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- 13 janvier 2014 à 19h17
- in reply to: Domaine du Clos Frantin (Albert Bichot)
CR: Domaine du Clos Frantin : Vosne Romanée 2011
J’avais beaucoup aimé le millésime 2009 que Jean-Marc Bichot m’avait apporté lors d’un dîner que j’avais organisé, j’avais hâte de regoûter ce parcellaire du domaine dans un millésime cette fois-ci plutôt moyen.Ma surprise est de taille.
Le vin est encore très jeune, mais cela ne me dérange pas, car contrairement aux vins du médoc, les pinots noirs sont accessibles très tôt.
Il accompagne un agneau de lait de pré-salé sur lit de légumes.La robe est somptueuse, rubis, lumineuse aux reflets sombres.
Les nez est élégant et intense sur le fruit et le floral : cassis, fruits rouges grâtinés, bonbons à la violette. Fraicheur et élégance sont de mise, le boisé beaucoup plus discret et en retrait par rapport au 2009.
En bouche, c’est gras et soyeux, je lui ai trouvé un petit côté Volnay-Santenots, mais avec plus de complexité et de volume. Au final, ce vin est long, très long en bouche, puissant, pas mal d’acidité avec un petit rappel sur la violette.
Le lendemain, l’élevage était un peu plus présent en rétro conférant un côté épices + caramel au lait au vin. Différent, mais pas mal non plus.Très beau 2011 qui le met au niveau des meilleurs 1er crus, pas mal pour un village, le prix il est vrai est lui aussi au niveau, au-dessus des millésimes précédents (39 €…). Ah !, si seulement tous les 2011 étaient de ce niveau…
Ma note : 17/20Jean-Aubert
- 12 janvier 2014 à 16h39
- in reply to: Domaine du Clos Frantin (Albert Bichot)
CR: Domaine du Pavillon – Beaune 1er cru Clos des Mouches 2010 (blanc)
Sur une nage de St-jacques, infusion de Céleri et truffes du Périgord.
Superbe robe dorée aux reflets verts pâle.
Le nez est intense, minéral, florale sur l’aubépine, des notes de cire d’abeille, de beurre, de vanille viennent compléter le tout.
La bouche est monumentale, grasse et minérale. L’acidité est très présente en rétro accompagné par des flagrances d’agrumes et d’amandes. La persistance est impressionnante.
Un vin multidimentionnel, remarquable, l’accord avec les St-Jacques et la truffe est des plus vibrants.Ma note : 18/20
Clairement depuis l’arrivée de Michel Crestanello, La maison est entrain d’atteindre un niveau d’excellence sur les derniers millésimes.Jean-Aubert
- 6 janvier 2014 à 17h50
- in reply to: Champagne Philipponnat
Avec le renforcement du contrôle des températures chez Philiponnat, le style s’est affiné et ce depuis 2000.
Nous ne sommes plus en face d’un champagne ultra-vineux, avec ce côté rancio qui lui était très caractéristique et qui sied bien aux Comtés et Beauforts ou à un homard grillé.
Aujourd’hui Clos des Goisses me semble nettement plus consensuel. Mais reste tout de même tout à fait remarquable. Si le fromage n’est plus conseillé, le homard reste encore un met de choix. Clos des Goisses 2002 et 2004 sont des champagnes alliant finesse et puissance, on perd un peu de vinosité à la limite rancio, pour une complexité extrême.
Jean-Aubert
Les 2 premières déclinaisons de ce merveilleux Blend :
Hibiki 12 ans est tout en douceur sur les fruits exotiques, la douceur.
Assez simple, mais très précis, et remarquable de texture.Hibiki 17 ans est un monument de finesse, de complexité et de rafinement. La texture est d’un soyeux unique, la longueur interminable.
Il est pour moi un des plus grand blend dans sa gamme de prix.Les gammes single Hakushu et Yamazaki jouent dans des registres très différents.
Hakushu 18 ans qui est un single, a plus de puissance et un côté patisserie et grillé qui marche assez bien en fin de repas.Jean-Aubert
- 2 janvier 2014 à 17h35
- in reply to: Serilhan ( ST Estephe )
Ouvert il y a 3 jours.
Sans être stéréotypé, le vin ressemble beaucoup à son grand frère de 2009.
On retrouve beaucoup de similitude quant à la trame. Robe rubis lumineuse et dense aux reflets noirs.
On retrouve au nez la crème de cassis, la cerise à l’eau de vie. Le bois neuf est encore très présent, et plus marqué que sur le millésime 2009, mais c’est un élevage de qualité.
Le vin est également plus puissant en bouche bien que dans un style toujours aussi moderne, jouant sur la soie, la vanille, le bonbon anglais.
Belle acidité, belle allonge, persistance conséquente.Un style avenant qui plaira aux amateurs de ce type de vin. un vin qu’il ne faudra probablement pas garder 20 ans, mais qui devrait être magnifique en 2020.
Je lui reprocherais cependant, un petit côté « too much » aujourd’hui porté sur l’élevage et une complexité toute relative sur l’instant, qui ne demande qu’à voir ce bois se fondre pour entrer en scène.Ma note : 15,5/20
Jean – Aubert
- 2 janvier 2014 à 17h19
- in reply to: Château Cantemerle, Haut-Médoc
Ouvert il y a peu Château Cantemerle 2006 afin de voir son évolution (c’est ce que l’on dit toujours dans ces cas :)-D )
Le robe est rubis plutôt intense quelques reflets violets.
Le nez est assez classique pour un haut-médoc et tranche avec ce que j’ai l’habitude de déguster avec Cantemerle. Plus de puissance qu’à l’accoutumé, un vin masculin, le cabernet domine l’ensemble sur le cassis, le cèdre et le tabac.
Un vin sphérique, la bouche est puissante et suave mais également très tannique. Le vin a gagné en définition et en persistance depuis ma dernière rencontre avec ce millésime en 2011. le vin commence à bien se boire, mais il méritera encore au moins 5 à 10 ans de garde. Belle acidité.
Un très grand Cantemerle assurément masculin beaucoup plus de corps que d’habitude, cela confirme mon premier ressenti de 2008 lorsque je pensais qu’il en serait ainsi.
Je le trouve supérieur à bien des égards au millésime 2005 et même 2009(très rond, élégant et avenant), que j’ai dégusté également il y a peu. Seul 2010 qui n’est pas prêt du tout sera dans la même lignée.Ma note : 16,5/20+
Jean-Aubert
- 26 décembre 2013 à 2h35
- in reply to: Joyeux Noël à tous !
Joyeux Noël à tous les Lpviens,
Que joies et bonnes humeurs vous transporte ce jour ainsi que les prochains.
Passez tous de bonnes fêtes de fin d’année :
Buvons bien, buvons juste mais avec raison.
Amitiés,
Jean-Aubert- 17 décembre 2013 à 16h33
- in reply to: Château Meyney, Saint-Estèphe
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[i]> Voilà qui me donne envie de goûter ce 2005 pour
> développer ma maigre connaissance de cette
> propriété.[/i]——————————————–
Château Meyney 2005 est selon moi assez différent de ses prédecesseurs, le vin est moderne, presque nouveau monde dans sa texture.
Curieusement, avec le recul, je ne suis pas certain qu’il possède le potentiel de garde des Meyney des années 70-80. Par contre il aura été un des rares 2005 accessible très tôt.
Un vin très mûr, puissant, assez équilibré, excellent, encore aujourd’hui marqué par le bois. les 2008, 2009 et 2010 iront beaucoup plus loin dans le temps. Curieusement, j’en ai encore pas mal de bouteilles en cave et j’en ouvre assez régulièrement, je ne lui ai pas connu de période de fermeture, il est toujours resté très facile à servir et démonstratif.
Ce 2005 a peut-être marqué un début de renouveau à Meyney. Le vin ayant perdu un peu de sa superbe à la fin des années 80.Jean-Aubert
- 17 décembre 2013 à 14h40
- in reply to: Château Brane-Cantenac, Margaux
Hier à l’occasion d’un pot à mon bureau, j’avais apporté entre autre chose un CR: Magnum de Baron de Brane 2004 qui était resté bien rangé dans ma cave depuis quelques années.
J’étais curieux vu le niveau du Grand vin sur ce millésime (que j’ai déjà eu l’occasion de déguster et commenter), de voir ce que le second pouvais donner aujourd’hui.Et bien c’est réussit, le vin est d’une grande élégance, la robe rubis à pourpre montre des signes d’évolution. Le nez est élégant, très Margalais, fruits noirs grâtinés, cassis et mûre, une pointe de tabac et de sous-bois.
La bouche est assez suave, sur la confiture de mûre, la finale sur le tabac, le vin est rond, peu d’acidité, équilibré et assez persistant.
Ce Baron de Brane 2004 est un second très réussit, pas d’une grande complexité, mais aujourd’hui à son zénith. Il n’évoluera plus positivement, mais à boire sans trop se presser non plus il n’y a pas urgence, il a encore un potentiel certain.
C’est très bon et consensuel.Ma note : 14/20
Jean-Aubert
- 5 décembre 2013 à 15h45
- in reply to: Château Pontet-Canet, Pauillac
Martinez écrivait:
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> L’apogée n’a de sens que relié à son propre goût.——————
Je ne partage pas cette conviction, un vin peut-être très avenant dans sa jeunesse, c’était le cas de PC2004, moderne et flatteur, il s’est cependant fermé. Et jusqu’à maintenant, j’ai rarement rencontré des amateurs de vins en phase de fermeture.
Pour moi la notion d’apogée doit être relié au fait que le vin a atteint une certaine stabilité dans le temps et que ses qualités intrinsèques et son évolution le porte vers son optimum(équilibre parfait), ce qui ne veut pas dire que le vin plaira à tout le monde, mais par contre à la majorité des dégustateurs oui.
En cela PC 2004 commence effectivement selon moi à entrer dans son apogée (tout juste), et ce pour 10 voir 15 ans.
Et d’expérience, j’ai fait découvrir un certain nombre de vin ayant atteint selon moi leur optimum à pas mal de personnes de mon entourage me vantant les qualités des vins « modernes » jeunes et avenants. Ils ont systématiquement revisé leurs vus à ce sujet.
Si trouver Pontet Canet 2009 exceptionnel est un euphémisme !!! c’est incontestable.
Il suffit d’ouvrir un PC 1961 qui quoique intrinsèquement inférieur pour les dégustateurs ayant la capacité à se projeter dans l’avenir, pour mieux cerner cette notion d’équilibre. PC2009 est loin d’avoir atteint la plénitude même si des frissons parcouraient mon corps lors de ma première rencontre avec lui.Si un Cos 2002 est superbe aujourd’hui car « moderne », un Cos 1988 qui est entré depuis quelques années dans sa phase d’apogée procurera des sensations beaucoup plus fortes (j’ai pris cet exemple, car je pense que Cos 2002 a pas mal de points communs avec Cos 88 au même stade « très prometteur »)
Du reste si l’on lie la notion d’apogée avec le temps, cela sied bien à la plupart des vins de garde du bordelais en passant par la loire et le Sud, par contre je ne la trouve pas toujours adapté à tous les vins, en Bourgogne si cela fonctionne plutôt bien avec les blancs, beaucoup de rouges ne tiennent pas la distance et perdent rapidement le juste équilibre entre arômes primaires, secondaires et tertiaires.
Il est d’ailleur assez facile de représenter l’apogée d’un vin d’un point de vue graphique, ce qui en soit n’est un scoop pour personne. Et certains vins dans certains millésimes n’atteindront ou n’ont jamais atteint ce point d’équilibre… dans ce cas ils y tendent sans y parvenir (je pourrais citer quelques exemple sur 1975)
Jean-Aubert
- 4 décembre 2013 à 19h44
- in reply to: l’accord le plus fou qu’on puisse imaginer
Voilà un sujet que l’on pourrait peut-être lancer de façon plus général « Les accords improbables !!! «
Je comprend ce que François à pu ressentir à ce moment, étant moi-même un adepte des accords improbables, qui bien souvent sont en réalité ceux qui sonnent les plus justes : « Touché » comme disent nos amis anglo-saxons.
Pour l’anecdote, je me suis amusé un jour à travailler des noix de St-Jacques mi-cuites, ananas juste confit avec une réduction au jurançon (Clos Uroulat, pas un autre : cela a son importance), beurre manié et jus de cuisson.
Je sers ce plat avec un Clos Uroulat de chez Charles Ours.
L’accord St-Jaques/Clos Uroulat n’était pas gagné d’avance, car le risque d’écraser la finesse de la St jacques par le mélange sucré/salé est grand.
Pourtant cela surprend et semble être un délice car à chaque fois que j’ai eu l’occasion de servir ce plat, mes hôtes étaient enchantés.Jean-Aubert
- 4 décembre 2013 à 19h21
- in reply to: Avec des pieds de cochons ????
Un Chablis Grand Cru « Les Clos » me semble un bon parti.
Sinon en rouge j’aime bien l’accord avec un Morgon ou un Moulin à vent.
J’avais aussi assez récemment été surpris par l’accord avec le Cabernet franc « Figure Libre » du Domaine Gayda (vin du pays de l’Aude), très réussit.Jean-Aubert
- 4 décembre 2013 à 19h13
- in reply to: Château Romanin, Les Baux de Provence
Chateau Romanin 2010 (rouge)
Le vin ne se goûte pas bien si pas ouvert le matin pour le soir.
La robe est rubis assez sombre, les arômes de fruits rouges et de cassis sont éclatants.
La bouche n’est pas encore en place, le vin part un peu dans tous les sens, la finale est pour le moment assez rude, tannins un peu agressif.Une bouteille qui à mon humble avis, mérite à être attendu 5 bonnes années, mais ne possède pas non plus un potentiel de garde remarquable…
C’est bon, mais pas transcendant. un vignoble en biodynamie que je trouve un peu en deça de ce que je connais ailleurs (malgré la somptueuse cave « cathédrale ») , je me fais à chaque fois cette réflexion..
Conduite du vignoble ?, exposition du terroir ? je n’ai pas les réponses.Note : 14,5/20
Jean-Aubert
- 4 décembre 2013 à 19h01
- in reply to: Château Calon Ségur, Saint-Estèphe
oenopol écrivait:
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> Le 2000 peut très bien traverser une mauvaise
> passe, il ne faudrait pas l’ enterrer trop vite.
> En tout cas message bien utile évitant aux heureux
> possesseurs
> de jouer du tire-bouchon.——————————————————–
C’est bien là toute la difficultée avec Calon : déterminer quand le vin sera prêt à offrir le meilleur de lui-même.
Pour cela il faudrait être devin car je trouve que les critiques et guides se sont souvent trompés quant aux informations relatives à l’apogée des Calon.
Par exemple : 2004 était censé être arrivé à son apogée il y a 2 ans, d’après je ne sais plus quelle source, il faudrait que je retrouve l’information, il faut selon moi encore s’armer de patience…Dans les millésimes relativement récents : 1996 est superbe, se goûte bien et ne gagnera peut-être pas forcément à être conservé mais restera en l’état pour les 10 prochaines années. Mais pour tous les autres millésimes que j’ai eu l’occasion de déguster (2000, 2001, 2002, 2004), il est fermé, parfois à double tour, même si 2003 a été superbe peu après sa mise, il s’est vite refermé.
Thierry nous parlait de vins à l »ancienne » au sujet de PC 1990, je dirais que Calon traverse le temps quant à lui de façon immuable, dans un autre registre que PC mais Calon reste Calon, quoique l’arrivé de Jean-Pierre Moueix risque de changer bien des choses en en faisant un vin plus « international » (ce qui ne veut pas dire moins bon). Mais un vieil amateur de longue date de Calon comme moi risque de ne plus trop s’y retrouver.
Calon 1975 si bien conservé, doit encore très bien se goûter (très fin, légèrement herbacé, mentholé, robe profonde, arômes de mûres et de sous-bois)
A noter que les caractères herbacé et mentholé sont pour moi régulièrement présents sur les Calons dans la force de l’âge.
De plus on doit encore trouver de vieux millésimes de Calon à des prix tout à fait raisonnable par rapport à Montrose ou Cos, dans ce cas cela vaut la peine de s’initier avec ce vin, dont le style de la maison est bien emprunt de son terroir.Jean-Aubert
- 28 novembre 2013 à 13h23
- in reply to: Clos des Lunes
Un pari un peu risqué, non ?
Effectivement Jean-Marie, mais vu le pourcentage de sémillon et la qualité de l’assemblage, en principe les bouteilles doivent tenir la distance dans une bonne cave.
Je n’ai aucune idée en revanche de ce que donnera cette évolution, n’ayant pas le moindre retour d’expérience par rapport au caractère évolutif de ce type de vin sur le Sauternais.Jean-Aubert
- 27 novembre 2013 à 15h20
- in reply to: Clos des Lunes
Malheureusement, j’ai eu beau essayer, je n’ai pas trouvé la moindre trace de gras, un vin très sec dont la texture en bouche et les amers m’ont fait pensé à un Chablis (je parle bien entendu de la texture).
Dégusté sur 3 jours, pas d’évolution positive. Problème de bouteille ou de lot ???, le vin cependant ne semblait pas présenter de défauts majeurs.
J’en ai d’autres, je re-testerais.Jean-Aubert
- 26 novembre 2013 à 17h53
- in reply to: Clos des Lunes
Clos des Lunes, « Lune d’argent » bordeaux blanc 2012
Belle robe or pâle.
Nez floral, sur le miel, le zeste de clémentine, le litchi, le silex.
En bouche, c’est assez jeune, aimable mais manquant de gras, très sec.
Belle persistance, il lui faudra le plat adéquate, sole, limande…Je suis un peu sur ma fin, j’en attendais plus. Pas mal 13/20
Je vais attendre une année ou deux avant d’y revenir.Jean-Aubert
- 26 novembre 2013 à 17h39
- in reply to: Domaine Chanson Père et Fils
CR: Domaine Chanson Père et Fils – Beaune 1er cru Clos du Roi 2009
La robe est rubis intense.
Nez puissant, sur la fraise, les fruits rouges rôties, la confiture de groseille, les épices, le cuir, le pain grillé.
En bouche, le vin est puissant, séveux, grande richesse, vin tannique avec un peu de gras. Grande persistance, acidité marquée mais légèrement masqué par un côté toasté plus que généreux, conférant à ce vin un côté presque outrancier.Un très beau vin, né pour accompagner un cuissot de chevreuil, mais comme pour beaucoup de 2009, je lui ai trouvé un côté toasté-vanillé peut-être un peu trop prononcé (marque de la chauffe ?)
Un vin moderne dont la complexité est indéniable mais quelque peu caché.
Il méritera de s’assagir quelques années en cave afin de permettre au fruit de s’exprimer de façon plus prononcé au premier plan, et de gagner en précision. 16/20Jean-Aubert
- 18 novembre 2013 à 0h42
- in reply to: Château Val Joanis, Côtes du Luberon
CR: Château Val Joanis, Côtes du Luberon : Réserve Les Griottes 2009
Une réussite magistrale pour ce domaine !
Il aura fallut une journée en bouteille et 2 jours de carafe avant que le vin ne s’ouvre complètement.
Le premier jour, le vin se présente mal :
La robe est cependant rubis, épaisse, très sombre.
Le nez est fermé, peu d’intensité, sur les fruit noir et l’olive verte.
La bouche est dissociée, austère, aux tanins très abruptes…Passage en carafe, le lendemain idem… Et le troisième jours, miracle !
Le vin s’est assagit, le nez est intense, je lui retrouve le côté « griotte » et fumé des belles Syrah. Epices doux et fruits rouges et noirs grâtinés.
La bouche est devenu soyeuse, puissante et douce à la fois comme certains côtes-rôties. La finale acidulée et tanique laisse présager d’un sacré potentiel de garde. Ce que je n’avais encore jamais rencontré sur les Griottes juqu’à ce jour.
Alors effet millésime ?, ou changements au chais ? Peut-être un peu des 2Ma note : 16,5/20
Un vin a attendre 5 ans au moins, 10 ans pour un maximum de plaisir.Jean-Aubert
- 10 novembre 2013 à 22h00
- in reply to: Domaine du Clos Frantin (Albert Bichot)
CR: Domaine du Pavillon : Corton Grand Cru Clos des Maréchaudes 2008 (Monopole) servit ce midi sur des gigolettes de pintade farcies aux cèpes de bordeaux et cortinaires issus de récoltes du mois dernier.
La robe est rubis intense très élégante au point que l’on s’y noierais volontier.
Le nez est annonciateur d’un Grand vin, au départ sur les fruits rouges et la mûre, puis évoluant davantage vers des arômes plus classiques de framboise, de grillé de kirsh.
La bouche n’est est pas moins charmeuse, très typée Corton, sur la framboise, la fraicheur, le tout soutenu par une belle trame tannique. Le vin n’en n’oubli pas ses origines et fait aussi preuve d’une grande puissance.
Généreux, et persistant, j’ajouterais un petit bémole, une acidité peu marqué. Je pense que ce vin ne fera pas preuve d’une garde importante dans ce millésime, à boire dans les 5-6 ans.Très bel accord avec la pintade et les champignons.
Ce Clos des Maréchaude si il semble moins démonstratif que sur le millésime 2007 qui faisait preuve d’un élevage très marqué, m’a paru plus complexe, moins prévisible.
Très beau vin.Ma note : 16/20
Jean-Aubert