa prime jeunesse, une dizaine d’années lui sera bénéfique.

    Ma note : 17/20+, très grand vin !

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Concernant Gloria ou St Pierre sur un tel millésime, je ne me risquerais même pas à l’ouvrir aujourd’hui, même si l’on peut tomber avec un peu de chance sur une phase d’ouverture favorable.
    Attention, cela correspond cependant à mon approche personnelle, je ne prétend nullement détenir une quelconque vérité sur l’appellation.

    Château Gloria et Château St Pierre sont des vins de longue à très longue garde. Je ne les ouvrent jamais avant 15 ans comme pour la plupart des grands St-Julien.

    C’est un principe chez moi que de ne jamais servir un grand St Julien de moins de 15 ans, à de rares exceptions comme Gruaud Larose dont la structure est quelque peu différente et permet davantage d’écarts.
    Sinon il y a quelques crus bourgeois ou de très bons second vins tels que Lalande-Borie, la réserve de Léoville, Le Petit Lion du Marquis de Las Cases, La Croix de Beaucaillou etc. qui permettent de se faire plaisir sur des vignes jeunes et sont rapidement accessibles.

    Pour exemple :
    Je n’ai commencé à apprécier Beychevelle 1981 qu’il y a 6 ans, auparavant il se goutait mal. St Pierre 1986 commençait à peine à donner quelques chose de sympa en 2009, il était encore légèrement austère, mais tout de même exceptionnel, je l’avais d’ailleurs commenté.

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    CR: Château de Varennes 2009 (Savennières) sur un tartare de saumon.

    A la débotté le premier nez est légèrement réduit et semble présenter un début d’oxydation.

    Après une bonne heure d’ouverture, le vin se présente beaucoup mieux.
    La robe est minérale, or pâle, le disque est profond, nous sommes bien en présence d’un très beau chenin.
    Le nez est à dominante florale sur le miel d’acacia, viennent ensuite quelques notes d’élevage (légèrement boisé), d’amande grillée et de pêche blanche.
    La bouche est chaleureuse, du gras, assez marqué par une acidité bien présente une persistance aromatique étonnante qui semble ne pas vouloir s’arrêter, on y retrouve l’amande et l’acacia, avec une pointe d’agrume.

    Une belle bouteille signé Denis Dubourdieu, très belle réussite, qui possède un potentiel de garde très conséquentn à condition que l’oxydation ne prenne pas le dessus, ce qui est souvent le cas avec le chenin, mais il y a des amateurs, pour ma part le côté oxydatif ne m’a jamais vraiment sied.

    Ma note : 15/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    Figari – Domaine de Tanella Cuvée Prestige Alexandra 2011

    Hier soir,

    Belle robe rubis, élégante peu évoluée.
    Le nez est sur les fruits noirs rôtis, les épices, la réglisse, le cacao et la vanille bourbon.
    la bouche est soyeuse, relativement souple, le côté gras et velouté du niellucciu y est sans doute pour quelque chose.
    Le vin est de belle persistance sur la violette et le sirop de cassis.

    Un très beau vin, qui se boit très facilement, ce domaine qui jouit cependant d’une image GD (où il est largement représenté), est pour moi un des meilleurs de la région de Figari. Belle expression du fruit, loin des stéréotypes.

    Ma note : 15/20

    Jean-Aubert

    JAD
    Participant

    CR: Cheval Quancard – Château Tour Saint Joseph – Haut-Médoc Cru Bourgeois 2010

    Il n’y a pas que du jus de bois dans ce Château Tour Saint Joseph 2010

    Belle robe assez dense, rubis aux reflets violets.

    Le nez est étonnant, intense sur le merlot. Crème de cassis, confiture de mûre, moka.

    La bouche est suave, très ronde et velouté, belle finale, acidité, cassis et fragrances toasté.

    Excellent rapport Q/P puisqu’à moins de 8 €.
    D’autant qu’il devrait se bonifier sur les 2-3 prochaines années.

    Ma note : 15/20

    Jean-Aubert

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