Bebert

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  • Bebert
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    Il vaut mieux mettre sa femme dans celle à conservation qu’à vieillissement 😀

    Ok, je sors et en quatrième vitesse…

    Bebert
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    Je dirai juste « il est rugeux ».
    Comme ça ça plaira à tout le monde 😀

    Bebert
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    > L’intellect doit parfois renoncer et cèder le pas
    > à l’extase, dans une démarche quasiment mystique.
    > C’est à mon avis dans ces conditions que l’on
    > apprécie le mieux un vin, loin des grandes
    > dégustations, qu’elles soient horizontales,
    > verticales ou éclectiques.
    >
    > Yves Zermatten

    J’avais « zapé » cette excellente intervention qui pourrait faire office de conclusion tellement elle coule de source.

    Bebert
    Participant

    [b]Carta Vieja
    Chardonnay
    Maule Valley
    1995[/b]

    Robe Jaune Vif.
    Nez Beurré avec de l’ananas, et du renard (très animal). Nez typiquement champenois.
    Bouche en Paille, avec une douceur ambrée intense, grandement fruité dans le style Pouilly sur Loire.
    Une très légère « frémissance » sur la langue indique que quelque chose à très légèrement fermenté après la mise en bouteille.

    Ce vin se situe quelque part entre le Pouilly (s/ L.) et un champagne sans bulles.
    Etrange qu’on ait obtenu ce nez très champenois avec ce problème postérieur à la mise en bouteille. S’est-il passé quelque chose de similaire à la seconde fermentation du champagne?
    Le résultat est sympathique sans plus, mais la légèreté en fruits vifs du pouilly concorde mal avec le nez champenois, et une légère pique est apparue avec cette (sur?)fermentation.
    C’est la troisième bouteille que j’ouvre de ce Carta Vieja 95, les deux premières étaient meilleures et sans ce défaut, le vin était beaucoup plus bourguignon dans sa tournure. Allez savoir pourquoi cette 3ieme bouteille a déménagé vers l’est 😉
    Il ne gagnerait rien à vieillir d’avantage, un petit avant-goût de vieux pointant discrètement le bout de son nez.

    Bebert
    Participant

    Oh les petites bouteilles de ma cave ont déjà beaucoup de valeur sentimentale pour moi, et je ne les échangerais même pas contre du Pétrus 🙂
    Beaucoup d’entre elles je les ai achetées lorsque j’étais encore au Lycée, je n’avais pas les moyens, ce ne sont pas des grands vins, mais c’est tellement satisfaisant de contempler aujourd’hui le fruit de ma patience.

    Bebert
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    De toutes les façons sur eBay, il est indispensable de discuter avec le vendeur pour en savoir plus. Les acheteurs éventuels le feront sans doutes pour un vin d’un tel prix.

    Je suivais un lot récemment sur eBay, le vendeur n’avait pas beaucoup d’avis et peu d’expérience, je communique avec lui, et après quelques mails je constate qu’il n’a pas envie de me donner son numéro de téléphone ; que cela ne le dérange pas que je vienne chercher le lot ; mais il refuse l’idée que je le paye seulement lorsque j’aurai vu les bouteilles.

    Je sais que quelque chose cloche et j’abandonne l’idée de faire cet achat.

    D’autres fois, il suffit de dire deux mots au téléphone ou d’entendre la voix pour savoir qu’on est face à un homme honnête à 100%.

    Comme je disais plus haut, faire des affaires demande du temps ; sur eBay plus que n’importe où ailleurs. Si on veut aller vite, on a toutes les chances de se faire avoir.

    Bebert
    Participant

    De toutes les façons sur eBay, il est indispensable de discuter avec le vendeur pour en savoir plus. Les acheteurs éventuels le feront sans doutes pour un vin d’un tel prix.

    Je suivais un lot récemment sur eBay, le vendeur n’avait pas beaucoup d’avis et peu d’expérience, je communique avec lui, et après quelques mails je constate qu’il n’a pas envie de me donner son numéro de téléphone ; que cela ne le dérange pas que je vienne chercher le lot ; mais il refuse l’idée que je le paye seulement lorsque j’aurai vu les bouteilles.

    Je sais que quelque chose cloche et j’abandonne l’idée de faire cet achat.

    D’autres fois, il suffit de dire deux mots au téléphone ou d’entendre la voix pour savoir qu’on est face à un homme honnête à 100%.

    Comme je disais plus haut, faire des affaires demande du temps ; sur eBay plus que n’importe où ailleurs. Si on veut aller vite, on a toutes les chances de se faire avoir.

    Bebert
    Participant

    Les tanins sont des choses dont on sait très bien ce que c’est, jusqu’au jour où il faut les définir.
    Chimiquement ce sont des polymérisations de composés organiques du vin.
    Pratiquement cela regroupe un tas de substances fines, à la limite entre la dilution et la suspension, qui se caractérisent par une astringence et un goût typique.

    Ce sont en général les tanins qui se déposent au fond d’une bouteille de vin rouge, (quoi qu’ils ne sont sans doutes pas seuls,) après de nombreuses années.
    Dans les blancs il y a des tanins, provenant des peaux de raisins, dans une proportion beaucoup plus faible. Il peut en venir aussi du bois, parfois il existe même au palais une continuité entre l’astingence des tanins et celle de la minéralité (le calcaire donne des goûts végétaux astringents)…

    Je n’ai cité que ce que je sais et qui est sans doutes bien peu par rapport à toutes les origines des tanins dans le vin. La plupart des grands bourgognes blancs ont des qualités taniques notables. Les Furmint de Hongrie, là je n’y connais rien. Mais aussi peu y en ait-il, si ils se sont tous déposés au fond de la bouteille en 22 ans de garde, et ont tous été libérés dans le dernier verre, lorsque ce fond poussiéreux s’est disloqué, cela a pu donner une quantité de tanins proche d’un vin rouge fatigué (au goût le vin s’était transformé et rapproché d’un vieux rouge) et là étrangement, le goût rancio dans ce dernier verre devient presque indécelable, alors que dans le verre d’à côté, il domine largement le nez et la bouche.

    N’importe quelle personne curieuse aurait émis des hypothèses, la mienne ne me semble pas absurde et concorde avec d’autres observations. Cela restera une interrogation jusqu’à ce que j’ai l’occasion de la confronter à d’autres cas.

    Et puis si c’était vrai, cela permettrait à Bertrand Le Guern de goûter et d’apprécier les vins oxydatifs en ajoutant une pincée de tanins en poudre :p
    Une chose est sûre, avec le goût je ne considère rien comme acquis!

    Bebert
    Participant

    Cher François,

    J’ai très peu d’intérêt pour ma carrière professionnelle. Très honnêtement le travail ne m’intéresse pas (encore?) et pour utiliser vos propres mots je dirais qu’il ne faut pas en être l’esclave 🙂
    Question de choix personnels bien entendu et non de jugement solennel, car j’ai bien trop de considération pour toutes les personnes que je connais et qui ont fait de belles carrières.

    Il y a quand même bonne sagesse dans vos propos, qui s’appliquent au vin comme à bien d’autres choses : s’attacher aux choses matérielles est dévorant ; et pour bien des raisons (dont pécuniaire) il est hors de propos pour moi de me lancer dans une quête d’aussi grande envergure que vous. Je fais de sérieux efforts pour le vin, mais qui restent sans prétention dans l’absolu. Ma cave est remplie de curiosités, mais de bien peu de bouteilles de valeur.

    A la limite, ce qui m’a fait le plus rêver dans votre récit, ce sont ne sont pas les grandes bouteilles qui nécessitent de gros moyens, mais les « petites affaires »… Qu’ont donné ces 300 vins italiens des années 60? C’est typiquement le genre d’achat qui me fait rêver : des curiosités, qui, bien traitées, peuvent avec de la chance dévoiler quelques trésors. Sans aller jusqu’à 300 bouteilles, voilà le genre d’occasions que j’aimerais dénicher.

    Pour finir, à défaut de faire pareil, on peut déjà rêver en vous lisant et c’est un vrai plaisir.

    Bebert
    Participant

    En ayant pas goûté, ton point de vue ne m’étonne pas.
    Si je n’avais pas eut ce vin sous les yeux et dans la bouche, j’en serais au même point avec exactement ces présupposés.

    Il me reste plus qu’à essayer de mettre un vin très dense et tanique dans du vin jaune pour vérifier ou infirmer ma nouvelle hypothèse, mais de grâce, ne la suppose pas absurde avant qu’on l’ait un peu étudiée, ne serait-ce que par courtoisie devant mon évident manque d’expérience…

    Bebert
    Participant

    Luc,

    Je me faisais bien volontier l’avocat du consommateur amateur moyen, avec ses propres contradictions. Définir si un vin est bon dans l’absolu, on ne peut pas, mais croiser les avis de diverses personnes est déjà un élément édifiant.

    Mais j’avais de toutes façons parlé trop vite : j’ai été conquis par les arguments qu’Yves a donné à la page précédente.

    Une chose encore me génait : certaines années sont plus propices aux merlots ou plus à la rive droite.

    Mais au final, si tous les vins sont notés, on pourra sans problème établir des classements généraux et par appellation après le dépouillement. Ceci rend caduques mes arguments contre une horizontale large et je me range finalement volontier à ton avis.

    Bebert
    Participant

    Oui ça c’est ce qu’on m’a toujours dit, mais cela n’explique pas comment mon vin a perdu son rancio, à moins que tes anti-oxydants soient capables en 10 secondes d’enlever le rance?
    Je crois qu’il y a d’autres choses qui rentrent en compte, et je ne prend plus pour argent comptant les informations supposées « évidentes ». Pendant des décénies on a cru que c’est l’oxydation qui fait vieillir le vin, maintenant elle n’y est pour rien, c’est la réduction (à peu près le contraire en chimie) et demain on changera encore d’avis, puisque cette réduction est incapable (contrairement à l’hypothèse d’avant,) d’expliquer en quoi les amplitudes thermiques accélèrent le vieillissement du vin (chose bel et bien constatée pourtant).

    La chimie du vin est une grande inconnue, et ceux qui prétendent la connaître ont trop souvent quelque chose à vendre.

    Bebert
    Participant

    – On trouve des gens qui vendent des bouteilles vides mais « oublient » de le dire et sur la photo ça se voit à peine (elle est un peu floue). C’est sur qu’une bouteille de vide de Ch. Margaux 29 c’est la classe, mais cela vaut-il vraiment 600 euros?

    – Beaucoup de bouteilles sont vendues plus cher que leur prix au supermarché, comme ce Solera 1927 qui est à vendre sur une boutique en ligne pour 20 euros + 4 euros de port, mais qui part 2 ou trois fois par semaine sur eBay à 35 euros plus 10 de port.

    Globalement les bouteilles sur eBay partent à un prix très supérieur à leur côte, avec un énorme manque de garantie et sont a éviter.
    Mais ponctuellement une bouteille intéressante peut passer innaperçue dans les registres intermédiaires. (Cela n’arrive jamais pour un Romanée Saint Vivant 29).

    Pour les très grandes étiquettes comme ces Moutons des plus grandes années, il me semble que eBay est à éviter. Pour le reste c’est un peu la roulette, disons qu’il faut suivre des centaines d’annonces longtemps pour dégoter quelques bonnes affaires. On a rien sans rien 😉

    Bebert
    Participant

    – On trouve des gens qui vendent des bouteilles vides mais « oublient » de le dire et sur la photo ça se voit à peine (elle est un peu floue). C’est sur qu’une bouteille de vide de Ch. Margaux 29 c’est la classe, mais cela vaut-il vraiment 600 euros?

    – Beaucoup de bouteilles sont vendues plus cher que leur prix au supermarché, comme ce Solera 1927 qui est à vendre sur une boutique en ligne pour 20 euros + 4 euros de port, mais qui part 2 ou trois fois par semaine sur eBay à 35 euros plus 10 de port.

    Globalement les bouteilles sur eBay partent à un prix très supérieur à leur côte, avec un énorme manque de garantie et sont a éviter.
    Mais ponctuellement une bouteille intéressante peut passer innaperçue dans les registres intermédiaires. (Cela n’arrive jamais pour un Romanée Saint Vivant 29).

    Pour les très grandes étiquettes comme ces Moutons des plus grandes années, il me semble que eBay est à éviter. Pour le reste c’est un peu la roulette, disons qu’il faut suivre des centaines d’annonces longtemps pour dégoter quelques bonnes affaires. On a rien sans rien 😉

    Bebert
    Participant

    Luc Javaux écrivait:

    > savoir si, sur 10-15 amateurs plus ou moins
    > chevronnés, une majorité est capable ou pas de
    > définir si un vin provient de la rive droite ou de
    > la rive gauche, ou si c’est un Margaux ou un
    > Saint-Estèphe, me semble une information
    > intéressante

    Une information intéressante, mais qui n’est pas du tout l’objectif.
    Ne nous dispersons pas en voulant résoudre toutes les questions à la fois, celle qui nous intéresse est déjà bien assez complexe 🙂

    On doit absolument séparer les appellations, car pour la qualité d’un vin, la plupart des consommateurs estiment qu’ils souhaient un vin bien caractéristique de l’appellation.

    Donc je propose de laisser s’exprimer dans la notation les avis du type « ok ce vin est bon mais il ressemble à un pommerol, ce qui n’est pas ce qu’on attend d’un Pauillac, donc je lui met pas la note maxi ».

    Sinon on va se retrouver pendant qu’on y est à ajouter des vins du jura, d’argentine, et à se refaire le classement des 100 meilleurs vins du monde et on aura pas fait avancé le smilimimili…

    La question du début était de savoir si parmi les Margaux, les 1GCC sont meilleurs ou non que les seconds après quelques années de garde. Et pareil pour Sauternes, Saint Julien etc… Je propose donc qu’on reste déjà fidèle au sujet pour pouvoir aborder sereinement la méthodologie 🙂
    En plus c’est facile, s’il y a 3 ou 4 vins à goûter, il suffira de demander aux dégustateurs de les classer dans l’ordre et de compter combien de fois le 1GCC arrive en tête pour répondre à notre question.

    Bebert
    Participant

    Rappel :

    On avait déjà convenu que sur les jeunes millésimes, les 1GCC n’avais pas ou peu d’avance sur leurs meilleurs challengers. (la chose est déjà bien documenté sur LPV avec des milliers de CR)

    Le but était de comparer sur des vieux millésimes pour savoir si les 1GCC se comportent mieux en vieillisant.

    A mon avis on ne peut pas considérer comme vieux millésime 90 et les années qui suivent. Un bonne date butoire serait 1989.

    En challengers, j’ai un Pomerol et un Sauternes de 76 pour rester dans les années pas trop spéculatives (quoi que pour Sauternes c’est très bon)

    Bebert
    Participant

    Eric,

    J’ai bien noté que le dépot a apporté une sorte de tanin poussiéreux. Et j’ai bien vérifié dans le verre de mon voisin qui n’en avait pas reçu mais a été servi en même temps que moi que le gout oxydatif était présent. Le même vin était parfaitement oxydatif et « rancio » dans un verre, et pratiquement pas dans l’autre.

    Mon tokaji était authentiquement oxydatif, depuis l’ouverture, et il l’était encore 3 jours plus tard 🙂

    Quand aux vins rouges que tu cites, et qui sont oxydatifs, je note simplement que ce sont justement des vins très peu taniques. Ce qui finalement conforterait plutôt ma théorie.

    Je n’ai fait qu’une hypothèse, reste à la vérifier pour savoir si il y a un peu de vrai 🙂

    Bebert
    Participant

    Je comprends pas trop…

    Les mecs qui ont marché sur la lune ne se sont pas présentés pour autant au concours de plus gros hamburger mangé en 30 secondes…. Pourtant ils sont de vrais américains patriotes…

    Oui c’est de l’humour. Mais en gros je veux dire :
    R. Parker n’a rien à fiche du concours de sommelier, tout le monde connait son nom et personne ne connaît le nom du meilleur sommelier!!
    On fait un concours lorsqu’on a quelque chose à prouver, et R. Parker n’a plus rien à prouver depuis longtemps.

    Il est le meilleur vendeur de papier au monde dans la catégorie « vins et spiritueux », et avec beaucoup d’avance 😉

    Bebert
    Participant

    Une simple constatation de dégustation :
    Lorsque je bois, au début, j’analyse l’attaque. Ce n’est que lorsque j’en ai un peu fait le tour que je passe à la longueur en bouche.
    Je ne fais pas cela volontairement, c’est la façon dont ma curiosité s’attache petit à petit à de nouveaux détails, avec un ordre chronologique.
    Mais si l’attaque est vraiment grandiose, il me faudra beaucoup de temps et peut-être plusieurs verres pour avoir fini de m’en esbaudir. Si ensuite la matière et la longueur en bouche ne sont pas à la hauteur je peux ressentir la joie se dégonfler comme un soufflet.

    Parfois ce que l’on cherche dans un vin participe à notre manière de l’apprécier.
    Je note que les Bordeaux explosifs comme des feux d’artifices ont tendence à m’enthousiasmer dans un premier temps (je me lève de mon fauteuil en m’exclamant!), puis à me lasser un peu par leur « conformisme » au cours de la dégustation.
    Inversement, lorsque je goûte un Bourgogne, je suis souvent déçu au début de la dégustation car j’en attend beaucoup, et il y a un vide par rapport à ce que j’attends. Puis en en buvant, je suis invariablement de plus en plus charmé par ses subtilités et ses originalités au fur et à mesure.
    Je trouve aussi que le bourgogne bénéficie mieux des plats qui l’accompagnent : alors que je parviens à apprécier les Bordeaux seuls, je trouve que les Bourgognes sont grognons et ils boudent si on ne leur adjoint pas un bon petit repas.

    Bebert
    Participant

    Tout simplement génial 🙂

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