Bebert

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  • Bebert
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    CR: Agrunelles – Carmin – 2008
    (Syrah, Grenache, Carignan, Cabernet Sauvignon. En conversion Agr. Bio.)

    Ce vin nous a d’abord semblé un pur vin de plaisir gourmand où le fruit, la fraicheur et la gourmandise exubérante flatte abondamment avec un gout de revenez-y prononcé. A ce stade les tanins sont très fins en avant de bouche, avec des arômes de légumes, un toucher d’artichaut qui nous inspire un vin plus jeune (toucher riche probablement aidé par un peu de bois discret juste comme il faut). Mais son développement au cours du repas, probablement du à l’aération et à des mets sur lesquels s’appuyer, l’a peu à peu révélé comme un vin ayant aussi des qualités de structure toute en finesse mais sans faiblesse. La longueur en bouche bien que modérée en durée est accompagnée d’une rétro-olfaction fleurie, complexe et très séduisante, nous sommes conquis par ce vin généreux et résolument pays d’oc. La finesse remarquable de sa structure qui se révèle en cours de repas nous encourage à revoir notre première impression (« à boire tout de suite ») et envisager que l’évolution pourrait être favorable.

    Bebert
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    En quoi les propos sont-ils contradictoires? Ils éclairent au contraire très bien nos différentes perceptions :
    – Soit il y a bien eu une évolution favorable qui hisse ce domaine au niveau des grands depuis que j’ai quitté Montpellier où je les ai souvent dégustés.
    – Soit mes propres difficultés avec l’élevage en fut neuf expliquent que je ne les ai pas appréciés à leur juste valeur alors que pour un amateur « normal » ils sont dans les grands vins (?).
    Mais dans tous les cas on ne peut pas m’accuser de vouloir enfoncer ce domaine vu que les vins que j’avais dégustés et qui justifient que je ne trouve pas ce domaine au *sommet* des vins languedociens (malgré des prix élevés difficiles à contester) et dont j’ai rédigé les commentaires à l’aveugle, sont toujours commentés en début de page 1 du présent fil de discussion et sont à vrai dire tout à fait élogieux, à une époque où personne ou presque ne parlait de ce domaine sur LPV 🙂

    Apparemment c’est le genre de message difficile à exprimer (je manque peut-être de talent) mais j’ai seulement voulu dire qu’alors que les plus grandes cuvées ne m’avaient pas laissé le souvenir d’un rapport qualité/prix vraiment faramineux, leur entrée de gamme, elle, est pour moi un ovni unique dans cette gamme de prix (à part ce domaine, je n’achète jamais des vins à moins de 5 euros car je n’ai jamais rien trouvé d’aussi bon à mon goût dans ces prix ou presque jamais). Mais le fait que l’entrée de gamme soit si exceptionnelle à mes yeux n’est pas insultant pour le reste de la gamme, loin de là!

    Bebert
    Participant

    En quoi les propos sont-ils contradictoires? Ils éclairent au contraire très bien nos différentes perceptions :
    – Soit il y a bien eu une évolution favorable qui hisse ce domaine au niveau des grands depuis que j’ai quitté Montpellier où je les ai souvent dégustés.
    – Soit mes propres difficultés avec l’élevage en fut neuf expliquent que je ne les ai pas appréciés à leur juste valeur alors que pour un amateur « normal » ils sont dans les grands vins (?).
    Mais dans tous les cas on ne peut pas m’accuser de vouloir enfoncer ce domaine vu que les vins que j’avais dégustés et qui justifient que je ne trouve pas ce domaine au *sommet* des vins languedociens (malgré des prix élevés difficiles à contester) et dont j’ai rédigé les commentaires à l’aveugle, sont toujours commentés en début de page 1 du présent fil de discussion et sont à vrai dire tout à fait élogieux, à une époque où personne ou presque ne parlait de ce domaine sur LPV 🙂

    Apparemment c’est le genre de message difficile à exprimer (je manque peut-être de talent) mais j’ai seulement voulu dire qu’alors que les plus grandes cuvées ne m’avaient pas laissé le souvenir d’un rapport qualité/prix vraiment faramineux, leur entrée de gamme, elle, est pour moi un ovni unique dans cette gamme de prix (à part ce domaine, je n’achète jamais des vins à moins de 5 euros car je n’ai jamais rien trouvé d’aussi bon à mon goût dans ces prix ou presque jamais). Mais le fait que l’entrée de gamme soit si exceptionnelle à mes yeux n’est pas insultant pour le reste de la gamme, loin de là!

    Bebert
    Participant

    En l’occurrence 08 est encore de Julie et il était excellent sur fût, je ne sais pas ce qu’il est devenu depuis, 09 dans mes souvenirs (pas de notes) a un nez magnifique mais un corps soutenu plus par l’alcool (belle texture, beau toucher mais l’équilibre ne me convainc pas) et un peu trop fluet comparativement, quant à 10 je ne m’en souviens pas clairement bien que je l’ai bu récemment, je crois l’avoir trouvé au-dessus de 09 grâce à des notes épicées/poivrées (?incertain) qui m’avaient séduit sans m’enthousiasmer autant que lorsque j’avais découvert le 07 puis le 08. Il faudrait peut-être déplacer ça dans la rubrique Terre Des Chardons. De toutes façons ce domaine reste pour moi une bonne référence et je n’exclue pas d’être partial (enfin seulement un petit peu, car c’est qu’après avoir découvert son vin qui m’avait vraiment emballé que j’ai été au domaine et que j’ai connu Julie) : tout le monde sait que le vin fait par un vigneron qu’on apprécie reste ensuite incomparable 😉

    Après quoi comme tu as l’air de bien connaître la région, tes tuyaux (en MP) sont bienvenus Enzo car je demande à gouter d’avantage de ces bons Costières!

    Bebert
    Participant

    En l’occurrence 08 est encore de Julie et il était excellent sur fût, je ne sais pas ce qu’il est devenu depuis, 09 dans mes souvenirs (pas de notes) a un nez magnifique mais un corps soutenu plus par l’alcool (belle texture, beau toucher mais l’équilibre ne me convainc pas) et un peu trop fluet comparativement, quant à 10 je ne m’en souviens pas clairement bien que je l’ai bu récemment, je crois l’avoir trouvé au-dessus de 09 grâce à des notes épicées/poivrées (?incertain) qui m’avaient séduit sans m’enthousiasmer autant que lorsque j’avais découvert le 07 puis le 08. Il faudrait peut-être déplacer ça dans la rubrique Terre Des Chardons. De toutes façons ce domaine reste pour moi une bonne référence et je n’exclue pas d’être partial (enfin seulement un petit peu, car c’est qu’après avoir découvert son vin qui m’avait vraiment emballé que j’ai été au domaine et que j’ai connu Julie) : tout le monde sait que le vin fait par un vigneron qu’on apprécie reste ensuite incomparable 😉

    Après quoi comme tu as l’air de bien connaître la région, tes tuyaux (en MP) sont bienvenus Enzo car je demande à gouter d’avantage de ces bons Costières!

    Bebert
    Participant

    A l’époque où Julie travaillait au domaine Terre des Chardons, je crois qu’elle y a fait ce que j’ai connu de meilleur en Costières de Nimes qui a mon avis est un terroir au vrai potentiel, un peu irrégulier mais très sous-estimé. Depuis qu’elle est partie dans le Beaujolais, je n’ai pas beaucoup remis mon nez dans cette région à laquelle je prête pourtant un vrai potentiel (mais une tradition au raz des pâquerettes). Ma dernière découverte a été ce Kreydenweiss Les Grimaudes 2009. Sans l’originalité aromatique que fait apparaitre le Terre des Chardons (aujourd’hui encore d’ailleurs même si l’équilibre du vin est moins beau et moins complet que dans la période où Julie exercait) on a un vin d’un très bel équilibre qui démontre qu’en Costières on peut ménager la chèvre puissance et le chou harmonie. On tient là un vin qui développe structure, acidité et gourmandise dans un équilibre impressionnant, capable de faire face à une cuisine fine, puissante ou épicée il sera intéressant notamment avec la cuisine méditerranéenne et les légumes cuits à l’huile d’olive. Ce vin n’a pas la fraicheur des *grands* vins du sud mais ne sombre pas dans l’alcool ni l’excès de chaleur, c’est un des vins qui donne espoir que l’exploration du terroir des Costières de Nîmes est vraiment prometteuse. Vu le prix mini, je dirais que dès que l’occasion se présente c’est à gouter absolument.

    Bebert
    Participant

    A l’époque où Julie travaillait au domaine Terre des Chardons, je crois qu’elle y a fait ce que j’ai connu de meilleur en Costières de Nimes qui a mon avis est un terroir au vrai potentiel, un peu irrégulier mais très sous-estimé. Depuis qu’elle est partie dans le Beaujolais, je n’ai pas beaucoup remis mon nez dans cette région à laquelle je prête pourtant un vrai potentiel (mais une tradition au raz des pâquerettes). Ma dernière découverte a été ce Kreydenweiss Les Grimaudes 2009. Sans l’originalité aromatique que fait apparaitre le Terre des Chardons (aujourd’hui encore d’ailleurs même si l’équilibre du vin est moins beau et moins complet que dans la période où Julie exercait) on a un vin d’un très bel équilibre qui démontre qu’en Costières on peut ménager la chèvre puissance et le chou harmonie. On tient là un vin qui développe structure, acidité et gourmandise dans un équilibre impressionnant, capable de faire face à une cuisine fine, puissante ou épicée il sera intéressant notamment avec la cuisine méditerranéenne et les légumes cuits à l’huile d’olive. Ce vin n’a pas la fraicheur des *grands* vins du sud mais ne sombre pas dans l’alcool ni l’excès de chaleur, c’est un des vins qui donne espoir que l’exploration du terroir des Costières de Nîmes est vraiment prometteuse. Vu le prix mini, je dirais que dès que l’occasion se présente c’est à gouter absolument.

    Bebert
    Participant

    Je crois que réussir une cuvée ambitieuse demande une formation pour! Ce n’est pas pour rien que ceux qui veulent réussir dans le vin se pressent pour étudier auprès des maîtres en la matière, le savoir faire est très subtil. Alors la plupart des vignerons de talent dans leur domaine moins ambitieux et qui s’essayent à plus ambitieux ont ce problème qu’il leur manque le savoir faire et on ne voit pas comment ils l’auraient car c’est une sacrée affaire. Ma mère cuisine très bien je trouve, mais si elle essaye de me faire le même plat qu’on mange(ait) à El Buli, la différence sera flagrante, son plat sera nul… Comment pourrait-il en être autrement des vignerons? Ceux qui réussissent des cuvées prestige sans avoir été formés pour par des enseignants compétents sont à priori des exceptions rares et admirables O_o

    Enfin je voudrais quand même pas que mon commentaire laisse penser que le haut de gamme de ce domaine est nul, il faut juste être prévenu que ce n’est pas du super grand art comme quelques domaines de la région (qui ne sont pas si légion que ça) et que c’est trop boisé pour les amateurs d’une certaine pureté aromatique*, mais cela reste un bon domaine très attachant.

    * NB en plus il y a quand même quelques années que je ne les ai plus goûtés, je n’exclue pas qu’il y ait une évolution favorable.

    Bebert
    Participant

    Je crois que réussir une cuvée ambitieuse demande une formation pour! Ce n’est pas pour rien que ceux qui veulent réussir dans le vin se pressent pour étudier auprès des maîtres en la matière, le savoir faire est très subtil. Alors la plupart des vignerons de talent dans leur domaine moins ambitieux et qui s’essayent à plus ambitieux ont ce problème qu’il leur manque le savoir faire et on ne voit pas comment ils l’auraient car c’est une sacrée affaire. Ma mère cuisine très bien je trouve, mais si elle essaye de me faire le même plat qu’on mange(ait) à El Buli, la différence sera flagrante, son plat sera nul… Comment pourrait-il en être autrement des vignerons? Ceux qui réussissent des cuvées prestige sans avoir été formés pour par des enseignants compétents sont à priori des exceptions rares et admirables O_o

    Enfin je voudrais quand même pas que mon commentaire laisse penser que le haut de gamme de ce domaine est nul, il faut juste être prévenu que ce n’est pas du super grand art comme quelques domaines de la région (qui ne sont pas si légion que ça) et que c’est trop boisé pour les amateurs d’une certaine pureté aromatique*, mais cela reste un bon domaine très attachant.

    * NB en plus il y a quand même quelques années que je ne les ai plus goûtés, je n’exclue pas qu’il y ait une évolution favorable.

    Bebert
    Participant

    max_imel écrivait:
    ——————————————————-
    > [b]Blanville Bergerie des Charmes 2009 Rouge
    > (Château Haut-Blanville)[/b]
    >
    > Nouveau millésime et encore un rapport qualité
    > prix (4,60€) très intéressant.
    > Le vin est fruité, souple et avec une petite
    > acidité qui apporte de la fraicheur, ça se boit
    > tout seul (ou presque…).

    Le pire c’est que je bois encore des « Bergerie des Charmes » de 2003 oubliés dans un coin de cave, ils sont encore plus beaux maintenant (en plus l’étiquette était magnifique, ils l’ont changée depuis pour ne pas peser sur le prix final de la bouteille). Ce vin enfoncerait pas mal de bouteilles qui coutent le triple… Le problème pour moi c’est que ce domaine qui a un talent précieux pour faire de tels vins à petit prix n’a pas la même maîtrise quand on monte en gamme. Ainsi leurs vins plus couteux sont bien faits, mais ne justifient pas forcément de mettre autant en plus que leur entrée de gamme, à moins d’aimer le bois et un peu plus de structure, sans pour autant avoir un équilibre aussi exemplaire. Enfin les LPViens qui se souviennent un peu de moi savent que je suis difficile dès qu’on sent la vanille, mon avis ne vaut donc sans doute que pour ceux qui ont la même répulsion pour cet arôme étranger au raisin qui finit par faire se ressembler tous les vins et qui, même s’il en exulte un peu la gourmandise et le nez à la première gorgée, les rend vite ennuyeux au deuxième verre (avis personnel).

    Bebert
    Participant

    max_imel écrivait:
    ——————————————————-
    > [b]Blanville Bergerie des Charmes 2009 Rouge
    > (Château Haut-Blanville)[/b]
    >
    > Nouveau millésime et encore un rapport qualité
    > prix (4,60€) très intéressant.
    > Le vin est fruité, souple et avec une petite
    > acidité qui apporte de la fraicheur, ça se boit
    > tout seul (ou presque…).

    Le pire c’est que je bois encore des « Bergerie des Charmes » de 2003 oubliés dans un coin de cave, ils sont encore plus beaux maintenant (en plus l’étiquette était magnifique, ils l’ont changée depuis pour ne pas peser sur le prix final de la bouteille). Ce vin enfoncerait pas mal de bouteilles qui coutent le triple… Le problème pour moi c’est que ce domaine qui a un talent précieux pour faire de tels vins à petit prix n’a pas la même maîtrise quand on monte en gamme. Ainsi leurs vins plus couteux sont bien faits, mais ne justifient pas forcément de mettre autant en plus que leur entrée de gamme, à moins d’aimer le bois et un peu plus de structure, sans pour autant avoir un équilibre aussi exemplaire. Enfin les LPViens qui se souviennent un peu de moi savent que je suis difficile dès qu’on sent la vanille, mon avis ne vaut donc sans doute que pour ceux qui ont la même répulsion pour cet arôme étranger au raisin qui finit par faire se ressembler tous les vins et qui, même s’il en exulte un peu la gourmandise et le nez à la première gorgée, les rend vite ennuyeux au deuxième verre (avis personnel).

    Bebert
    Participant

    Benoit Viot – Le Chemin des Rêves – Bois moi – 2010

    Je connaissais déjà la domaine et il n’était pas très à mon goût (à part pour son marketing sympa) car j’ai été légèrement déçu par toutes les cuvées dégustées il y a quelques années, mais j’ai voulu y revenir.

    Nous ne sommes pas emballés par le vin, P. qui le boit à l’aveugle ne sait pas que c’est un petit prix, il est décontenancé mais pas enthousiaste. Sa qualité remarquable, comme le reste de la gamme du domaine dans mon souvenir, c’est une très belle texture, un toucher en bouche ravissant. Mais à part ça : structure absente pour donner un centre au vin, la fraicheur n’est vraiment pas au rendez-vous (aurait-il fallu le boire très froid pour compenser?) et c’est cette fraicheur qui manque le plus cruellement ; le degré d’alcool du coup bien que faible pour la région et les cépages (12.5) se sent en bouche. Avec ce beau toucher mais non suivi de la puissance gustative attendue, je comprends l’adjectif de « savonneux » avancé par RDP, même si je n’aurais pas utilisé un vocabulaire insinuant un défaut à ce vin. En fait ce vin n’a un qu’un seul défaut, c’est qu’il n’a pas assez de qualités. Du coup malgré sa texture de beau vin, il n’a ni les avantages des petits vins de plaisir ni ceux des vins de qualité supérieure *selon mes goûts personnels*. On reste sur notre faim, c’est quand même un vin agréable à prix raisonnable dans un rapport qualité/prix supérieur à ce qu’on trouve dans un rayon moyen de supermarché (avec l’expérience on devient parfois chipoteur, mais on reste quand même conscient qu’on a la chance de boire d’assez bonnes choses et ce sympathique domaine mérite le plus grand respect).

    Bebert
    Participant

    Benoit Viot – Le Chemin des Rêves – Bois moi – 2010

    Je connaissais déjà la domaine et il n’était pas très à mon goût (à part pour son marketing sympa) car j’ai été légèrement déçu par toutes les cuvées dégustées il y a quelques années, mais j’ai voulu y revenir.

    Nous ne sommes pas emballés par le vin, P. qui le boit à l’aveugle ne sait pas que c’est un petit prix, il est décontenancé mais pas enthousiaste. Sa qualité remarquable, comme le reste de la gamme du domaine dans mon souvenir, c’est une très belle texture, un toucher en bouche ravissant. Mais à part ça : structure absente pour donner un centre au vin, la fraicheur n’est vraiment pas au rendez-vous (aurait-il fallu le boire très froid pour compenser?) et c’est cette fraicheur qui manque le plus cruellement ; le degré d’alcool du coup bien que faible pour la région et les cépages (12.5) se sent en bouche. Avec ce beau toucher mais non suivi de la puissance gustative attendue, je comprends l’adjectif de « savonneux » avancé par RDP, même si je n’aurais pas utilisé un vocabulaire insinuant un défaut à ce vin. En fait ce vin n’a un qu’un seul défaut, c’est qu’il n’a pas assez de qualités. Du coup malgré sa texture de beau vin, il n’a ni les avantages des petits vins de plaisir ni ceux des vins de qualité supérieure *selon mes goûts personnels*. On reste sur notre faim, c’est quand même un vin agréable à prix raisonnable dans un rapport qualité/prix supérieur à ce qu’on trouve dans un rayon moyen de supermarché (avec l’expérience on devient parfois chipoteur, mais on reste quand même conscient qu’on a la chance de boire d’assez bonnes choses et ce sympathique domaine mérite le plus grand respect).

    Bebert
    Participant

    > grande puissance . Au vieillissement la complexité
    > reste modeste et je trouve à titre purement
    > personnel que l’endroit mérite plus l’attention
    > que les vins .

    Concernant ceux du domaine Diconne, j’en ai bu des millésimes des années 70 et 80 dont certains sont commentés dans la rubrique du domaine, et qui étaient absolument remarquables et rayonnent encore dans mon souvenir (sans que cela te contredise formellement dans le sens où ce n’est pas la complexité qui a le plus attiré mes louanges).

    Je ne commente pas celui de J.M. Roulot car bu trop jeune et sans doute fermé au domaine je n’ai pas su m’en faire une idée claire, l’imaginant peut-être à tort un peu en dessous du reste de sa gamme à l’époque.
    Jamais goûté Coche, je suppose aussi que c’est mis dans le Meursault « village »?

    Bebert
    Participant

    🙂

    Bebert
    Participant

    David, je crois que nous sommes parfaitement d’accord lorsque tu compares à certains BSA admirables de la même gamme de prix alors qu’avec Clicquot, on est seulement face à un Champagne correct (il donne du plaisir à table) sans guère d’émotion. Il est légitime de comparer à de bons Champagne et de le trouver très en-deça. Maintenant si dans la même gamme de prix on faisait la liste de tous ceux qui sont moins bons, elle serait considérablement plus longue. Maintenant, si tu affirmes que c’est trop cher pour ce que c’est, là je serais de mauvaises grâce de le contester, puisque moi-même je n’en achète pas et n’en recommande pas l’achat.

    Quand à notre ami Raboso, il croit pouvoir effacer sa première intervention en affirmant simplement « J’ai dit que je n’aimais pas » hélas, les écrits restent et il suffit de relire sa première intervention pour comprendre que le discours était très très différent, (et pour comprendre ma réaction, à défaut d’y abonder, chacun pense ce qu’il veut). Donc oui je te traite de diffamateur, la belle affaire, j’espère que tu t’en remettras, pour ma part j’avais oublié cet incident et je crois pas que ça mérite d’en débattre plus que ça. Si tu penses que je suis pire que toi, bah c’est possible, pour ma part je m’en remettrai aussitôt et je ne viendrai pas t’en reparler le mois prochain, donc tu peux dormir tranquille!!

    Bebert
    Participant

    Oui je suis d’accord avec les avis concernant le prix mal corrélé à la qualité si on compare avec les bonnes maisons. Ici les habitués connaissent les bonnes maisons.
    Mais comparé à toutes les maisons qui font vraiment des choses totalement immondes, Clicquot reste un bon BSA. Je ne parle pas du rapport qualité/prix qui a sa place dans le coin de l’acheteur.

    Dire qu’il est tellement mauvais que personne à table n’a pu finir son verre est absurde, c’est forcément une bouteille sévèrement endommagée et c’est irresponsable (ou malveillant) de donner un jugement aussi arbitraire basé sur une seule dégustation. Généraliser et conclure sans avoir pris la peine de regoûter une seconde bouteille est au pire de la diffamation, au mieux le comportement immature d’une personne qui aime étaler son avis ou donner suite à des instincts de justicier, ce qui n’est pas contraire à la charte donc je ne conteste pas ton droit à procéder ainsi et je peux même m’habituer à ça sur LPV – ça ne me regarde pas-. J’utilise juste mon droit à moi d’apporter un avis plus pondéré même s’il n’est pas enthousiaste. A cause du manque de choix dans de petits restaurants de passage, j’ai été mené plus d’une fois à choisir Clicquot comme BSA et c’est un Champagne qui accompagne bien plus correctement les repas que l’immense majorité des BSA des maisons grand public, bref c’est un BSA très au-dessus de la moyenne desdites maisons à mon avis.

    Bebert
    Participant

    Je suppose qu’il faut s’habituer à ce genre de comportement sur un forum public 🙂

    Pour donner un avis un peu plus construit à propos du BSA de Clicquot, c’est un très bon choix de Champagne pour ceux qui aiment des Champagne vineux, cela s’associe facilement à beaucoup de mets durant le repas, c’est bien entendu déconseillé en apéritif où ce vin se montrera probablement décevant et encore plus déconseillé en dessert bien entendu. Ce BSA a toute ma confiance comme champagne de repas et je n’ai jamais eu de bouteille montrant un défaut de cet ordre, même si comme pour toutes les grandes maisons, cela arrive forcément parfois.

    Bebert
    Participant

    Grande Dame 1985

    Je le goûte pour la seconde fois. La première fois m’avait déçu (relativement à l’attente) et sans doute étais-ce une bouteille un peu fatiguée car là, c’est un grand Champagne que nous avons découvert. L’âge lui a donné une légère oxydation mais dans les proportions raisonnables où la complexité en est accrue sans que la limpidité aromatique soit perturbée. Les odeurs et parfums sont exotiques (fruits et épices) et minérales. Des notes confites, beaucoup de complexité.

    rabosodelpiave : à propos de ton BSA pas bon, bah, il faut pas généraliser… Ta bouteille avait un gros soucis voilà tout, le BSA de Clicquot n’est pas transcendant, mais c’est bon, on arrive à finir les verres et même plusieurs! Bref ne juge pas la qualité de cette cuvée sur une bouteille mal foutue.

    Bebert
    Participant

    > je suis content de
    > constater que ceux de JP Diconne tiennent aussi
    > (ça ne m’étonne pas d’ailleurs).

    A vrai dire le dernier CR: Meursault Les Luchets 1976, cette fois bu lors d’un repas, est apparu sous un jour encore plus magnifique.
    Rayonnant de jeunesse, d’intensité, doté d’arômes persistants des heures durant… Tout simplement un des très rares moments de grâce que réserve le vin lorsque sa magie est entièrement au rendez-vous. Éblouissant.

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