EricD

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  • EricD
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    Ah quelle belle soirée ! Merci Marc de l’avoir pensée et réalisée. Autour des plats superbes de chez Orphyse Chaussette, les vins de Laurent Charvin ont fait merveille. Fil conducteur dans toute sa gamme: la fraicheur, la « buvabilité ». Ses vins capturent le fruit et le restituent intégralement, magnifié par un élevage précis où le bois est, pour notre plus grand plaisir, absent, tant en CdR qu’en CNP. La surprise ? La tenue des « petits » millésimes, 1994, 1997, 2002. Le 1997, notament, a une finesse quasi bourguignone. Dans les grandes années, Laurent est bien sûr au rendez-vous. 2000, 2001, 2003, 1998 se succèdent dans le verre avec un plaisir égal. J’ai personnellement adoré 2000 et 2001, longs et gourmands. Laurent est un vigneron modeste, doté d’un caractère bien trempé, campé sur de fortes convictions. Son voisin de table, Luc, qu’une bonne controverse a comme chacun le sait le don de mettre en appétit, a trouvé en Laurent un bretteur à sa mesure !
    Eric

    EricD
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    CR: Domaine Gourt de Mautens, Rasteau, 1998
    J’ai décidément du mal à comprendre ce vin. Persévérant, j’en ouvre une bouteille tous les ans depuis cinq ans et je n’ai jamais accroché.
    Ce 1998 souffre d’un manque de fraîcheur qui le rend peu agréable à table. Il est encore prisonnier d’un carcan tannique, alcooleux, et légèrement doucereux. Je pense qu’à ce stade de son évolution il ne faut pas insister et l’attendre encore au moins 4 ou 5 ans. Il s’améliore un peu en fin de carafe mais c’est trop tard, le plaisir n’est pas au rendez-vous. Un jour peut-être…
    Eric

    EricD
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    CR: Domaine de Montcalmès 2000
    Deux ans après mes premières dégustations je dois bien reconnaître que, bue sur deux jours, cette bouteille de 2000 n’a pas très bien vieilli. Une expérience défavorable récente, non commentée, m’avait déjà alerté. La deuxième n’est pas plus positive. Le fruit juvénil a disparu, la robe accuse un peu son âge et les arômes, assez fermés, sont ceux d’un vin évolué, déjà sur la vieille fraise à l’eau de vie mâtinée d’une zeste de sous-bois après la pluie d’automne. Je pense que, manifestement, le vin est dans une phase intermédiaire ingrate. Il n’est plus question de fruit mais ce qui l’a remplacé n’est pas, à ce stade, très engageant, ni même très déterminé. Toutefois il faut saluer que le vin a gardé toute sa finesse de texture et ses tanins de velours. Il doit se recomposer pour présenter de nouveau un profil séduisant, quoique différent.
    Je n’ai aucune peine à croire que les millésimes suivants sont, sur leur jeunesse, brillants. Mais je pense qu’il ne faut pas hésiter à l’apprécier sur son fruit. Garder ces deux bouteilles était, avec le recul, une erreur, ce qui ne gâche rien au plaisir intense que j’ai eu avec ce vin jeune.
    Eric

    EricD
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    Léonie 2001
    Ce vin est hors normes. On l’appréciera à condition d’oublier le contexte dans lequel on l’avait ouvert. C’est un Vin de Table mais ce n’est pas un vin à boire à table, à mon humble avis. A l’ouverture on décèle un léger perlant sur la langue. On secoue alors violemment la bouteille, le vin mousse comme un cidre. Grâce à cette agitation, les verres suivant seront tranquilles. La matière se révèle alors dans toute son extravagance. Les 15° s’imposent dans la bouche, faisant croire à un vintage. Le carignan se déguise en grenache, type maury, le languedoc regarde résolument vers le roussillon, voire plus au sud. C’est très bon, mais il faut décoder ce vin, avoir sa grille de lecture pour l’apprécier. J’ai aimé, mais cette sucrosité m’a surpris, même un peu dérangé, avant que je ne comprenne et goûte à sa juste valeur le caractère extraordinaire, au sens littéral du terme, de ce vin. On est pas loin de Sylvie 2001, richissime syrah, grande parmi les grandes. C’est étonnant, déroutant, c’est du …Robert et c’est pour cela qu’on l’aime !
    Eric

    EricD
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    A mon tour Luc de te remercier pour cette soirée inoubliable. J’ai personnellement adoré l’équilibre des Riesling de Schueller et de Zind Humbrecht, la finesse invraisemblablement bourguignone de Rayas 2000,l’interminable longueur du Clos de Tart 2001, l’extravagance aromatique de La Turque, la matière crémeuse de Léoville Barton 2003 etc. Je suis sûr qu’il y avait aussi de grands liquoreux, mais mes souvenirs les concernant sont un peu moins précis !
    Amitiés,
    Eric

    EricD
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    Les médecins de LPV seraient-ils liés par le Serment du Picrate ? ;-))

    EricD
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    Marc,
    Ami du Cep, sûrement ! Mes 10 à 15 visites me permettent de le garantir. Mais de l’Herbe à Nicot aussi, malheureusement pour les autres…et pour lui. Cordialement et à très bientôt !
    Eric

    EricD
    Participant

    « Un grand moment d’amitié et d’union autour d’un monstre. »

    Stef24,
    je te trouve vraiment dur avec toi-même… Tu as sûrement des bons côtés. Par exemple tes néologismes (« amiteur ») sont remarquables !
    Blague à part, je vais essayer de dénicher une bouteille de cette Ceriseraie.
    Cordialement,
    Eric

    EricD
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    Olivier, chez qui peut-on le trouver en Belgique ?
    Merci d’avance.
    Eric

    EricD
    Participant

    Le Coriandre
    Les Amis du Cep
    Les Vents d’Ange
    Les Copains d’Abord
    De la Vigne à l’Assiette
    etc…la liste est infinie !

    http://www.resto.be pour les coordonnées…
    Fais-moi signe si tu cherches de la compagnie « locale » durant ton séjour. Il y a quelques LPViens par ici aussi.
    Je ne connais qu’un des bars à vins mentionnées dans la RVF: Wine-Not. Il ne fait wine bar que le dimanche matin. Sinon le reste du temps c’est un caviste (sympathique au demeurant) du quartier des Marolles, spécialisé en vins du Roussillon. J’ai entendu parler d’Un des Sens, en très bien, mais je n’ai jamais eu l’occasion d’en pousser la porte…
    Cordialement.

    Eric

    EricD
    Participant

    Laurent, merci encore pour ces excellentes découvertes. Le Vacqueyras était superbe à l’ouverture et s’est affaissé d’un coup au bout d’une heure. Encéphalogramme subitement plat.
    Les Bruyères m’a bluffé. Le seul reproche qu’on peut lui faire -mais en est-ce vraiment un- est de faire beaucoup plus que son âge visuellement et aromatiquement. Je confirme: une finesse de Châteauneuf. Quel sorcier ce Robert !
    A bientôt !
    Eric

    EricD
    Participant

    N° 3, 1998
    A parfaite maturité. Finesse, longueur, complexité. Ce vin a magnifiquement évolué. Le bois a disparu et les tannins sont harmonieusement fondus. Le sentiment alcooleux ressenti il y a quelques mois lors de l’horizontale 1998 du Comité de Dégustation de LPV était, cette fois, tout-à-fait absent.

    N° 3, 1999
    Excellente surprise avec ce vin dont je n’attendais rien d’extraordinaire. Il a rivalisé avec le 1998, qu’il a rejoint sur son plateau de maturité. Il a un poil de finesse en moins mais il se rapproche, en qualité, de son ainé d’un an. Il fera une belle bouteille l’année prochaine.

    Eric

    EricD
    Participant

    A titre purement altruiste et expérimental, j’ai sacrifié, dans la foulée du 2003, une de mes bouteilles de Prieuré 2001. Bien m’en a pris. Certes, le fruit et la brillance juvénile du jeune 2001 sont partis. Mais la structure et les arômes qui attendaient patiemment derrière valaient l’attente. On est maintenant clairement sur les fruits noirs et la réglisse, le raisin de Corinthe et l’olive noire. La finesse de texture impressionne, de même que la longueur en bouche. Plus de bois, juste du vin. Je vais maintenant voir ce que mes bouteilles restantes me réservent sur une longue garde. Une par an sur 12 ans, science, quand tu nous tiens.
    Eric

    EricD
    Participant

    Si vous cherchez un grand vin sudiste bien négocié dans le millésime 2003, le voilà:
    Fontanel, Prieuré, 2003
    Bon an, mal an, ce domaine ne finira jamais de m’impressionner. Ce 2003 combine la richesse et l’opulence du millésime, avec la finesse et la longueur que l’on est en droit d’attendre d’un grand vin. Tous les arômes, complexes et subtils, du 2001 sont là, mais avec un supplément d’âme que le millésime exceptionnel a su générer. Là où d’autres, autrement plus médiatiques, ont échoué, écrasés par le degré d’alcool de leurs raisins, Fontanel a, lui, réussi. A sa manière, peu médiatique mais diablement efficace. Chapeau…
    Un fan.
    Eric

    EricD
    Participant

    Luc, ils y serviront peut-être des vins de Beaune ?
    Eric

    EricD
    Participant

    Thierry, c’est noté. Merci pour cette initiative. J’y serai.
    Eric

    EricD
    Participant

    Bues pendant les fêtes:

    Coteaux du Languedoc, Mas de la Seranne, Clos des Immortelles 2001
    Ce vin ne me déçoit jamais. Il est fin, digeste, complexe et d’une longueur plus que correcte. Ses arômes sont marqués par le thym, le romarin, la pivoine et l’olive noire. Il est, je pense, à maturité. Sans conteste le meileur rapport qualité prix de cette liste. In extremis, il n’a pas été sélectionné pour le réveillon du nouvel an, battu lors des derniers tests par le vin suivant:

    Coteaux du Languedoc, Mas de Martin, Ultréïa 2002
    Vin, il est vrai, assez boisé mais ce boisé se fond dans un bel ensemble, long et complexe. Il a bien répondu aux saveurs du pigeonneau. Il lui faut encore sans doute un ou deux ans pour que le bois soit entièrement digéré.

    Côtes du Roussillon Villages, Clos de l’Oum, Vieilles Vignes Saint Barth, 2002
    Cette bouteille, qui ne m’avait jamais déçu par le passé, n’est clairement pas dans une phase favorable. Les arômes sont peu expressifs, tout au plus un peu de moka et d’épices douces. A attendre…

    Côtes du Roussillon, Domaine Sardat-Mallet, Terroir Mailloles 2001
    Vin inexpressif à l’ouverture, fermé à double tour. Il lui a fallu 48 heures (!), dont 24 dans la bouteille non rebouchée, pour sortir de son cocon et me redonner le plaisir que les premières dégustations m’avaient apporté. Il s’est alors révélé brillant, déclinant des arômes de fruits noirs et de truffe. Sa longueur est impressionnante. Ce sera certainement une grande bouteille.

    Côtes du Rhône Villages, Domaine de la Rémejeanne, Eglantiers 2001
    Robe noire, impressionnante, dense, brillante. Le vin est encore un peu fermé, clairement trop jeune pour être abordé. La syrah se fait discrète même si l’on décèle à l’aération de beaux arômes de moka et de cuir. A regoûter dans deux ans.

    Côtes de Bourg, Roc de Cambes, 1998
    Difficile de l’apprécier dans ce groupe de vins du sud. Il affiche une belle finesse mais des arômes encore trop discrets. Je m’attendais à une opulence très rive droite et je me suis en fait trouvé confronté à un vin très « cabernet », assez peu mûr. Mais patience et longueur de temps…

    Saint Joseph, Villard, Reflets 2003
    Relative déception. Je m’attendais à l’explosivité d’un jeune 2003. Le vin semble en fait s’être déjà refermé. Il n’est pas très disert. Je ne sais même pas comment le décrire. Il est très monolithique. Il lui aurait sans doute fallu un long carafage, qu’il n’a pas eu. Mais il aura de nouveau sa chance.

    Givry, Domaine Joblot, Servoisinne 2003
    J’avais adoré ce vin à sa sortie. Il est aujourd’hui plus discret. Il est quand même très équilibré et n’a pas la vulgarité de certains pinots noirs 2003. Il n’est pas très complexe, à ce stade de son évolution. C’est sans doute le vin le plus « simple » de cette dégustation.

    Domaine des Portes, VDT, Les Portes 2002
    Magnifique vin blanc, 100% roussane, produit dans la région de Narbonne. Un petit Beaucastel VV ont dit certains. Il est aromatique en diable, est extraordinairement frais, avec même une petite pointe d’anis en finale. J’adore…Sur du homard c’était génial.

    Meilleurs voeux à tous.
    Eric

    EricD
    Participant

    Je suis partant aussi !
    Eric

    EricD
    Participant

    Olivier, même si tu n’as pas « les moyens de goûter tout ce que tu achètes », tu as quand même les moyens d’acheter tout ce que tu goûtes, ce qui n’est déjà pas mal 🙂
    Etant décidé de sacrifier dans les semaines à venir un Pavie Maquin 2003, je donnerai alors mon avis sur sa longévité présumée, dans l’absolu.
    Cordialement,
    Eric

    EricD
    Participant

    Sympa ces compte-rendus qui se lisent comme une bande dessinée. En bon européen je m’interrogeais juste sur la présence du drapeau basque en smiley pour illustrer le vin portugais.
    Le « Rochegrés » 2003 de F. Chermette est en effet excellent. Le gamay mûr peut donner des choses étonnantes. Le Primeur VV 05 du même domaine, bu en novembre, était diablement bon et presque de garde tellement sa matière était dense.
    Vivement la Série III !
    Eric

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