Bebert

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  • Bebert
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    Cher Coach, sais-tu si les premiers crus sont déjà mélangés pour l’élevage? Si Mme Trapet (Christine ou Andrée?) t’a dit qu’elle te faisait goûter le 1er Cru « Alea » qui est un tel assemblage, cela semble l’indiquer.

    Bebert
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    Ben Patriarche c’est pas une garantie suprême, mais enfin, c’est une maison assez sérieuse pour avoir quand même sélectionné quelque chose de potable, et « potable » sur 2005 ça veut dire que oui ça doit être bon à mon avis.

    Bebert
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    Lorsqu’il y a besoin d’expliquer l’humour, ça risque de ne plus faire rire… Enfin merci quand même Bonaye ^^

    Honnêtement c’est la seule chose que j’ai trouvée à dire vu que l’ensemble de ce fil de discussion est une vraie caricature… Tous ces gens viennent et demandent pourquoi leur vin est mauvais. Mais bon, tout le monde le sait que Lamarche c’est la honte de toute la Bourgogne! Au pire on se renseigne! La critique et les commentaires sur internet sont unanimes (à part ceux qui en vendent et encore ils osent pas mentir plus que le minimum vital pour se débarrasser de cette cochonnerie). Après si on insiste c’est du masochisme, du coup ce fil de discussion m’inspire :

    On, pourrait faire des soirées LPV sado-maso, on passerait la première partie de la soirée à ouvrir tous les vins les plus chers et immondes, en passant par les grandes stars du sans souffre qui sortent des vins dégueulasses mais admirés de tous (on forcerait chacun à en boire 1 bouteilles et 2 pour les intégristes du bio) on boirait tous les GC de Lamarche directement au goulot, puis dans une seconde partie de la soirée, on ouvrirait JFCD, Roumier, DRC, Leroy, tous les meilleurs crus et millésimes, mais on serait attachés et menottés et on regarderait François Audouze les boire en nous fouettant. Pour la première, je propose que Luc Javaux nous invite chez lui, CHASSERTIN fournira les menottes (je le tiens pour un grand amateur de bondage).

    Bebert
    Participant

    EtienneBF écrivait:
    ——————————————————-
    > Quand on regarde une carte du secteur, le
    > voisinage est pourtant hallucinant. Comment est-il
    > possible de ne pas faire un grand vin à un tel
    > emplacement ?

    Une seule explication possible : ils jouent de malchance avec une succession invraisemblable de millésimes très mauvais.

    Bebert
    Participant

    Je suis un peu dérouté. A l’époque, lorsqu’on goûtait le 2005 dans les domaines, j’avais et ce à contre-courant total, sur LPV, défendu l’idée que 2005 en blanc était bien moins facile à réussir que ce qu’on dit, et ça avait même créé une vaste polémique lorsque j’avais qualifié les vins de tel négociant de « mous » (en plus de traiter son propriétaire de jaloux aigri mais pour ce dernier point j’admets que j’aurais pu me taire quoi que ce fut mérité). En ce temps là quand on trouvait les blancs 2005 « mous » chez un domaine un minimum réputé c’était forcément une mauvaise analyse et j’en ai pris pour mon grade (quoi que les LPViens rigides ne sont pas forcément ceux qu’on croit, Luc avait eu la gentillesse de remarquer que j’avais au moins le droit de donner mon avis sur les vins si ce n’est sur les négociants eux-mêmes). Je trouvais alors qu’à part de belles réussites (Clos des Perrières sublime chez Grivault par exemple mais pas forcément énormément au-dessus des autres millésimes) 2005 n’était pas « si unanimement brillant que ça » en blanc. Et puis bon, faute d’en avoir beaucoup goûté depuis (il faut dire que je bois plus vieux que la moyenne ici donc j’ai pas ouvert mes 2005) et à force d’entendre la même rengaine sur 2005, j’ai fini par douter de mon impression de l’époque et par me dire que j’avais sans doute du me tromper et passer à côté de la grandeur du millésime en blanc que j’avais boudé à tort.

    Finalement tout est possible, je vois que maintenant que j’avais laissé tomber pensant m’être trompé (je dois être trop influençable), d’autres « osent » remettre en question la supériorité suprême et incontestable des blancs 2005 prévue par le dogme. Bon cette intervention ne fera pas avancer le débat, je m’en excuse, la seule chose à faire ici serait d’aller ouvrir quelques 2005 et de voir, comme l’a fait le cercle LPV Belge.

    2007, je l’aime car j’apprécie lorsque l’acidité se sent, (je fais même partie de ceux qui apprécient l’austérité de 2004) mais ce n’est que rarement ce qui vieillit le mieux (ces vins risquent de rester figés comme on peut voir avec certains 88 ou sur les Champagne 96) avant de décliner simplement. Ca ne veut donc pas dire que le potentiel est si élevé avec les 2007 qu’avec les 2005, où les grandes réussites promettent un vieillissement riche. Mais si la note d’un millésime est une note sur la « moyenne » des vins y compris les petits et les ratés, alors je peux envisager que 2007 mérite une note correcte et que celle de 2005 est peut-être surestimée. C’est une hypothèse pour le moment, rien de plus, je suis loin d’être convaincu… en revanche quand on parle de 2008 et 2010, je serais peut-être assez facile à convaincre que 2005 est bel et bien surpassé (en blanc).

    Bebert
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    Benoit : « Pour 2009… C’est autre chose, je pense que les vins chez les meilleurs et on y est ici tiendront la corde. »

    Oui les Trapet de 2009 tiendront la route, mais ils ne se hisseront à mon avis jamais au niveau des 2008 (j’aurai l’air malin avec ma boule de cristal si je me trompe m’enfin….). Quand aux vignerons moins brillants, je crois qu’il faut se les boire tant qu’elles donnent encore un peu de plaisir, y’a pas urgence, mais y’a pas non plus de grande promesse à espérer, quand on compare sur un même vin le 2009 et le 2010, le 2010 est déjà bien supérieur en terme de plaisir chez tous les domaines où j’ai pu faire l’expérience. C’est en général ce qu’on appelle un millésime « moyen » non? Je ne crois pas avoir été excessif. Tu parles de nuancer, mais « moyen » est un terme nuancé (ok pour les blancs j’ai dit « calamiteux », j’espère que beaucoup de vignerons me donneront tort).
    L’exemple de 2003 est bon jusqu’à un certain point, mais 2003 n’avait pas été encensé (à part lors des foire aux vins chez Leclerc mais ici personne n’est dupe), on était prévenu que c’était trop chaud, on a eu une bonne surprise à la fin et elle se prolonge car ça ressemble de plus en plus à des beaux vins (hé, au début, ce n’était pas tellement le cas à vrai dire), même parfois en côte de Beaune (quoique plus rarement) où on s’attendait à une catastrophe en rouge (je veux dire en goûtant, ça semblait irrattrapable). Moi j’ai longtemps trouvé les 2003 épouvantables comme une trahison au goût bourguignon! C’est seulement depuis peu que je leur reconnais de belles qualités! C’est un tout autre registre que 2009 qui me plait beaucoup dans l’immédiat et ce depuis que je les ai goûtés sur fût.
    Bref c’est vrai que 2003, on s’attendait à une catastrophe sur la durée et on a eu vraiment de bonnes et de parfois très bonnes surprises. Mais 2003 n’est ni similaire (ils n’étaient pas si plaisants au début, moi j’aimais pas du tout) ni un « précédent » d’ailleurs, le débat n’a jamais cessé depuis que 1929 a été accueillie avec méfiance alors qu’elle reste aujourd’hui à la fin LE grand millésime de garde et c’est épatant la jeunesse quand on ouvre du 29. Sauf que ni 2003 ni 2009 ne sont 1929, qu’elles restent « moyennes-plus » (en langage vinicole, ce qui signifie en vrai français « moyennes » ) avec quelques magnifiques exceptions de ci de là, et je pense bien qu’aujourd’hui les vignerons qui haussent les épaules d’un air entendu à propos de 2009 ont accessoirement les relevés des analyses des labos d’oenologie sous les yeux et que ça n’a même pas une lointaine parenté avec 1929 😉 …
    Enfin bon, cher Benoit, j’avoue que je développe pour le plaisir d’argumenter, on ne doit probablement pas finalement avoir des avis si extrêmement opposés donc je ne vais pas te faire perdre ton temps d’avantage 😉

    Note : à propos du Gevrey 1990 de Jean Trapet, j’ai raconté au-dessus le souvenir de ma première impression (et déception), mais en ressortant mes notes de l’époque, je m’aperçois que je l’avais trouvé carrément délicieux le lendemain (donc après plus de 24 heures d’ouverture) – faudra que je me souvienne de ce problème parce que j’en ai 5 autres bouteilles…

    Bebert
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    Benoit : « A l’époque, les rendements étaient tout de même plus généreux, et après quelques essais sur des 76 et 90, je préfère ne pas prendre le risque sur de l’ancien chez eux. »

    Pour 1976 je te trouve difficile : il me semble que les premiers crus Petite Chapelle étaient de pures petites merveilles vendues à prix très raisonnables, le millésime sec ayant comme sublimé la typicité de Gevrey (un vin tannique de belle acidité apparente et des fruits rouges très frais malgré l’âge, peut-être une typicité tellement marquée qu’elle peut surprendre, mais pour moi une vraie petite bombe sublimant le terroir). Seulement sur les grands crus (Latricières) vendus nettement plus chers je me suis posé la question si ces 76 (le vin fait un peu trop bloc, matière trop dominante) étaient réellement meilleurs que les Petite Chapelle et, en effet, s’ils étaient à la hauteur des grands crus actuels de Jean-Louis (à mon avis non, pourtant 76 pouvait faire du très grand). Pour les Gevrey 1990, je suis d’accord avec toi, j’ai trouvé ça « too much » : matière et puissance viennent à bout de la « lisibilité » du vin, bref, à mon avis aussi en-dessous de ce qu’on peut attendre aujourd’hui chez Trapet, ceci dit, sur 90, c’est un problème récurent même chez divers vignerons réputés à mon avis – ce qui n’excuse rien – disons que Trapet n’est pas le seul à m’avoir déçu par rapport à la réputation du millésime, et je pense ainsi pas seulement à propos de la Bourgogne (en fait la fameuse trilogie 88, 89, 90 me semble bénéficier surtout des mauvaises années qui la précèdent, mais 88 est trop austère, 89 trop propre sur elle et 90 trop massive). Pour le 1961, je regrette que du coup tu n’aies pas essayé, ce fut pour nous un moment vraiment inoubliable. Quand on paye une bouteille ce prix, en sortant on se demande si on a pas été un peu timbré (d’autant qu’on sait que le travail de Jean était un peu plus aléatoire que celui de Jean-Louis) mais quand toutes les convives ont les yeux dans les étoiles et confient que c’est un des plus beaux moments de leur vie avec le vin (avec des professionnels à table), il n’y a aucun regret possible. Je me doute qu’avec une bouteille de cet âge-là, on a aussi certainement eu de la chance et que la qualité des flacons peut varier.

    Benoit : « Les moyens G.C 2009? J’ai l’impression que tu es excessif »

    Mon pronostic est que 2009 a été encensée parce que c’était facile (tout le monde se souvient le beau temps, et c’est très facile à goûter) mais que c’est très au-delà de la réalité! 2009 fut spéculatif, mais les vignerons ne sont pas dupes, ils ont laissé dire pour vendre leur vin! Cette année « moyenne-plus » collée entre 2008, excellente chez les bons vignerons (et par chance ignorée des profanes cause mauvais temps et maladies) qui lui est très supérieure en Bourgogne (pas forcément ailleurs ce qui aide à « garder le secret », d’autant que le vin était dur à goûter au début) , et la suivante, 2010 qui est aussi un voire plusieurs crans au-dessus dans la région, sera à mon avis bien vite oubliée. Bref 2009, pour moi, on a surtout été enfumés et ça va sauter aux yeux sur la durée (à mon avis le mien!) ; l’an dernier chez Trapet comme chez tous les autres domaines, j’avais d’ailleurs surtout essayé d’acheter ce qui leur restait encore de 2008 plutôt que de charger 2009 (qu’ils ont bien réussi, c’est pas la question) et c’est évidemment encore pire en blanc (où 2009 est calamiteuse). Donc ceux qui encensent 2009, bah je donne rendez-vous dans quelques années, c’est sûr qu’aujourd’hui ce sont des vins qui offrent bien du plaisir et c’est tant mieux, mais pour moi ça va pas aller plus loin. Tout est relatif bien entendu. Par rapport à 1968, 2009 est une perle merveilleuse. Voilà tu as juste mon avis, (j’ai le sentiment moi que c’est l’avis général qui circule officieusement chez tous les vignerons en Bourgogne aussi).

    Bref j’ai donné beaucoup d’avis persos (pas toujours bien vu chez les primates sociaux que sont les homo sapiens) que j’ai en plus tournés de façon un peu provocatrice (faut croire que je peux pas m’empêcher), mais enfin c’est ce que je pense moi et je sais que l’instinct grégaire me met face à un risque de polémique de niveau 4 (alerte orange ++) – bref, advienne que pourra et que chacun puisse entendre l’avis de l’autre sans se sentir forcément attaqué hein 😎

    Bebert
    Participant

    Et les augmentations dont on parle ici, c’est sans compter que lorsqu’on s’oriente vers un système d’allocation (c’est pas encore le cas chez Trapet pourvu que ça dure, mais combien de temps?) on s’oriente vers un système où pour toucher les bons G.C. 2010, il faut avoir acheté les moyens G.C. 2009 qu’on ne voulait pas forcément, mais qui n’étaient pas forcément donnés pour autant (ça avait seulement « moins » augmenté!), bref où pour pouvoir toucher l’année super-spéculative (genre 2005) il faut s’être accroché à prendre notre allocation au complet sur toutes celles qui précèdent. Au final c’est une augmentation cachée qui assure le vigneron de vendre tous ses petits millésimes par cette sorte de « chantage ». Ca fait que j’ai abandonné, ne pouvant pas me le permettre, divers domaines et que j’ai gardé seulement ceux où je trouve encore mon compte (en Côte de Nuit GC je n’ai que Les Lambrays comme autre allocation – j’accepte le « chantage » car je trouve les prix assez sages par rapport à la folie ambiante et le style je l’apprécie beaucoup, mais pas de CR cette année pour vous : pas pu rencontrer M. Brouin) et j’espère bien que chez Trapet ils ne [s]me[/s] nous feront pas le même coup (même si à vrai dire j’ai toujours tendance à prendre mon Chambertin sur tous les millésimes jusqu’à présent, je ne pourrai pas suivre ainsi éternellement). L’étape suivante du chantage, c’est l’allocation façon DRC ou Olivier Lamy : tu veux notre vin « star », tu dois acheter la caisse complète avec 11 autres vins tous super chers. Lamy par exemple c’est l’exemple typique de domaine où j’ai laissé tomber, ces dernières années ça a complètement explosé niveau prix et chantage-allocation. Je faisais partie des supposés « chanceux » (clin d’oeil à Guillaume) qui étaient déjà clients avant et qui auraient pu avoir cette allocation si convoitée désormais. Mais bon c’est trop pour moi, on est obligé de choisir, j’ai choisi de suivre avec Trapet qui m’enchante comme c’est pas permis, et de laisser tomber Lamy dont je ne suis pas sûr que les prix soient si justifiés. Mais là c’est affaire de subjectivité!

    Evidemment je présente ici le système des allocations comme un « chantage » alors que cela peut aussi être vu comme une protection des clients habituels contre un risque d’explosion des prix à la 1GCC Bordelais. Je suppose qu’il y a aussi du bon dans l’allocation, un contrat réciproque (ou plutôt, disons, un peu moins unilatéral avec le client que la loi de la spéculation). « Je protège mes habitués les années spéculatives en leur gardant leurs vins et eux me protègent les années pourries en l’achetant au même prix ». La vérité est sans doute quelque part entre le chantage et le contrat de confiance… Mais le résultat est une augmentation cachée de nos dépenses de toutes façons!

    Pour le moment chez Trapet il n’est pas dit que si vous achetez seulement du Passetoutgrain cette année ils vous refuseront le Chambertin l’an prochain, mais il l’ont déjà fait *plus ou moins* (sans rigidité excessive) pour le Chambertin 2005 où il fallait avoir pris le 2004. En même temps comment faire? Ils préfèrent que les clients habituels puissent tous avoir le bon millésime et ils utilisent le critère le plus simple et fiable ; cela part à priori d’une bonne intention. Reste que finalement de quelque façon qu’on s’y prenne, ces vins sortent peu à peu de ce qu'[s]on[/s] la plupart d’entre nous peut s’offrir. Certainement qu’adopter un peu de détachement est la seule option raisonnable. Ce qui m’aide c’est de me dire que de toutes façons ces vins sont à boire dans 15 ans donc à court terme, je verrai pas trop la différence à table 😉

    Autre chose à laquelle il faut faire attention maintenant chez Trapet : si vous aviez l’habitude de prendre tous les millésimes mais que vous avez tardé à récupérer votre 2008 ou votre 2009, il faudra y renoncer. Comme pour les autres allocations de la région, il faut maintenant passer les prendre avant la mise du millésime suivant. Officiellement c’est trop compliqué de reétiqueter à chaque fois, officieusement vue la pénurie à venir en 2012, ils protègent leurs maigres réserves (maigres? je ne sais pas c’est sans doute top secret, à vue de nez il traîne quelques bouteilles dans leurs vastes caves.)

    Bref on est dans la pire situation pour notre budget : millésimes très bons qui s’enchaînent mais récoltes bien trop réduites. Il n’y a plus qu’à prier pour un millésime 2013 bon et abondant, mais de toutes façons, les augmentations auront fait leur chemin et ça ne me semble guère un phénomène réversible.

    Bref après mon envolée lyrique à mon avis très méritée sur les 2010 actuels, les 2011 à venir et le magique 1961 passé, de mon domaine favori en Côte de Nuit, il y a quand même un épisode « gueule de bois » avec la tête du découvert au retour à la maison…

    Bebert
    Participant

    Oh Philippe, j’ai renoncé à cacher sur LPV que j’aime *spécialement* la maison Trapet. On m’avait d’ailleurs déjà posé la question, ce qui prouve que je reste en effet très élogieux dans cette rubrique. Le vin est un monde de goût, de plaisir et de passion, donc à fortiori, de subjectivités… C’est aussi ce qui fait que j’aime LPV car (bien que rarement d’accord avec tout le monde et d’ailleurs « tout le monde » me le rend bien), je trouve cette somme de subjectivités quelque part beaucoup plus « vraie » que les guides qui se la jouent « objectifs » avec hypocrisie et des notes absolues (17,5+/20) à la con qui n’ont aucun sens pour moi. Du coup je suis plutôt fier de mes préférences et de ma façon de les exprimer 😉

    Mais si tu veux voir mes fiches de paye, tu verras que c’est loin de Gevrey, sans rapport avec le vin (et accessoirement que le prix d’un Chambertin aujourd’hui est pour moi vraiment un problème) 😉 Ils ne savent même pas que j’écris sur eux sur LPV, c’est pour éviter que les vignerons sachent que j’écris sur eux ici, que j’avais demandé l’an dernier à un visiteur qui me connaissait (apparemment je ne sais comment) de supprimer les informations personnelles à mon propos qu’il avait divulguées. Je n’ai donc pas de rétribution d’aucune sorte, même pas une bouteille offerte, pour mes comptes rendus, à part bien entendu la joie d’avoir fait part de mon affection pour les vins du domaine.

    François : « Fais attention tu te Audouzifie »

    Mais j’aime bien François Audouze et ses envolées. Justement chacun doit y prendre ce qui lui parle et laisser le reste aux oubliettes au lieu de réclamer une impossible objectivité ou une « ligne officielle » à laquelle se ranger. La diversité fait la richesse d’un forum -encore faut-il qu’il y ait le respect- Donc évidemment je suis un peu plus réticent quand ce bon François déforme les propos des autres et prend les avis « différents » pour des « attaques personnelles », mais dans l’ensemble, je suis content de lire F.A. et j’estime qu’il ne causerait pas tant de problèmes si certains de ses détracteurs le laissaient faire sa polémique tout seul au lieu de se comporter finalement comme lui et de faire [s]monter la sauce en mayonnaise[/s] tourner le vin en vinaigre…
    Hmm… J’espère que ça va pas tourner à 10 pages de débat sur F.A., je crois qu’LPV en a déjà bien assez souffert 🙁

    François : « Cela même commencé plus tôt (l’année dernière) »

    L’an dernier c’était théorique mais en pratique l’exception était un peu la règle à ce que j’en crois, du moins si on se comportait poliment. Cette année j’ai bien senti que le visiteur qui passait après moi pour la première fois et qui était sans doute très gentil allait quand même devoir partir probablement les mains vides ou avec peut-être un Marsanay 2011 pour la forme, ce qui paraît maigre quand on a fait 400 km pour venir.

    Bebert
    Participant

    Oui Tarkan, les 2010 sont épatants, du simple Gevrey au Chambertin ils promettent tous monts et merveilles dans l’union du fruit, de la gourmandise, de la droiture et de la puissance. Je n’ai pas pu goûter le Latricières mais les autres grands crus sont superbes et le premier cru Alea se rapproche dangereusement de la qualité d’un grand cru (sur une petite récolte ils ne différencient pas les diverses parcelles qu’ils ont en 1er Cru). On tient ici une année remarquable qui suggère d’encaver même les petits crus (le Marsannay voire le simple Bourgogne) pour de longues années si on veut (sauf que le domaine n’en a déjà plus) et pour laquelle les grands crus sont remarquables et ont l’avantage d’être déjà assez expressifs jeunes (pourront même certainement être appréciés dans un futur proche) ce qui n’était par exemple pas du tout le cas des 2008 qui ne révèlent leurs qualités que peu à peu.
    Les 2011 sur fût semblent être dans la même lignée la promesse d’un autre millésime remarquable et en même temps facile d’accès, mais aussi en trop faible quantité hélas. Sur 2011, Latricières et Chambertin ne se sont pas montrés aussi ouverts que le Chapelle déjà étonnamment grâcieux. Quand on a cette chance de goûter sur un fût favorable un tel vin, c’est un moment de grâce dans la vie d’un amateur ; ce Chapelle, quand même en dessous de l’effet que m’avait fait le Chambertin 2005 gouté en 2006 avec Andrée Trapet, est entré pour moi dans ces moments inoubliables un peu en dehors du temps. Ceci dit, sur fût, on ne peut guère encore juger de l’équilibre final qu’aura le millésime car chaque pièce a son propre caractère (surtout chez Trapet où ils se livrent à une savante alchimie dans le choix de fûts de chêne issus de nombreuses et prestigieuses origines afin de sublimer les caractéristiques de chaque millésime en adaptant la part de chaque type de fût).

    L’élevage est toujours raisonnable, on est loin du 100% fûts neufs que pratiquent beaucoup (et qui m’accable, moi, considérablement) et pour les fûts neufs utilisés, ils sont tous d’une qualité irréprochable et savent rester à leur place dans le profil aromatique final du vin.

    A propos des quantités faibles de 2010 (et ce sera pire pour 2011 et encore pire pour 2012) il est à noter que depuis cette année, le domaine Trapet semble s’orienter vers un système d’allocation. Ils s’étaient jusque là efforcés de préserver le public français d’un tel système en lui réservant une belle part de la production, mais même avec des augmentations de prix continuelles et des prix au domaine carrément élevés comparés aux prix pro, la faible quantité de ces récoltes a apparemment inauguré une nouvelle ère : il faudra maintenant être client au domaine depuis quelques années pour espérer leur acheter des vins et cela ne risque pas de s’arranger en 2011 et 2012. Les achats sont aussi limités pour la plupart à 3 bouteilles.

    A propos de l’augmentation des prix et bien que dire, ils commencent de plus en plus à s’envoler comme ceux des vignerons qui ont une telle réputation et deviennent peu à peu spéculatifs, en tous cas la rareté de ces trois années consécutives ne risque pas d’arranger nos affaires à nous clients et amateurs. En ce qui me concerne je l’ai déjà dit, à presque 170 euros la bouteille ça devient pour le moins un investissement difficile et j’ai quelques sueurs froides au moment de passer à la caisse… Je continue en réduisant la quantité (je me limite à 2 CG par an, la mort dans l’âme) et si je continue c’est tout simplement parce que lorsque je me demande ce que je peux avoir d’aussi sublime pour moins cher… bah, rien ne me vient à l’esprit. Comme quoi même si c’est indécent, c’est quand même sans doute « raisonnable » si on se place dans une perspective « relative »… Je me réjouis alors pour les chanceux qui peuvent s’offrir une allocation complète avec 3 bouteilles de chaque GC et 6 du reste de la gamme, ou bien, toujours dans l’esprit de « relativiser » je pense à ceux qui ne peuvent pas s’en offrir du tout, ou qui ne seront pas allocataires pour cette trilogie de beaux millésimes trop rares 2010-2012 en cours d’installation. Puisse chacun y trouver son compte, je sais bien sûr qu’en sortant des sentiers battus, on peut dégoter des merveilles insoupçonnées et que 2010 est propice, puisse aussi cela permettre à des vignerons moins spéculatifs de se faire connaître à leur juste valeur, en attendant, longue vie quand même au domaine Trapet et merci pour ces instants sublimes que vous m’avez offert.

    Oh à ce propos, je ne peux pas terminer ce post sans parler du millésime 61… Pour la modique somme de le domaine a l’an passé accordé à ses vieux clients une bouteille de Gevrey 1961. Nous avons bu la nôtre cet automne avec des cèpes cueillis le matin même aux pieds de nos châtaigniers (à quelques pas de la maison, et ceux cueillis aux pieds des châtaigniers sont les meilleurs) et d’un chevreuil (un peu trop cuit) et mon Dieu… Quel vin! Voilà un de ces instants hors du temps qui restent ensuite dans nos mémoires rayonnants comme une étoile dans le ciel. Lors de ce repas nous avions servi nombre de grands crus de vieux millésimes mais dans l’ordre de service j’ai été obligé de mettre ce Gevrey en dernier tellement il rayonnait. Les invités l’ont bu à l’aveugle, et l’assemblée accordait à l’unisson qu’il dépassait de loin tout le reste. L’un des hôtes (qui est un professionnel) a deviné de quel vin il s’agissait bien qu’il ne l’ait jamais goûté, en tout cas cela montre qu’il exprimait (malgré son âge qui rend l’aveugle en général périlleux) son terroir de façon sublime et extrêmement fidèle ; le fait étonnant est qu’il ne l’a pas pris pour un grand cru, tout en admettant que cela surpassait la grande majorité des grands crus qu’il avait pu goûter. Bref c’est le genre de vin qu’on déguste dans une atmosphère quasi religieuse, ou plutôt devrais-je dire, de contemplation. Le week-end a connu d’autres moments magiques, comme avec le Krug 1989 qui est aussi une perle rare ou le Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1992 (somptueux évidemment) ainsi que divers grands crus bourguignons (Corton, Latricières) sur des millésimes de légende et quelques pirates de haut vol (Rayas Fonsalette). Mais le petit Gevrey 1961 a volé la vedette à tous avec la mention « hors concours ».

    Bebert
    Participant

    Michel Bettane avait coutume de dire de Jean-Pierre Diconne qu’il était un vigneron génial mais irrégulier. Pour l’irrégularité, je ne sais pas de quoi il en retourne car j’ai goûté beaucoup de ses vins sur beaucoup de millésimes sans déception mais je n’ai finalement goûté que ce qu’il m’a fait goûter. Est-ce réalité ou fantaisie de Bettane (remplir du papier n’est pas un art aisé…)? En tout cas pour le génie je peux témoigner car au fil des partages, la cave de la famille se laisse apprivoiser, et il n’est plus une visite chez eux où M. Diconne ne nous ouvre pas quelques vieux millésimes à déguster sur place, voire ne nous en cède pas quelques précieux flacons que nous apprécions considérablement.

    Les grands millésimes classiques sont tous au beau fixe aujourd’hui, tels que :
    – 1976 d’une grande beauté sur Meursault et d’un équilibre jeune et impétueux sur Auxey pour les blancs tandis que les rouges sont encore pleins d’une vive énergie et d’une fraicheur qui fait mentir la réputation du millésime,
    – 1979 d’un équilibre parfait et d’une jeunesse indécente sur les deux terroirs, peut-être la plus belle réussite en blanc (mais qui en eut douté?)
    – 1985 qui semble plus marqué par l’âge que les deux adolescents précédemment cités mais encore en pleine forme et d’une beauté aromatique remarquable,
    – 1988 très droit conformément à ce qu’on attend du millésime,
    – et d’autres magnifiques réussites comme 1989 (intenses), 1990 (des vins puissants), 1992 etc.

    Mais nous avons au fil du temps plongé aussi dans les curiosités et des réussites troublantes sur des millésimes à la réputation très inférieure comme 1975 (un équilibre moins puissant mais très harmonieux, des vins subtils tant en Meursault qu’en Auxey) qui semble avoir traversé le temps sans encombre, 1977, marqué par l’âge mais ayant développé une suavité exotique et une truffe ravissante (atypique et plus difficile à associer aux mets mais pur délice), 1981 et bien d’autres (même 1983, une des pires années possibles s’est révélé une curiosité intéressante).

    Un vigneron génial, donc, assurément et qui depuis 2005 laisse le soin à son fils Christophe de signer les bouteilles du domaine. Christophe a sur sa commune d’Auxey la réputation d’être un vigneron passionné, travailleur et d’un perfectionnisme très poussé. Certains se demanderont si le style diffère d’avec le père, je pense que oui, dans une certaine mesure les vins peuvent être qualifiés de légèrement plus modernes pour s’adapter aux différences de consommation (plus grand monde ne garde le vin longuement en cave avant de consommer) qui implique des vins sans doute plus abordables dans leur jeunesse sans sacrifier (du moins il ne semble pas) leur équilibre sur la durée : Christophe fait toujours des vins de garde.

    [size=large]Les 2010 du domaine Christophe Diconne[/size]

    J’ai déjà commenté nombre de ses vins des années passées qui sont à la hauteur de la bonne réputation de Christophe Diconne, mais il me faut donner une mention spéciale à 2010 qui est disponible au domaine actuellement et qui est une réussite rayonnante. Dès l’entrée de gamme (Bourgogne aligoté) la grandeur du millésime se ressent, et elle exprime en montant en gamme chaque terroir avec grâce. Les vins sont déjà très parlants, ils gagneront à être gardés quelques temps mais sont déjà merveilleux tout de suite (il sera difficile de ne pas tous les boire très vite vu un goût de revenez-y insistant), les Auxey sont droits et expressifs avec un imperceptible amertume qui ne perturbe pas la lisibilité des vins, ils sont rayonnants et gracieux ; le Meursault Les Narvaux est le seul à être un peu fermé (prometteur mais moins communicatif, il contient sa nervosité dans une posture introvertie et devra attendre quelques années pour s’exprimer pleinement je pense) tandis que le Clos Des Luchets chante dès maintenant la profondeur et la complexité d’un village de qualité exceptionnelle, dévoilant déjà son équilibre, sa complexité et sa profondeur. Je recommande d’avantage le Narvaux pour la longue garde (trame puissante) et le Luchets pour boire jeune (grâce et générosité).
    En rapport qualité-prix, sur un tel millésime tout est très alléchant, mais mention particulière pour les « Vieilles Vignes » en Auxey-Duresses blanc qui, moins chères qu’un village (quasi données on va dire), sont d’un niveau comparable, droits et originaux. Il faut savoir qu’en Bourgogne, les « vieilles vignes » impliquent une époque où chaque vigneron faisait lui-même ses greffes et ses plants, loin du mono-clonage systématique qui domine largement depuis des décennies, ce qui donne encore plus de personnalité à chaque pied de vigne individuellement que dans les parcelles plantées plus récemment (où les pieds ont leur personnalité aussi, mais moins), il y traîne même de temps en temps un pied inattendu d’un cépage plus rare, (autorisé ou toléré de par son âge vénérable) ; ces parcelles sont donc un témoignage vivant et précieux sur des temps bientôt révolus.

    Il me semble évident qu’avec la petite récolte que fut celle de 2010, il ne faudra pas tarder si on veut acquérir ce millésime auprès du domaine. Quand au 2011, je n’ai pas réclamé à le goûter sur fût (Christophe ne propose pas spontanément) ce que je regrette car je soupçonne que ça promet de très belles choses dans la même veine.

    Bebert
    Participant

    [b]Cabrol
    Vent d’Est
    2001[/b]

    On a découvert un vin riche et élégant. Par son charme et son accord sur la poêlée de champignons fraichement cueillis, il a pu tenir tête au 1er Cru Clos Prieur de Gevrey Chambertin Jean-Louis Trapet 81 (vingt ans plus agé, comparaison à l’aveugle pour les convives) même s’il était inférieur en puissance et en longueur. Il avait surtout une très belle texture sans doute à son apogée, et un nez de cassis qui envahissait la table rien qu’en apportant la carafe et en servant le vin.

    Très bon.

    Bebert
    Participant

    [b]Cabrol
    Vent d’Est
    2001[/b]

    On a découvert un vin riche et élégant. Par son charme et son accord sur la poêlée de champignons fraichement cueillis, il a pu tenir tête au 1er Cru Clos Prieur de Gevrey Chambertin Jean-Louis Trapet 81 (vingt ans plus agé, comparaison à l’aveugle pour les convives) même s’il était inférieur en puissance et en longueur. Il avait surtout une très belle texture sans doute à son apogée, et un nez de cassis qui envahissait la table rien qu’en apportant la carafe et en servant le vin.

    Très bon.

    Bebert
    Participant

    Clos Fantine 2004

    Le vin a maintenant 8 ans. La dernière fois que je l’ai bu il y a un an ou deux il devait être un peu en phase de fermeture.
    Aujourd’hui il s’est révélé radieux.
    La dominance est toujours sur une réduction élégante : fumé, cuir. Une jolie acidité lui donne de la nervosité, mais en parfait équilibre avec la gourmandise (on croit par moment croquer dans des biscuits au beurre, vous savez les vrais, pas ceux du supermarché) et avec la structure (qui a perdu en mordant pour gagner en rondeur et remplit le palais harmonieusement).
    Note : le vin était vraiment très bon dès l’ouverture de la bouteille, dégageant un nez intense et harmonieux de grand Languedoc, le *gros* carafage n’est donc plus indispensable comme dans sa jeunesse, mais reste favorable à son expression.

    Bebert
    Participant

    Clos Fantine 2004

    Le vin a maintenant 8 ans. La dernière fois que je l’ai bu il y a un an ou deux il devait être un peu en phase de fermeture.
    Aujourd’hui il s’est révélé radieux.
    La dominance est toujours sur une réduction élégante : fumé, cuir. Une jolie acidité lui donne de la nervosité, mais en parfait équilibre avec la gourmandise (on croit par moment croquer dans des biscuits au beurre, vous savez les vrais, pas ceux du supermarché) et avec la structure (qui a perdu en mordant pour gagner en rondeur et remplit le palais harmonieusement).
    Note : le vin était vraiment très bon dès l’ouverture de la bouteille, dégageant un nez intense et harmonieux de grand Languedoc, le *gros* carafage n’est donc plus indispensable comme dans sa jeunesse, mais reste favorable à son expression.

    Bebert
    Participant

    P. qui dégustait aussi m’a avoué que cette saveur si séduisante sur laquelle il n’arrivait pas à mettre un nom, il n’aurait pas pu la reconnaitre si je ne lui avais dit que c’est le fruit de la passion, mais qu’une fois dit c’est évident que cet arôme dominait remarquablement le bouquet du vin. La difficulté venait justement de la couleur du vin qui est un obstacle mental et aussi du fait que le vin n’est pas excessivement sucré, on est dans un registre un tantinet plus sec que ce à quoi on associe généralement l’arôme en question. Il s’agit bien d’un rouge et d’un rouge du plus haut intérêt gustatif.

    Bebert
    Participant

    P. qui dégustait aussi m’a avoué que cette saveur si séduisante sur laquelle il n’arrivait pas à mettre un nom, il n’aurait pas pu la reconnaitre si je ne lui avais dit que c’est le fruit de la passion, mais qu’une fois dit c’est évident que cet arôme dominait remarquablement le bouquet du vin. La difficulté venait justement de la couleur du vin qui est un obstacle mental et aussi du fait que le vin n’est pas excessivement sucré, on est dans un registre un tantinet plus sec que ce à quoi on associe généralement l’arôme en question. Il s’agit bien d’un rouge et d’un rouge du plus haut intérêt gustatif.

    Bebert
    Participant

    CR: Mas d’Espanet – Éolienne rouge 2009

    Un nez enchanteur de fruits de la passion, une bouche ronde et finement structurée, la fraicheur qu’il faut avec du kaki, de la papaye et une rétro ébouriffante toujours de fruits de la passion. La fin de bouche laisse langoureusement fondre une note suave et réglissée…

    Excellent vin dans les 11 à 12 euros, à découvrir absolument.

    Bebert
    Participant

    CR: Mas d’Espanet – Éolienne rouge 2009

    Un nez enchanteur de fruits de la passion, une bouche ronde et finement structurée, la fraicheur qu’il faut avec du kaki, de la papaye et une rétro ébouriffante toujours de fruits de la passion. La fin de bouche laisse langoureusement fondre une note suave et réglissée…

    Excellent vin dans les 11 à 12 euros, à découvrir absolument.

    Bebert
    Participant

    CR: Agrunelles – Carmin – 2008
    (Syrah, Grenache, Carignan, Cabernet Sauvignon. En conversion Agr. Bio.)

    Ce vin nous a d’abord semblé un pur vin de plaisir gourmand où le fruit, la fraicheur et la gourmandise exubérante flatte abondamment avec un gout de revenez-y prononcé. A ce stade les tanins sont très fins en avant de bouche, avec des arômes de légumes, un toucher d’artichaut qui nous inspire un vin plus jeune (toucher riche probablement aidé par un peu de bois discret juste comme il faut). Mais son développement au cours du repas, probablement du à l’aération et à des mets sur lesquels s’appuyer, l’a peu à peu révélé comme un vin ayant aussi des qualités de structure toute en finesse mais sans faiblesse. La longueur en bouche bien que modérée en durée est accompagnée d’une rétro-olfaction fleurie, complexe et très séduisante, nous sommes conquis par ce vin généreux et résolument pays d’oc. La finesse remarquable de sa structure qui se révèle en cours de repas nous encourage à revoir notre première impression (« à boire tout de suite ») et envisager que l’évolution pourrait être favorable.

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