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- 10 février 2004 à 16h53
- in reply to: Le Clos des Fées
Tout-à -fait d’accord avec Luc,
avec 12 euros en poche j’achèterais plutôt une cuvée haut-de-gamme d’un domaine moins connu (‘La Jasse’ de La Jasse Castel, ‘Clos des Immortelles’ du Mas de la Seranne etc…) plutôt que le bas-de-gamme du Clos des Fées, qui ne m’a jamais vraiment convaincu. La cuvée Vieilles Vignes, par contre, vaut amplement son prix de 20 euros. Elle est l’équilibre parfait entre ‘Les Sorcières’ à 12 euros et la cuvée ‘Clos des Fées’ à 40.
Eric- 8 février 2004 à 19h21
- in reply to: Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan
CR: Smith haut Lafitte blanc 1998
Robe légèrement évoluée, tirant sur le bouton d’or. Nez dominé par les agrumes et l’alcool. Bouche déséquilibrée, où l’alcool et le bois ressortent au détriment de la finesse et de la complexité. Longueur très moyenne. Je suis déçu et m’interroge sur la qualité de ce vin rapportée à son prix. J’en ai une autre bouteille, que je goûterai avant de clouer définivement ce vin au pilori des mauvaises affaires.
Eric- 8 février 2004 à 19h14
- in reply to: Le Clos des Fées
Clos des Fées Vieilles Vignes 2000
De bouteille en bouteille, ce domaine et, en particulier cette cuvée, s’affirme comme la valeur sûre de ma cave. Même ma femme, pourtant peu portée sur l’enthousiasme quand il s’agit de juger ce qu’elle a dans son verre, ne tarit pas d’éloges à son propos.
Ce 2000 a une robe brillante, grenat foncé. Le nez est légèrement vanillé, sur le café au lait et les épices douces. En bouche, il démontre un équilibre parfait, sur la mûre et le moka. Il est tout en finesse, en suavité. Bu après le Clos Mogador 2001, dont il est très proche par l’assemblage et par les arômes, il s’en distingue par sa délicatesse qui tranche avec la puissance sauvage du catalan.
Eric- 8 février 2004 à 17h57
- in reply to: Prieuré Saint-Jean de Bébian
Prieuré de Saint-Jean de Bébian 1998
Après un carafage de 6 heures, ce vin révèle toute sa classe et sa complexité. La robe est brillante, d’un beau rubis foncé. Le nez est marqué par les arômes de thym, romarin, café, fruits noirs, que l’on retrouve en bouche. Le vin est d’une remarquable suavité et d’un équilibre alcool/acidité parfait. Je ne sais pas s’il est à maturité mais il en est certainement très proche. Sa finale est longue.
Un grand vin, ce que tout le monde sait déjà …
Eric- 8 février 2004 à 17h21
- in reply to: Clos Mogador
Bu hier soir, le Clos Mogador 2001 -carafé 6 heures- a tenu toutes ses promesses. La robe, grenat foncé, est magnifique d’intensité. Le nez est surpuissant, marqué par le moka et les épices. En bouche, les arômes et l’amplitude du grenache ressortent. On ressent des fruits à l’eau de vie, du cacao, de la garrigue. Le vin, bien que très jeune, se fait caressant, voire voluptueux. Sa longueur est assez impressionnante. Il est encore toutefois un peu brutal, viril. Intéressant de noter que les trois hommes l’ont adoré, alors que les trois femmes ont préféré la finesse du Clos des Fées 2000 qui lui succèdait.
A garder au moins…six mois avant de réessayer !
Eric- 4 février 2004 à 21h40
- in reply to: Château de la Grille, Chinon
Sergio,
Alors ta carte du vignoble de France est au frigo !
Les filles de Château-Chinon sont peut-être des petites morvandelles, mais le vignoble de Chinon, lui, il est en Loire !… (bbb)
Eric- 4 février 2004 à 19h32
- in reply to: l’après DBA
Bon, bon rassemblons quelques souvenirs… Voyons…Ah oui ça me revient. Laurent et Marc sont passés à la quasi improviste sous le pretexte fallacieux de finir le cassoulet qui encombrait encore les casseroles que je leur avais prêté. Sous la menace cruelle d’être privé de saucisse confite les deux compères m’ont par la suite extorqué la combinaison ouvrant la porte de ma cave et, m’ayant mis un tire-bouchon sur la tempe, se sont fait remettre quelques joyaux qui s’y trouvaient. Les deux malfrats m’ont par la suite obligé à boire mes propres vins. Voici ce que j’ai pu retenir de cette dégustation traumatisante:
Le Clot de l’Oum blanc 2002, qui s’appelle en fait le Roc Vert, est composé à 100% de vieux grenaches gris. Ce vin est excellent, très minéral, sur les agrumes et les notes florales. Il a en plus un tout petit je-ne-sais-quoi d’oxydatif qui le rend séduisant en diable.
Le Bouscassé générique 1996 fût une belle surprise. Très difficile de le placer, à l’aveugle (ils m’avaient bandé les yeux mais heureusement pas baillonné…) en Madiran. Il est assez animal, sur les fruits noirs. On dirait un Crozes. Ses tannins sont bien fondus; il est prêt à boire.
Le Roc des Mates 2001 est d’un autre calibre. Son bouquet exhale les épices douces, le goudron, le tabac et les fruits noirs. Ses tannins sont délicieusement fondus. Un vin voluptueux à l’acidité basse. Du velours ! 2001 en Pic Saint Loup est décidément grandiose.
Gourt de Mautens 1998…retourne pour moi à la case départ après une courte phase (23 septembre 2003 entre 14 et 17H) où il semblait s’ouvrir. Il est encore dans son carcan de tannins, même si l’impression initiale de coulis a disparu. Sa puissance est extrême. De la matière brute dont devrait sortir un joyau…un de ces jours. Patience. Mais à force d’ouvrir des bouteilles, il ne m’en restera plus le jour où le fin papillon sortira de son épaisse chrysalide (non je n’ai pas fumé la moquette, merci…).
Romain Pauc 2000 est magnifique. Marc a émis des réserves tout à fait légitimes sur ce vin. Je ne les partage pas. Il est dominé par le pruneau, le goudron et le cassis. Ses tannins sont d’une extrême douceur. La relative déception que m’a un jour procuré le Romain Pauc 1995 m’incite à ne pas garder trop longtemps cette cuvée en cave.
Vous comprenez donc avec quel soulagement j’ai vu, leur infâme forfait accompli, partir les deux comparses a une heure avancée de la nuit !(aaa)
EricDans sa longue partie introductive, le Guide Hachette (disponible dans toutes les grandes surfaces) contient des informations de ce genre.
Eric- 2 février 2004 à 19h08
- in reply to: DBA IV a Bruxelles
Didier,
même avec les gencives retractées et les racines à vif, tu n’avais pas l’air de souffrir le martyre. Quel stoicisme, quel courage face à la douleur et à l’adversité. C’est beau, c’est grand. Une belle leçon d’humilité pour nous tous. (aaa)
Eric- 2 février 2004 à 1h37
- in reply to: DBA IV a Bruxelles
Les heureux participants de cette inoubliable cassoulet-party auront désormais un signe de ralliement indélébile: les dents bleues ! Du tannat au malbec, on a mangé des tannins à la petite cuillère. Mais nous avons tous reçu pleine confirmation que ces cépages donnent des vins fabuleux, même jeunes. Et leur aptitude au vieillissement est phénoménale. Montus Prestige 1988 n’a pas pris une ridule. Mais le ténor de la soirée -à mon humble avis- était un malbec de 1977, même pas français. Un indice: Anthony a dit un jour de ce vin qu’il développait des arômes surprenants de moutarde. Et le pire c’est qu’il avait raison…
Grand merci à tous, en particulier à Laurent le cuistot et Marc le sommelier. Ils nous ont permis de passer encore une soirée mémorable.
Le DBA IV est mort…vive le DBA !
Eric- 31 janvier 2004 à 20h19
- in reply to: DBA IV a Bruxelles
C’est ce soir ! Je suis passé chez Laurent ‘Lab’ en début d’après-midi et je peux vous dire que le cassoulet qu’y s’y prépare sera d’anthologie. Quant aux vins…je n’ai vu que les chaussettes qui les cachaient.
A bientôt pour les comptes-rendus !
Eric- 31 janvier 2004 à 15h18
- in reply to: garde cote rotie
Thierry73,
l’absence de ponctuation ne facilite pas la compréhension immédiate de ton message. Si ta question porte, comme je le pense, sur l’aptitude à la longue garde du 2000 ou du 2001, je dirais sans hésiter 2001 !
Eric- 30 janvier 2004 à 18h22
- in reply to: Le mas aux schistes
J’avais bu deux bouteilles du 98 il y a trois ans sur un lapin au romarin, et l’avais beaucoup apprécié. Il était, si mes souvenirs sont bons, un condensé de garrigue sans aucune acidité. Quant au pipi de chat, on en était très éloigné. Ou alors le chat ne mangeait que des olives au romarin…
Je n’ai pas regoûté ce vin depuis.
Eric- 30 janvier 2004 à 13h31
- in reply to: Clos Mogador
Carlos,
tes excuses anticipées étaient bien inutiles car ton français écrit pourrait rendre jaloux une bonne moitié des habitués francophones du site !
Je vais recevoir quelques Mogador 2001 ce week-end et je suis impatient de faire sauter le premier bouchon.
Cordialement,
Eric- 30 janvier 2004 à 0h55
- in reply to: Château Crabitey
Celui que j’ai bu était le Grand Vin 2001 (j’ignorais qu’il y avait une cuvée de base) et je le reconnais parfaitement dans le CR de Jean-Claude.
Eric- 29 janvier 2004 à 18h06
- in reply to: Château Crabitey
Jérôme, je me souviens qu’il était dans un exemplaire de 2003 portant sur les « Bordeaux qui vont vous étonner » ou quelque chose comme ça et dans un article sur la nouvelle génération de jeunes vignerons. Je pense me souvenir que le vigneron est un ancien « Golden Boy » de la finance du nom d’Arnaud Buttler. J’avais repéré le 2001 dans la RVF qui lui donnait je crois 5 étoiles et le Guide Hachette qui lui a décerné aussi un coup de coeur.
Eric- 29 janvier 2004 à 16h44
- in reply to: Château Crabitey
Emil, I tried last night the Crabitey 2001 (red Graves). It was really excellent. Although young, it is perfect for drinking now as its tannins are pretty soft. It should however age well, but why bother…it is already so pleasant today ! It is clearly a modern wine, in particular as it does not require years of cellaring to be drinkable, but without the ‘flattering’ style of (too) many of those ‘modern’ wines. It is also definitely cheap, around 10 euros.
Pour les non anglophones, le Crabitey 2001…c’est très bon et pas cher !
Eric- 28 janvier 2004 à 18h55
- in reply to: cave du cep d’or ???
Je suis entièrement d’accord avec Alfred. D’une part je ne vois pas en quoi son post n’était pas le bienvenu dans le forum « cavistes etc ». D’autre part, ce n’est que la réponse directe de son co-contractant, à laquelle il ne s’attendait probablement pas, qui a transformé son message en correspondance. Troisièmement cette correspondance peut avoir une importance certaine pour d’autres internautes. Elle n’est en outre pas plus « privée » que, par exemple, les échanges entre belges à propos de leurs dîners, que nous pourrions intégralement conduire hors LPV si Anthony, que je trouve bien prompt à dégainer ses cartons jaunes, le préfère. Enfin, et pour éviter toute ambiguité, je serais aussi favorable à une clarification par les promoteurs de LPV sur ce qui distingue un message « privé » d’un message « elligible ».
Cordialement,
Eric- 26 janvier 2004 à 3h35
- in reply to: Château de Fieuzal, Pessac-Léognan
Cherchant chez un caviste un vin de 1962 afin de célèbrer mes (ddd) ans, je suis tombé sur un Fieuzal de cette année moyenne et en ai sur le champ fait l’acquisition. Pour lui donner un peu de compagnie à table, j’ai sorti de ma cave le 1996 et le 2000.
Le CR: 1962, bu le premier, s’est avéré impressionnant, surtout par son état de conservation. La robe ne montre quasiment aucun signe d’évolution. Elle est d’un grenat sombre soutenu. Au nez, on est loin des arômes tertiaires des vieux vins. Ils sont surtout empyreumatiques, et sur les fruits noirs. La bouche est douce, fûmée, mais une surprenante acidité vient mordre en fin de dégustation. Je lui décerne les honneurs, vu son âge respectable (qui est aussi le mien…).
Le CR: 1996 s’est montré étonnamment proche du…1962 ! La robe est à peu de choses près la même. En bouche, le vin démontre une étonnante continuité de style. Les arômes légèrement fûmés, le cassis, et cette acidité qui dérange un peu par l’astringence qu’elle amène sur la langue. La longueur est moyenne.
Le CR: 2000 est largement au-dessus du lot. Il est d’un noir d’encre. Son nez est puissant et en bouche, c’est une explosion de fruits rouges et de lard, fil conducteur entre les générations. Par contre, d’acidité, point…
Ce vin est déjà magnifique aujourd’hui et je pense qu’il tiendra facilement…42 ans !
Eric- 24 janvier 2004 à 15h26
- in reply to: Cosa Nostra
Marc, il me semblait de mémoire que sa cuvée « bonnes années » s’appelait « Les Glorieuses », mais je peux me tromper. Ceci étant je n’ai jamais goûté ses vins. On parle aussi beaucoup de son blanc « Manon ».
A samedi !
Eric