Iris

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  • Iris
    Participant

    Dans ce cas, l’architecte en vin va probablement déjà vous avoir expliqué l’essentiel:

    – avoir des voies courtes entre les différentes étapes.

    – Une bonne accessibilité pour l’arrivage des raison, la possibilité de pouvoir remplier les cuves de vinification par le haut ensuite – ou de facilement installer un tapis de transport.

    – de préférence un chai de vieillissement sous le chai de vinification – cela évite les pompes et permet un travail par gravité. Avec un bon choix du lieu, ce chai pourrait être enterré ou au moins semi-enterré – cela permet une climatisation naturelle (donc garde le vin pendant son séjour en cuve de garde ou en barrique à une bonne température homogène, sans polluer par des climatiseurs – bilan CO2 oblige…)

    – Accès facile pour la mise en bouteille, donc selon le nombre des cols à traiter, assez de l’hauteur, pour travailler ici aussi par gravité (pour des petits volumes, idéale s’est, de pouvoir les élever) – ou bon accès devant pour les unités mobiles de mise.

    – lieus de stockage bouteille également enterrés (voir chai de vieillissement) et assez spatiaux – bon accès pour l’enlèvement.

    – ne pas oublier le lieu de dégustation pour l’accueil des clients et un coin labo…

    – le tout facile à tenir propre, avec traitement des effluves de cave dans les normes et de préférence d’une esthétique, qui ne défigure pas le paysage…

    cela vous aide?

    Iris
    Participant

    D’accord avec Eric, pour la différence entre les cuves, au moins pour la vinification en rouge, où on ne presse pas le raisin avant de mettre que les jus dans les cuves, comme pour la vinification des vins blancs.

    Ce n’est que pour les petites quantités – je dirais jusqu’à 6 hl, quand peut vinifier dans des garde-vins = cuves sans trappe en bas, parce qu’on peut encore vider le marc à la fourche courbe par le haut et les coucher pour la fin – mais cela doit plutôt être l’exception à la règle.

    J’ai réussi à travailler de cette manière dans un garde-vin de 10 hl, qui n’était pas trop haut, mais l’acquisition de cuves de vinification de la même taille avec trappe m’a bien faciliter le décuvage.

    Les deux existent d’ailleurs avec des grands chapeaux (chapeaux flottants), qu’on peut abaisser dans la cuve, selon le niveau de remplissage.

    Par contre je n’ai pas compris la question de « passer directement du trie au chai de vieillissement » – cela concerne quel genre de vinification à quel but?

    Iris
    Participant

    Pourquoi vous ne leur envoyez pas un émail – ils ont tous leur site et il doivent le savoir:-)

    Iris
    Participant

    [quote=Anthony]Question a Iris: pour un domaine produisant des vins plus proches des gouts (et donc des habitudes d’achat) des passionnes informes que de la menagere, pourquoi vouloir choisr un format de bouteille qui rend l’empilement en cave au mieux une frustration et au pire un cauchemar ? Utilisant principalement des armoires a vins, je peux te dire que ce type de bouteilles m’emm … au plus haut point ! [/quote]

    Peut-être la ménagère accorde plus d’importance à la facilité de l’empilement dans son amoire à vin que l’amateur:)

    Non, mais la réponse est simple: cette bouteille de Bordeaux élégance faisait partie d’un lot, que nous a passé un ami vigneron (Thierry Navarre, pour ne pas le nommer), à qui elles restaient en fond de palette. Quand on démarre avec son premier millésime et dans une vallée si reculée, que les marchands de fournitures refusent les livraisons, on doit se débrouiller.

    Ensuite, elle nous plaisait bien, on la trouvait belle et on avait envie de bien habiller nos premiers enfants…

    Elle permet aussi, d’utiliser des bouchons de qualité, assez longues, que nous croyons nécessaire pour des vins faits pour une longue garde.

    La solution pour le stockage sur les étagères de notre cave à bouteilles était, de les poser tête bêche, cela prend un peut plus de place, mais si on le fait lentement et soigneusement, c’est très stable et même beau à voire:)

    Qu’en suite il faut aussi des cartons plus longues (elles font 32cm de haut à la place de 26,5), donc de nouveau des choses, qu’on ne trouve pas en petite quantité dans les magasins de fournitures vinicoles, c’est un autre problème, mais que nous avons aussi résolu entre temps.

    Pour la casse, Alain, un de mes souvenir de casse le plus cauchemardesque est moi en haut d’une échelle posant une dernière bouteille, qui déséquilibre toute la pile, qui se met en route lentement, mais surement, essayant de faire barrage de tout mon corps plus une jambe et criant au secours, pendant qu’une douzaine de bouteille m’échappent lentement et se fracassent une par une sur le sol de la cave – en éclaboussant d’autres, stockés dans des caisses aux alentours….

    Iris
    Participant

    [quote=jphi]provenant uniquement de Bordeaux donc à de rares exceptions il s’agit du même format (standard)[/quote]: cela ne veut rien dire, sauf sur des vins « standart ». Mes bouteilles bordelaises lourdes sont bien plus haut que ce que tu appelles probablement « standard » – même légèrement conique aux épaules (une chienlit pour le stockage:-)) et avec un goulot bien plus longue, donc nécessitant des bouchons plus longues aussi (et cela ne pas dans le but de « voler » mes clients).

    Je veux bien croire, qu’il y a une influence de la température sur le niveau (d’où l’intérêt de laisser une petite marge entre le niveau et le bouchon à la mise) – mais des bouteilles « évaporées » jusqu’au niveau en dessous du goulot, j’en ai jamais vu, si elles n’étaient pas couleuses pour raison de défaut de bouchon. Mais il est vrai, j’en ai peux de bouteilles plus vieilles que 15 ans dans ma cave…

    Si on veut pratiquer une mise sérieuse dans les règles, il est d’ailleurs conseillé de garder les bouteille 1 ou 2 jours debout et ensuite les coucher quelque temps sans capsule, cela permet de déceler d’éventuels problèmes de coulure avant de les mettre à la vente et protège ainsi le consommateur. Pratique, pas toujours respecté, quand on voit les camions d’embouteillage, où le vin rentre d’un côté de la chaine et les pallettes montées et plastifiées avec les cartons tout prêts sortent de l’autre…

    Qu’en suite on ne les transporte pas en pleine canicule dans le coffre de sa bagnole, cela relève du bon sens:).

    Iris
    Participant

    Est-ce qu’il y a 0,75l à l’intérieure? Si oui cela peut dépendre de la forme de la bouteille, de la longueur du bouchon, de la pratique de l’embouteillage,… S’ils ont toutes le même niveau et si le volume du contenant est bien celui indiqué sur l’étiquette, je ne m’inquièterais pas.

    Iris
    Participant

    [quote=Francois]il s’agit de philosophie de travail, cela tient du personnel[/quote]
    tout à fait d’accord – je n’ai personnellement jamais demandé de certification bio, parce que je vie et travaille sur des terres, qui n’étaient à aucun moment en conversion, vu qu’ils n’avaient jamais vu un autre travail – ce qui est une chance. Et mes clients sont libres de venir vérifier sur place tout ce que je fais.

    Hervé: je ne comprends pas ton allusion sur des jugements d’un homme (ou d’une femme) selon son pays de naissance – est-ce que tu aurais mal interprété ma remarque sur les vignes, qui m’entourent? Loin de moi l’idée de mettre cela sur le fait que la nationalité des propriétaires ne soit pas la même que la mienne:S l’étude sur les résidus des pesticides dans les vins étaient d’ailleurs bien fait sur un échantillonnage international avec (presque) les mêmes résultats partout!

    Je n’ai pas non plus essayé de me montrer en exemple – je me rends bien compte, qu’une viticulture, qui se pratique qu’en coteau pas mécanisable, sur une surface bien moindre à ce qu’on considère comme vivable pour une installation en viticulture, si on n’est pas dans une région, où le nom du lieu-dit permet déjà de bien vendre, relève plutôt de l’exotisme. (Il m’arrive d’ailleurs encore à chanter dans mes vignes – mais comme j’y suis toute seule la plupart du temps, c’est à l’unisson:)).

    [quote=Francois]Cependant, j’aurais compris que les bios, pour limiter la casse, acceptent de transiger et d’utiliser des produits systémiques. [/quote] Voire le début de mon post… Du bio raisonné et du raisonné extrême – même combat?

    Le résultat serais dans les deux cas, que leur vins carbureraient avec moins de pesticides, pour revenir au fil de discussion – par contre en tant que consommateur j’aimerais dans ce cas une liste exhaustive des entrants sur ma bouteille, à côté du logo de mise en garde pour les femmes enceintes et du contient sulfites 🙂

    Iris
    Participant

    Hervé, cela me fait plaisir de lire, que les remarques de notre confrère Bordelais t’interpellent. Je me souviens que l’été dernier tu aimais déjà polémiquer sur l’impossibilité de travailler sans multiplier les traitements dans les zones moins sauvegardées de la météo pourrie que les nôtres dans le Midi – voire l’impossibilité de récolter des raisins pour les vignerons en bio…

    Plus haut, tu nous ressortais ton bâton fétiche contre les Bios, le cuivre (dont je ne veux pas bagatelliser l’impact en over-dose sur la vie microbienne des sols:-)). Voire que tu donnes maintenant à réfléchir sur le fait, que la surutilisation des pesticides en tout genre pourrait s’éviter en investissant plus en main d’œuvre et matériel performant, comme tu le fais au Clos des Fees, montre bien, où le bat blesse dans la partie de la viticulture qui est en crise, que se soit à Bordeaux ou dans le Midi.

    C’est d’autant plus déplorable, que l’étude a montré les mêmes pratiques chez des grands domaines, qui ne doivent pas avoir de difficultés de suivre ton exemple, vu la valorisation de leurs produits…

    J’ai toujours pensé que mon sens de l’esthétique ne doit pas être le même que celui de mes voisins, qui admiraient une vigne bien désherbée, qui pour eux était propre et beau, pendant que moi je trouvait qu’elle avait une sale gueule, sachant d’où elle trouvait cet aspect et les conséquences que cela avait sur la terre, la faune, la flore et l’eau… Que les raisins de qualité exceptionnelle pour un énième millésime du siècle sont obtenus au prix de produits, dont on est loin de maitriser l’impact à moyen et long terme sur les végétaux, les hommes, qui les utilisent et les consommateurs en bout de chaine, me semble aussi sale et moche. Mais comme déjà dit: j’ai un drôle de sens de l’esthétique, moi.

    Iris
    Participant

    Pour ceux qui aiment aller à la source d’une information, on trouve les résultats complets des analyses et des informations supplémentaires, tout à télécharger,

    ici

    Iris
    Participant

    Pour rassurer les gens qui me connaissent: ces deux-là ne seront jamais « authentiques »:)!

    Iris
    Participant

    Si on regarde les dernier prix de « L’observatoire des marchés du vrac » de ce février, on comprends, que des producteurs, qui doivent vendre leurs rouges à 130,78 €/Hl (Bordeaux supérieur 2006) ou 102,44 €/Hl (premières côtes de Bordeaux 2006) cherchent une solution. Que Lalande-de-Pomerol se vende à 418,89 €/H et Saint Emilion à 370,00 €/Hl, ne doit pas les consoler…

    Iris
    Participant

    J’avais d’abord la même impression que toi, Luc, en lisant l’article. Ici, nous utiliserons cette expression (si elle n’est pas déjà classée comme politiquement pas correcte?) plutôt pour titiller les buveurs de vins mondialement reconnus et par conséquence très onéreux…

    Mais on suivant l’argumentation, je me suis rendu compte, qu’elle s’adressait plutôt à des producteurs à la recherche d’un habillage pour leur vin. Et là, je peut m’imaginer, qu’un concepteur se heurte souvent à l’argument, « qu’on ne fait pas le vin pour les buveurs d’étiquettes ». Ils oublient trop souvent, qu’un vin inconnu, surtout quand il est commercialisé dans un lieu de vente anonyme, genre supermarché, doit d’abord attirer l’attention du consommateur. Et même si certains études montrent toujours, que les Français préfèrent encore les étiquettes plutôt traditionnelles pour le vin (voir ici, qu’ils sont « à la recherche d’une étiquette présentant les lettres de noblesse du vin », je pense que souvent il ne font que confondre des mots clef genre château, clos, les armories et d’autres symboles avec cet idée de noblesse – ce qui nous vaut une masse de bouteilles uniformes, qui reflètent ni la spécificité de leur contenu ni celui de leur créateur.

    La rubrique ici sur LPV, qui traite le sujet, montre d’ailleurs quelques exemples bien aguichant, mais pour la plupart originaires d’autres continents, justement fait dans le but d’attirer l’œil. Les amateurs engagés du vin ne se laisseront d’ailleurs jamais faire par ses images clinquants – la vérité est dans le verre étant notre seule devise :). Mais je ne veux pas m’égarer plus du sujet de ce fil de discussion…

    Iris
    Participant

    Oui, Laurent, mon propos est « un peu évasif » – j’en donne d’ailleurs aussi la raison: mes expériences datent des années 1990 et suivantes.

    J’ai consommé les vins lors de repas à la maison et je n’en ai pas pris des notes de dégustation. Comme j’en garde un bon souvenir et comme je ne n’aime pas les vins insipides et déficients en matière (ils finissent à l’évier chez moi, que se soient ceux des autres ou les miens:)), je peux simplement dire, qu’ils m’ont bien plus au moment, où je les ai bus – pas plus.

    C’est vrai, que cela ne peut parler qu’aux gens, qui connaissent mes gouts personnels – mais je pense, que c’est valable pour pas mal de notes de dégustations, que nous lisons et qui nous arrivent sous des airs plus universels.

    Je me suis aussi déjà rendue compte, que tu commentes publiquement des vins, que tu as moins aimé;) – c’est ton bon droit, pas besoin d’en discuter.

    Peut-être que c’est ma sensibilité de vigneronne, qui m’a donné l’idée de publier mes impressions des vins du domaine, dont le nom apparait pour la première fois ici, pour le contraste avec ton expérience de cette bouteille du millésime 2000.

    Si cela peut inspirer d’autres amateurs, d’en gouter d’autres et de se former leur propre opinion, tant mieux! Je n’en ai plus dans ma cave, mais je m’y arrêterais volontiers un jour en remontant de Narbonne, pour renouveler l’expérience. Est-ce qu’ils ont encore la belle étiquette avec le chat sur la barrique, à côté du livre ouvert? Jean-Paul Crassus était d’ailleurs œnologue à l’ICV de Béziers, où il donne aussi des cours de dégustations:)

    Iris
    Participant

    J’aime aussi beaucoup le blog d’Elisabeth Poulain, que je lis régulièrement avec beaucoup d’attention et plaisir, parce que j’y trouve matière à réfléchir. Ses articles sont toujours analytiques, bien ficelés et écrits sous un angle, qu’on ne trouve pas partout ailleurs.

    C’est vrai, que j’aime lire (et je n’ai pas rechigné devant Musil non plus…).

    Son blog a peut-être une apparence un peu ingrat, il n’est visiblement ni fait pour amuser et distraire, ni pour vendre des apparences, mais pour partager les réflexions d’une femme, qui travaille dans le marketing du vin et cherche à aider les vignerons à analyser leur propre démarche dans ce domaine et à construire leur communication sur des bases plus solides et claires.

    Il n’y a rien d’un « m’as tu vu », elle nous a pas encore assommé de ses statistiques – et je ne me suis pas encore endormie en lisant ses textes. Il y avait il y a quelque temps un « jeu » dans la blogosphère, qui permettait d’accorder le « thinking blogger award » à un blog, qui vous fait régulièrement penser – celui-ci aurait mérité largement ce logo:)

    Iris
    Participant

    Laurent, là, je me pose vraiment la question, pourquoi tu nous mets cette note on ligne – pour un domaine, qui n’a pas encore eu de rubrique, dont cela serait donc la référence, qui sortira sur LPV (et google), si on tape le nom et un millésime, qui n’est probablement plus en vente depuis longtemps. C’est dans le but d’une mise en garde?

    Comme par hasard je connais le domaine de Anne et J.P. Crassus à Villespassan. Je dois avoir bu des millésimes ( Syrah, Grenache) plus anciens il y a longtemps, qui ne correspondaient pas du tout à ta description et il me semble, que le domaine sortait différentes cuvées – pas de notes des années 90 comme preuve, mais un souvenir, qui m’inciterait toujours à recommencer l’expérience!

    • in reply to: Les blogs
    Iris
    Participant

    Et c’est surtout une bonne source d’information pour les vinophiles:)

    Je trouve surtout ta version d’aggrégateur pour les blogs du monde anglophone très intéressant, parce qu’Il couvre une tranche d’articles, qui n’est pas indexé sur les autres aggrégateurs français, comme vitiblog ou Château Loisel.

    Comme pour la presse, j’aime bien me faire ma propre idée d’un sujet et les regards de l’extérieur de notre petite bulle habituelle y sont très utiles.

    Merci pour ton généreux travail de bénévole!

    Iris
    Participant

    DFried: j’opte volontiers pour les chocolats (suisses?) à la place du T-Shirt – je ne traine que trop peu souvent dans les salons…quitte à soutenir ta pétition pour les enfants privés ensuite sur mon blog;):-)

    Iris
    Participant

    Merci pour les interventions de DFried, qui à mon avis remettent les choses bien au clair.

    Moi aussi, je tiens (et tenais depuis le début) cela plutôt pour un très bon coup de marketing du site, qui a lancé la campagne de la pétition. J’ai essayé dans un post précédent( et sur des blogs, qui s’affolaient sans plus de recherche), de montrer, que même en publiant les explication de la cour, qui à mon avis étaient assez clair sur le point incriminé, on continuait a induire en erreur les moutons de la blogosphère et des forums:-).

    Rien de plus publicitaire qu’une petite panique…

    Iris
    Participant

    Excellent article sur la notion du luxe et son rôle dans le marketing du vin aussi ici.

    Iris
    Participant

    Cela met les choses peut-être plus au clair:

    « La cour va même plus loin que le jugement en référé en estimant que « le trouble » est encore « aggravé par la mention, sur le site considéré, du slogan « for a fresher world » (pour un monde plus frais). Car ce slogan, estime la cour, associe la consommation d’alcool « à l’amélioration de l’état du monde ».

    citation trouvée ici.

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