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- 31 janvier 2007 à 18h42
- in reply to: Odeur dans cave (Oxyladécor, huile de lin, essence térébenthine)
L’amoniac qu’émet l’ammoniaque pue atrocément, mais cette odeur disparaitra totalement 5 minutes après que tu auras enlevé le récipient qui la contient 🙂
Brûler des encens me parrait une bonne idée car cela fonctionne très bien pour éliminer les odeurs de peinture (-essayé dans une chambre rénovée-) – avec de vrais encens bien sûr et pas les trucs huileux et pétroliers en promotion…
- 29 janvier 2007 à 23h48
- in reply to: Les vins roumains
[b]Chateau Sanatii
Cabernet Sauvignon
1997[/b]Nez de baies fraîches, de chêne grillé (copeaux sans aucun doute, vu que ce chêne est caramélisé, ce qui le rend plus fondu, mais « moulégasse » comme on dit chez moi…)
Bouche douce et sauvage, amertume (que certains n’aiment pas à table) et une certaine minéralité.
Longueur sans puissance, mais sur des notes fraîches-amères qui durent.
Ce vin manque cruellement d’acidité ce qui le rend douceâtre.
Une belle déception avec ce tout petit vin, qui n’est certainement pas représentatif des belles choses que recelle le vignoble de Roumanie.- 29 janvier 2007 à 23h39
- in reply to: Les Lambrusco
Par curiosité oui, et oui ils sont faits pour être bus jeunes.
Mais entre nous, jeunes, ils ne sont pas non plus de très grands vins 😉Comme je ne suis pas un grand fan, quand j’en ai une ou deux caisses, leur consommation s’étale sur une dizaine d’années 😉
En vieillissant, ils m’ont fait des bonnes surprises comme aujourd’hui, et des mauvaises, mais sans jamais finir dans l’évier pour autant ; j’en bois aussi des jeunes parfois, car ce sont des vins originaux qui apportent d’autres sensations.
- 29 janvier 2007 à 21h34
- in reply to: Les Lambrusco
[b]Lambrusco Dell’Emilia
amabile
Vino Frizzante
CAVICCHIOLI[/b]
10 à 13 ans d’âge (N.V. sans millésime)Prolégomènes: Un « Lambrusco » de super-marché. 7,5+3%vol, vieilli dans ma cave plus de 10 ans.
Nez : Des vieux fruits, assez pauvre.
Bouche : Encore bien pétillante, vieille confiture, un peu d’agrume particulièrement un fort citron (zeste un peu gras) très appréciable. Pas de tannins…
Longueur : Cassis cuit.Conclusion : Un vin d’intérêt limité mais bien agréable. C’est une curiosité d’ouvrir des Lambrusco de plus de 10 ans, je l’ai fait à de nombreuses reprises, mais ils ne vieillissent jamais pareil (les bouteilles identiques évoluent différemment). On ne peut donc pas généraliser, mais celle-ci a donné quelque chose de spécialement intéressant et citronné, sans aucun goût de vieux.
- 29 janvier 2007 à 20h35
- in reply to: Vin de glace du CANADA
De quel domaine parlez-vous?
- 27 janvier 2007 à 23h40
- in reply to: Et ma cave « bascula » !
Il m’a fallu plus de 10 ans pour commencer à mettre vraiment des vins de ma région actuelle (Languedoc) dans ma cave. Je ne les aimais pas, ou alors je n’avais pas goûté les bons 🙂
Comme l’indiquent mes CR, j’en met de plus en plus, et cela ne constitue pas une baisse de qualité par rapport à autrefois où Bourgognes et Bordeaux représentaient la majorité, car je découvre enfin (il était temps) les vrais merveilles de ma région.Le Languedoc-Roussillon est donc passé en 3ieme position, devant les vins étrangers, le jura, la loire, le rhône, l’alsace, et même la savoie, qui ont tous une belle part, car j’ai toujours apprécié un certain équilibre.
L’évolution dans mes achats se situe aussi dans ma manière de m’approvisionner, je passe par des cavistes vraiment compétents et plus du tout par les foires au vins et supermarchés, qui n’ont plus, depuis environ 1997, l’avantage d’offrir de vraies bonnes affaires (sauf pour la famille de monsieur Leclerc et quelques chanceux dont je ne fais pas partie)
Je ne lis plus les guides préférant mon intuition ou goûter, mais de toutes façons, je n’en ai jamais acheté (de guide), pour la simple raison qu’à chaque fois que je suis passé devant un guide en me disant que ca pourrait être utile, j’ai toujours abandonné en me rappelant que mon but était un bonne cave et non une bibliothèque. Pour le prix du guide Parker, on a une bouteille qui parlera d’elle même 😉
- 27 janvier 2007 à 23h27
- in reply to: Clos Fantine, Faugères
[b]La Lanterne Rouge 2003
Vin de Table
(clos Fantine à « La Liquière »)[/b][quote=sic][color=#0033FF][size=x-small]Le Clos Fantine est un domaine familial de 22 ha situé sur les coteaux schisteux de l’appellation Faugères sur la charmante commune de Cabrerolles dans l’Hérault.
Dans la vigne, les Andrieu essayent d’intervenir le moins possible. En effet, la vigne est plantée sur leurs coteaux depuis des centaines d’années et celles-ci ont trouvé un équilibre naturel. Leur travail consiste donc à respecter cet équilibre en accompagnant la vigne dans son évolution sans jamais bousculer son cycle naturel. De la sorte, la fratrie Andrieu n’utilise aucun produit de synthèse (désherbants, pesticides,…) et n’a jamais mis d’engrais dans leurs vignes. Ainsi, ils laisse se développer un couvert végétal naturel puis l’enfouissent avec des charrues vigneronnes lorsqu’ils estiment que celui-ci est assez développé. Ce labour a aussi pour effet de supprimer toutes les racines sur 20 à 30 cm de profondeur. De ce fait, celles-ci se développent en profondeur, profitent pleinement du terroir et résistent mieux à la sécheresse. Le schiste a en effet une grande capacité de rétention hydrique.
La vinification se fait dans le même esprit que la culture. Tout d’abord, les grappes d’Aramon sont récoltées en bac de 50kg afin de respecter son intégrité jusqu’à son encuvage. Fermentation avec levures indigène sans sulfitage. Macération de 10 jours seulement pour éviter l’extraction de tanins trop rustiques. Léger sulfitage à la mise en bouteille à la fin du printemps 2004.
L’Aramon fait partie des cépages les plus anciens du Languedoc et son origine est d’ailleurs inconnue. Il a été fortement planté à la fin du XIXème siècle dans le Midi grâce à sa productivité ( jusqu’à 400 hl/ha !) et à sa résistance à l’oïdium. Peut-être le cépage le plus fertile au monde, d’où sa mauvaise réputation et le nom de cette cuvée, l’Aramon n’est plus planté. L’Etat offre même un prime à l’arrachage. Il devient ainsi de plus en plus rare et quasiment introuvable en vin monocépage. Carole, Corine et Olivier Andrieu conservent ainsi précieusement quelques arpents de vieux Aramons de 80 ans qui produisent avec de petits rendements environ 1200 bouteilles par an.
D’une robe grenat foncé, la Lanterne Rouge vous offrira un fruit et une structure élégante avec un petit côté rustique pas désagréable. C’est le vin de casse-croûte par excellence qui tranche agréablement avec les océans de vin aqueux d’Aramon que l’on a fait « pisser » dans le Midi.[/size][/color][/quote]
Robe : rouge entre profond et brique.
Nez : Poivre et très belle amande à la fois douce et amère.
Bouche : Charpentée, aux tannins fins, de l’encaustique, du fumé, une rétro de cerise cuite.
Longueur : Astringence encore verte, léger nèfle, et superbe essence d’amande qui dure et dure encore.Conclusion : Un vin original 100% d’Aramon, le cépage des « mauvais » vins de table d’autrefois, qui se voit fièrement réhabilité par cette belle réussite.
> 6€, c’était je pense une belle affaire.
Une bien bonne dégustation pour moi, ce vin ne saurait cependant pas plaire à tous les palais.- 27 janvier 2007 à 23h10
- in reply to: VDP des Côtes de Thongue
Modérateurs : une proposition qui mange pas de pain, corriger « Côtes de Thongue », et peut-etre changer le titre pour y mettre tous les cotes de thongues (en mélangeant les domaines tant pis)
- 27 janvier 2007 à 23h09
- in reply to: VDP des Côtes de Thongue
[b]Cuvée Georges Andrée
Domaine Saint-Georges d’Ibry
vin de pays des Côtes de Thongue
2000[/b]Nez en douceur de framboise et de grillé.
A l’agitation, un peu d’olive noire se dégage agréablement.
Bouche tranquille, de bois frais, d’anis.
Longueur satisfaisante de moka un peu grillé.€8,50 – Honnête, mais dans la région on trouve mieux à ce prix.
- 27 janvier 2007 à 4h59
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
Exactement hopla, je fouine comme toi, et c’est une fois de temps en temps, qu’une affaire se profile. Il faut y passer un temps fou pour faire quelques bonnes affaires, mais à cette condition, on peut 🙂
– Faire de longues recherches régulièrement
– Etre dispo toute la journée pour encherir au dernier moment
– Rester calme lorsque pour la 10 ieme fois d’affilée quelqu’un nous passe devant sur une affaire qu’on croyait être à nous
– Ne jamais se laisser aller à enchérir trop haut, préférer toujours perdre une enchère
– Communiquer patiemment avec chaque vendeur pour éliminer certaines choses douteuses
– Et ainsi tous les jours de la semaineC’est presque un travail à plein temps, mais c’est sûr que c’est très amusant pour ceux qui peuvent se le permettre 😉
Par contre si on essaye d’aller vite, on est à coup sur dans la loose-to-loose situation décrite par Winegirl.
- 27 janvier 2007 à 4h59
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
Exactement hopla, je fouine comme toi, et c’est une fois de temps en temps, qu’une affaire se profile. Il faut y passer un temps fou pour faire quelques bonnes affaires, mais à cette condition, on peut 🙂
– Faire de longues recherches régulièrement
– Etre dispo toute la journée pour encherir au dernier moment
– Rester calme lorsque pour la 10 ieme fois d’affilée quelqu’un nous passe devant sur une affaire qu’on croyait être à nous
– Ne jamais se laisser aller à enchérir trop haut, préférer toujours perdre une enchère
– Communiquer patiemment avec chaque vendeur pour éliminer certaines choses douteuses
– Et ainsi tous les jours de la semaineC’est presque un travail à plein temps, mais c’est sûr que c’est très amusant pour ceux qui peuvent se le permettre 😉
Par contre si on essaye d’aller vite, on est à coup sur dans la loose-to-loose situation décrite par Winegirl.
- 26 janvier 2007 à 23h00
- in reply to: Domaine Henry, St Georges d’Orques
Tu sais, Luc, j’ignore complètement si ce sont les tanins qui ont une odeur, ou si je leur associe simplement les bouquets « habituels » des régions qui leur correspondent. Ces tanins très fins sont ceux des climats proches de chambertin, dans mon expérience.
Au feeling je pencherais plus pour une odeur des tanins que pour une simple association, c’est selon moi toujours après l’agitation, surtout, que l’alcool les emmène dans les airs ; mais franchement comment savoir… Il y a tant et tant d’informations dans un vin, et comme l’a élégamment rappelé Yves, on a plutôt tendance à essayer d’apprécier le plaisir qu’il nous donne qu’à décortiquer le vin lorsqu’on déguste de si bonnes choses.
Arf voilà mon beau CR perdu en page 1 après nos divagations :p
Pour les flemmards on clique ici, voir le Mailhol- 26 janvier 2007 à 22h08
- in reply to: Domaine Henry, St Georges d’Orques
C’est très hors sujet, mais au nez on peut deviner (avec plus ou moins de succès) le toucher qu’auront les tanins.
Au fond de la gorge, c’est sec, cela présage des tanins très fins au toucher.
Ce qui laisse présager des tanins rugeux est un peu différent (plus piquant?)
Et ce qui laisse présager des tanins lours ou ronds n’assèche pas mais fait saliver, car plus en continuité avec le fruit.Tu as une bien meilleure expérience de dégustation que moi, tu sauras donc peut-être décrire moins maladroitement les odeurs qui s’associent à ces types de vins.
Une chose est sûre, une fois sorti des tableaux et diagrammes (Astringence/moelleux/acidité) et des listes d’arômes, on manque cruellement de repères, pourtant pour décrire le caractère d’un vin, on ne peut pas se contenter de le placer dans le diagramme et de faire la liste des arômes; il manque encore l’essentiel.
Je crois que mon enthousiasme pour ce vin m’a donné envie de vous le faire goûter, mais pour cela, le mieux est encore de passer au domaine un jour de dégustation ou se procurer une bouteille :)o
Sans compter qu’avec la dégustation ce matin (des vins qu’on aurait peine à recracher) et le pichon comtesse de midi, je ne suis pas au mieux de mes capacités cognitives cet après midi !
- 26 janvier 2007 à 21h46
- in reply to: Domaine Henry, St Georges d’Orques
Cher Luc,
J’ai opposé limpidité à densité. Des tanins un peu asséchants du genre gevrey-chambertin sont associés dans mon expérience avec des robes plus opaques que celle du Mailhol, qui est dans le style des robes de beaujolais.
Hors norme : je n’ai rien senti de proche dans mon expérience passée. On a un mélange de sensations typiques des vins rouges légers et des aussi sensations de vins rouges puissants et très classiques. Au nez, je crois que des dégustateurs à l’aveugle seraient très déroutés.
[size=x-small]Sinon, oui, pour moi les tanins ont une odeur, qui lorqu’elle est sèche laisse présager des tanins fins « au toucher ». Difficile parfois de s’exprimer lorsque les odeurs renvoient à des goûts ou le contraire, mais tu fais bien de réclamer un peu plus de clarté, cela m’oblige à mieux préciser ma pensée. (Pas facile de décrire ce qui fait vraiment le caractère d’un vin, car les tableaux ou diagrammes sont insuffisants, et la simple énumération de saveurs ne donne vraiment pas d’idée sur le caractère du vin.)[/size]Comme tu sembles avoir compris, le Mailhol est au sommet des découvertes à faire dans ce domaine, non seulement pour ses caractères très surprenants, mais aussi pour sa qualité exceptionnelle dans les critères classiques de la dégustation. Les deux réunis, ça vaut vraiment le détour.
- 26 janvier 2007 à 20h53
- in reply to: Domaine Henry, St Georges d’Orques
Prolégomènes : L’accueil chaleureux de Monsieur Henry et de son épouse est une vraie bénédiction. Il fait à peine quelques degrés dehors et c’est là que nous allons déguster en se réchauffant un peu au soleil tapant cet hiver à Saint Georges d’Orques. L’ambiance est superbe, mais les vins sont trop froids, et Monsieur Henry qui a eut une matinée surchargée est obligé d’ouvrir ses bouteilles devant nous, elles devront donc être estimées sans avoir reçu l’oxygénation qu’elles requièrent.
[color=#0033CC]
[size=large]Blanc 2005 :[/size][/color]Gras et plein de promesse, sa finale est fruitée, vive et minérale.
Ce vin est manifestement trop jeune, et promet de faire peut-être bientôt partie des quelques rares grands blancs (selon moi) de la région, peut-être dans le sillage des Roucaillat (Comberousses). Un vin à suivre absolument, mais il était trop tôt pour le juger sans aération.
€7,50
[color=#0033CC]
[size=large]Rosé 2005 :[/size][/color]Structure de rosé avec des caractères prononcés de rouge. Un bouquet de cassis vert et d’encens sont la signature du terroir, comme dans les rouges. Une longueur exceptionnelle et tanique montre le potentiel de développement de ce vin qui s’amplifie magnifiquement en s’oxygénant. Il supportera c’est certain de vieillir un peu. Il n’y a qu’a Tavel qu’on trouve des rosés aussi exceptionnels, ainsi peut-être que dans le Jura.
€7,50
[color=#0033CC][size=large]
Mailhol 2003 :[/size][/color]Prolégomènes : Le Mailhol est issu des cépages anciens cultivés à St Georges d’Orques au XVIIeme siècle, tels qu’ils étaient encore lorsque ce village était le siège d’un des crus les plus réputés d’Europe. C’est après plus de 5 ans de recherches dans les archives que M. Henry a planté ces variétés aujourd’hui disparues et vendangées en octobre.
Nez sauvage « hors normes » avec de riches tanins secs mais très mûrs, qui contredit la robe très limpide.
Cassis vert et encens montrent la signature du terroir.
En bouche se confirme l’encens savoureux et « mystique ». Après l’attaque un creux dévoile les finesses de ce vin toutes en douceur volatile, mais d’une persistance fameuse. Un peu de carafe aurait c’est évident permis à la matière de prendre de l’ampleur, mais le résultat est déjà impeccable et droit.
Les tanins sont d’une finesse totalement incroyable, très puissants, mais sans aucune rugosité, ils seront capables de trouver leur chemin face à tous les plats le plus aromatiques. Cette finesse des tanins me semble supérieure à ce qu’on trouve même sur les terroirs les plus réputés de bourgogne. Une solide fraîcheur s’unit avec ce tableau très ferme, promettant que la longue garde ne sera pas un problème. Il faudra même assurément pas mal d’années pour arrondir excellent sauvageon.
Une longueur remarquablement fine qui dure et dure encore.
Conclusion : ce vin est un mariage entre le plus grand classicisme qui fait les grands bourgognes à l’ancienne, et une originalité sans rien de comparable, exprimant superbement une typicité de terroir qui mérite d’être mise en valeur comme M. Henry sait manifestement le faire avec excellence.
€35,00Nez remarquable d’assortiment fumé-grenadine, toujours signé par cet arôme mystique d’encens.
Bouche structurée riche et impeccable, dans ses fruits complètement suaves. Encore un peu jeune, il a déjà une ampleur magnifique qui est prête à s’emballer après un peu de carafe.
€14,00Nez classique et tendu de jeune bourgogne, discrètement signé comme ses cousins.
Une bouche profondément structurée, une harmonieuse alliance entre classicisme et terroir ; peut-être le moins surprenant, mais tellement délicieux.
€22
[color=#0033CC]
[size=large]Passerille 2003 :[/size][/color]Prolégomènes : Un vin, naturellement doux, mais rouge. Des rendements incroyablement bas sur des raisins passerillés et triés grain par grain. Non muté.
Nez de profond sous-bois et de groseille sirupeuse.
Bouche liquoreuse, sauvage, mais structurée, de la grenadine, l’encens encore avec sa touche mystique, on en revient pas de cette alliance entre la structure des grands rouges et le moelleux des grands liquoreux.
Longueur douce, encens et fruits de toutes sortes (noirs, secs, date, et même melon) qui nous laisse pantois.La garde évidemment ne posera pas de problème, ce vin ne bougera pas d’un poil dans les 20 ans, et évoluera avec lenteur autant qu’on souhaitera.
€40,00[color=#CC0033][size=large]Conclusion :[/size]
C’est plus qu’un sans faute en ce qui concerne les vins goûtés. Certes le terroir est très typé ; je ne prétends pas qu’il plaira à tout le monde, mais la qualité est au rendez-vous sur une gamme qui du premier au dernier vin est remarquable.
C’est de loin la meilleure dégustation que j’ai pu faire dans toute la région, et je suis intimement persuadé que ce vigneron d’expérience arrivé il y a quelques années à peine dans la région est en train de redonner à Saint Georges d’Orques ses plus belles lettres de noblesse, promettant de hisser l’appellation dans le top de la région, en mettant en valeur une typicité émouvante et un potentiel hors pair.M. Henry travaille en invitant le terroir à s’exprimer, le résultat est une diversité fabuleuse entre ses crus, mais une architecture commune à tous (depuis les encens empyreumatiques, jusqu’au discret boisé qui se retrouve dans tous ses crus, alors même qu’ils ont été élevés en cuve), fait la signature du domaine et est une empreinte de la plus belle authenticité.
Pour se faire une idée du potentiel de ses vins rouges, l’entrée de gamme : Paradines (€7,50, CR un peu plus haut) est une parfaite entrée en matière. Si vous l’aimez, alors vous allez adorer toute la gamme.
[size=large]Assez parlé, il faut goûter.[/size][/color]
- 26 janvier 2007 à 19h43
- in reply to: Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
CR: Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, 1992
Robe: Bordeaux profond à peine tuilé.
Nez : Un petit poil de vieux (fumier) avec un joli sous bois, du chêne faiblement vanillé, des fruits très murs.
A l’agitation : Une jolie remontée tannique en égale proportion du raisin et de la barrique (ce qui a mon sens signifie trop de fûts)
Bouche : Une immense force se développe pour témoigner qu’on est bien en présence d’un Grand Cru Classé, entre charpenté et étoffé. (Pour revenir à la polémique, oui pour un 92, une chaptalisation n’est pas à exclure)
Cuir, fruits rouges très mûrs, boisé à peine excessif, et minéralité argileuse à calcaire assez superbe. Après l’explosion tannique apparaît une fraîcheur mentholée et chocolatée typique de l’after eight. L’acidité volatile est non négligeable pour un vin de seulement 15 ans, mais reste fondue dans la complexité.
Longueur : Agréable et fruitée, les tanins se fondent en fruits mûrs avec intensité. La durée est à peine passable cependant.Conclusion : Un vin bien typé Pauillac (malgré les cépages peu orthodoxes de ce domaine) : les cabernets savent donner une trame forte mais se faire discrets devant le terroir. Bu le lendemain après 16 heures d’aération, le vin avait gagné en rondeur tout en s’affaiblissant légèrement, ce qui ne le rendait pas meilleur.
La fraîcheur « after eight » et les tanins secs formaient une alliance remarquable et originale et nous laissera un beau souvenir, malgré les imperfections nombreuses et la faiblesse du millésime.C’était mon dernier Bordeaux 92, mais non le moindre 🙂
- 26 janvier 2007 à 19h22
- in reply to: Classement des Crus Bourgeois de 1932
Il y a des régions où les vins les meilleurs ne sont pas les plus chers…
Champagne, Languedoc-Roussillon en témoignent.Certains vignerons en effet préfèrent s’occuper de leurs vins plus que de leur campagne de marketing, ce qui à mon sens est plutôt un gage de qualité.
En effectuant un classement sur le prix de vente, on encourage clairement les vignerons à se foutre éperduement de la qualité et à se concentrer sur la publicité et le commerce. C’est une très bonne idée pour vendre aux américains à court terme, mais pour la qualité de vin de Bordeaux, excusez-moi, mais c’est une CONNERIE de la plus belle espèce…
- 26 janvier 2007 à 4h49
- in reply to: Dans Tête de Cuvée, il y a « vée » (humour à propos de vins défectueux)
Un vin de messe pour tradition hébraïque gardé 10 ans en cave…
[b]KEDEM
New York State
Vin pour le Kiddouch[/b]
N.V. (=sans millésime) gardé en cave 10 ans et quelques.Robe cerise caramel
Nez très étonnant et intéressant de pomme caramélisée avec vernis à ongle, cerise, huile d’olive/huile de friture. Etrange, vraiment étrange.
Bouche extrêmement sucrée, sorte de vin cuit sans doute chaptalisé à l’extrême. Un petit goût de solvant, c’est vraiment sans intérêt, juste un vague sirop passé.Un petit tour à la cuisine, oui on a de la cannelle et du citron.
[quote=Ginette Mathiot]
-2/3l de vin
-1/3l d’eau
-1 citron
-125g de sucre
-15g de cannelleFaire bouillir le vin, l’eau, le sucre et la cannelle pendant 1 minute.
Servir brûlant avec des rondelles de citron.[/quote]Pour le sucre nous n’en rajoutons pas, il est déjà bien assez sucré, pour le reste, on suit la recette. Le résultat est délicieux, mais tout de même, c’est encore trop sucré!
- 26 janvier 2007 à 4h34
- in reply to: Nuit Saint George 1992 + considérations sur vins vieux
Et bien non, cher Olivier, les Bourgognes j’ai grande confiance en eux et dans mes choix. Je crois que je n’ai jamais été déçu par un bourgogne rouge « trop vieux ». La chance du débutant peut-être :p
En blanc tout de même, pour des crus du type Montagny, je les ouvre plus tôt, et parfois c’est déjà trop tard 😉- 26 janvier 2007 à 3h47
- in reply to: Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
J’ai dit quelque part que 1992 m’a toujours déçu en Bordeaux.
Il m’en restait un (le dernier je crois) : un Pichon Comtesse.Très beau vin qui m’oblige à quelques concessions avec ce millésime.
La faiblesse de 92 se retrouvera certes un peu (en particulier sur la longueur assez courte) mais le vin est un délice qui nous réservait notamment un arôme surprenant de chocolat-menthe, à la façon des after eight.Devant l’évidence qu’une heure de carafe ne lui avait pas suffit, nous avons décidé de le terminer plutôt demain, afin d’observer son évolution.
Le CR définitif demain donc 🙂