Bebert

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  • Bebert
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    [b]CR: Domaine des Aubuisières Vouvray BRUT
    méthode traditionnelle[/b]

    Nez : Fruité juteux et minéral, il donnerait soif à un mort tellement il est appétissant.
    Bouche : Attaque fruitée éclair, délicieuse, douce, mais fondant instantanément pour laisser la place dans un contraste saisissant à la minéralité (pierre a fusil) de vin sec et à une très belle trame acide.
    Longueur : Jolie, une longueur qui renoue avec le fruit en pomme et en douceur (selon moi, d’autres l’ont trouvée trop amère cette pomme!)
    [b]
    Conclusion :[/b] Avec ses bulles fines, élégamment discrètes, ce vin est très plaisant. Son hésitation perpétuelle entre des opposés (sec et minéral, doux et fruité) a un charme envoûtant. Une puissance modérée tout de même.
    Il se trouve dans les 9€50 chez moi.

    Bebert
    Participant

    Comme le plaisir serait partagé, je me permet de t’envoyer un petit message privé 😉

    Bebert
    Participant

    Voilà que je reprend mes esprits.
    Là où j’ai écrit fût, il faut lire « cuve ».
    En effet, au domaine Henry, pas de chêne. Il estime que le terroir n’en nécessite pas, ce qui de l’avis de mes papilles est on ne peut plus vrai.

    J’en profite pour répondre à une question précédemment posée (la « signature » du terroir se retrouve-t-elle dans les autres vins de St Georges d’Orques?) J’ai fait un CR que je vais publier et qui le confirme sur un autre domaine (cet « encens » difficile à décrire).

    [size=x-small][b]Domaine Belles Pierres
    – Les Clauzes de Jo
    – Saint Georges d’Orques
    – 2004[/b]
    Prolégomènes : Ce vin m’a plu, mais il a eut un très grand malheur, c’est de passer cet après midi après ma dégustation des Saint Georges d’Orques au domaine Henry (des 2005 en plus).
    Pour un 2004 et comparé aux vins d’Henry, c’est très ingrat pour lui, il y a un univers entre les deux.
    Syrah 50% – Carignan 20% – Grenache 30%
    Nez : Terroir en similitude avec les vins du domaine Henry, on retrouve cet encens mystique et racé de baies caractéristique de l’appellation. Le terroir a parlé, et c’est heureux car il est magnifique. La puissance est cependant en retard par rapport à son prestigieux voisin.
    Bouche : Un peu diluée et fade toujours en comparaison. Une finesse sympathique, qui n’avait pas besoin, je suis formel, de passer en barriques, car le boisé n’apporte rien du tout. Je m’étonne que ce millésime favorable au fruit n’ait pas mieux profité à ce vin, il manque justement un peu de matière et de fruit. Il est élégant tout de même, la minéralité un peu obscurcie par le chêne est distinguée.
    Longueur : Un peu courte toujours en comparaison.
    Conclusion : J’apprécie dans l’ensemble ce Domaine Belles Pierres, et ce vin ne fait pas exception. Il est bon et honnête (8€20). Il a souffert d’une comparaison difficile, mais a montré des caractères de terroirs appréciables et de la finesse qui n’est pas le propre réellement de cette appellation.[/size]

    C’est vrai que ce terroir est hors norme, qu’il a quelque chose de propre et d’inimitable, c’est vrai aussi que tous les exploitants n’ont pas autant de talent pour le mettre en valeur, ou tout simplement ont été quelques fois moins visionnaires que François Henry sur le potentiel immense de cette petite appellation au passé prestigieux.

    Bebert
    Participant

    Là si quelqu’un crie à la provocation, je ne pourrai pas prendre la défense de François, même si le franc-parler me laisse rêveur 😛

    En toute amitié 😉
    Mais pour qu’un vin soit ma référence il faudrait déjà que j’ai pu en goûter au moins disons… Deux fois? Ce serait un minimum.

    Bebert
    Participant

    Superbe 😛
    1855, la classe jusqu’au bout du bout 😉
    Et Socrato un style qu’on aimerait lire (encore) plus souvent 😀

    Bebert
    Participant

    Pardon alors pour mes envolées 🙂

    A propos j’ai aussi lu qu’on critiquait le site de Bertrand Le Guern.
    Moi je l’ai aimé ce site. Certes les notes je m’en fiche, mais il est bien fait, et les statistiques, personne ne nous impose de les croire! Un beau travail de reccueil d’infos avec un volonté d’objectivité, j’applaudis.

    Que voulez-vous c’est mon vice de critiquer ceux qui critiquent 😉
    Mais on me le rend bien 😛

    Bebert
    Participant

    Pour revenir au sujet, parlons des vins à venir, puisque j’ai dégusté quelques 2005 qui sont encore en cuve.
    D’abord quand on déguste le matin à jeun, il faut recracher, je le savais, mais bon je n’ai pas eut le coeur et me voilà un tantinet euphorique 🙂

    Le Blanc 2006 : Je n’ai pas le recul nécessaire pour juger ce vin, qui à la sortie de la cuve avait des notes de réduction, disparaissant dans le verre au fur et à mesure de l’agitation pour laisser place à de la jeunesse fleurie d’un bel effet. Malo partielle et un vin marqué par le terroir que je ne saurais pas trop détailler. Monsieur Henry prend grand soin de ce blanc, mais je reste inapte à le juger maintenant. Aussi bon soit-il, j’avoue que je viens beaucoup pour les rouges :p

    Passons aux 3 rouges justement :

    Saint Georges d’Orques 2005 et Les Chailles 2005 : Ces deux vins ont toujours la signature forte du terroir (cet encens mystique délicat à décrire); en [s]fût[/s] cuve, elle est cependant encore dans son papier cadeau de fruit (fruit de la passion imposant qui s’assouplira certainement) et c’est déjà un plaisir que d’y mettre les lèvres. Le nez est très semblable entre ces vins, en bouche cependant -et avec une architecture semblable- le Saint Georges d’Orques est croquant de fruits vifs et intenses (cerise et fruits doux/acides), tandis que Les Chailles a plus de profondeur tannique fine, et reste moins exubérant, plus conventionnel, mais son message sonne plus profond à mes oreilles, plus minéral aussi. Deux expressions différentes que je ne peux pas départager.
    En tous les cas le millésime ici a tout pour devenir majestueux, dans un équilibre plus charpenté, solide, puissant et harmonieux encore que le 2003.

    Passerille 2005 : C’est dans l’espoir de le goûter que j’étais venu au domaine. Porté par une plus grande acidité, il est plus croquant lui aussi que le 2003. Son moelleux est mis en valeur par des arômes plus suaves encore dans une candeur et un équilibre qui rendent très joyeux ce vin pourtant d’une extrême profondeur et densité.
    Je ne sais pas trop comment faire partager cela : on goûte une fois du passerille, on garde son goût en bouche puis en tête pendant des jours. A la seconde fois, lorsqu’on retrouve ce goût, on se demande comment on peut boire autre chose tellement c’est… évident. Je ne saurais trop vous conseiller d’essayer, le prix est conséquent, mais c’est une gifle de bonheur et beaucoup d’idées reçues sur les liquoreux qui volent en éclat avec ce rouge moelleux.
    Le 2003 pouvait vieillir et probablement Ad Vitam, mais était déjà parfait tout de suite. Le 2005, plus explosif et sur une structure plus solide, porté par une trame de grande acidité et des arômes fort riches qui mettent en valeur le moelleux, est une bombe qui s’améliorera pendant des décennies AMHA.

    Conclusion : 2005 s’annonce être un millésime exceptionnel sur ce domaine, même si je n’ai pas goûté toute la gamme ce matin, pas mal de ces vins seront disponibles dans le mois qui vient. Peut-être le moment de les découvrir.

    Bebert
    Participant

    Je ne te permets pas.

    Expliques-moi donc la différence qu’il y a a mettre ses économies dans un Bordeaux second cru classé pour mettons 20 euros lorsqu’on a mon budget, et mettre 2000 euros dans une vieille bouteille du Jura quand on a un budget supérieur?

    Dans les deux cas on a fait un achat cher pour ce que c’est, dont on avait pas DU TOUT besoin, avec de l’argent qu’on aurait pu donner aux restaus du coeur. Les chiffres changent, la problématique est exactement la même.

    Un ton moins méprisant de ta part serait bienvenu 62Cl. Il faut apprendre à ne pas toujours voir midi à sa porte…

    Bebert
    Participant


    Et moi qui me demandais ce que vennaient faire des mots à consonnance espagnole dans un vin italien.

    Bebert
    Participant

    Je suis très étonné de voir autant d’acharnement contre ce diner.

    Les bien pensants de LPV pensent faire leur BA en disant que c’est gaspiller de l’argent un tel luxe?

    On fait ici comme parmi les convives de ce diner, on voit midi à sa porte. Ceux qui en font plus que nous sont des cons de nantis, ceux qui en font moins que nous sont des rustres sans culture.

    Mais les débauches de vins merveilleux qui parsèment les C.R. d’LPV sont exactement la même chose, du luxe. Ne vous en déplaise, la seule différence est dans l’échelle, pas dans la nature de l’activité.

    La moindre des choses est de laisser faire aux autres sans les insulter ce que l’on fait soi-même.
    Moi j’aime le luxe, même celui qui m’est inaccessible et je ne cultive pas ma jalousie. Ce que je bois est peut-être insultant pour les plus démunis, c’est possible, en tout cas je serai obligé de l’admettre si je commence à critiquer ceux qui dépensent plus que moi!
    Mais le luxe, s’il coûte cher, maintient savoir faire et traditions, du moins le peu qu’il en reste.
    Les grands crus, les belles tables, sont à mon avis des richesses humaines qui contribuent à enrichir le monde, comme toutes les belles choses, non pas à l’appauvrir.

    Bebert
    Participant

    Pour le coté populaire il faudra repasser, ou bien visiter une de leurs nouvelles enseignes (Eat Nomad) qui font de la restauration rapide… Quoique même là les prix sont un peu excessifs. (A éviter sauf si on est pressé c’est tout de même meilleur que la restauration rapide à l’américaine.)

    Pour Le Jardin des Sens, c’est correct si vous êtes aisé et de passage à Montpellier cherchant une très bonne table. A priori il n’y a pas lieu d’être déçu à part les jours d’affluence où en effet la salle est insuffisante comme le personnel. Mais je ne dirai pas que cela vaut le voyage.

    De passage à Montpellier et pour un prix plus accessible une très bonne table serait La Maison de la Lozère. Carte des vins de la région magnifique (pas de vieux millésimes pour moi hélas) et surtout AUX MEILLEURS PRIX.

    Quand je serai un peu plus en fonds je ferai le tour de toutes les bonnes tables des alentours pour tenir une liste de celles qui sont vraiment excellentes. Et il vaut mieux les connaître car ici, c’est touristique, et les voleurs sont nombreux.

    Bebert
    Participant

    En sicile les manifestations estudiantines ont été moins nombreuses. Est-ce pour cela que le vin a été épargné?
    😛

    Bebert
    Participant

    130 € ! Ca doit être une grande cuvée millésimée ! 😉

    • in reply to: Photos ?
    Bebert
    Participant

    Pour mettre en ligne une image sur le net, il faut l’avoir sur son ordi (si possible dans une taile raisonnable) puis utiliser un site gratuit comme https://load.imageshack.us/

    Il est facile à utiliser, pas besoin de s’inscrire, juste choisir : Upload O file et bouton « Parcourir » pour la choisir sur ton ordi, puis bouton « host it » pour la transférer. Le site te donne ensuite des adresses utilisables, dont tu peux si tu préfère extraire l’adresse pure de l’image pour te débrouiller avec (utiliser alors ici le bouton inserer image avec une petite montagne dans un carré) ou bien prendre leur code qui correspond (la troisième proposition je crois) à notre forum.

    Bebert
    Participant

    On attend maintenant la réponse à l’énigme de Nash 🙂

    Bebert
    Participant

    Vitibruno,

    Tu t’es emballé là où il n’y avait pas de quoi.
    J’ai la conviction que les cycles astrologiques sont d’une grande influence sur le vin, mais la complexité de l’ensemble des informations à traiter me parraît impliquer que si le vigneron n’y croit pas lui même et n’est pas passionné par le sujet, il aura du mal à tirer partie de la biodynamie.

    Je suis personnellement abonné à divers domaines qui pratiquent la biodynamie -à mon avis avec raison-. DRC ne semble pas avoir -pour le moment- choisit de s’orienter en biodynamie, du moins pas complètement.

    Je ne vois pas ce qu’il y avait dans mes propos d’insultant pour la biodynamie, c’est une pratique que j’aime… Et je suggère qu’on déplace ces dernières élucubrations dans « de la terre au vin » sous le titre de « DRC et biodynamie » pour éviter de polluer le « fil » DRC.

    Bebert
    Participant

    Donguilloum dans un premier temps personne n’a tenté de t’humilier, mais on a seulement profité du cocasse de la situation pour rire un peu.

    C’est toi qui aurais du éviter de te fâcher, relis toi 🙂

    Aller, va, prend les choses avec humour comme nous, on aura passé un bon moment et te voilà introduit avec panache dans le petit monde d’LPV qui accueille avec plaisir les amateurs, même les plus « gonflés » 🙂

    Beaucoup ont exprimé de façon amusante qu’eux aussi aimeraient parfois être invités ou recevoir des cadeaux! C’est l’occasion de se rappeler que le vin est un produit de luxe, qui coûte cher, et qui parfois attise un peu trop notre convoitise. Il faut savoir se contenter de ce que l’on a, c’est plus raisonnable que d’envier les possessions du voisin 😉

    Bebert
    Participant

    C’est plus classe que de demander un euro dans la rue 🙂
    Moi qui aime la bonne bouffe, cela fait quelques mois que je met de l’argent de coté pour me payer un grand restau (Je pense à Baumanière pour le cadre au printemps prochain) mais si quelqu’un veut régler la facture, je dis pas non!

    Franchement, vieil amateur ayant une grande cave, ou débutant comme je le suis -je crois- encore, constituer notre cave est pour nous -tous- le résultat de pas mal de sacrifices.

    On est souvent prêts à ouvrir notre porte à d’autres amateurs pour déguster avec eux, ou à en apporter une lorsqu’on est invités, mais donner des bouteilles à une personne qu’on ne connait pas, c’est pas facile, car même la dernière de nos bouteilles a une histoire et une valeur sentimentale.

    Sans rancune j’espère 😉

    – Pour Baumanière je prend les chèques ou Paypal (comptez un bon menu et le prix de quelques vieux flacons pour 2 à 8 personnes selon vos moyens)
    – Sinon j’ai déjà essayé de m’incruster pour le réveillon de François Audouze l’an dernier mais ça n’a pas marché. Je mettrai la pression dès le mois de septembre cette année-ci 🙂

    Bebert
    Participant

    Luc Javaux écrivait: Ses vins n’atteignent pas des sommets en général, pour être poli.

    Après ma dégustation ci-dessus, l’autre convive (on était que deux) a dit, taquin : « dans Henri Maire il manque deux lettres ». C’est à cela que tu pensais Luc?

    Bebert
    Participant

    CR: Henri Maire – Les Epaillis (Arbois) – 1978

    Robe : Limpide rouge aux accents café.
    Nez : Vaguement ambré et fleuri, un poil minéral.
    A l’agitation : Du tanin et du poivre se révèlent.
    Bouche : Des instants de fraîcheur assez jeune, trop courts. Les tannins fondus par l’âge sont peu profonds, sur un fond d’acidité satisfaisant. Arômes de fruits cuits témoignent de l’évolution de ce vin. Un peu de « vieux-bois-caramel-violette » du nougat, de la figue, maquis, fraise et parfums animaux se mélangent sans s’unir. Un peu de décomposition en rétro.
    Longueur : Finale trop alcoolique, sans intérêt.

    Conclusion : Nez pauvre, bouche satisfaisante quoi que manquant de caractère. Pas désagréable, mais ça ne vaut pas un bon vin de table.
    Henri Maire un peu décevant face à des souvenirs émerveillés de divers vieux vins du Jura (et notamment de Pupillin) d’autres domaines.

    [URL=https://imageshack.us][IMG]https://img169.imageshack.us/img169/4117/henrimairelesepaillis19yx7.jpg[/IMG][/URL]

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