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- 10 juillet 2008 à 4h06
- in reply to: Le futur prix de nos vins
François,
Nous en avons déjà parlé en privé. Je ne crois pas plus que vous à la théorie du complot.
Je crois en des lois économiques dont je me contente de prendre acte, et au-delà de ça, mes convictions politiques, spirituelles ou religieuses n’ont rien à faire sur ce forum.Dites-moi, où ai-je prétendu que l’on voulait nous appauvrir en nous faisant travailler plus pour gagner moins? J’ai dit que c’était le seul plan contre l’inflation. Or l’inflation nous appauvrirait.
Notre richesse ne dépend pas de salaires que des individus omnipotents fixeraient; je laisse ce genre de naïvetés aux candides adeptes du complot justement. L’économie est faite de processus plus compliqués. Voyez-vous, il n’a jamais été pour moi question de contester des décisions politiques, ni de juger nos « dirigeants ». Je n’ai rien contre notre président et par conséquent je n’ai rien dit contre lui. On pourrait certes retenir de mes propos qu’il a menti, mais pour cela non plus je ne lui en veux pas : aucun homme politique ne peut se permettre de dire la vérité, spécialement pas par les temps qui courent.
C’est un homme authentiquement courageux, très brillant -probablement pas très équilibré mentalement-, mais j’ai de l’admiration pour lui. Bref aucun de mes propos n’avait la moindre orientation politique et aucun n’en aura jamais sur LPV, car pour moi la politique n’engage que ceux qui y adhèrent et dont je ne fais pas partie, ni d’un bord, ni de l’autre.Si vous voulez continuer à croire au donnant-donnant et à la haute finance/politique fleur bleu, par contre, n’allez pas en discuter avec nos troupes d’élite qui font chaque jour le sale boulot en Afrique, ça en mettrai un coup dans vos contes pour enfant! L’armée française est remplie de soldats -pourtant pas des agneaux- écoeurés par les missions qu’ils exécutent contre des populations innocentes et au service de seuls intérêts financiers qui ne sont même pas ceux de la France, encore moins ceux des français, mais juste ceux de grandes entreprises. Alors il faut quand même pas pousser car le donnant-donnant, là, ce sont des balles dans la tête qui devraient nous secouer un peu et nous sortir de nos conceptions faites d’angélisme et de journal de 20 heures.
Très honnêtement François, je sais de vous que vous avez mené des politiques réalistes, éthiques, responsables, dans toutes vos affaires. Je sais que cela vous a réussi, et vous avez de quoi en être fier. Vous êtes un industriel à la carrière plus que respectable. Mais dans la haute finance, vous n’y avez jamais été. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Je ne vous vois pas au téléphone avec un général corrompu pour planifier la ruine d’un pays du tiers monde, ni avec les services secrets pour ourdir un massacre ethnique. Je ne vous ai pas non plus vu sur la photo à côté d’un chef religieux vendu, ni au parlement européen, ni au micro devant les nations unies. J’en suis heureux pour vous, surtout ne changez rien.
Bonne nuit à vous François, et avec tout le respect que vous savez que j’ai pour vous.
Je prie les modérateurs de m’excuser pour cette digression, qui, à défaut d’être bien à sa place, m’a semblé intéressante – et dont il disposeront pour l’effacer ou en faire tout ce que bon leur semblera le moment venu avec ma bénédiction.
- 10 juillet 2008 à 0h09
- in reply to: Le futur prix de nos vins
[quote=thierryl]Oui bien sûr, mais ce que je voulais pointer c’est que s’il devait y avoir hausse du prix du fait d’une hausse des coûts de production, celle-ci devrait être très limitée finalement.
Si la hausse des prix est « élevée » c’est que le producteur en profite pour augmenter sa marge et raconte des bobards…[/quote]
Pas forcément, car si les produits de consommations courante du vigneron augmentent aussi (les patates, le cartable, et tout le reste) alors l’augmentation qu’il appliquera ne sera pas pour s’enrichir d’avantage, mais simplement un ajustement au coût de la vie pour maintenir seulement son train de vie ou ne pas trop y perdre.
Lorsque ce genre de phénomène se généralise, c’est l’inflation, qui n’est pas la faute des vignerons, et qui est bel et bien en train d’étendre son ombre menaçante sur l’économie mondiale.
Mon modeste avis : dans ce genre de configuration, l’urgence pour la haute finance, c’est d’éviter que l’on gagne plus, ce qui rendrait galopante cette inflation. Les politiques qui disent à la télé qu’ils veulent nous faire gagner plus, ils mentent donc comme des arracheurs de dent car l’inflation est intolérable pour les riches. Par contre si on travaille plus en gagnant moins, là oui, ça peut juguler un peu l’inflation, et comme c’est le seul vrai plan contre l’inflation, je ne doute pas que ce soit là le vrai projet qui se cache derrière les discours fumeux.- 9 juillet 2008 à 23h53
- in reply to: A la bonne votre
[quote=DarthTux]Et on fait comment pour faire vieillir ce vin?[/quote]
On utilise la clé des vins, bien entendu! 😉- 9 juillet 2008 à 20h47
- in reply to: Domaine Jean-Michel Alquier, Faugères
Merci Jmm d’avoir complété par le millésime suivant. Je serais vraiment ravi de le déguster après mon expérience remarquable sur 95. Mon hôte ne m’a pas donné les précisions sur le carafage, mais je suppose qu’on peut tabler sur 2h de carafe à peu près. Il était tellement bon qu’on a pas eu le temps de voir d’évolution : 75 cl d’un vin pareil à 4, tu penses bien que ça dure pas longtemps. Heureusement il y avait à côté d’autres bouteilles tout aussi énormes.
Il y a des tas de GCC qui sont loin derrière, tant en qualités essentielles qu’en prodigalité de plaisir, tu as raison, mais ce n’est pas un scoop que le Languedoc-Roussillon s’est hissé dans les plus grandes régions du monde en qualité 😉 Ce qui est bien par contre, c’est qu’on commence à apprécier de mieux en mieux à quel point ces vins peuvent eux-aussi être des vins de garde.
- 9 juillet 2008 à 18h16
- in reply to: Domaine Paul Autard, Châteauneuf-du-Pape
CR: Domaine Paul Autard, Châteauneuf-du-Pape La Côte Ronde, 2000
Grande fraicheur, nez du nord et bouche du sud.
Notre hôte savait que les grands Chateauneuf manquaient à ma culture, et il a touché juste en me démontrant qu’il y avait là des vins capables de me charmer complètement sans donner aucune prise aux reproches que je fais parfois aux vins du Rhône sud.Encore quelques-uns comme ça et on va me réconcilier complètement avec cette région que je connais encore trop mal. Très beau vin.
- 9 juillet 2008 à 18h01
- in reply to: Domaine Jean-Michel Alquier, Faugères
[b]Domaine d’Alquier
Maison Jaune
1995[/b]Avec une fraicheur et un équilibre remarquable, ce vin à la fois évolué (on pouvait deviner qu’il avait 10 ans passés) et précis, m’a paru venir d’une autre planète : si le plaisir en bouche est celui des très grands Languedoc, la fraicheur et la vivacité vont au-delà de mes espérances et m’ont d’abord fait penser à une région plus nordique.
C’est certainement parmi les meilleurs vins de cette région que j’ai pu goûter et j’avoue avoir été surpris car sur des millésimes plus récents, je n’avais pas imaginé que ce vin cachait un tel potentiel prêt à s’ouvrir. Cela semble confirmer ce que j’ai entendu de ci de là : les vins de ce domaine gagneraient beaucoup à attendre un peu.
Un grand souvenir pour moi!
- 9 juillet 2008 à 17h38
- in reply to: Champagne Bollinger
CR: Bollinger R.D 1988
Les meilleures grandes maisons savent faire s’exprimer presque outrancièrement les millésimes. C’est même d’une certaine façon le but lorsqu’on appose un millésime sur un Champagne : faire un vin hors normes, différent du BSA par un caractère trempé.
1988 est un Bollinger dur et sauvage, très droit, et avec même une pointe verte; mais c’est aussi un Champagne au gras d’une rare subtilité, très fondant comme celui d’une sauce ou comme le beurre qui reste au fond de la poêle. On y trouve aussi un bouquet de cèpe qui signe beaucoup de grands Champagne.
Ce vin remplit donc parfaitement l’objectif. C’est un très grand vin de Champagne qui pourra se garder encore de longues années. Il est à carafer absolument : il lui faudra quelques 30 minutes et au-delà pour commencer à dévoiler ses arômes et amener une émotion rare.
- 9 juillet 2008 à 16h16
- in reply to: Vieux flacons chez Bebert et ses amis.
[b]Château Gilette
Sauternes (Barsac)
1945[/b]
Au nez un vernis de figue s’élève et enivre les sens, avec au fond une subtilité due à une riche diversité aromatique : tabac, mandarine, zestes etc.
La bouche est tellement vive qu’elle semble parfois celle d’un vin sec – quoique ce soit exclu par le magnifique toucher liquoreux. Cette éclipse de la dominance du goût sucré permet l’explosion des arômes magnifiques de ce vin : agrumes, gingembre, quinine, date. On semble se trouver au parfait équilibre entre Acidité, minéralité, amertume et liqueur.
La longueur est sans fin et sais rester légère, aérienne.
*On s’attendait à plus lourd.*
*On reste émerveillés.*C’est sur les fromages que ce vin fascinant a été totalement à l’aise en imposant son style et sa complexité.
[b]Bollinger
R.D.
1988[/b]1988 est un Bollinger dur et sauvage, très droit, et avec même une pointe verte; mais c’est aussi un Champagne au gras d’une rare subtilité, très fondant comme celui d’une sauce ou comme le beurre qui reste au fond de la poêle. On y trouve aussi un bouquet de cèpe qui signe beaucoup de grands Champagne.
Je l’ai largement préféré au R.D. 1981 qui comparativement manquait de vivacité. Si je devais le comparer au Dom Pérignon 1969, je le dirais moins subtil, moins classique, mais avec plus de caractère et d’intensité. Un grand vin en tous cas, et qui pourra se garder encore de longues années. Il lui a fallu quelques temps en carafe pour s’exprimer pleinement.Autres et conclusion :
Les autres vins dégustés, superbes et accompagnés eux aussi de mets délicieux, furent quelques Champagne, La côte ronde de Paul Autard 2000, et la Maison Jaune 95 d’Alquier. Ils seront commentés dans leurs rubriques respectives.
Bref, une soirée de rêve pour Bebert 😉Un avis plein d’humilité pendant que tu y es?
[quote=DarthTux]Un champagne simple d’accès c’est un champagne un rond, sans défaut majeur avec dosage au tour de 8-10 g/l
Une bulle trop intense est moins un problème qu’une amertume désagréable ou un dosage trop élevé car la bulle diminue avec le temps pas l’amertume ou le dosage.[/quote]
Bravo pour cet exposé d’un avis rigide et manifestement indiscutable, DarthTux.
Puisque tu SAIS ce qu’est un vin facile d’accès et puisque je ne le sais pas, je préfère m’éclipser et te féliciter pour ton érudition.- 8 juillet 2008 à 23h22
- in reply to: Le futur prix de nos vins
La notion de luxe est un fourre-tout impossible à démêler.
Pour moi le vin en famille ou entre amis a toujours été du luxe, puisque ce n’est jamais indispensable, et cela ne dépend pas de son prix.[quote=Mettero]Bébert, ne trouves tu pas antinomique[/quote]
Je ne sais pas quoi dire, si j’avais pensé que ce que je disais était absurde, je ne l’aurais pas dit… :S
Il est très facile d’apprécier ce vin sans chercher à l’explorer; il désaltère, il pétille, il a du goût et ferait le plaisir de n’importe qui… sauf peut-être d’un amateur de champagne qui va un peu s’ennuyer, et, sans le blâmer non plus, se contentera probablement de le boire distraitement.
Je peux aussi avoir faux, bref j’avoue être assez nul en analyse de texte surtout lorsque ce sont mes textes qu’il s’agit d’analyser… Je donne juste mon impression, ça va pas plus loin…- 7 juillet 2008 à 2h42
- in reply to: 50 meilleurs rouges , 50 meilleurs blancs
Je suis contre l’industrialisation de la bourgeoisie de la passion des 50 meilleurs vins d’Orphée.
C’était un message des bien pensants et politiquement corrects anonymes.
Sinon je suis aussi contre les listes des 50 meilleurs (vins, industriels, bourgeois ou autre) : vu que je suis déjà pas foutu de savoir quel est le meilleur… alors les 50 meilleurs… :S
Je peux en profiter pour citer des domaines que j’aime bien, comme ça à faire de la pub au moins elle sera pas cachée.
Trapet J.L. à Gevrey-Chambertin,
François Jobard à Meursault,
Buisson-Charles à Meursault,
Grivault A. à Meursault,Domaine Henry à Saint Georges d’Orques,
Mouscaillo à Roquetaillade,
Fons Sanatis à St Jean de Fos,
Clos Marie à Lauret,
Roc des Anges à Tautavel,
Clos Fantine à Cabrerolles,Voilà, je trouve l’idée de faire de la pub, déguisée ou non, sur LPV, déplorable, et surtout inutile, et je pense que presque personne n’aura lu ma liste – c’est tant mieux, même si je les adore.
Je propose qu’on élise aussi les 50 meilleurs LPViens, ça nous rappellera les débiles élections des délégués de classe au Lycée. Le prenez pas pour vous, je suis juste d’humeur taquine.
Je remercie mon caviste, ma famille, mon chat et les rares amis qui me supportent encore par excès d’indulgence.
- 7 juillet 2008 à 2h19
- in reply to: Catastrophe au domaine de Montrieux
RaymondM écrivait:
> Personnellement , si ça peut aider, je
> commanderais bien un cartonSi ça ne t’ennuie pas qu’il soit mouillé et … vide.
Ma mauvaise plaisanterie à part, c’est vrai que ça fait mal de voir une personne animée par la passion recevoir un coup dur pareil et voir sa production et son affaire mise ainsi en danger. On aimerait trouver les mots pour réparer, mais on reste impuissant bien entendu. On espère seulement qu’il s’en remettra.
- 7 juillet 2008 à 2h13
- in reply to: Le futur prix de nos vins
La vente en vrac est devenue interdite si j’en crois le dernier vendeur que j’ai connu et qui a plié boutique.
Il est aussi interdit de vendre du carburant au noir – mais les agriculteurs qui en produisent à base de colza ou huiles végétales ne se gênent pas pour fournir leurs clientèle et zones rurales.
Pour Pétrus je ne me fais pas de souci, l’impact du prix du pétrole restera minime pour un acheteur français (non négligeable cependant) mais pour les « petits », il y a une recette très simple pour éliminer ces frais « galopants » : vendre en vrac aux clients qui viendront avec LEURS bouteilles vides (pas besoin de consigne!) et personne ne va les empêcher… Au début ils viendront en voiture, puis à vélo. Le goût pour les psychotropes et la bonne bouffe ne disparaissant pas en cas de crise, je ne m’inquiète pas tant que ça pour les vignerons.Bref on va pas faire un plat, le vin est un secteur où l’impact est limité, car c’est déjà un produit cher. Par contre pour le reste, il faut réaliser que tous les produits peu chers sont peu chers parce que l’énergie pour les produire est peu chère. Si l’énergie devient chère, les prix s’envolent.
Quant à une nouvelle source d’énergie inépuisable et non coûteuse qui remplacerait le pétrole? Autant je crois sincèrement en son existence, autant je crois aussi qu’elle sera aussi mal utilisée que ne l’a été le pétrole. Donc si complot il y a pour empêcher qu’on en fasse usage, je ne suis pas pressé que le complot cesse.
- 6 juillet 2008 à 22h08
- in reply to: Domaine Roland Thévenin (Puligny-Montrachet) Saint-Romain 1984
Laurent,
Le manque de tenue comme indiqué dans mon compte-rendu ne concerne que la longueur en bouche. Le toucher liquoreux, aussi surprenant soit-il ne saurait pas remettre en cause la tenue du vin en bouche, qui ne s’étiolera que sur la longueur.
Tu sembles perplexe lorsque la bouche droite décrite au début est contre-dite par la dégustation sur la durée. Cela correspond bien à mon expérience, du coup je maintiens cette apparente contradiction.
Le léger parfum de white spirit n’aurait pas pu être agréable si il n’avait pas été très discret. Du moins pour mon petit nez 😉- 6 juillet 2008 à 21h56
- in reply to: Champagne Philipponnat
CR: Philipponnat Grand Blanc 1990
Dégusté une nouvelle fois (la dernière bouteille, carafée une dizaine de minutes) j’ai trouvé le nez d’une grande délicatesse avec des fruits confits aux puissants arômes volatils, aériens. Des fruits secs aussi (cajou?) et bien des choses délicieuses que je ne sais pas déterminer.
La bouche était en-dessous, car ses jolies subtilités tardaient un peu (vanille, cidre) et parce que la longueur très élégante était un peu légère.Dans les trois bouteilles bues et commentées, on a eu des variations intéressantes. Le carafage le plus long avait donné le meilleur résultat, avec une bouche plus « remplie » (c.r. page précédente)
- 6 juillet 2008 à 21h30
- in reply to: Domaine Roland Thévenin (Puligny-Montrachet) Saint-Romain 1984
[quote=Luc]Sur quoi te bases-tu […]?[/quote]
Sur le sentiment qu’en Bourgogne, en particulier sur cette appellation, et sur un millésime un peu faible, on atteint rarement naturellement ce genre de toucher liquoreux. C’est assez inattendu, mais ce n’est ni une critique, ni une accusation d’avoir outrepassé les droits. La chaptalisation que je sache est autorisée dans des proportions variables en fonction des millésimes et n’a rien de choquant. Ce n’est pas non plus nécessairement un mauvais choix de la part de M. Thévenin – à supposer que mon sentiment soit juste ce qui est loin d’être démontré. Il y a d’autres façons d’obtenir du sucre à Saint-Romain, comme une vendange un peu plus tardive et un tri plus sévère. Ou les deux. En tous cas, vingt-quatre ans après, je me serais plus attendu à un Saint-Romain manquant de corps qu’à un vin au toucher opulent.
Quoi qu’il en soit, un C.R. sur un 84 bu en 2008 est plutôt anecdotique, il faudra autre chose pour se faire un jugement concernant ce domaine dont je ne sais à peu près rien.Je suis admiratif, Luc, sur ta capacité à lire avec autant de soins tous les C.R. d’LPV, et j’en suis particulièrement ravi car tes questions sont toujours pertinentes, vigilantes.
[b]De Venoge
Cordon Bleu[/b]
N.V. quelques années en cave.Bulle agressive et vin facile d’accès dans un registre doux-amer; relativement bon mais sans intérêt.
- 6 juillet 2008 à 21h15
- in reply to: Mas Amiel, Maury et Côtes du Roussillon
CR: Mas Amiel, Carerades 2004
Fruité framboise élégant dans un beau boisé au toucher fin et dans un équilibre délicat.
Aromatiquement, cependant, je trouve surtout cet élevage excessif : du bois du bois et encore du bois. La griotte se cache loin au fond de la classe, près du radiateur. De plus je n’ai pas le sentiment que le vin présente une tension suffisante pour attendre des années qu’il se fonde.
Un vin de plaisir immédiat certes, avec un boisé élégant si on aime, mais avec un boisé qui reste pour moi totalement excessif ou réservé aux amateurs de planche. Je n’aime pas trop; et il se peut que le carafage d’une heure trente ait été insuffisant.J’ai donc été assez déçu car après ces commentaires élogieux je m’attendais à beaucoup mieux. Pas assez carafé? Pas la bonne saison? Pas à mon goût tout simplement? Les autres convives ont partagé ma déception.
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Considérations sur divers produits de ce domaine :
Honnêtement, avec le temps, je suis de plus en plus souvent déçu par ce domaine.
J’ai aussi été déçu par le Maury 15 ans d’âge (conservé quelques années de plus en cave), sur lequel je n’ai pas pris de notes mais qui manquait cruellement de fruit, et dont un autre flacon m’avait déjà déçu une première fois à vinisud cette année. Peut-être ai-je accordé un espoir excessif à ce domaine réputé? Mes premières expériences étaient pourtant favorables, et j’avais globalement aussi aimé le travail de qualité sur les textures et le toucher des vins, lors de Vinisud, pour les Muscat 06, et les Vintage blanc et rouge 06. Le Maury 1969 manquant un peu de corps, avait aussi une belle acidité, la fraicheur et le terroir qu’il faut.Bref, des sentiments mitigés mais pas encore négatifs, sur ce domaine, dont la production me semble irrégulière, et de plus en plus industrielle, en témoigne une gamme qui semble s’orienter vers la grande distribution. A suivre.