Bebert

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  • Bebert
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    Je suis partant pour le clos Baudouin 2005 de chidaine si j’arrive à le dégotter.
    Comme j’ai dit précédemment, l’exercice m’interesse d’autant plus si c’est une découverte.

    Bebert
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    Pour le bio, je bois encore majoritairement du non bio (mon domaine « révélation » de cette année, domaine Henry à St Georges d’Orques n’est pas bio par exemple), et franchement je n’irai pas prétendre que le bio est meilleur au goût pour le vin. Pour les légumes je le dis sans hésiter, mais pour le vin… Je ne sais pas.

    Par contre je pense qu’il peut être très bon, et que si on ne pousse pas un peu dans le bon sens en l’encourageant, alors on baisse les bras devant l’un des enjeux majeurs de notre époque.

    C’est dur de se placer, tiraillé, entre les extrêmes, souvent intégristes, qui croient que si on est pas de leur bord on est leur ennemi… Pourtant c’est là entre les deux qu’est la sagesse. L’intégriste est en proie à des émotions trop fortes pour être positives, même si ses intentions sont nobles.

    Je ne souhaite forcer personne à adopter une vie plus respectueuse, moi même j’ai fait des choix dans ce sens, parce que j’avais envie de les faire. Ceux que je ne voulais pas faire, je ne l’ai pas faits. Ce qu’on fait pour soi-même passe toujours mieux que ce qu’on fait pour les autres. C’est très égoïste, mais charité ordonnée commence par soi-même. J’aimerais encourager chacun à se lancer dans les changements qu’il souhaite faire et qu’il croit bons, car la récompense est très valorisante. Mais gardez-vous bien lorsque vous aurez fait un pas de devenir un faiseur de morale. Cela arrive trop vite à nombre d’entre nous.

    Pour finir il y a un côté mystique chez bon nombre de « respectueux de la nature », cela ne sert à rien de le cacher. Et ce n’est pas fait pour rassurer les septiques. Beaucoup d’entre nous voient en la nature des principes qu’ils aiment, bien au-delà de la simple notion d’environnement. Ces conceptions gagnent du terrain chaque jour, il faut s’y faire… Et apprendre à se comprendre, sous peine de s’affronter bientôt. Qu’on y croit ou qu’on y croit pas, cette vision de la nature spirituelle et mystique a du charme. Pourvu que ses adeptes ne viennent pas vous abreuver de leur dogme… Et cela arrivera. Il y aura (hélas) dans cette nouvelle spiritualité, autant d’intégrismes de bigoterie et de fous-furieux que dans n’importe quelle religion, même si l’idée est à l’origine belle et charmante.

    Maintenir le dialogue et éviter de s’affronter sur des prétextes futiles me semble une attitude positive.

    Bebert
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    Jmm, bien sûr, ma « confession » avait pour but de rappeler que je n’étais pas immaculé, que je comprends très bien la lutte de BLG -avec les meilleures intentions du monde- contre un manque de réalisme qui pourrait coûter cher.

    On peut rêver de terroir et de vins naturels, mais demander aux producteurs cavistes et négociants de foncer la dedans les yeux fermés, c’est les envoyer au suicide.
    Faire ce genre de vins est réservé à ceux qui savent et qui en ont la passion et les moyens. Les acheteurs ne sont pas légions même si des progrès peuvent être faits dans la compréhension de ces vins.

    Mais bon pour le moment, les producteurs restent avant tout des chefs d’entreprise, pères de familles, qui font des choix très respectables entre leur passion, leur intérêt, leur avenir, et les réalités quotidiennes.

    Il est bon que la clientelle « nature » se fasse connaître, que certains y répondent, en toute liberté de choix et de convictions. Il est beaucoup moins bon de taper sur ceux qui ont fait un choix qui nous déplaît. Que cette clientelle parle sur LPV, c’est indispensable. Qu’elle s’arroge le monopole du bon goût, c’est innacceptable.

    Continuons en tous cas de discuter de la qualité, car seule la qualité permettra a la France de garder une place de choix dans le monde des vins. C’est la seule chose sur laquelle on peut gagner, car sur les prix bas, nous n’avons pas le moindre avantage. La qualité engendre la confiance, commercialement, c’est la voie royale. Et nous avons une immense expérience à mettre en valeur.

    L’exemple de la classification de 1855 montre que pour obtenir cette qualité, une règlementation s’impose. Celle de 1855 a sauvé la qualité de nos vins et leur réputation, au moment où le principe de confiance allait s’écrouler, mais elle a été très dure, parfois vécue comme illogique, étouffante, tyranique. On lui doit cependant beaucoup. Le sujet n’est pas simple, et il est loin d’être clos…

    Bebert
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    Trop tard pour un Guiraud 75 NIKO?
    Il faudrait vraiment l’avoir conservé debout sur la cheminée ou en plein soleil pour que ce soit le cas!
    On est sur un grand vin de garde d’un millésime exceptionnel, ce vin est loin, très loin de son déclin, même si je n’en ai jamais goûté.
    Les Sauternes brunissent avec le temps, rien d’alarmant.

    Bebert
    Participant

    Bravo Lanèfle pour ton intervention salutaire et intelligente.

    La discussion qui doit rester ouverte et permettre à chacun de donner son avis ne s’appelle cependant pas « démocratie », terme bien malmené par la mode de la revendication, mais simplement tolérance et humilité, soit précisement le contraire de l’intégrisme dont Monsieur Bettane ne se fait le représentant qu’occasionnellement, alors que Monsieur Le Guern… systématiquement.

    Ceci dit, n’y a-t-il pas de l’intégrisme à juger de l’intégrisme des autres?
    Sur cette dernière confession je file avec un clin d’oeil à Bertrand Le Guern qui je suis sûr se montrera miséricordieux cette fois-ci 😛

    Bebert
    Participant

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-
    > Bollinger Grande Année est grand, mais je ne suis
    > pas sûr qu’il y était. VVF ne figurait pas. Car beaucoup de
    > cuvées spéciales n’étaient pas représentées.

    Effectivement gagner un titre de meilleur champagne sur 96 si GA et VVF sont absent (Selosse et CDM aussi?), c’est un peu plus facile pour DomPé. 😉

    > Nota 1 : on dit « vieilles vignes françaises » car
    > ce sont des vignes préphylloxériques et non pas
    > « vieilles vignes à la Française ».

    « Vieilles Vignes à la Française » est une variation que j’ai lue sur une de leurs brochures, elle ne doit donc pas être insultante 😉
    Cette manière de présenter ce vin est une façon de rappeler qu’ils le traitent à l’ancienne avec une moindre influence anglosaxone. Mais en effet tout le monde dit « Vieilles Vignes Françaises », y compris la maison Bollinger.

    > Nota 2 : VVF, c’est hors de prix !

    Oui ça c’est le soucis. Quand on est amateur de BdN, on peut cependant à juste titre se demander si ce VVF 96 n’est pas à essayer un jour absolument.

    C’est pour cela que j’en appelle aux conseils avisés d’LPV.
    Par contre je suis complètement hors sujet 🙁

    • in reply to: Torres
    Bebert
    Participant

    [b]TORRES
    Gran Corona
    RESERVA
    1987[/b]

    Prolégomènes : Une bouteille que j’attends patiemment depuis longtemps. Sur laquelle j’étais inquiet car j’en avais deux et la première bue l’an dernier était morte.

    -Une heure de carafe.-

    Nez : Morille, truffe et chocolat intenses.
    Bouche: rien de vibrant, mais un très bel équilibre évolué et frais à la fois, une puissance boisée.
    Longueur : Amère, qui se situe entre la peau d’agrumes et la chaire amère des grenades. Superbe, très longue.

    -Le lendemain.-

    Nez : Apaisé, les saveurs d’hier toujours bien présentes se sont faites discrètes. Le nez est devenu plus conventionnel, tel qu’on attend d’un vieux cabernet sauvignon. Complexe, boisé (chêne), minéral.
    Bouche : Comme hier, fraîche (menthe) et fleurie, très jeune somme toute pour un vin de 20 ans. Solaire, mais sur la terre (on la sent presque sur la langue) en non sur le fruit. La rétro de champignon a laissé la place à du fruit rouge très sec.
    Longueur : Assagie elle aussi, devenue café (brésil) et garrigue (herbes de Provence).

    Conclusion : Un très bon vin qui -à 20 ans- a gardé une jeunesse superbe, sur lequel on tend facilement à se remémorer les souvenirs de ce beau pays ibérique.
    A carafer longuement pour le voir évoluer de ses arômes de réduction délicieux vers un retour à sa jeunesse après 24 heures.

    Bebert
    Participant

    Nash, j’ai été moqueur, comme chaque personne filmée par Strip Tease, il est montré « nu » et en est aussi d’autant plus touchant et attachant, ce M. Perrier.

    C’est tout l’art de Strip Tease de filmer les défauts mais en montrant les gens tellement nus que cela fait reflechir et voir cet espèce de fond commun aux hommes, une dignité dans la tentative permanente de « faire sa vie » en dépit du tumulte environnant et des difficultés. M. Perrier se donne beaucoup de mal, c’est assez héroïque!

    Bebert
    Participant

    Je note pour plus tard, j’avais oublié de te parler de mon second vice… Je suis rancunier.

    Bebert
    Participant

    Mais les travers de qui exactement, Bertrand?

    Car je n’ai lu nulle part que l’art du vigneron est de s’effacer…

    C’est bien entendu de lui permettre (au terroir) d’exprimer sa personnalité, et beaucoup plus que ça, de la sublimer, d’en extraire la magie. Si les hommes n’avaient aucune importance, on ne passerait pas notre temps à sélectionner méthodiquement ceux qui y parviennent au prix d’immenses efforts et d’un talent héroïque, de ceux qui justement croient qu’une belle appellation et un peu de chêne suffisent à entretenir l’illusion 🙂

    Bertrand.

    Bebert
    Participant

    Sur 92, mes deux bonnes surprises pour le moment ont été un « simple » Cote Rotie (bu aujourd’hui justement) et le Pichon Comtesse en Bordeaux. J’ai commenté les deux dans leurs catégories respectives. J’ai exhumé de ma cave aujourd’hui un Gruaud Larose de ce millésime. Les CR de 2003 semblent indiquer que c’est une réussite sur 92… Je vous tiens bientôt au courant de ce que c’est devenu 4 ans plus tard 🙂

    Mon Echezeaux s’était avéré correct aussi, par contre tous les petits vins de Bordeaux (les non classés ou à peine) de 92 ont été pour moi de purs désastres irrécupérables.

    Bebert
    Participant

    Ce qui est inexcusable et criminel, c’est le recours systématique et irraisonné aux produits polluants et toxiques, alors qu’on aurait pu faire autrement, mieux.
    On peut ne pas être bio et labourer quand même! Il n’y a pas que les « Bio » qui pensent à la terre et à la santé: des producteurs pas bio du tout mais très respectueux de la nature et du consommateur, c’est encore assez courant, n’en déplaise aux intégristes, et c’est souvent mieux que les « Bio-Bonne-Conscience ».

    Reste à savoir dans quelle catégorie se situe Bollinger, il semble d’après vos analyses qu’ils n’ont pas encore eut la reflexion de fond nécessaire. C’est bien de donner aux lecteurs et consommateurs d’LPV qui ne passent pas forcément en Champagne tous les mois ce que vous voyez sur place, pour les aider à prendre en compte ces éléments dans leurs achats, ce genre de commentaires devrait être fait plus souvent pour que l’information soit lue et sue.

    Bebert
    Participant

    CR: Peyre Rose – Syrah Leone 1995

    Prolégomènes : Ce vin a déjà été commenté ci-dessus par pas mal de LPViens, avec des doutes d’un commentaire à l’autre sur son évolution depuis quelques années.
    Voilà donc les dernières nouvelles.
    Notons que ce vin a été bu au restaurant, et bien que j’ai insisté pour que le vin soit ouvert et carafé le plus vite possible, il n’a guère eut plus d’un quart d’heure pour se repoudrer. Bu tout au long du repas, on a pu se faire une idée de l’évolution au contact de l’air, à la fin il avait facilement eut une heure et demi de carafage.

    Nez : Animal (cuir poissonneux) ces notes qu’on aurait pu croire de réduction ne disparaissent pas à l’aération, et sont en continuité avec une forte sensation très mature et très terroir. Ces odeurs de poissons sont donc bien intégrées, mais néanmoins surprenantes, à la limite d’être un défaut.
    Agitation : Le remuer éveille son fruit très mûr et une puissance tannique et minérale.
    Bouche : Une attaque douce et veloutée vite débordée par une puissance élégante de tanins fins et puissants, très en phases avec le fruit mature, ainsi que la minéralité discrète mais élégante.
    Longueur : Les arômes suscités se décomposent doucement en bouche en dérivant sur des notes de Porto et offrent un plaisir correct et long, quoi qu’on a l’impression de rater quelque chose de plus grand qui ne veut pas sortir.
    [b]
    Conclusion :[/b] Belle tenue, à la limite du défaut avec ce nez poissonneux qui ne choque pas mais prend un peu trop d’ampleur. Le temps n’y fait rien (le repas dure assez longtemps pour se douter que l’oxygène ne peut pas grand chose). Ce vin sera grand sur le foie gras, puissant sur le pigeon, solide face aux fromages.
    Très bon vin, mais je sors un peu déçu en comparaison de la réputation. Je vois que depuis quelques années je ne suis pas le seul à avoir retenu une certaine fermeture qui prend des allures variées d’un CR à l’autre sur le Peyre Rose 95.

    Bebert
    Participant

    On le voit deux fois dans les Strip Tease, Dans l’épisode America America (dont ces extraits proviennent et qui est en 3 volumes) et dans un autre dont je ne me rappelle pas le titre.

    America America est à voir absolument, les 3 volumes.

    Les actualités nous bassinent parfois à propos du malheur de ces français talentueux qui partent aux « states ». Cette emission est rassurante : on constate que c’est en fait un bon débarras.

    Bebert
    Participant

    Ok, ce fut ma première découverte du domaine, mais maintenant je veux goûter le reste 🙂

    Bebert
    Participant

    On ne reprendra pas la controverse sur les dégustations à l’aveugle, on ne généralisera pas non plus sur tous les millésimes ce que Dom Pé a fait sur le 96.

    Mais je note tout de même qu’ainsi se distinguer sur le millésime 96 est une superbe performance, c’est tout de même une année emblématique.

    François, comment étaient le « Grande Année » et les « Vieilles Vignes à la Française » sur ce millésime? Tes conclusions pourraient m’aider à m’orienter dans mes achats.

    Bebert
    Participant

    Ilsemble que :

    Les barriques laissent entrer de l’oxygène doucement. Ce n’est pas idéal pour un milieu réducteur.
    Les cuves en matières synthétiques en laissent passer beaucoup moins, mais un peu.
    Les cuves en métal, pas du tout.

    Bebert
    Participant

    Ilsemble que :

    Les barriques laissent entrer de l’oxygène doucement. Ce n’est pas idéal pour un milieu réducteur.
    Les cuves en matières synthétiques en laissent passer beaucoup moins, mais un peu.
    Les cuves en métal, pas du tout.

    Bebert
    Participant

    CR: [b]François Chidaine
    Touraine – Sauvignon – 2005[/b]

    C’est l’entrée de gamme pour 5€60 (ici). Les prix du domaine semblent très humbles malgré sa belle réputation. Ce vin n’est pas tellement mon genre, mais je reconnais un très bon vin pour cette somme très modique.

    Nez de fruit, bouche élégante, équilibrée, pure et racée. Longueur impressionnante.

    Bebert
    Participant

    CR: [b]Domaine Belles Pierres
    – Les Clauzes de Jo
    – Saint Georges d’Orques
    – 2004[/b]

    Prolégomènes : Ce vin m’a plu, mais il a eut un très grand malheur, c’est de passer cet après midi après ma dégustation des Saint Georges d’Orques au domaine Henry (des 2005 en plus).
    Pour un 2004 et comparé aux vins d’Henry, c’est très ingrat pour lui, il y a un univers entre les deux.
    Syrah 50% – Carignan 20% – Grenache 30%

    Nez : Terroir en similitude avec les vins du domaine Henry, on retrouve cet encens mystique et racé de baies caractéristique de l’appellation. Le terroir a parlé, et c’est heureux car il est magnifique. La puissance est cependant en retard par rapport à son prestigieux voisin.
    Bouche : Un peu diluée et fade toujours en comparaison. Une finesse sympathique, qui n’avait pas besoin, je suis formel, de passer en barriques, car le boisé n’apporte rien du tout. Je m’étonne que ce millésime favorable au fruit n’ait pas mieux profité à ce vin, il manque justement un peu de matière et de fruit. Il est élégant tout de même, la minéralité un peu obscurcie par le chêne est distinguée.
    Longueur : Un peu courte toujours en comparaison.

    Conclusion : J’apprécie dans l’ensemble ce Domaine Belles Pierres, et ce vin ne fait pas exception. Il est bon et honnête (8€20). Il a souffert d’une comparaison difficile, mais a montré des caractères de terroirs appréciables et de la finesse qui n’est pas le propre réellement de cette appellation.

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