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- 14 février 2007 à 19h37
- in reply to: Millésime 2002 – tour d’horizon
JU écrivait:
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> Jean-Aubert,
>
> Plusieurs questions…
>
> Carbonnieux ne te sembles-t-il pas plus accessible
> que Pape Clément et d’autres en raison d’un côté
> tannique moindre ? J’y voit un vin plus accessible
> certes, mais qu’en est-il du potentiel de garde,
> et du plaisir à long terme, du potentiel à long
> terme ?
>
> Pessac semble être l’appellation la moins flattée
> par tes commentaires… Est-ce étonnant ? Quelle
> peut-être la cause ?
>
> Enfin, le côté astringent, tannique des grands
> Pessac est-il retrouvé ailleurs ?
>
>
> Cordialement,
>
> JUSur les Pessac 2002 que j’ai goûté, je suis assez déçu il est vrai. Je reconnais que Carbonnieux est plus abordable et souvent plus facile à boire, mais par contre de là à penser que ce n’est pas un vin de garde… J’en tiens pour preuve un 75 et un 86 dégusté il n’y a pas si longtemps pour affirmer qu’il faut se méfier de Carbonnieux qui sous ses faux airs de vin facile à boire peu aussi se cacher un autre vin qui finira par se montrer sous d’encore meilleurs auspices avec l’âge.
Le côté tanique ne me dérange pas, la matière non plus, un Pape Clément 82 se boit tout seul et est même un vin d’exception même si il va décliner dans les années qui viennent. Mais j’ai juste du mal à comprendre où il veut en venir sur le millésime 2002 (attaque un peu rude, un vin pas fermé mais dont on dissocie assez mal le fruit et le bois (ce n’est pas net pas souple : 2000 m’a apporté beaucoup plus de plaisir), je viens de tester également un Malartic 2002, là ce n’est pas la concentration qui pose problème, c’est l’absence total de matière.
Quant au potentiel de garde je suis bien incapable aujourd’hui de dire si Pape Clément 2002 se gardera longtemps, il faudra que je réessaye d’ici 1 ou 2 ans, en ce qui concerne Carbonnieux 10 ans me semblent bien, il les atteindra, peut-être plus si il évolue comme je le crois après sa prochaine phase de fermeture qui devrait le rendre plus complexe et plus riche (je l’ai vécu avec le 95).
Sinon j’aime les Pessac autant que la plupart des autres vins de Bordeaux, avec je le reconnais un petit faible pour Haut-Brion (mais là on touche la perfection), et cela à un coût, quoique le prix de mes premières bouteilles achetées (90 ! et 93) me semblait pas excessif au regard de ce qui se passe aujourd’hui où la spéculation va bon train…
Je n’ai pas testé le 2002 mais j’ai entendu dire qu’il y avait quelques trais communs avec Carbonnieux quant à sa profondeur et sa grande maturité. Un vin qu’il me tarde de goûter car on m’a touché mot de la concentration qui tout en étant énorme serait magnifiquement intégré au breuvage je ne demande qu’à le découvrir.Cordialement,
Jean-Aubert
- 13 février 2007 à 21h15
- in reply to: Millésime 2002 – tour d’horizon
Sur le millésime 2002, je dirais que je vais de surprises en surprises.
Buvant assez souvent de belles choses, je ne suis pas en reste et même comblé parfois de part l’originalité de certaines bouteilles.
J’en tiens exemple pour un Gruaud Larose qui me parait superbement fruité et plus équilibré qu’à l’habitude même si il me parait se refermer aujourd’hui ce qui amener à trouver le vin décevant, dans 5 à 10 ans ce sera une autre affaire…
Je dirais que globalement les Pauillac s’en sortent avec les honneurs, surtout pour Pontet Canet et Pichon Baron, mais Haut-Batailley, lynch, Lafite et même Colombier Montpelous donnent de très belles choses.
Cos d’Estournel me semble plus que réussit et très original, je le trouverais même exceptionnel (17/20) alors que Calon trop classique me semble en retrait à peine au niveau du 97 si ma mémoire ne me joue pas des tours (c’est là le paradoxe de 2002).
En Saint-Emilion Beauséjour-Bécot n’est pas loin de Cos.Quant aux Pessac, Carbonnieux s’en sort admirablement, je le trouve vraiment excellent ce qui est moins le cas chez Pape Clément(plus concentré mais moins franc) ou la Mission Haut-Brion dégustés également.
Quant aux médoc : Cantemerle se défend mais Citran se dégrade rapidement au carafafe signe d’un vin agréable mais fragile.En résumé :
Cos d’Estournel : 17/20
Pontet-Canet, Pichon Baron, Beauséjour-Bécot : 16,5
Troplong Mondot, Lafite, Lynch et Gruaud Larose : 16
Carbonnieux, Haut-Batailley : 15,5
Clos de Lagaffelière, Cantemerle, Pape Clément, Calon : 15
Terrey Gros Caillou, Colombier Montpelous, Mission : 14
Citran : 12,5En sommes une année interessante pour les prix des grands vins(17-16). J’oserais même dire que ceux qui ont réussit dans ce millésime sont ceux qui ne rechignent pas à prendre des risques donc normal qu’on les retrouvent avec régularité devant.
Tout de même je penses une année à Pauillac… nous le verrons avec le temps mais…mon petit doigt me dit que…Cordialement,
jean-Aubert
- 12 février 2007 à 18h03
- in reply to: Château Haut-Batailley, Pauillac
CR: Château Haut-Batailley, Pauillac, 2002
Je ne ferais que reconfirmer une énième fois ce qui a été dit sur le 2002.
Dégusté hier midi une bouteille, il m’a semblé plutôt à son avantage quoique encore très intense avec une bonne acidité, belle robe violette.
Il mérite je pense d’être attendu encore quelques années (5ans environ)
Ma note : 15,5/20Cordialement,
Jean-Aubert
- 10 février 2007 à 16h54
- in reply to: Seconds vins
Luc si tu vas sur le site du Château Palmer tous ceci est expliqué et cela est fort interessant.
Si le vignoble est le même, la récolte diffère et ne s’effectue pas de la même façon.
Ce sont 2 vins de la même maison et produit à partir de la même vigne mais différent de part la composition et la façon de le récolter.
Il ne s’agit nullement de ce qui est jugé insuffisant pour Palmer. En sorte que Alter-Ego n’est pas vraiment ce que l’on pourrait appeler un second vin…Cordialement,
Jean-Aubert
- 10 février 2007 à 16h09
- in reply to: Seconds vins
Concernant Alter-Ego, il ne s’agit pas vraiment d’un second…
La grande difficultée je crois est de définir ce qu’est de nos jours un second vin. Le marché étant plus exigeant, les seconds souvent ne sont plus vraiment des seconds…
Pour moi, j’en étais resté à un vin produit lors de la même vendange, mais dont le raisin a été déclassé suite à un tri méticuleux. Donc insuffisant pour rentrer dans la composition du premier vin.
Alter Ego est une propriété à part entière, il en est de même pour Sarget de Gruaud Larose dont le véritable second est (Larose de Gruaud) etc.
Je dirais que dans ces conditions il m’est parfois difficile de faire la part des choses…
Je sais cependant que les Pagodes de Cos et Dame de Montrose me plaisent bien en tant que Saint-Estèphe, les Tourelles de Longueville sont en Pauillac très agréable mais à un prix trop élevé qui me fera préférer un Haut-Batailley.Le seul second pour qui je ne me poserais pas de question quant à la régularité serait sans aucun doute « Pavillon-Rouge » mais est-ce vraiment un second vin récolté sur la même parcelle que le premier ??? Je suis bien incapable de le dire.
Cordialement,
Jean-Aubert
- 9 février 2007 à 19h15
- in reply to: Château Rauzan-Ségla, Margaux
Luc Javaux écrivait:
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> « Plus régulier que Rauzan-Gassie »
>
> Je connaît des challenges plus rudes…
>
>
> LucLuc tu as parfaitement raison, je faisais allusion aux seules 2 grandes années que j’ai apprécié avec Rauzan-Gassie (1997 – très beau aujourd’hui et surtout le 1982 !!!)
Les autres années ne m’ont pas vraiment fait vibrer même si ce vin reste très honnête(sans plus).j’ai surtout mentionné Rauzan-Gassie car à l’origine, les 2 propriétés ne faisait qu’un seul et même domaine. Rauzan Segla ayant hérité du meilleur emplacement et peut-être d’un meilleur savoir-faire, il est logique qu’il soit devant Rauzan-Gassie.
Cela n’empêche que Rauzan-Segla est vraiment un des plus beau Margaux que j’ai pu déguster à ce jour(1989).
Jean-Aubert
- 9 février 2007 à 3h46
- in reply to: Château Rauzan-Ségla, Margaux
claudius écrivait:
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> Rauzan Ségla l’incompris?
>
> Avec Parker qui lui colle toujours des scores en
> dessous de la barrière fatidique,———
J’ai un faible pour les vins que Parker semble sous-noter…
J’aime rechercher la difficulté…
Je trouve que les Rauzan Segla tient le haut du pavé en Margaux avec Palmer mais en plus « classique » moins agressif quant à sa concentration.
Plus régulier que Rauzan-Gassie, j’aime à garder quelques bouteilles en cave car nous sommes vraiment en présence d’un grand vin.1998 : tout a été dit, du pur bonheur dans la grande tradition des Margaux.
1999, 2000 je ne rajouterais rien…
Dans ma cave :
Du côté de Margaux je place (Rauzan-Segla avec Dauzac, Issan et Rauzan-Gassie 97), du côté Palmer : Palmer tout simplement…pour faire plaisir cette fois là à Parker…Cordialement
Jean-Aubert
- 9 février 2007 à 3h32
- in reply to: Château Chasse-Spleen, Moulis
minty écrivait:
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> … une question s’est imposee a mon esprit hier
> soir en buvant ce magnifique 86: les derniers
> milesimes de Chasse-Spleen (je pense depuis 2000
> en gros) auront’il le meme potentiel de
> veillissement?Tout ceci est tellement vrai… Mais cela ne s’applique pas à tous les vins du
Médoc.Je conçois mal qu’un vin en déhors des phases dites de « fermeture » ne soit pas toujours bon et agréable à boire.
Un grand vin doit pouvoir se boire tout au long de son cycle de vie et procurer du plaisir.
De par mon expérience je trouve que les Moulis sont rarements fermés mais pas forcément destinés à une longue garde 10-15 ans au plus. J’en tiens la preuve sur un Maucaillou 85 qui donnait toujours l’impression d’être à son apogé (ce en permanence de 1995 à 2000) et s’est effondré sur lui-même du jour au lendemain.
Je sais que le Chasse Spleen est un pur plaisir pour les sens, mais si j’avais du 86 en cave je ne tarderais probablement pas à les boire en gardant tout de même la dernière bouteille 3 à 5 ans de plus afin de me conforter dans mes propos ou bien me surprendre (je ne demande qu’a être surpris…)Cordialement,
Jean-Aubert
- 9 février 2007 à 3h12
- in reply to: Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
jmwa écrivait:
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> Ne pas oublier le 2002 qui est magnifique, que du
> fruit,et en plus le prix est abordable.
>
> jmwIl est vrai que je suis assez sévère peut-être un peu trop, mais à ce prix on a toujours tendance à attendre mieux. Je modererais tout de même mes propos précédents.
Le 2002 est effectivement très agréable à boire, comme la plupart des grands Pauillac qui sont plutôt réussits dans ce millésime ce qui n’est pas le cas dans toutes les appellations de Médoc.
Par contre je ne trouve plus dans les vins de la Comtesse ce que j’attends dans un Pauillac même si les vin sont très aériens ronds et fruités (ce sont tout de même de très beau vins).
Mais… Baron ou Lynch voir Latour(mais là hors de ma portée) sont plutôt les bons élèves (je rajoute Pontet), il faut dire que je suis peut-être un peu trop classique dans mes goûts ce qui explique que j’ai parfois du mal à classer des vins atypiques et je trouve que la Comtesse est entrain de devenir atypique pour un Pauillac (cela sera peut-être un jour l’objet d’un nouveau phénomène de culte comme pour l’Alter Ego, Palmer ou Sociando-Mallet)
Cordialement,
Jean-Aubert
- 8 février 2007 à 16h09
- in reply to: Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
CR: Comtesse de Lalande 1990 :
Robe très sombre, fruits noirs et café puis du pruneau, du cuir, un soupçon de tabac , le sous bois vient alors en finale.
En bouche tous ceci s’efface pour donner pleinement libre cours à un déluge de saveurs raffinées et très féminines, mais malheureusement désillusion : la longueur n’est pas suffisante, je trouve même le retour en bouche un peu décevant on passe du suave à une finale acide mais pas très agréable et cela je n’arrive pas à me l’expliquer.
Un beau vin, mais qui je trouve joue trop sur des prix élevés et s’endore sur sa réputation
Je lui préfère depuis quelques années Pontet-Canet, Lynch ou Pichon Baron, je trouve même que Haut-Batailley commence à donner des résultats conséquents et pourrait s’en rapprocher.Quant au second vin (la Réserve); il est je trouve depuis 2000 devenu assez quelconque alors qu’il se laissait boire tout seul auparavant.
Cordialement,
Jean-Aubert
- 8 février 2007 à 15h36
- in reply to: Château Palmer, Margaux
Quand je penses que mon Auchan vendait du 2001 à 31 € il n’y a pas si longtemps et que j’ai hésité, maintenant c’est trop tard, y’a plus…
Mais jusqu’à présent j’ai toujours trouvé que Palmer jouait un peu trop la carte Parker (tout comme Pavie).
Si les vins sont magnifiques, je ne trouve pas forcément tous ce que j’attends d’un Margaux (Attention cela n’engage que moi).
Par contre il est clair qu’il tient très bien la comparaison face à d’autres grands vins du Médoc très concentrés et souvent sur le bois, les épices, les fruits noirs confits, le café…Je pense que Palmer mériterait une appelation « Palmer » à part entière et non Margaux. C’est un vin unique et qui surprend de part sa structure pour un Margaux en comparaison avec un Rauzan Segla, Pavillon Rouge, Dauzac, Brown ou certaines années (trop rares) Rauzan Gassie qui sont des vins plus typés « puissant mais féminin » alors que Palmer est plutôt « Animal – Masculin ».
Cela cependant n’entâche en rien le plaisir toujours partagé que j’ai à ouvrir un Palmer.
Jean-Aubert
- 7 février 2007 à 23h33
- in reply to: Château Croizet-Bages, Pauillac
J’ai quelques bouteilles de 1999, je ne trouve pas ce vin « ininteressant ».
Au contraire, il m’a semblé pas trop mal réussit pour cette année qui a donné des résultats inégaux en fonction des propriétés.
Je noterais que si le nez augurait d’un vin assez fermé, au bout de 2 Heures, il s’est ouvert et m’a laissé un bon souvenir, épice, bois mélé et fruits rouges avec une finale assez longue en bouche un peu acidulé et très Pauillac.
Même si il est loin de rivaliser avec les autres Grands crus classés, je le positionnerais au niveau d’un beau Colombier Montpelous (Crus Bourgeois).
Sur un Gigot d’agneau il se boit très bien et reste abordable (autour de 15 €)Dans les mêmes niveaux de prix je ne pourrais que conseiller d’aller sur des seconds vins de type Haut-Bages Averous(second de Lynch), La Tour l’Aspic ou Tourelles de Longueville(quoique un peu plus cher) qui me semblent plus réguliers et plus complexes.
Cordialement
Jean-Aubert
- 7 février 2007 à 21h13
- in reply to: Château Olivier, Pessac-Léognan
Je partage quelque peu les différents avis concernant château Olivier.
J’ai eu l’occasion de tester 1998 et j’ai vraiment été déçu par le manque de puissance, un vin facile un fruité agréable mais peu de longueur en bouche, pas de classe, un nez qui ne présageait de toute façon pas un grand vin loin de son classement de 1953.
il semblerait cependant que sur les millésimes 2004 et 2005 il se rattrape et sorte un peu de l’ordinaire.
J’ai une caisse de 2004 en devenir chez Nicolas qui attend sur les conseils de mon ancien caviste en qui j’avais la plus grande confiance, il m’a garantie une agréable surprise…, je vous en dirais davantage d’ici peu.Jean-Aubert
- 6 février 2007 à 16h29
- in reply to: Château Cantemerle, Haut-Médoc
yr écrivait:
——————————————————-
> Bonjour à tous.
>
> Je viens de gouter une bouteille de ce vin par
> curiosité , car il est vendu en solde pour moins
> de 15E chez « Franprix » en ce moment (Du moins sur
> Paris..). Mes exprériences antérieures étant assez
> diverses avec ce cru, j’ai préféré le boire avant
> d’en prendre un carton.
>
> Ce vin a eu de fort mauvaises critiques dans des
> N° recents de la RVF notamment .
>
> Je dois dire qu’il m’a plutot surpris en bien. Mes
> attentes étaient il faut le dire assez
> raisonnables apres avoir lu la reveufeu, mais ce
> n’est pas du tout un vin dilué ou pas mûr. De joli
> arômes de cassis et de vanille (boisé présent,
> mais bien intégré, pas du tout envahissant ou
> « sur-dosé »). C’est un bon Bordeaux « Moderne » , pas
> un gros calibre mais bien équilibré. Tout à fait
> au niveau des meilleurs crus Bourgeois (hors
> S-Mallet + costaud), qui soi-dit en passant
> coutent plus cher !
>
> A 15 Euros je crois que ça fera dans 5/10 ans un
> bon vin de pique nique, j’en ai pris un peu.
> Meilleur que le 96 à mon avis. Bon rapport Q/P.
>
> YRCantemerle est tout de même un 5eme Cru classé heureusement pour son classement qu’il est encore supérieur à beaucoup de crus bourgeois…2003 est assez bien réussit mais à boire dans les 5 à 10 ans.
YR,
Si tu as l’occasion, chez Franprix actuellement je te conseilles aussi le Jean-Gué 2004 qui est magnifique ainsi que le Dauzac 2001 (18 € et c’est une affaire crois moi)Jean-Aubert
- 6 février 2007 à 16h13
- in reply to: Château Figeac, Saint-Emilion
Figeac est le premier Saint-Emilion qu’il m’eut été donné à boire.
Il s’agissait d’un Figeac 1966, mon père en possèdait une ou 2 caisses en cave.
J’ai tout de suite accroché nous devions nous situer aux alentours de 1979-1980.Il s’agissait d’un vin très épicés avec un beau nez fumé et confituré de fruits mûres.
Grande longueur et superbe couleur rubis. Un plaisir que je n’ai depuis que peu retrouvé dans un Saint-Emilion même dans les meilleurs premier crus. Je crois même que Figeac n’est plus tout à fait le même.
Pour moi le changement s’est opéré après 86-88, les Figeac sont désormais peut-être équilibrés plus tôt ce qui correspond mieux à une demande de consommation immédiate(les gens n’ont souvent plus le temps d’attendre plus de 5 à 10 ans).Le Figeac 2000 que j’ai dégusté qui est déjà prêt à boire(excellent tout de même) me laisse sur ma fin (apogé 2008-2010 ?), il me reste 2 bouteilles de 70 qui sont beaucoup plus matûres(tabac, épices, matière), en 2010 elles seront encore superbes alors que dans 10 ans le 2000 sera peut-être sur le déclin ce qui est étonnant car on peut comparer 1970 et 2000 en ce qui concerne la qualité des merlot et cabernet, les techniques de vignification ont peut-être changés ?
Quant à la remarque de Thierry concernant le 82 « c’est le style Figeac », je lui dit oui c’est exactement mon avis, je trouve cependant que 1970 est la seule année que j’ai dégusté qui ajoute un peu plus de puissance que d’accoutumé et lui fait atteindre le sommet de l’appellation.
Jean-Aubert
- 6 février 2007 à 15h08
- in reply to: Château Cantemerle, Haut-Médoc
Je confirme que le Cantemerle 2002 est un très beau vin qui gagnerait à attendre 5 ans mais qui est déjà très rond.
Si vous avez l’occasion le millésime 2004 promet à ce vin une bonne garde 15 ans sans problème.J’aime beaucoup ces vins qui ont indéniablements progressés depuis 2000, il sont ronds, souples, gouleyants mais aussi astringents juste ce qu’il faut pour un gigot d’agneau de lait ou de chevreau.
Cantemerle rime souvent avec harmonie.
Je rajouterais que ces vins sont assez raffinés et plus « doux » que la Lagune que je trouve toujours souvent un peu trop concentré ou un Camensac 90 que je n’arrive toujour pas à ouvrir (je ne vois pas jusqu’où il ira mais surement loin car fermé depuis 17 ans ?).En Haut-Médoc si je place Cantemerle en haut de tableau, cependant mes préférences iront vers l’étonnant et inclassable Sociando-Mallet mais aussi vers les méconnus mais néammoins superbes Lanessan et Lachesnaye (Lanessan pour son côté masculin « épices et réglisse » et Lachesnaye son pendant féminin « une douceur extrème, crème de fruits rouges et longueur extrème »).
J’ai du Lachesnaye 94 en cave qui me fait vibrer à chaque fois que j’en ouvre une bouteille, et pourtant il y a 5 ans je craignais qu’il ne s’ouvre pas…tant il était peu expressif.
cordialement,
Jean-Aubert
- 5 février 2007 à 4h55
- in reply to: Aurais-je des vins encore bons dans cette liste ?
Le seul que j’ai bu récemment dans cette liste au restaurant était un Carbonnieux 86.
J’ai été surpris par la jeunesse de ce vin. Il peut encore viellir 10 ans sans problème, mais tout est question de cave…
Il est problable que le Larcis soit en bout de course, quant aux autres, tout est possible, je ne me fais pas de soucis pour le Montrose 80, qui je penses est encore très beau même si l’année n’est pas exceptionnelle.
Le clos de l’oratoire doit être magnifique si il a été bien conservé…
Cordialement,
Jean-Aubert
- 5 février 2007 à 4h46
- in reply to: Choix Saint Estèphe.
Pour revenir à l’interrogation initiale de Cédric,
Oui les prix chez Nicolas sont relativement élevés, par contre la qualité de conservation des vins l’est aussi.J’ai tester chez Nicolas :
Coutelin Merville 2000 que je n’ai pas trouvé exceptionnel, on retrouve même un peu de poivron au nez et en bouche ce qui m’a surpris. le vin n’est pas fait, attendre encore 4 à 5 ans avant de se prononcer, pour l’instant je ne suis pas optimiste (mais je n’aime pas trop les vins de cette propriété alors je ne suis pas toujour objectif…)Château Tour de Marbuzet 2002 :
Beau vin qu’il faudra attendre encore un peu, de la puissance et beaucoup de rondeur et de fruits. très agréable.Les Pagodes de Cos 1996 :
A 36 € le prix peu faire bondir, mais je puis garantir en avoir 2 caisses achetées en 2005 qui tiennent bien la route (le prix était hélas de 29 € à l’époque ce qui était un très bon prix). le vin tiendra encore au moins 5 ans si ce n’est 10.
Je trouve que les Pagodes sont probablement le meilleur vin des 4 dégustés avec le Lafon Rochet 1998 qui est une belle réussite aussi.
Les Pagodes ont peut-être un style plus Saint-Estèphe, très classique mais aussi très bon (ouvrir 1 à 2 heures avant)Cordialement,
Jean-Aubert
- 5 février 2007 à 3h18
- in reply to: Château Beau-Séjour Bécot, Saint-Émilion
Luc Javaux écrivait:
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> « Une très grande harmonie règne entre le caramel,
> le chocolat au lait et le pruneau »
>
> Personnellement, tout cela ne me donne par fort
> envie…
> Cela ressemble tout de même à un beau maquillage
> sur un millésime difficile, non ?
>
>
> LucChacun pense ce qu’il veut, mais je ne crois pas qu’il s’agisse d’un beau maquillage, j’ai d’ailleurs retrouvé le numéro spécial de Vintage sur les Saint-Emilion 2002 qui soulignait les qualités étonnantes du Beauséjour dans ce millésime.
Même si je ne suis fait pas parti des oenologues « éclairés », je trouve que Vintage est une des bonnes revue du genre dont les avis ne sont pas à prendre à la légère.Je cites :
[i]Note : 15.4 (seuls Ausone, Pavie et Angelus sont mieux notés)
« Belle robe Cerise noire, brillante. Le nez est intense, suave, aux notes de vanillé, boisé grillé, finissnt sur des arômes de fruits rouges de bois. Bouche puissante, fraîche avec une belle acicité, un beau respect du fruit, aux arômes de bois mélés d’épices. Une longue finale qui relève de la structure et de l’harmonie. VIn de terroir, racé, une belle réussite sur le millésime. Garde 2008-2012. (Vintage Juin 2005)[/i]Je doute quant même du maquillage…, même si je ne retrouve pas tout le descriptif qui en a été fait par Vintage.
Il se peu que mon nez ne soit pas encore assez afuté… ?Jean-Aubert
- 5 février 2007 à 2h46
- in reply to: Château Beau-Séjour Bécot, Saint-Émilion
J’ai découvert hier ce vin dont l’étiquette ne m’avait jamais vraiment accroché.
Ouvert une bouteille Samedi soir, je me suis fait la même remarque que Nidal un an auparavant, le nez explose à l’ouverture de la bouteille, nous sommes transporté dans une bonbonnière anglaise (raisin, fruits mûrs, caramel et café se succèdent pour finir une heure et demi après en carafe sur des notes chocolatés très élégantes et terriblement attirantes, on devine à peine un soupçon de tabac magnifique et surprenant pour le millésime !!!)
En bouche et ce une heure et demi après :
Une très grande harmonie règne entre le caramel, le chocolat au lait et le pruneau, un de mes amis découvrant avec moi ce vin s’est écrié on croirait un Figeac !!! Mais non… et pourtant effectivement il en a toutes les qualités le prix tout de même plus léger. Une très belle réussite, je crois que je n’ai que très rarement bû de mémoire un vin de cette classe. Un vin qui fait vraiment honneur à son rang et le place pour moi au niveau de Figeac(mais sur cette bouteille…). Je pense tester le 2003 que j’ai vu également en rayon afin de commencer à me faire une idée sur ce vin qui vraiment m’enthousiasme à tout point de vue.
J’aime Figeac (j’adore même…) je trouve qu’il s’agit peut-être du meilleur représentant de l’apellation sur les merlots, Beauséjour Bécot s’en rapproche beaucoup pour mon plus grand plaisir.Du coup, j’ai décidé de le servir en apéritif pour lui-même ce qui fût du plus grand effet.
J’ai l’impression que ce vin sera à son apogé dans une dizaine d’années pas plus, mais qu’il a les moyens de tenir la longueur sur 20 ans.
En sommes je ne peux que vivement le conseiller !!!
Cordialement,
Jean-Aubert