Iris

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  • Iris
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    Salut Eric (Texier) – grand plaisir, de lire ton intervention et les précisions sur ton travail – Le sujet de Fukuoka sur vigne est discuté pas mal ce dernier temps par. ex. chez Alice Feiring ici et (avec ta photo:-) ici, comme tu sais (je n’avais d’ailleurs pas fait le lien avec l’ancien de iacchos, quand j’ai lu l’article).

    J’aime bien ta précision, que même ce genre de « non interventionnisme » ne rime pas avec « poil dans la main » – j’ai encore en tête les discussions sur la méthode d’il y a 25 ans, quand c’était « la mode » dans le jardinage et tout le monde y allait, sans avoir vraiment lu à la source pour les fleurs bleus, qui trouvaient le bêchage d’un jardin trop dure – ou sans avoir regardé des exemples de ceux, qui pratiquaient vraiment pour les détraqueurs des babas et autres hippies…

    On va retrouver probablement les deux encore aujourd’hui. Pour ta distinction de naturel de tout bord: je pense, la plupart des ® que tu cites, s’expliquent aussi parfois par le fait, que face aux labels officialisés, on ne sait plus comment dire. Dans le temps, j’aurais dis, que je travaille en bio et en respectant mon environnement et ma santé et en expliquant dans le détail, comment je fais – c’était avant l’apparition des labels à ® – maintenant, il faut éviter le mot, pour ne pas être accusé d’abus et fraude, vu que je ne me fais pas contrôler en payant les organismes certificateurs. Bon j’accepte, mais cela devient dure au niveau linguistique:)…

    D’ailleurs, vu le marketing des vins « féminins faits par des femmes » chers à nos médias, je ne serais pas étonné de trouver bientôt un label NaNa® sur les bouteilles;).

    Iris
    Participant

    David, je peux te rassurer, ils sont passés à côté de la grêle, pas comme d’autres, et ils ont récoltés des très beaux raisins en automne:-).

    Pour le cout de l’envoie, moi aussi, je n’ai d’ailleurs pas voulu croire aux frais de port si bas – je n’arriverais jamais à envoyer mes vins en sens envers au même prix (même pas en France), ce qui est très préjudiciable, si on n’a pas de distributeur dans le pays:-(…

    Et en plus, j’ai chaque fois reçu mes cartons par la poste, dans les 2 à 3 jours après commande sur Internet.

    Iris
    Participant

    « vignes nourries… de Mozart !  »

    – e ben, cela me semble très bien pour le marketing (et accessoirement pour les oreilles du vigneron, s’il travaille dans sa vigne) – mais à part ça, cela risque d’être une pollution sonore pour l’environnement comme une autre:-).

    Iris
    Participant

    Très intéressante, cette synthèse dans l’article, Oliv, en effet.

    Nous avons la chance, d’avoir une source non traité au chlor pour la maison et le chai donc pas de contamination de ce côté possible. Nous évitons aussi depuis toujours le contacts avec des bois traités… Et un trie des baies à la vendange devrait être la condition de base pour chaque vigneron.

    Reste donc le bouchon – nos fournisseurs nous disent, de tout faire, pour livrer des bouchons contrôlés – le choix d’un bouchon haut de gamme (donc cher) est un autre moyen, mais il reste toujours un risque…

    Iris
    Participant

    Nous avions aussi espéré de pouvoir labourer avec la traction animale (mulet ou cheval), quand nous avons planté notre petit vignoble il y a 20 ans. Tout était prévu pour (alignement, distances, petites fourrières avec piquets bas, « enjambable » avec la charrue…). Malheureusement nous n’avons pas réussi à trouver des bêtes suffisamment dressées, pour travailler dans ce terrain avec ses terrasses très étroites sur des murs hauts et fragilisés et des coteaux en devers dans tous les sens. Nous avons échoué deux fois, avec une mule, têtue comme dans le dicton et avec une Boulonnaise, habituée au paysage et climat de la Charente…

    Les vieux propriétaires de la région, qui avaient encore travaillé avec des bêtes dans leur jeunesse, regrettaient tous, de ne plus pouvoir nous aider à apprendre (ah, si vous étiez venus il y a 15 ou 20 ans…), ils nous ont volontier donné leur matériel. Et les deux spécialistes du labour du côté de Neffies, qui pratiquent dans leur vignes de plaine, ont aussi renoncé devant la difficulté. Nous nous sommes rendus compte, que nous avions démarré cela trop tard – la tradition avec son savoir faire nécessaire pour bêtes et hommes, c’était perdu avant.

    Les seules vignes, qui s’approchent des nôtres en difficulté, que j’ai vu labourées au mulet entre temps, sont ceux de la Rectorie à Banyuls. Chapeau à Vincent LeGendre.

    La solution de secours pour le plantier était une charrue à treuil, à actionner et déplacer dans le terrain à deux (2 mois pour 1 seul labour sur 2 ha, moteur honda, je ne me souvient plus de la consommation à l’heure), qui a failli me couter une jambe au premier essai, parce que très dangereux, si le siège n’est pas assez bien arrimé dans le sol et il y a un accoup du côté de la charrue.

    Aujourd’hui, avec une vigne enraciné, nous avons opté pour l’enherbement total, naturel et permanent. Cela protège aussi contre l’érosion dans les pentes, mais cela demande beaucoup d’heures d’entretien avec une débroussailleuse à dos – friande en carburant et en sueur…:-). Même chose pour les traitements: seule l’atomisateur à dos peut rentrer dans le terrain… J’ai fais 12 ans avec un à pompe manuelle – mais depuis quelques années, nous avons une stihl à moteur, qui répartit mieux les produits (et est trop lourde pour moi…).

    Comme quoi il faut de tout, selon le terroir, qu’on a choisi:-)

    Iris
    Participant

    Je m’attendais à un article sur les vignes au Maroc – pas à un publi-reportage sur une grande entreprise, dont la chef a encore le temps, de faire un rallye dans le désert – un peu faible pour fêter la journée de la femme, Oliv;)!

    Iris
    Participant

    La seule chose que je regrette avec tout tes liens intéressants, c’est que je manque un peu de temps pour tout lire:-). Pour le dernier (les innovation), j’aurais bien aimé savoir, avec quoi ils collent les douelles de « bois noble » et bois « ordinaire »…

    Iris
    Participant

    Cela me fait particulièrement plaisir de lire ta description du petit domaine de Gimios. Anne-Marie Lavaisse est une vieille connaissance, qui nous a déjà régalé ( il y longtemps…) de son vrai beurre de vache jersiaise et son miel – comme tout ce qu’elle touche: du naturel pure – et elle a gardé cela pour ses vignes: biodynamie et petit rendements, du propre quoi:)

    Iris
    Participant

    qu’est-ce que vous appelez un « cépage simple », si on part de l’idée, qu’un vigneron veut faire du très bon vin et ne pas produire une boisson quelconque pour débit de masse ? Chose, qu’on peut faire avec n’importe quel cépage, il suffit de faire pisser la vigne et se servir pour le reste de la panoplie de poudres, déjà discutée ailleurs…

    Je pose cela comme vrai question, pas comme de la provoque:-)!

    Iris
    Participant

    entièrement d’accord avec toi, Oliv – moi aussi, j’ai horreur des sites, qui me clignotent de partout ou qui m’envoient des pop-ups devant le nez (particulièrement gênant chez Le Monde par ex….)

    Iris
    Participant

    Au contraire, quand on lit les difficultés, qu’avaient des vignerons, qui voulaient planter et ainsi sauvegarder des vrais cépages autochtones (comme le Ribourenc chez Thierry Navarre, la petite Arvine chez Hildegard Horath, et j’en passe), qui n’étaient pas inscrits au répertoire, je pense, qu’il y a vraiment de quoi se réjouir!

    Les cépages « passe partout » ont depuis longtemps droit au séjour dans les vignes un peu partout en Vins de Pays – sinon, il n’y aurait pas tant de Cabernets, Merlots et d’autres Chardonnays dans le Sud. Particulièrement pour les blancs, je peux m’imaginer un tas de cépages du Nord, qui gardent plus d’acidité même bien murs, que j’aurais aimé essayer sur ma colline du Sud – ne serait ce que pour faire des essais en liquoreux (et l`à – je veux dire ici) garantie sans chaptalisation nécessaire:-)…

    Iris
    Participant

    Vu l’engouement pour certains noms, cela semble le cas pour beaucoup de monde.

    Personnellement, j’espère, qu’il restent assez « d’indépendants », (et heureusement il y en a) qui vont continuer à nous faire part de leurs découvertes en dehors des chemins battus, repris sans arrêt par la majorité de guides et des noms de domaines plébiscités par le plus grand nombre:-). Pour moi, c’est cela, l’intérêt d’un forum.

    Iris
    Participant

    Enfin! Si on avait eu ce droit en 1990, on n’aurait pas eu besoin de déclarer notre petit Verdot comme Merlot à la plantation:-) – Et des vignerons dans le Roussillon n’auraient pas été obligés d’arracher leurs vigne de Riesling pour une pure histoire de protectionnisme….

    Il faut que j’aille voir, si maintenant j’aurais droit à planter du Nebbiolo – j’en rêve depuis tellement longtemps….
    par contre reste encore à attendre pour la libération des droits de plantation – repoussée par la France de 2 ans de plus que le reste de l’Europe. Jusque là, il fallait avoir au moins déjà 6 ha en exploitation, pour pouvoir acheter des droits….

    Pas facile pour celui, qui commence petit….

    Iris
    Participant

    Pardon, Gildas, d’avoir vendu la mèche, c’était involontaire…cela m’apprendra de chercher l’actualité sur le vin et la dégustation sur des blogs 😉

    Iris
    Participant

    En attendant le com,pte rendu sur le domaine du mois de février chez Bruno Schueller, un article sur le domaine sur le blog de Maigremont, qui donne une très bonne impression des visites chez Bruno, comme j’ai eu aussi la chance de vivre une au début de notre connaissance en 2000:-).

    Iris
    Participant

    Merci, Laurent, je cherche à m’informer, pour suivre la discussion, mais personnellement, je préfère rester « slow » dans ma cave:-).

    Amicalement du Midi

    Iris

    Iris
    Participant

    Merci Christophe, t’as bien raison, je m’étais fait tromper par le sujet en titre…

    Je ne connais pas les prix des levures ni ceux pratiqués pour les bactéries dans le commerce – après ce que ‘ai lu dans une des sources indiquées plus haut, le problème initiale des bactéries semble avoir été la mise en œuvre du « levain de bactéries » , qui prenait du temps – entre-temps il y a du « prêt à l’emploie » – donc encore gain de temps = cout plus élevée?

    J’aurais aimé me renseigner sur la page de réussir vigne, indiqué par Oliv plus haut, mais le site n’est pas accessible en ce moment…

    Iris
    Participant

    agitateur écrivait:
    ——————————————————-
    > Pour des vins à 2€, les bactéries commerciales
    > sont au delà du domaine du luxe…..Ce qui se vend
    > l’est sur des valorisations indéniablement
    > nettement supérieures, dans 99.999 % des cas.

    Là, j’aimerai vraiment voire des statistiques de vente – sont pourvoir le prouver – je ne suis pas du milieu – j’arrive mal à m’imaginer, que les grosses structures, qui fournissent ce genre de vins, osent travailler sans levures de synthèse.

    Pour sortir des vins dans cette gamme de prix (qui sont pléthore sur le marché, là, il y a les statistiques, qui peuvent l’affirmer), je ne pense pas que les travaux de la vigne se passent de la chimie, ensuite cela m’étonnerait, qu’on récolte manuellement, donc qui dit machine dit SO2 à la benne, dit réensemencement au chai…

    Pour la production de masse, il faut forcement faire des économies sur la main-d’œuvre, et qui dit économie sur la main-d’œuvre, dit mécanisation et produits rajoutés, pour corriger le manque en amont.

    Votre insinuation, que ce sont les vignerons, qui valorisent le plus utilisent le plus de chimie me semble un raccourci très agité:-)

    Tout le marketing des marchands de produits vise quand même en première ligne l’économie du cout de production!

    Iris
    Participant

    >De toute façon, c’est pas ce qu’on demande… ( un prix moindre )< Vous en êtes sur? - pour des vins vendu en bouteille entre 1 et 2 €, j'imagine, que la rapidité (time is money) va jouer un rôle assez important...

    Iris
    Participant

    Patrick, les louanges sont bien mérités, donc ton ego aura encore à endurer des assauts, tant que tu continues de nous mettre ici en ligne des articles dans le pure style et avec les caractéristiques de la présentation d’un blog sur le vin:

    du travail sérieux, avec la recherche personnelle comme fond, pimenté d’une bonne dose d’individualisme, exempt du péremptoire du guru pseudo-objectif et loin des brèves du comptoir;).

    Cela fleure bien la pipette ou d’autres Olifs :).

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