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- 31 janvier 2007 à 16h52
- in reply to: Vieux Guadet
Le millésime était (petit oubli de ma part) 1982.
Jean-Aubert
- 24 janvier 2007 à 23h51
- in reply to: Projet de comparer les 1GCC et leurs challengers
Je reste dubitatif…
Je ne permettrais pas de comparer ce qui n’est pas comparable : à savoir un Saint-Emilion à un Médoc ou un Grave (Encore qu’entre un Cheval Blanc et un Calon-Segur on puisse trouver quelques vagues similitudes en bouche)
Si il est pretexte à régaler les papilles, je trouve le concept sympa. En ce qui concerne une dégustation je chercherais à comparer ce qui est comparable.
A la limite :
* Challengers(et je ne parle pas forcément de GCC) du Médoc contre 1er du Médoc
* 1er de Saint-Emilion contre Pomerol et autres Saint-Emilion (pourquoi pas ?)
* Pour les Graves(plus difficile car Haut-Brion trust vraiment le haut du pavé)Il est vrai que de comparer un Château Margaux avec un Palmer ou un très grand Rauzan Segla peut donner un résultat étonnant, un vieux Dauzac peut également surprendre à l’aveugle.
Mais mélanger les genres ne fera que confronter les amateurs de telle ou telle AOC à ce qui se fait de meilleur. On ne peut inventer un classement absolu, on aime le vin par passion et cela est forcément subjectif.
Seule des verticales ou des horizontales de vins de même famille peuvent je pense quelque peu faire fis de cette même subjectivité. Je ne note pas un Château Margaux de la même façon qu’un Ausone, je ne peux donc pas comparer les 2.Enfin en ce qui concerne toute forme de dégustation, en bon disciple d’épicure je suis toujours partant…
Jean-Aubert
- 24 janvier 2007 à 22h58
- in reply to: Château Pontet-Canet, Pauillac
J’ai fait rentrer du 2002 dans ma cave et je ne le regrette pas après une première dégustation qui me confirme un très beau potentiel.
Je l’oubli, j’en reparlerais pas avant 10 ans je suis aussi optimiste que pour mes Beauséjour Becot du même millésime dans un tout autre registre (Merlot).
Il y a eut quelques très belles réussites cette année là et tant mieux car je trouve que les médias ont un peu trop tendance à sous-estimer ce millésime qui je vous l’accorde donne des résultats très hétérogène, et tant mieux car c’est dans ces années atypiques que l’on découvre les vrais talents ainsi que le grand savoir-faire de certain passé maitre depuis longtemps dans l’art de nous faire aimer le fruit de leur travail et passion.
Je leur rend hommage et ce Pontet Canet 2002 leur fait honneur.
Jean-Aubert
- 24 janvier 2007 à 19h26
- in reply to: Domaine des Baumard
Je ne parlerais que du Savennières Domaine.
1999 est je trouve particulièrement réussit, très minéral, très sec mais aussi très doux dans ses phases d’ouverture sans aucune acidité.
Ce qui est amusant avec ce vin lors des phases de fermeture : c’est qu’il est alors très difficile à boire et que l’acidité domine. Il faut jongler, à savoir les phases peuvent durer jusqu’à 4 ans (dixit ce que j’ai entendu dire au domaine)
J’aime beaucoup.2003 promet parait t’il un vin magnifique ? j’en saurais davantage très bientôt.
Je dirais aussi que l’on est très bien reçu au domaine et que je n’ai pas trouvé de cave sur la région Parisienne qui distribue les vins du domaine.
Je trouve que les prix au contraire ne sont pas trop élevé excepté pour le Quart de Chaume que je ne trouve pas exceptionnel par ailleurs.
- 24 janvier 2007 à 19h11
- in reply to: Domaine de Montine
Le Domaine de Montine est une propriété que je connais très bien pour différentes raisons.
Je pourrais dire que la cuvée émotion est de loin la figure de proue des vins du domaine.
2001 : tout a été dit, il est aujourd’hui à déguster et ce jusque vers 2010. (15,5/20)
2002 : Impasse sur la cuvée car trop de mistral et d’intempéries sont venus gâcher le millésime. toutefois l’ordinaire « secret du terroir » à donc bénéficié d’un régime de faveur et est aujourd’hui interressant à boire.2003 : Que dire, le vin possède une bonne acidité et une grande longueur, cependant je le trouve moins gouleyant que 2001 sans doute lié à une nouvelle année venteuse (13,5/20)
2004 : Encore du vent, mais il s’est calmé en Septembre, le vin est déjà très beau et très rond. Moins de garde mais il sera très agréable sur un baron d’agneau en 2008-2010.
Pour finir, je dirais que la famille Monteillet produit aussi un Viognier très agréable à boire en apéritif qui possède lui aussi un certain potentiel de garde.
Dommage que les Anglais très nombreux dans la région se l’arrache… Il n’en reste que très peu pour nous.Cordialement,
jean-Aubert
- 24 janvier 2007 à 18h54
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
Yves Zermatten écrivait:
——————————————————-
> je n’ai pas osé aller jusque là 😉
>
> à son avantage, on dira que le prix est resté
> raisonnable (contrairement à celui de ses
> illustres voisins).
>
> Yves ZermattenC’est exactement ce que je voulais dire en ce qui concerne « ce qui se fait de mieux ».
Je ne parle pas que de la qualité intrasec du vin qui certe ne peut pas rivaliser avec un Haut-Brion ou un Chevalier, par contre je trouve qu’il tient très bien la route face à un Pape-Clément ou certaines années de Smith (affaire de goût sans doute)
Côté prix il est indéniable que le rapport est incontestablement en sa faveur.Bien à vous,
jean-Aubert
- 24 janvier 2007 à 18h54
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
Yves Zermatten écrivait:
——————————————————-
> je n’ai pas osé aller jusque là 😉
>
> à son avantage, on dira que le prix est resté
> raisonnable (contrairement à celui de ses
> illustres voisins).
>
> Yves ZermattenC’est exactement ce que je voulais dire en ce qui concerne « ce qui se fait de mieux ».
Je ne parle pas que de la qualité intrasec du vin qui certe ne peut pas rivaliser avec un Haut-Brion ou un Chevalier, par contre je trouve qu’il tient très bien la route face à un Pape-Clément ou certaines années de Smith (affaire de goût sans doute)
Côté prix il est indéniable que le rapport est incontestablement en sa faveur.Bien à vous,
jean-Aubert
- 24 janvier 2007 à 18h54
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
Yves Zermatten écrivait:
——————————————————-
> je n’ai pas osé aller jusque là 😉
>
> à son avantage, on dira que le prix est resté
> raisonnable (contrairement à celui de ses
> illustres voisins).
>
> Yves ZermattenC’est exactement ce que je voulais dire en ce qui concerne « ce qui se fait de mieux ».
Je ne parle pas que de la qualité intrasec du vin qui certe ne peut pas rivaliser avec un Haut-Brion ou un Chevalier, par contre je trouve qu’il tient très bien la route face à un Pape-Clément ou certaines années de Smith (affaire de goût sans doute)
Côté prix il est indéniable que le rapport est incontestablement en sa faveur.Bien à vous,
jean-Aubert
Je partage l’avis de maguco concernant le Château Rouget.
Mais, maintenant que les Lalande de Pomerol ont fait d’énormes progrets, je suis plus enclin à en acheter.J’adore servir en aveugle un Jean de Gué 2003 (2004 et 2005 plein de promesses d’ici 10 ans).
Beaucoup le prenne pour un grand Pomerol presqu’à maturité, alors que ce n’est qu’un Lalande… mais à part le prix et le terroir je ne vois effectivement que difficilement où se situe la différence pour le plus grand plaisir de nos sens.Jean-Aubert
- 23 janvier 2007 à 20h22
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
Les vins du Château Carbonnieux sont l’exemple même de ce qui se fait de mieux dans les Graves.
les vins (Rouge et Blanc) sont bons voires très bon et exceptionnels dans certains millésimes, les prix proposés sont justes et apportent un plaisir supplémentaire à la consommation. On aimerait que certains producteurs produisant des quantités assez similaires soient capables de pratiquer le prix juste et non la spéculation et la surenchère systématique.
Après quelques dégustations :Rouge :
1995 et 1998 m’impressionnent beaucoup, surtout 1998 (16/20) qui est assez jeune, puissant (très vigoureux) encore sur un boisé élégant avec des notes légèrement fumées. Je dirais il mérite d’être conservé encore quelques années.
1999 : est à boire sans trop attendre mais très agréable
2000 : En attente
2002 : Probablement avec 1998 la meilleur bouteille que j’ai pu tester. 16,25/20
2003 : En devenir, je ne suis pas sûre qu’il soit moins bon que le 2002, je me souviens que le 2002 était au même stade l’an passé avec moins de matière. Alors d’ici 2 à 3 ans nous aurons un 2003 très différent et certainement plus gouleyant, le côté alcoleux se sera alors sans doute estompé pour laisser place à un boisé élégant voire le tabac.Blanc :
1996 : A boire maintenant ou attendre 2 à 3 ans car se referme
1999 : Magnifique réussite, un vin qui vieillit très bien, longueur interminable(16,5/20).
2001 : Beau vin
2003 : Très riche, fruit vert, poire, agrumes…, mais manque de puissance, le vin n’est pas encore tout à fait prêt pour être dégusté, d’ici 2 à 3 ans je me prononcerais.Jean-Aubert
- 23 janvier 2007 à 20h22
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
Les vins du Château Carbonnieux sont l’exemple même de ce qui se fait de mieux dans les Graves.
les vins (Rouge et Blanc) sont bons voires très bon et exceptionnels dans certains millésimes, les prix proposés sont justes et apportent un plaisir supplémentaire à la consommation. On aimerait que certains producteurs produisant des quantités assez similaires soient capables de pratiquer le prix juste et non la spéculation et la surenchère systématique.
Après quelques dégustations :Rouge :
1995 et 1998 m’impressionnent beaucoup, surtout 1998 (16/20) qui est assez jeune, puissant (très vigoureux) encore sur un boisé élégant avec des notes légèrement fumées. Je dirais il mérite d’être conservé encore quelques années.
1999 : est à boire sans trop attendre mais très agréable
2000 : En attente
2002 : Probablement avec 1998 la meilleur bouteille que j’ai pu tester. 16,25/20
2003 : En devenir, je ne suis pas sûre qu’il soit moins bon que le 2002, je me souviens que le 2002 était au même stade l’an passé avec moins de matière. Alors d’ici 2 à 3 ans nous aurons un 2003 très différent et certainement plus gouleyant, le côté alcoleux se sera alors sans doute estompé pour laisser place à un boisé élégant voire le tabac.Blanc :
1996 : A boire maintenant ou attendre 2 à 3 ans car se referme
1999 : Magnifique réussite, un vin qui vieillit très bien, longueur interminable(16,5/20).
2001 : Beau vin
2003 : Très riche, fruit vert, poire, agrumes…, mais manque de puissance, le vin n’est pas encore tout à fait prêt pour être dégusté, d’ici 2 à 3 ans je me prononcerais.Jean-Aubert
- 23 janvier 2007 à 20h22
- in reply to: Château Carbonnieux, Pessac-Léognan
Les vins du Château Carbonnieux sont l’exemple même de ce qui se fait de mieux dans les Graves.
les vins (Rouge et Blanc) sont bons voires très bon et exceptionnels dans certains millésimes, les prix proposés sont justes et apportent un plaisir supplémentaire à la consommation. On aimerait que certains producteurs produisant des quantités assez similaires soient capables de pratiquer le prix juste et non la spéculation et la surenchère systématique.
Après quelques dégustations :Rouge :
1995 et 1998 m’impressionnent beaucoup, surtout 1998 (16/20) qui est assez jeune, puissant (très vigoureux) encore sur un boisé élégant avec des notes légèrement fumées. Je dirais il mérite d’être conservé encore quelques années.
1999 : est à boire sans trop attendre mais très agréable
2000 : En attente
2002 : Probablement avec 1998 la meilleur bouteille que j’ai pu tester. 16,25/20
2003 : En devenir, je ne suis pas sûre qu’il soit moins bon que le 2002, je me souviens que le 2002 était au même stade l’an passé avec moins de matière. Alors d’ici 2 à 3 ans nous aurons un 2003 très différent et certainement plus gouleyant, le côté alcoleux se sera alors sans doute estompé pour laisser place à un boisé élégant voire le tabac.Blanc :
1996 : A boire maintenant ou attendre 2 à 3 ans car se referme
1999 : Magnifique réussite, un vin qui vieillit très bien, longueur interminable(16,5/20).
2001 : Beau vin
2003 : Très riche, fruit vert, poire, agrumes…, mais manque de puissance, le vin n’est pas encore tout à fait prêt pour être dégusté, d’ici 2 à 3 ans je me prononcerais.Jean-Aubert
- 19 janvier 2007 à 22h14
- in reply to: Château Giscours, Margaux
Giscours m’a beaucoup déçu, (95 et 96)
95 et 96 sont des vins astringents à souhait, puissant mais qui manquent un peu de souplesse pour un Margaux d’autant qu’ils semblent arrivé en bout de course.
Je ne suis pas enclin pour le moment à retenter l’expérience, le prix étant élevé, j’attendrais d’en goûter à l’occasion d’autres millésimes.
95 : 13/20
96 : 14/20- 19 janvier 2007 à 22h08
- in reply to: Château Rauzan-Gassies, Margaux
En ce qui concerne Rauzan Gassie, je suis d’accord avec Nidal, le millésime 97 excelle aujourd’hui dans ma cave.
Il est vraiment très agréable à boire, avec une robe magnifique ce qui fait plaisir car elle est du plus belle effet dans un verre à dégustation.
Le vin s’est ouvert l’an passé, avec Rauzan-Gassie, il faut être patient car le vin est long à s’ouvrir, mais une fois cela fait, on est récompensé.
Il est vrai que les millésimes d’avant 97 n’étaient pas souvent au niveau, ils le sont aujourd’hui, 2004 goûté l’an passé en primeur est très intérressant, à boire dans 10 à 15 ans pas avant.Je ne comparerais pas non plus Dauzac à Rauzan car les vins sont très différents. Rauzan est plus « féminin » et rond, mais n’est ce pas là la typicité de ce cru du Médoc ?
Jean-Aubert
- 10 janvier 2007 à 19h43
- in reply to: Château Pichon-Baron, Pauillac
Concernant le baron 2002, j’en ai trouvé il y a 2 semaines chez Auchan au tarif de 46€.
Mais même si le vin est beau, je gardes tout de même une petite préférence dans ce millésime pour Pontet-Canet qui me semble s’être surpassé comme cela est le cas depuis quelques années.
J’ai par contre goûter le 2000 et Lynch est me semble t’il beaucoup plus réussit dans ce millésime.
Ce que je peux dire me c’est que le Pichon Baron est me semble t’il un bon compromis de par un rapport qualité-prix assez juste à la vue des tarifs pratiqués aujourd’hui.
1990 me paraît être l’année phare de ces 20 dernières années et attendra encore 5 à 10 ans avant de me donner davantage de plaisir.J’aprécie beaucoup ce vin ainsi que son petit frère : « Les Tourelles » très réussit, mais là aussi je trouve globalement que le « Haut-Bages Averous » petit frère du Lynch est plus complet.
Jean-Aubert
- 6 janvier 2007 à 2h12
- in reply to: Château Cos d’Estournel, Saint-Estèphe
Absolument d’accord sur le millésime 96 il est splendide, peut-être ce qui s’est fait de mieux ces dernière années chez Cos.
Je dirais aussi que le second vin « Les Pagodes de Cos » millésime 96 est vraiment merveilleux on a peine croire qu’il s’agisse d’un second vin…
Bonne longueur, bonne tenue de la robe, et surtout beaucoup de puissance de fruit et d’équilibre. Un régale.
On le trouve encore chez Nicolas sur commande à un prix très raisonnable.En revanche Cos est souvent trop tanique et necessite une garde assez longue pour s’exprimer pleinement, même si nous n’atteignons pas l’interminable attente que peut procurer un Calon (vin qui ne s’ouvre qu’après qu’on l’ait oublié)
Montrose en revance est plus facile à apréhender, et semble plaire davantage en dégustation face à un Cos car plus riche et complexe (c’est là tous ce que l’on attends d’un très grand vin).
Jean-Aubert
- 6 janvier 2007 à 1h58
- in reply to: Château Pavie, époque famille Valette
Je resterais prudent quant à mes propos sur Pavie, mais j’avouerais que je trouve que les éloges qu’on lui fait trop souvent un peu excessives.
J’ai eu l’occasion de goûter un 78, 86, 95 et 2002, mis à part pour l’année 78 qui donne un vin rafiné et élégant, je trouve que les autres années m’ont données l’impression de vins quelque peu atypiques, pas mauvais, mais beaucoup trop concentré et boisé, on ne peut que s’empresser de penser que Pavie recherche un type de clientèle jeune et néophites et décalée, prête à dépenser de grosse sommes en croyant acheter la dernière merveille.
Je reviendrais peut-être sur ces propos en abordant un jour le cas Alter-Ego de Palmer qui me semble t’il joue la même carte.
J’ai l’impression lorsque je bois un Pavie 95/96/97/98 de boire toujours le même millésime.
C’est dommage de ne pas laisser le terroir suffisemment s’exprimer au détriment d’une alchimie certe très réussie mais surfant toujour sur les mêmes accords.
Dommage…Car ce vignoble à certainement d’autres choses à exprimer.Jean-Aubert
- 6 janvier 2007 à 0h14
- in reply to: Château La Gaffelière, Saint-Émilion
J’en ai personnellement goûter plusieurs millésimes et à chaque fois j’ai beaucoup aimé même si d’autres vins de l’appelation me semblent en ce moment très supérieurs :
CR: Château La Gaffelière 1993 : aujourd’hui il est à boire, ce n’est pas un vin « féminin », il est puissant et tanique mais très bien fait pour une année dite « médiocre ». J’en racheterais volontier d’autant que le rapport qualité/prix est imbattable ce qui en augmente encore le plaisir.
CR: Château La Gaffelière 1995 : Encore un beau potentiel de garde de 5ans avant l’apogée. Très élégant et fruité. Une très belle finale mais le foudre de chêne est encore un peu marqué.
CR: Château La Gaffelière 1996 : Un peu en retrait du 95, très « classique » je dirais même si le vin est superbe qu’il est peut-être un peu trop droit et prévisible. Un 1er cru à son niveau mais trop prévisible.
Mention spéciale pour le second vin « Clos de la Gaffelière » 2002. Je n’ai pas trouvé mieux à ce jour en second vin de Saint-Emilion (je veux dire avec une majorité de Merlot)…
Jean-Aubert
- 5 janvier 2007 à 21h32
- in reply to: Château Meyney, Saint-Estèphe
Bonsoir à tous,
En ce qui concerne Château Meyney, je dirais que je gardes un excellent souvenir de ce vin.
En effet, j’ai découvert ma passion pour le vin en ouvrant à la fin des années 80 une bouteille de Prieuré des Couleys 1970.
J’avais hérité de mon père entre autre de 5 ou six caisses de ce nectar à l’époque.Que d’émotion après que j’eus oeuvré au débouchage du long bouchon de liège(opération délicate pour un vin de 30 ans)
Une véritable explosion de parfums, un nez très complexe évoluant après ouverture (fraise, banane, intense). Près de 2 heures en bouteille ont été nécessaire pour en tirer la quintessence
La robe très sombre et vraiment chargé m’a obligé à pratiquer un filtrage avant un carafage puis consommation dans la foulée.En bouche c’était également une explosion de saveurs, avec un boisé encore légèrement présent mais qui se mariait agréablement avec le fruit rouge les épices et le tabac.
Un régale pour les papilles que je n’ai jamais retrouvé chez Meyney depuis.
J’ai par la suite honteusement abusé et pioché dans ces caisses, si bien que dès 1991 il ne me restait plus que 2 bouteilles que je gardes en souvenir en cave.On m’a parlé du Meyney 1975 qui parait t’il était encore plus réussit quoique je ne sache pas si cela est possible car je place le Meyney 70 au niveau d’un bon millésime chez Cos d’Estournel ce qui n’est pas peu dire.
Enfin jamais je n’ai retrouvé chez Meyney pareille émotion et cela est dommage, Meyney est pour moi rentré dans le rang depuis longtemps, mais peut-être qu’un jour…
Cependant, si quelqu’un m’invite à déguster un Prieuré des Couleys 75, je ne déclinerais pas l’invitation loin de là.Jean-Aubet