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- 24 février 2007 à 13h09
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
[quote=BLG]ce n’est donc pas que pure stupidité …[/quote]
[color=#000099]La violence [verbale] est le dernier refuge de l’incompétence, Bertrand.
Tu continues d’affirmer que mon but est de blâmer la GD sans avoir lu mes propos ; et ça ce n’est pas de la stupidité, mais je ne le nommerai pas par égard pour les autres lecteurs.J’ai proposé de comprendre le système de la GD.
Laurent a apporté des éclaircissements sur les principes qui mènent la GD à faire baisser la qualité drastiquement pour une baisse de prix faible ou inexistante.N’empêche que la GD offre un service, qui semble satisfaire pleinement le plus grand nombre, ils nous évitent de réfléchir.
Bon on ne va pas lutter contre la GD, on ne doit pas d’ailleurs lutter contre la GD car elle est le résultat des désirs de la majorité ; et pour finir on ne peut pas lutter contre la GD. Cela n’a d’ailleurs aucune importance car nous n’avons rien pour mettre à la place.
Mais comprendre comment elle marche c’est important, il faut comprendre comment fonctionnent nos institutions pour en tirer le meilleur profit pour nous.
Pourquoi la GD veut gagner des marchés, des monopoles, et est prête à faire chuter la qualité pour quelques centimes alors que les bénéfices pourraient largement payer plus d’employés et faire vivre les producteurs dignement? Ce n’est pas parce qu’elle est méchante. Pour mémoire j’ai déjà fait la même remarque à propos de Monsanto, on m’a presque accusé de prendre leur défense…
Premièrement cela tient à notre système boursier. Vous avez déjà entendu parler de spéculation? Le principe est simple : la valeur d’aujourd’hui d’une entreprise dépend de sa valeur future supposée. Si on pense que demain une entreprise vaudra cher, alors son prix monte dès aujourd’hui. Les marchés anticipent. Et ils anticipent même sur l’anticipation.
Du coup si aujourd’hui une entreprise multinationale laisse penser que demain elle possèdera un marché très juteux (mettons la bière pour plus d’impartialité!) et qu’elle pourra sur ce marché faire dans 5 ans des marges hallucinantes pour soutenir ses énormes investissements qu’elle a en Chine (le benef ne passe pas dans les salaires des caissières, ça, on le savait déjà) alors sa valeur augmente dès aujourd’hui, elle a d’autant plus d’actif financier et de facilité à passer à l’action. Si une entreprise au contraire montre des tendances à l’éthique ou à la déontologie (voire la gentillesse) elle perd dès aujourd’hui sa crédibilité.Les quelques hommes d’affaire de ce forum ne me contrediront pas : Pour rentrer dans le club des entreprises qui se reconnaissent mutuellement comme ayant beaucoup d’avenir, il faut non seulement pousser au maximum tous ses bénéfices du jour et ne rien offrir gratuitement ni à son personnel ni à ses sous-traitants (et même si on a largement de quoi); mais il faut aussi convaincre que demain ce sera encore mieux (pire?). Sinon on est cuit et le capital fond comme neige au soleil.
Les supermarchés ne sont pas méchants, ils ont leurs investissements en chine, le conseil d’administration (tel un bon père de famille) a la responsabilité du cours de l’action et de la réussite de toute l’entreprise. Ils ne souhaitent pas spécialement faire boire à vos enfants des fruits pourris (15% minimum) avec du sucre raffiné chimiquement au_x solvants, et des arômes de synthèse en guise de sirop de fruit. Leurs enfants à eux d’ailleurs, je vous rassure, n’en boivent pas!
Mais ils agissent de la seule façon qu’ils peuvent agir et qui maintient la confiance dans ce monde difficile de la haute finance.
Secondement (il y avait un premièrement, vous vous souvenez?) parce que cela ne semble déranger personne et qu’ils ne perdent aucun client. Là vous avez votre mot à dire en votre âme et conscience…
Merci de votre attention.[/color]
[size=x-small]nb : Oui le luxe restera d’une qualité supérieure à la GD, mais non, il ne sera pas protégé par son statu. Il y aura toujours de la qualité, mais dans un nivellement par le bas, le haut descend aussi surement que le bas, simplement un peu moins vite. Et une fois de plus ce qui me chagrine c’est pas tant les 1GCC que les vins que moi je peux me payer. (Je suis seul ici à ne pas boire des 1GCC tous les jours?)[/size]
- 24 février 2007 à 3h43
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
[color=#000099]Bové, la lutte contre les grands groupes… ???
Ce n’est pas le sujet! J’ai proposé aux acheteurs d’encourager les choses qui leurs plaisent en prennant conscience de l’influence qu’à leur manière de dépenser.J’ai l’air de quelqu’un qui veut lutter contre les grands groupes, planqué derrière mon ordi? Sans blagues… Je n’ai même pas d’idée de ce par quoi on pourrait les remplacer… Et casser pour casser, c’est pas trop ma philosophie.
Il faut observer et comprendre les acteurs de notre vie économique, afin d’en faire le meilleur usage. Mais leur faire la guerre?! Voilà une idée belliqueuse qui me déplait. Sauf tout le respect que j’ai pour l’arrivisme et ses prêtres déguisés en image d’Epinal de la France champêtre d’autrefois (sur laquelle j’ai tourné la page depuis belle lurette,) j’ai autre chose à faire que soutenir gratuitement José Bové. Même pour un salaire d’ailleurs je refuserais –plus ou moins poliment…
Mais bon c’est toujours moins fatiguant de coller une étiquette sur mon dos que de lire ce que j’ai écrit! Aller va, je vous en veux pas : c’est ce que fait à peu près tout le monde sur les forums comme ailleurs.[/color]
- 24 février 2007 à 0h44
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
Bertrand tu est décidément volontairement antipathique et méprisant, manipulant l’amalgame avec une fine méchanceté et une suffisance rare.
Mais ceux qui ont lu mon texte reconnaîtront aisément que :
1) tu ne l’as pas lu ou pas du tout compris (tu avais une idée reçue de ce que j’allais dire avant même que je parle. Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.).
2) tu m’inventes des intensions à l’opposé de mes convictions pourtant clairement énoncées.Si c’est pour simplement fermer le dialogue avec ton cynisme irrespectueux plein de préjugés, tu peux t’abstenir la prochaine fois.
Pour donner des exemples précis de propriétés qui ont, durant le siècle, évolué vers des vins qui se goûtent plus vite qu’autrefois, il suffit de donner la liste complète des domaines du bordelais et de bourgogne, en rayant quelques exceptions très peu nombreuses. Tous les premiers GCC de Bordeaux rouge, à l’exception peut-être de Pétrus (et je laisse un peu de place pour d’autre crus dont j’ignore éventuellement l’existence) peuvent être dégustés sans grosse déception lorsqu’ils ont 4 ou 5 ans. Autrefois ils étaient majoritairement imbuvables au même âge.
Mais je me demande pourquoi je prends la peine de te répondre alors que tu n’ignores probablement pas du tout les nombreux témoignages à ce sujet…
- 23 février 2007 à 22h03
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
Vous dites m’avoir lu, mais j’en doute!
En effet vous résumez mon intervention en la remplaçant par des choses que je n’ai jamais dites ou même contraires à ce que j’ai dit!Je n’ai pas prétendu que la GD étrangle le producteur de vin??? Si ils le faisaient aujourd’hui, ils n’auraient aucune chance de conquérir le marché, ce serait stupide et suicidaire! Ils ne sont pas stupides!
Je dis juste ce qu’ils ont fait dans le passé avec la quasi totalité des produits de distribution, en illustrant par des exemples précis, et je dis que rien ne les empêchera de faire ainsi avec le vin. Ce n’est pas qu’ils sont méchants, c’est qu’ils n’ont pas d’autre choix! Je vous expliquerai un peu plus sur l’économie de marché et sur le système spéculatif si vous désirez, mais mon idée n’a jamais été de blâmer la grande distribution. Je regrette que vous me fassiez ce procès d’intention facile.
Pour le moment on est dans le monde du vin aujourd’hui comme dans celui des légumes en 1965, la grande distribution offre des contrats intéressants pour les producteurs, et des prix attractifs pour les clients. Les clients sont satisfaits, les producteurs espèrent un contrat avec carrefour sincèrement persuadés que cela leur rapportera de l’argent avec moins d’efforts. J’en ai convenu dès le début, et j’ai expliqué que cette méthodologie est une première approche, la suite de la stratégie est à venir avec les conséquences que j’ai expliquées. Le vin est un très gros marché qu’ils ne prennent pas à la légère du tout.
Je vois que vous avez à coeur d’encourager le savoir-faire et la qualité, je suis sûr que si vous lisez mes exemples ci-dessus, vous conviendrez avec moi que l’évolution de la qualité dans certains domaines a été regrettable, et que vous comprendrez combien de peine j’ai à imaginer que la même chose puisse arriver dans le domaine des vins.
Une fois de plus, je ne suis pas venu blâmer la grande distribution, mais dire que l’endroit où l’on met son argent aujourd’hui c’est -bien plus que le bulletin anecdotique qu’on mettra dans une urne en avril- ce qui décide du fonctionnement de l’économie et du monde de demain. Alors choisissez ce que vous aimez, et si vous aimez sincèrement la Grande Distribution, ben allez-y, pas besoin de vous justifier! …Que voulez-vous je suis hermétique à la poésie de Carrefour, mais je n’accable pas ceux qui aiment.
L’argent est le nerf de la guerre, alors que les bulletins dans l’urne sont assez insignifiants pour les grands groupes. Vos choix économiques à tous n’ont rien d’anodin, ils façonnent notre avenir -qui est donc aujourd’hui entre nos mains 😉
- 23 février 2007 à 20h49
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
Bertrand : Ne fais pas semblant d’ignorer que globalement les vins du Bordelais se goûtent plus vite qu’autrefois, et qu’on a appliqué diverses techniques pour cela. Les vieux amateurs en témoignent.
Et je n’ai pas dit que c’est un mal -quoique ce n’est pas mon goût personnel- ni que cela remet en cause la suite du vieillissement, car je n’en sais rien.
C’est du d’abord du au fait que les consommateurs n’ont plus de recours systématique à la cave comme autrefois, c’est du aussi à des contraintes commerciales. Je ne critique pas du tout le phénomène, je constate simplement que les moeurs de notre époque ont influé le traitement du vin y compris des GCC et j’en déduis fort simplement que la pratique de la grande distribution l’influencera nécessairement. Le vin n’est pas un produit inviolable!Luc : Je ne restreint pas la grande distribution aux seuls supermarchés, mais à toute la distribution de grande ampleur, comme son nom l’indique sans la moindre ambiguïté. C’est bien des techniques de celle-là dans son ensemble que j’ai décrites, et pas celles des seuls petits supermarchés de notre petit pays.
- 23 février 2007 à 20h13
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
> Je ne vois pas bien ce que la grande distribution
> vient faire là-dedans…Les exportations de vin haut de gamme sont faites à ton avis :
[a] Par les viticulteurs eux-mêmes qui envoient les bouteilles une par une par la poste, puis le facteur les distribue avec son vélo jaune « PTT » en chantant « et hop hélicoptère! ».
[b] Par des petites entreprises familiales indépendantes qui aiment le vin et en font leur passion, en bâteau à voile.
[c] Par des grandes boîtes de distribution de taille internationnales et par avion cargo (ce que nous nommons « grande distribution »).Je te laisse répondre.
> De plus, pour les vins de plus petits producteurs,
> la grande distribution n’a jamais été et ne sera
> jamais le partenaire de vente privilégié, tout
> simplement pour une question de volume de
> production trop faible.C’est exactement ce que pensaient les petits producteurs de légumes qui ont vendu leurs abricots à Mammouth. Ils ont été les premiers surpris et ravis de voir que le grand magasin s’intéressait à eux. Ils ont depuis du revendre leurs terres à de plus gros exploitants pour une misère et vivent des allocations.
Il y a déjà beaucoup de petits producteurs dont les vins sont en vente dans les supermarchés et je me demande qui a bien pu te convaincre du contraire???- 23 février 2007 à 19h31
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
Si Jmm, les vins de luxes seront concernés comme beaucoup de produit de luxe le sont déjà. En réalité ils sont déjà touchés, car la grande distribution sévit largement sur les vins de luxe, et qu’on a bien fait comprendre aux grands châteaux et domaines qu’ils ont intérêt à s’adapter au goût californien si ils ne veulent pas être dépassés. Pour le moment la qualité n’en a pas souffert selon le consensus global d’LPV, mais la diversité a déjà commencé à en souffrir, cela depuis le XVIIieme siècle où le grand négoce a pris une ampleur sans précédent. Les savoirs faire locaux très variés et riches, ont très vite été remplacés par les procédés les plus rentables et cela continue.
– Beaucoup de châteaux Bordelais se seraient bien passés de produire des vins rapidement buvables par microbulle et anhydride massif. Je ne sais pas si c’est moins bon, mais je sais que si on ne leur avait pas fait peser une urgence commerciale, ils auraient sans doute été plus conservateurs comme le veut la tradition régionale.
– Tu sais sans doute que des domaines très réputés de Bourgogne ont déjà commencé à faire deux cuvées dont une fortement boisée pour l’exportation. Combien de temps encore feront-ils deux cuvées? Bientôt il n’y en aura plus qu’une. Mais lorsqu’un vendeur de vin donne son travail à un seul négociant, il peut s’attendre dès que le moment sera propice à se voir imposer les prix et la façon. Ceci même pour le haut de gamme.Mais là n’est pas la seule question. Aujourd’hui il existe des vins pas cher et très bons, nos CR en regorgent. Ceux-là seront les premiers touchés par la stratégie de la Grande Distribution. Même si on suppose que les GCC seront épargnés momentanément (ce n’est qu’une question de temps) souhaites-tu vraiment que les seuls vins buvables et sérieux soient des vins à plus de 50 euros et dont les prix ne cessent de monter?
Moi non.Evitons les supermarchés, on ne pourra pas dire qu’on était pas prévenus lorsque ce sera trop tard.
Il y a des gens qui ont prévu dans les années 60 que le rêve de la qualité pas cher à Mammouth avait un ver dans le fruit, mais personne ne les croyait. Si Mammouth vendait des fruits pas cher c’était forcement pour notre bien. Voilà le résultat. Pour moi le vin est un produit enchanteur et sacré, pour Mammouth c’est un marché qu’il est urgent de s’approprier par la méthode qui a fait ses preuves et ils ne doutent pas qu’elle sera gagnante.- 23 février 2007 à 19h19
- in reply to: La bouteille commune
Oui il faut déplacer ce sujet 🙂
Il existe une option « signaler » pour attirer l’attention des modérateurs 🙂- 23 février 2007 à 15h18
- in reply to: La Grande Distribution : Un phénomème pervers.
Jmm, et alors où est la différence? Pour le luxe c’est juste un peu plus long car cela concerne des gens plus cultivés qui se rendent un peu mieux compte. Pour combien de temps? Guère.
- 23 février 2007 à 4h51
- in reply to: Maison Dominique Laurent
Une reflexion à propos des débats que je lis ici, mais je la poste dans « coin de l’acheteur » pour éviter de perturber ce sujet bourguignon.
Voir ici donc -> [La Grande Distribution : un système pervers par nature.]
- 23 février 2007 à 3h32
- in reply to: Champagne Selosse
Je n’habite pas à Paris.
En fait mon plan actuel serait plutôt d’aller dans un restaurant « coin à champignon » dont on m’a confidentiellement fourni l’adresse, ceci ne permettant pas d’en mettre en cave quelques années comme il le mérite certainement.
Si des truffes poussent dans mon jardin je t’appelle, d’ici là tu peux commencer à dresser un sanglier pour nous aider durant la récolte.Je ne vois que 2 trucs en 7 lettres à Paris : Nicolas ca m’étonnerait, reste LAvtre. Euh l’autre. Mais bon ne répondez pas, c’est un lieu public ici, y’a 500 personnes qui vont lire 😉
Y’a pas beaucoup de producteurs qui maintiennent des prix [s]bas[/s] raisonnables volontairement et par éthique, il faut pas leur gâcher le travail.- 23 février 2007 à 1h08
- in reply to: Champagne Selosse
Prolégomènes : Lorsqu’on aime le champagne, on désire naturellement goûter Selosse, même si comme dit Anselme, la rareté ne doit pas dicter l’achat.
Pas facile d’en trouver, mais lorsqu’hier j’en ai vu sur l’étalage d’un caviste mon sang n’a fait qu’un tour. Un Selosse Brut, bêtement posé là sur l’étagère.– Vous avez de ça?
– Non.
– Mais celle sur l’étagère, ça en est?
– Oui.N’y allons pas par quatre chemins, la bouteille était là depuis deux ans, pas au soleil, mais debout sur l’étagère. Ce n’est pas l’idéal pour faire connaissance avec un champagne qu’on désire goûter depuis un bon moment… Mais c’est mieux que rien.
En tous les cas le caviste plein de bon sens fait un geste très conséquent sur le prix de cette bouteille. Me voilà donc équipé d’une bouteille mythique, reste plus qu’à mettre au point un menu à la hauteur et pas trop cher, pour le lendemain, en ce mois difficile. Ce sera Gambas au beurre, et corail d’oursin.
CR: [color=#0000CC][size=large]
[b]SELOSSE Brut Blanc de Blancs
Dégorgé en 2004.[/b][/size][/color]Robe : Disque jaune très vif, tandis que les bords sont plus dorés.
Nez : Servi trop frais après une heure de carafe, il faudra l’agiter entre nos mains tièdes et l’oxygéner pour en tirer le vrai potentiel. Minéral, boisé, cacahuètes grillées, beurre frais (pas biscuit pas cuit), et enfin fruité après longue aération. Ce vin en effet a besoin du carafage, ce qui diminue les bulles, c’est dommage et il faut faire un choix. Un peu de liège.
Bouche : Complexe élaborée et fondue. Cacahuètes gourmandes toujours, beurre frais toujours, du cuivre minéral. L’attaque n’est pas explosive mais en bouche, elle se transforme doucement en montrant tour à tour de nouvelles personnalités fugitives : la rétro passe par la fleur d’acacia, le muguet, la vanille, la compote… ; toutes fines et malicieuses se dérobent aussi vite qu’elles s’évoquent.
Longueur : Manquant de fraîcheur, mais pas de profondeur ni d’élégance, et toujours changeante.Conclusion : Certaines des plus belles et rares qualités du champagne sont dans cette bouteille. Cette personnalité multiple et changeante que je n’ai trouvée que dans des Krug ou quelques vieux millésimes.
Cependant, très en finesse, il n’a pas la trame puissante à laquelle je m’attendais. Il prend de l’ampleur en bouche doucement, mais ne s’impose pas. Le bouchon -sans doute resté au sec- lui a donné une légère senteur de liège, plus fleurie que mauvaise (pas le goût de bouchon qu’on connaît).
Il est certain que ce champagne a subi l’outrage de la station verticale et de la conservation approximative d’une boutique, car il n’a pas la fraîcheur et la trame qui caractérise la maison. Un Selosse qui nous a tout de même beaucoup ravi, sans être au top de sa forme. La quête continue pour dénicher un jour le « Substance »!- 23 février 2007 à 0h36
- in reply to: Domaine des Conquêtes
Laurent,
J’ai l’habitude de considérer que les vins bien faits acceptent naturellement très bien de vieillir. Le Peyre Rose 95 que j’ai bu dernièrement n’était pas rassurant, mais cela semble être un cas spécial et je ne suis pas sûr qu’il ait dit son dernier mot (rendez-vous dans 10 ans?). J’ai des tas de petits vins de 93 et 94 en cave qui sont encore très loin du déclin, d’autres, plus vieux (jusqu’à 1976), que je vérifierai en temps et en heure, mais avec confiance. Mais j’ai toujours des difficultés à sentir comment un vin de cette région va tourner même si globalement je penche pour des vins à grand potentiel, mais avec des cycles assez imprévisibles.
- 23 février 2007 à 0h27
- in reply to: Ganesh da Capo n° 20 : 12 grands vins allemands
Ce qui est fou avec l’allemand, c’est le nombre de majuscules et de lettres dans chaque mot.
Je pense que le même texte traduit en français ne devrait pas dépasser deux lignes 🙂
Je m’essaye:« Pour résumer, ces vins aux noms au moins aussi complexes que leurs arômes ont atteint des prix non négligeables, dont un « TBA » (TrockenBeerenAuslese) 1947 pour 4700 euros pièce. »
On est quand même moins compliqués de ce côté du Rhin 🙂
- 23 février 2007 à 0h01
- in reply to: Quelques vérités que le LPVien « nouveau style » devrait connaître avant d’écrire n’importe quoi …
Bien que ce mot ne soit pas dans les dictionnaires, il me semble que se référer à l’orthographe originale de Pierre Culliford dit « Peyo » ne serait pas un luxe.
Voyons Socrato, on dit les Schtroumpfs, pas les stroumpfs!
Le correcteur orthographique a du souci à se faire 🙂Je note que c’est à ganesh qu’on doit la première utilisation de la notion d’oxymore sur LPV (« Le vin conte ses origines par un nez en oxymore (compact et aérien à la fois)« ) notion qui a eut depuis un succès grandissant, puisque la fréquence de ce mot -désignant un paradoxisme- est sur notre forum nettement supérieure à la moyenne nationale.
Bertrand, Cosmoschtroumpfissime vengeur et même pas masqué, plus porté sur l’antilogie que sur l’oxymore, par trop surfaite et « has-been » en ces temps où, le LPVien « nouveau style » que personne ne connaît mais que tout le monde accable, s’impose comme Hollywood dans la culture plurimillénaire de l’Europe, ou comme le chewing-gum dans la gastronomie française.
- 22 février 2007 à 23h02
- in reply to: Quelques vérités que le LPVien « nouveau style » devrait connaître avant d’écrire n’importe quoi …
Socrato sait déjà que j’aime son humour pince sans rire.
Il y a une sagesse à participer sans se mouiller comme il fait, et à apporter de la malice de temps à autres. Ca fait respirer, en envoyant nos trop sérieuses considérations au tapis d’un direct humoristique.J’aime cette légèreté. Moi aussi je me défausse des sept piques.
- 22 février 2007 à 22h50
- in reply to: Soave Classico
[b]Folonari
Soave[/b] Classico
ITALIA
1986Gardé longtemps dans ma cave, « pour voir », un vin étonnamment sur le fruit jeune malgé ses 20 ans. Quelques arômes très évolués mais imperceptibles témoignent à peine de son âge, ainsi qu’un côté très sec qu’il a du trouver avec le temps. Intéressant! Cependant pas la peine de se jeter sur ce genre de « Soave » pour le garder 20 ans, l’expérience est sympa, surprenante de jeunesse juvénile, mais sans plus 😉
- 22 février 2007 à 22h13
- in reply to: Quel procédé utilisez vous pour filtrer une vielle Bouteille
Pour une décantation optimale, laisser reposer la bouteille penchée puis verser (sans la tourner) dans la carafe après un petit moment. Cela évite que le fond collé au « cul » de la bouteille se détache brutalement, car il reste ainsi de côté. On trouve des corbeilles pour maintenir la bouteille dans cette position idéale qui peuvent même être utilisées pour servir à table directement -quoique c’est pas fait pour, cela convient-.
En voilà une utilisée ici pour un vin mémorable :

en plus grandeEt euh… quand le vin est bon moi je bois le fond. La matière du dépot parasite un peu -mais pas tant que ça- la dégustation, alors hop, pas de snobisme :p
J’ai du filtrer une fois un Pomerol 1976, car le bouchon avait explosé en centaines de petites particules sur l’une des deux bouteilles. Nous avons pu comparer avec la seconde bue simultanément, et n’avons pas estimé que le vin avait perdu quelque chose.
- 22 février 2007 à 22h06
- in reply to: La bouteille commune
J’ai d’ores et déjà réservé le Vouvray Clos Baudouin 2005 de Chidaine, donc je participe au minimum à celui-là 🙂
Quelle date pour cette dégustation?- 22 février 2007 à 21h36
- in reply to: Quelques vérités que le LPVien « nouveau style » devrait connaître avant d’écrire n’importe quoi …
Socrato, un terroriste qui détourne… la conversation. Et sans cutter.
Ca m’apprendra à oublier des « c », comme quoi de concepts philosophiques on tombe vite dans l’infectieux ou le pathogène, mais ma débacle ne fait qu’illustrer mes propos pour mieux les valider 😉