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- 3 janvier 2016 à 2h39
- in reply to: Domaine Tatraux Jean & Fils, Givry
CR: Domaine Tatraux – Givry 2014
Un domaine que je ne connaissais pas.
Il s’agit là de l’appellation village du domaine.
A noter que les vins du domaine sont entièrement vinifié sous bois, un pourcentage de bois neuf modéré.La robe oscille entre rubis et pourpre.
Le nez est intense et frais sur les fruits rouges, la framboise, la griotte à l’eau de vie, une très légère touche vanillée pour rappeler l’élevage
En bouche de la fraicheur, du fruit et une belle acidité. la finale est assez longue avec de beaux amers.Un vin gourmand, très bien vinifié, un Givry Village très réussit.
Je ne connais pas assez ce domaine, mais j’ai un désormais un peu de stock et ne le regrette pas.Ma note : 15,5/20
Jean-Aubert
- 3 janvier 2016 à 2h24
- in reply to: Château Lagrange, Saint-Julien
CR: Château Lagrange 2004
Sur 2 jours en tête à tête et accompagnement d’une brouillade d’oeufs aux truffes d’Italie ramenées d’un séjour romain, et le lendemain de canons d’os à moelle.
2 approches très différentes d’un point de vue culinaire, assez audacieuse pour la première là ou un vermentino ou grand Chassagne aurait été à la fête, la seconde faisant mouche avec ce type de vin.
La robe est superbe, rubis profonde à peine tuilée, elle parait encore très jeune dans un millésime pas forcément des plus recherchés.
Le nez est d’une très grande intensité qui me surprend : superbes flagrances de Cassis, de mûrs, de zan, un élevage encore marqué mais très élégant sur le moka(torréfaction), le cèdre, le tout s’achevant sur des notes florales de rose et de violette lui conférant un faux accent bourguignon. Une complexité qui nous déroute un moment.
La bouche quant à elle ne fait pas dans la dentelle et rappelle bien que très élégante que l’on est à St-Julien. Volume impressionnant le vin tapisse tout le palais,des tanins bien présents, la matière quoique bien intégrée à l’ensemble est très légèrement astringente. le vin est masculin, viril, et cela contrebalance à merveille le gras de l’os à moelle, j’y trouve même une certaine harmonie, l’un répondant à l’autre.
Accord vibrant et vin vibrant, il n’en finit pas en bouche, acidité très présente.A ce stade, je ne parlerais pas d’un vin à son apogée, il y rentre lentement. En 2020 on retentera l’expérience et il devrait alors commencer à donner une image de son potentiel qui est je pense impressionnant.
Ce Lagrange 2004 est un St-Julien charpenté à souhait, classique et opulent, d’une complexité certaine, que je n’attendais pas sur ce millésime.
Ce vin en plus d’être vibrant, est Grand tout simplement, il va se bonifier grandement dans les 10 prochaines années.Ma note : 18/20+
Jean-Aubert
- 3 janvier 2016 à 2h24
- in reply to: Château Lagrange, Saint-Julien
CR: Château Lagrange 2004
Sur 2 jours en tête à tête et accompagnement d’une brouillade d’oeufs aux truffes d’Italie ramenées d’un séjour romain, et le lendemain de canons d’os à moelle.
2 approches très différentes d’un point de vue culinaire, assez audacieuse pour la première là ou un vermentino ou grand Chassagne aurait été à la fête, la seconde faisant mouche avec ce type de vin.
La robe est superbe, rubis profonde à peine tuilée, elle parait encore très jeune dans un millésime pas forcément des plus recherchés.
Le nez est d’une très grande intensité qui me surprend : superbes flagrances de Cassis, de mûrs, de zan, un élevage encore marqué mais très élégant sur le moka(torréfaction), le cèdre, le tout s’achevant sur des notes florales de rose et de violette lui conférant un faux accent bourguignon. Une complexité qui nous déroute un moment.
La bouche quant à elle ne fait pas dans la dentelle et rappelle bien que très élégante que l’on est à St-Julien. Volume impressionnant le vin tapisse tout le palais,des tanins bien présents, la matière quoique bien intégrée à l’ensemble est très légèrement astringente. le vin est masculin, viril, et cela contrebalance à merveille le gras de l’os à moelle, j’y trouve même une certaine harmonie, l’un répondant à l’autre.
Accord vibrant et vin vibrant, il n’en finit pas en bouche, acidité très présente.A ce stade, je ne parlerais pas d’un vin à son apogée, il y rentre lentement. En 2020 on retentera l’expérience et il devrait alors commencer à donner une image de son potentiel qui est je pense impressionnant.
Ce Lagrange 2004 est un St-Julien charpenté à souhait, classique et opulent, d’une complexité certaine, que je n’attendais pas sur ce millésime.
Ce vin en plus d’être vibrant, est Grand tout simplement, il va se bonifier grandement dans les 10 prochaines années.Ma note : 18/20+
Jean-Aubert
- 3 janvier 2016 à 2h24
- in reply to: Château Lagrange, Saint-Julien
CR: Château Lagrange 2004
Sur 2 jours en tête à tête et accompagnement d’une brouillade d’oeufs aux truffes d’Italie ramenées d’un séjour romain, et le lendemain de canons d’os à moelle.
2 approches très différentes d’un point de vue culinaire, assez audacieuse pour la première là ou un vermentino ou grand Chassagne aurait été à la fête, la seconde faisant mouche avec ce type de vin.
La robe est superbe, rubis profonde à peine tuilée, elle parait encore très jeune dans un millésime pas forcément des plus recherchés.
Le nez est d’une très grande intensité qui me surprend : superbes flagrances de Cassis, de mûrs, de zan, un élevage encore marqué mais très élégant sur le moka(torréfaction), le cèdre, le tout s’achevant sur des notes florales de rose et de violette lui conférant un faux accent bourguignon. Une complexité qui nous déroute un moment.
La bouche quant à elle ne fait pas dans la dentelle et rappelle bien que très élégante que l’on est à St-Julien. Volume impressionnant le vin tapisse tout le palais,des tanins bien présents, la matière quoique bien intégrée à l’ensemble est très légèrement astringente. le vin est masculin, viril, et cela contrebalance à merveille le gras de l’os à moelle, j’y trouve même une certaine harmonie, l’un répondant à l’autre.
Accord vibrant et vin vibrant, il n’en finit pas en bouche, acidité très présente.A ce stade, je ne parlerais pas d’un vin à son apogée, il y rentre lentement. En 2020 on retentera l’expérience et il devrait alors commencer à donner une image de son potentiel qui est je pense impressionnant.
Ce Lagrange 2004 est un St-Julien charpenté à souhait, classique et opulent, d’une complexité certaine, que je n’attendais pas sur ce millésime.
Ce vin en plus d’être vibrant, est Grand tout simplement, il va se bonifier grandement dans les 10 prochaines années.Ma note : 18/20+
Jean-Aubert
- 20 novembre 2015 à 18h03
- in reply to: Château de Fieuzal, Pessac-Léognan
JM,
Le Fieuzal rouge 2012 que j’ai dégusté il y a quelques mois ne présentait pas ces caractéristiques olfactives outrancières.
Certe marqué par un élevage conséquent et pas totalement en place, mais par contre pas de bois brûlé et de café à la mode « Pavie-Monbousquet »… Plutôt de la vanille et de la griotte. Sinon fruits-rouges et quelques accents floraux type bourguignons.Je n’en n’ai pas du tout la même approche.
Jean-Aubert
- 20 novembre 2015 à 18h03
- in reply to: Château de Fieuzal, Pessac-Léognan
JM,
Le Fieuzal rouge 2012 que j’ai dégusté il y a quelques mois ne présentait pas ces caractéristiques olfactives outrancières.
Certe marqué par un élevage conséquent et pas totalement en place, mais par contre pas de bois brûlé et de café à la mode « Pavie-Monbousquet »… Plutôt de la vanille et de la griotte. Sinon fruits-rouges et quelques accents floraux type bourguignons.Je n’en n’ai pas du tout la même approche.
Jean-Aubert
- 20 novembre 2015 à 18h03
- in reply to: Château de Fieuzal, Pessac-Léognan
JM,
Le Fieuzal rouge 2012 que j’ai dégusté il y a quelques mois ne présentait pas ces caractéristiques olfactives outrancières.
Certe marqué par un élevage conséquent et pas totalement en place, mais par contre pas de bois brûlé et de café à la mode « Pavie-Monbousquet »… Plutôt de la vanille et de la griotte. Sinon fruits-rouges et quelques accents floraux type bourguignons.Je n’en n’ai pas du tout la même approche.
Jean-Aubert
- 20 novembre 2015 à 17h33
- in reply to: Oxydation des Vins
Cela arrive fréquemment sur certaines appellations, pas forcément en Bourgogne.
Avec les hermitages blancs, j’ai eu souvent affaire à des vins oxydés, même dans leur jeunesse.
Chez Jaboulet, cela arrivait souvent sur Chevalier de Sterimberg jusqu’au millésime 2005.
Parfois 1 bouteille sur 2 !
Heureusement un meilleur contrôle des températures, des changements dans les pratiques de pressage et plus de rigueur ont contribué à limiter ce phénomène de nos jours.Mon caviste les reprends systématiquement, je ne m’en inquiéte pas, juste effectivement le fait que ce soit désagréable de tomber sur tout un lot au mauvais moment.
Je ne suis encore jamais tombé sur un viticulteur qui refuse d’échanger un lot oxydé, à moins bien entendu que les conditions de garde n’aient été désastreuses.
Je suis étonné…
Jean-Aubert
- 20 novembre 2015 à 17h33
- in reply to: Oxydation des Vins
Cela arrive fréquemment sur certaines appellations, pas forcément en Bourgogne.
Avec les hermitages blancs, j’ai eu souvent affaire à des vins oxydés, même dans leur jeunesse.
Chez Jaboulet, cela arrivait souvent sur Chevalier de Sterimberg jusqu’au millésime 2005.
Parfois 1 bouteille sur 2 !
Heureusement un meilleur contrôle des températures, des changements dans les pratiques de pressage et plus de rigueur ont contribué à limiter ce phénomène de nos jours.Mon caviste les reprends systématiquement, je ne m’en inquiéte pas, juste effectivement le fait que ce soit désagréable de tomber sur tout un lot au mauvais moment.
Je ne suis encore jamais tombé sur un viticulteur qui refuse d’échanger un lot oxydé, à moins bien entendu que les conditions de garde n’aient été désastreuses.
Je suis étonné…
Jean-Aubert
- 20 novembre 2015 à 17h33
- in reply to: Oxydation des Vins
Cela arrive fréquemment sur certaines appellations, pas forcément en Bourgogne.
Avec les hermitages blancs, j’ai eu souvent affaire à des vins oxydés, même dans leur jeunesse.
Chez Jaboulet, cela arrivait souvent sur Chevalier de Sterimberg jusqu’au millésime 2005.
Parfois 1 bouteille sur 2 !
Heureusement un meilleur contrôle des températures, des changements dans les pratiques de pressage et plus de rigueur ont contribué à limiter ce phénomène de nos jours.Mon caviste les reprends systématiquement, je ne m’en inquiéte pas, juste effectivement le fait que ce soit désagréable de tomber sur tout un lot au mauvais moment.
Je ne suis encore jamais tombé sur un viticulteur qui refuse d’échanger un lot oxydé, à moins bien entendu que les conditions de garde n’aient été désastreuses.
Je suis étonné…
Jean-Aubert
- 17 novembre 2015 à 23h06
- in reply to: Pessac leognan « Clarendelle »
Ouvert ce soir, un CR:Clarendelle 2010
Olivier, je retrouve tes sensations,
Un vin encore assez jeune de part une robe violacée et profonde.
Le nez est frais assez intense, poivronne très légèrement, grillé sur le bourgeon de cassis, le poivre.
La bouche est ronde, suave, on sent que le vin a été pensé et réfléchit.
Il manque sans doute un peu d’amplitude, et la finale est effectivement agréable légèrement astringente.Un beau Bordeaux Premium qui fera surement le bonheur d’une clientèle internationale.
Pour moi, commercialisé autour de 15 €, ce produit n’est cependant pas en adéquation avec certaines exigences du marché français.
A l’étranger, c’est une bonne vitrine commerciale.Bien mais le rapport Q/P n’est pas des meilleurs, et de là à lui mettre un 90/100… ::o
Jean-Aubert
- 17 novembre 2015 à 23h06
- in reply to: Pessac leognan « Clarendelle »
Ouvert ce soir, un CR:Clarendelle 2010
Olivier, je retrouve tes sensations,
Un vin encore assez jeune de part une robe violacée et profonde.
Le nez est frais assez intense, poivronne très légèrement, grillé sur le bourgeon de cassis, le poivre.
La bouche est ronde, suave, on sent que le vin a été pensé et réfléchit.
Il manque sans doute un peu d’amplitude, et la finale est effectivement agréable légèrement astringente.Un beau Bordeaux Premium qui fera surement le bonheur d’une clientèle internationale.
Pour moi, commercialisé autour de 15 €, ce produit n’est cependant pas en adéquation avec certaines exigences du marché français.
A l’étranger, c’est une bonne vitrine commerciale.Bien mais le rapport Q/P n’est pas des meilleurs, et de là à lui mettre un 90/100… ::o
Jean-Aubert
- 17 novembre 2015 à 23h06
- in reply to: Pessac leognan « Clarendelle »
Ouvert ce soir, un CR:Clarendelle 2010
Olivier, je retrouve tes sensations,
Un vin encore assez jeune de part une robe violacée et profonde.
Le nez est frais assez intense, poivronne très légèrement, grillé sur le bourgeon de cassis, le poivre.
La bouche est ronde, suave, on sent que le vin a été pensé et réfléchit.
Il manque sans doute un peu d’amplitude, et la finale est effectivement agréable légèrement astringente.Un beau Bordeaux Premium qui fera surement le bonheur d’une clientèle internationale.
Pour moi, commercialisé autour de 15 €, ce produit n’est cependant pas en adéquation avec certaines exigences du marché français.
A l’étranger, c’est une bonne vitrine commerciale.Bien mais le rapport Q/P n’est pas des meilleurs, et de là à lui mettre un 90/100… ::o
Jean-Aubert
- 12 novembre 2015 à 19h13
- in reply to: Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan
Robert75 écrivait:
——————————————————-
(…)
> Je ne partage pas l’avis de Baoab, même si nos CR
> sont séparés par 6 mois, je suis de moins en moins
> convaincu par le fait qu’il faut attendre certains
> vins, même des Bordeaux, en tout cas pas celui-ci,
> plutôt de style moderne et dans un milésime
> solaire…———————————————————
Je partage cet avis.Même si les hauts de Smith sont un bon second, il est bien des seconds qui possèdent pas la matière et le potentiel.
Les Hauts de Smith sont l’archétype du second de plaisir immédiat. Il ne gagne pas à être gardé longtemps, mais procure énormément de plaisir jeune.
Ne pas chercher ou espérer une certaine garde sur ces seconds au risque d’être rapidement déçu par rapport à ses repères initiaux lors d’une première dégustation. Il existe cependant quelques exceptions (Clos du Marquis, Pagodes de Cos…)
Bien des Pessac dans des gammes de prix inférieurs ou égaux possèdent un potentiel de garde beaucoup plus conséquent (Domaine de la Solitude, Château Brown, Larrivet Haut-Brion etc.)
Tout dépend de ce que l’on recherche, pour le plaisir immédiat, les Hauts de Smith sont clairement dans le haut du panier.Jean-Aubert
- 12 novembre 2015 à 19h13
- in reply to: Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan
Robert75 écrivait:
——————————————————-
(…)
> Je ne partage pas l’avis de Baoab, même si nos CR
> sont séparés par 6 mois, je suis de moins en moins
> convaincu par le fait qu’il faut attendre certains
> vins, même des Bordeaux, en tout cas pas celui-ci,
> plutôt de style moderne et dans un milésime
> solaire…———————————————————
Je partage cet avis.Même si les hauts de Smith sont un bon second, il est bien des seconds qui possèdent pas la matière et le potentiel.
Les Hauts de Smith sont l’archétype du second de plaisir immédiat. Il ne gagne pas à être gardé longtemps, mais procure énormément de plaisir jeune.
Ne pas chercher ou espérer une certaine garde sur ces seconds au risque d’être rapidement déçu par rapport à ses repères initiaux lors d’une première dégustation. Il existe cependant quelques exceptions (Clos du Marquis, Pagodes de Cos…)
Bien des Pessac dans des gammes de prix inférieurs ou égaux possèdent un potentiel de garde beaucoup plus conséquent (Domaine de la Solitude, Château Brown, Larrivet Haut-Brion etc.)
Tout dépend de ce que l’on recherche, pour le plaisir immédiat, les Hauts de Smith sont clairement dans le haut du panier.Jean-Aubert
- 12 novembre 2015 à 19h13
- in reply to: Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan
Robert75 écrivait:
——————————————————-
(…)
> Je ne partage pas l’avis de Baoab, même si nos CR
> sont séparés par 6 mois, je suis de moins en moins
> convaincu par le fait qu’il faut attendre certains
> vins, même des Bordeaux, en tout cas pas celui-ci,
> plutôt de style moderne et dans un milésime
> solaire…———————————————————
Je partage cet avis.Même si les hauts de Smith sont un bon second, il est bien des seconds qui possèdent pas la matière et le potentiel.
Les Hauts de Smith sont l’archétype du second de plaisir immédiat. Il ne gagne pas à être gardé longtemps, mais procure énormément de plaisir jeune.
Ne pas chercher ou espérer une certaine garde sur ces seconds au risque d’être rapidement déçu par rapport à ses repères initiaux lors d’une première dégustation. Il existe cependant quelques exceptions (Clos du Marquis, Pagodes de Cos…)
Bien des Pessac dans des gammes de prix inférieurs ou égaux possèdent un potentiel de garde beaucoup plus conséquent (Domaine de la Solitude, Château Brown, Larrivet Haut-Brion etc.)
Tout dépend de ce que l’on recherche, pour le plaisir immédiat, les Hauts de Smith sont clairement dans le haut du panier.Jean-Aubert
- 5 novembre 2015 à 19h17
- in reply to: Bordeaux: 2011 ou 2012 ?
Je n’ai pas de préférence aujourd’hui.
Pour avoir dégusté quelques grands vins dans ces 2 millésimes, 2012 et 2011 sont d’un niveau qui me semble équivalent sur la rive gauche, mais avec pour un même vin une palette aromatique très différente. 2012 me parait plus « classique » que 2011.2011 me semble sur ce que j’ai dégusté plus homogène sur les 2 rives. Pour des appellations plus « modestes » (Moulis, Blaye, Bordeaux supérieur, St georges, Lalande etc). 2011 ne procurera pas trop de mauvaises surprises à mon avis.
Sur 2012 j’ai goûté des choses très moyenne, par contre, à l’instar de 2011, certains vins m’ont paru excellents (Domaine de la Solitude, Rouget etc.). Je n’ai pas encore déguster de 2011 qui m’aient paru excellents.
Ma vision actuelle est que 2011 est probablement un peu supérieur dans son ensemble à 2012, mais qu’il y a quelques perles sur 2012 ce qui ne sera pas forcément le cas sur 2011.Jean-Aubert
- 5 novembre 2015 à 19h17
- in reply to: Bordeaux: 2011 ou 2012 ?
Je n’ai pas de préférence aujourd’hui.
Pour avoir dégusté quelques grands vins dans ces 2 millésimes, 2012 et 2011 sont d’un niveau qui me semble équivalent sur la rive gauche, mais avec pour un même vin une palette aromatique très différente. 2012 me parait plus « classique » que 2011.2011 me semble sur ce que j’ai dégusté plus homogène sur les 2 rives. Pour des appellations plus « modestes » (Moulis, Blaye, Bordeaux supérieur, St georges, Lalande etc). 2011 ne procurera pas trop de mauvaises surprises à mon avis.
Sur 2012 j’ai goûté des choses très moyenne, par contre, à l’instar de 2011, certains vins m’ont paru excellents (Domaine de la Solitude, Rouget etc.). Je n’ai pas encore déguster de 2011 qui m’aient paru excellents.
Ma vision actuelle est que 2011 est probablement un peu supérieur dans son ensemble à 2012, mais qu’il y a quelques perles sur 2012 ce qui ne sera pas forcément le cas sur 2011.Jean-Aubert
- 5 novembre 2015 à 19h17
- in reply to: Bordeaux: 2011 ou 2012 ?
Je n’ai pas de préférence aujourd’hui.
Pour avoir dégusté quelques grands vins dans ces 2 millésimes, 2012 et 2011 sont d’un niveau qui me semble équivalent sur la rive gauche, mais avec pour un même vin une palette aromatique très différente. 2012 me parait plus « classique » que 2011.2011 me semble sur ce que j’ai dégusté plus homogène sur les 2 rives. Pour des appellations plus « modestes » (Moulis, Blaye, Bordeaux supérieur, St georges, Lalande etc). 2011 ne procurera pas trop de mauvaises surprises à mon avis.
Sur 2012 j’ai goûté des choses très moyenne, par contre, à l’instar de 2011, certains vins m’ont paru excellents (Domaine de la Solitude, Rouget etc.). Je n’ai pas encore déguster de 2011 qui m’aient paru excellents.
Ma vision actuelle est que 2011 est probablement un peu supérieur dans son ensemble à 2012, mais qu’il y a quelques perles sur 2012 ce qui ne sera pas forcément le cas sur 2011.Jean-Aubert
- 2 novembre 2015 à 18h01
- in reply to: Château Léoville-Barton, Saint-Julien
CR:Château Léoville Barton 1976
A samedi pas comme les autres, vin pas comme les autres…
Servit en tête à tête sur une volaille forestière, pèle-mêle : Améthiste-Cèpes-Pieds Bleus.Niveau légèrement bas, bouchon qui a demandé beaucoup de dextérité, le bi-lame s’étant révélé insuffisant, je dû utiliser à la fois une très longue mèche pour empêcher le bouchon de fuir et le bi-lame pour réussir à l’extraire d’un seul tenant… tant bien que mal l’extraction réussit…
Le nez était emprunt au départ d’une petite réduction pas alarmante outre mesure qui s’estompa au bout d’une bonne heure pour laisser place à quelque chose de totalement inattendu et divin…
La robe du vin est évoluée, belle couleur cerise dense et lumineuse, le disque se pare de nuances framboise et orangées.
Le nez nous transporte entre Europe et Amérique, l’Amérique du Sud sur les épices et le havane, la Calabre avec ce qui ressemblerait à de la bergamote, mais nous y décellons aussi des effluves de violette ainsi que des flagrances de bonbon anglais et de fruits rouges. Une complexité que je n’avais encore jamais rencontré sur ce millésime, annonciateur d’un très grand moment.En bouche le vin se révèle plus discret, tout comme les effluves de violette qui invitent à la retenu. après une petite concertation, et malgré mes réticences à carafer le vin, je suis les conseils insistants et toujours judicieux de mon amie et me voilà entrain de carafer un quarantenaire, comme je l’aurais fait pour un vin jeune.
Nous attendons une heure supplémentaire, je m’attendais au pire vu que 1976 ne m’avait apporté jusqu’à maintenant essentiellement des vins manquant un peu de matière et de longueur malgré de belle qualités.
1 Heure après, le miracle.Le nez a légèrement perdu en intensité, mais semble davantage marqué par le fruit et un regain de fraicheur.
La bouche quant à elle est de velours, la magie du moment qui épouse merveilleusement le soyeux de la crème forestière. Le volume en bouche et la rétro sur le havane et le sous-bois complètent le tableau,en parfaite harmonie avec la complexité aromatique du plat soutenue par les différentes espèces de champignons que j’avais récoltés la veille.
La persistance aromatique m’impressionne surtout sur ce millésime.Un très grand Léoville-Barton, qui pourtant n’a bénéficier que d’un petit 86/100 à l’époque…
Un vin qui s’est bien vite évaporé, mais qui aura mis nos sens en émoi, nous laissant un bien beau souvenir.
Le plus beau rive-gauche hors 1ers que j’ai dégusté à ce jour sur ce millésime. Un vin qui a beuacoup à raconter, et qui nous a permit d’écrire une belle page dans un registre émotionel.Ma note : 18/20
Jean-Aubert