Bebert

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  • Bebert
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    Disons qu’avec un pied de biche, c’est très rapide, totalement propre et on garde une caisse en bon état.
    Par contre si on veut vraiment le faire avec un couteau suisse ou un stylo à bille, là oui c’est la galère complète, avec blessures, outils cassés, de la sciure et du sang dans toute la maison. Même pour le meilleur bricoleur d’entre nous.

    Alain, deux mains gauches, je n’y crois pas trop. Je suis sûr qu’avec une méthode adaptée et l’outil adéquat, tu feras un parfait petit ouvreur de caisses bois 🙂

    Bebert
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    Contrairement à ce qui est communément admis, je prends pour de l’optimisme le fait d’envisager l’avenir avec ses problèmes et difficultés. (Du moins en l’absence de cynisme) Ca veut dire qu’on croit encore en l’homme, qu’on est prêt à se confronter aux faits qui sont assurément durs pour tous.

    D’ailleurs je ne considère pas qu’un monde peut être pire qu’un autre. Tant qu’on y apprend et qu’on y progresse, le monde est bon pour nous. Même si il n’a pas d’avenir : on est sur terre pour nous exprimer, pour être, pas pour nous morfondre ou rester dans un rêve utopique de monde parfait.

    On n’a pas a avoir peur de l’avenir, aussi sombre qu’il puisse se présenter. Les difficultés sont des opportunités.
    De ce côté-là je suis assez existentialiste.

    Bebert
    Participant

    Corolaire : L’innocence est-elle un état de l’être, ou un comportement?
    La question a son importance car si c’est juste un comportement, on peut l’obtenir par la dégustation à l’aveugle 😉
    Je propose qu’on profite de la grande fête que vous organisez en célébration du point de non retour du réchauffement climatique, pour faire de grandes dégustations à l’aveugle et qu’on fasse enfin toute la vérité sur les mensonges, et réciproquement.

    Bebert
    Participant

    Je prends rendez-vous pour boire la cave de François pendant qu’il est encore temps.

    Pour moi aussi, en effet, le point de non retour est probablement dépassé. Cesser de faire n’importe quoi est à la limite une question de dignité. Faisons-le au moins pour l’image qu’on a de nous-même, histoire de dire que nous ne constituons pas juste une espèce animale parasite et une civilisation de pilleurs. Histoire de dire qu’on a encore une conscience ou une volonté capable de réfréner notre ignoble boulimie de tout posséder quitte à tout détruire.

    Sans vouloir jouer les rabat-joie pour cette grande fête qui nous attend chez Monsieur Audouze, je précise que l’homme a à sa disposition des moyens de correction -on me dira sans doute qu’ils sont pires que le mal, (mais je suggère à ceux-là de garder leur sentiment et d’y repenser lorsque le Sahara menacera de vraiment couvrir toute la planète.)

    Au hasard :
    – Balancer de grosses charges nucléaires pour réveiller quelques volcans et voiler ainsi de manière contrôlée (le mot est ironique) l’ensoleillement.
    Les grandes dispersions de poussière dans notre atmosphère font chuter la température de façon durable (et notre pollution atmosphérique a probablement travaillé à retarder le réchauffement du au CO2 d’ailleurs)

    Bref on peut lutter contre notre pollution en polluant encore plus et continuer ainsi dans la perte de tout contrôle à la chaine.

    Vous ne croyez pas qu’on gagnerait beaucoup à tout simplement CESSER nos émissions inutiles de CO2 (abus dans l’utilisation des moyens de transport, achats compulsifs de produits industriels, acceptation des triples emballages injustifiés…) ?
    D’abord on y gagnerait en dignité parce que notre mode de vie en manque cruellement; et ensuite, seulement si c’est vraiment nécessaire et avéré (ce qu’on peut craindre,) on cherche des moyens sérieux pour corriger un peu le tir.
    L’avantage c’est qu’on a juste besoin de s’y mettre individuellement, il n’est pas nécessaire pour cela de grande dictature ou de police répressive.

    En tous cas ne dramatisons pas, il ne s’agit que de notre confort et survie à venir. La terre, elle, a de belles années devant elle, avec ou sans nous; et si il lui faut tourner la page de nos quelques misérables petits siècles de folie, ce sera pour inventer (à une échelle de temps qui nous laisse loin derrière) de nouveaux équilibres possiblement plus beaux que ceux auxquels nous nous accrochons peut-être sans raison.

    Bebert
    Participant

    Pas une quête, mais pour moi, c’est mystique.
    Entendez par là qu’il y a une aspiration communier (en vrac, avec le vigneron, la nature, la terre, les amateurs qui en parlent avec moi autour du verre etc.) – Une aspiration somme toute très similaire à celle des amateurs d’art il me semble.

    Ensuite je serais malhonnête de nier qu’il s’y ajoute divers travers de l’égo : envie de goûter des vins rares, ou d’impressionner (dans le bon sens : faire plaisir) des invités à l’occasion. Mais cela vient en second, et je me soigne autant que possible…

    Si le Paradis est terre de communion, alors, peut-être en effet la recherche (et même sans aucun doute la découverte) d’un paradis.
    Quant à l’innocence, je n’ai pas très bien saisi le rapport.

    Bebert
    Participant

    Mais le réchauffement climatique n’a absolument rien à voir avec les prévisions météorologiques locales et ce foutu « effet papillon » c’est quoi ce ramassis d’âneries?

    Il y a une sacrée différence entre un bilan énergétique global qui n’a pratiquement rien de chaotique (je vais pas m’étendre sur les raisons, mais le C02 me semble un candidat plus que sérieux) et la météo locale qui, elle, répond à des effets très imprévisibles.

    Si toutes nos émissions de CO2 étaient nécessaires pour notre survie, je dirais volontiers que le calcul de notre intérêt est vraiment difficile à faire et mériterait qu’on passe plus de temps à savoir à quel point le CO2 risque de nous foutre en l’air le climat. Mais dans la mesure où en grande partie nos émissions sont du pur luxe lié à notre convoitise et notre boulimie maladive, il m’apparaît qu’on a tout intérêt à devenir plus raisonnables…
    Ceci dit je ne vais pas imposer mon point de vue. J’encourage mes amis et lecteurs à oeuvrer pour moins consommer (en quantité), mais je tolère tout de même les gens qui font autrement.

    Quant à Allègre et Hulot, je les soupçonne de défendre avant tout leur propre intérêt. Quelqu’un en douterait?

    Bebert
    Participant

    > 1/que buvez vous maintenant(hier est admis)?
    Hier matin à l’aube, Philipponnat Clos des Goisses 1989 (rien bu depuis faut dire que cette nuit là fut arrosée)

    > 2/quel vin pour ce week end?
    Chais pas!

    > 3/quel vin proposeriez vous pour convertir
    > quelqu’un a la passion du vin?
    Un très vieux liquoreux?

    > 4/quel vin vous a le plus marqué?
    Jeanmaire Elisée 1976

    > 5/ monocépage ou assemblage?
    Ca me regarde pas, c’est au vigneron de choisir ce qui met le mieux en valeur son terroir.

    > 6/ le cépage que vous aimez, et celui qui vous
    > ressemble?

    Celui qui exprime le mieux son terroir, donc ça dépend où. Un même cépage n’a rien à voir ici ou là; donc pour moi la question est sans fondement.

    > 7/quelle région (bordeaux, bourgogne, Rhone….)?

    Bourgogne et Champagne.

    > 8/nouveau monde ou vieux continent?:S

    Le vieux!

    > 9/quel pourcentage de vins du monde dans votre
    > cave?

    10%

    > 10/décrivez le vin parfait (fait pour votre
    > plaisir)couleur, nez, gout….?;)

    Un vieux blanc de n’importe quelle région dont l’oxydation s’est développé tellement doucement qu’elle préserve totalement le fruit (le vin ne parait pas « oxydé ») mais apporte une complexité et une longueur en bouche qui n’en finit pas sur les arômes secondaires et tertiaires.
    Ca peut même être un petit vin, cette magie pouvant apparaître sur des bouteilles inattendues.
    Mais ça peut aussi être un rouge bu sur fût d’une jeunesse insolente et qui respire la fraicheur… Comment pourrait-il n’y avoir qu’un modèle de vin parfait? Il y en a peut-être un dans chaque catégorie, beaucoup de vins restant par nature incomparables.

    > (l’avez vous trouvé?)

    Oui 🙂

    Bebert
    Participant

    CR: Gosset, Grande Réserve (Magnum).
    Nez un peu blanc d’oeuf, un peu pêche beurrée.
    Bouche riche, un peu épaisse comparée au Deutz BdB 96 servi juste avant, mais d’un bel équilibre toutefois qui confirme que le spécial réserve reste de bonne qualité chez Gosset. Bon, mais ne souffrant cependant pas la comparaison avec le précédent (manque de finesse).

    Bebert
    Participant

    CR: Château de Tracy, 2006 .
    Pouilly Fumé- (en Magnum)

    Un vin assez fabuleux, qui allie la fraicheur d’une salade de concombres avec la complexité, l’équilibre et le toucher d’un grand vin.
    Très belle découverte.

    Bebert
    Participant

    François Cotat, Sancerre Les Culs de Beaujeu 2004 (Magnum).
    En bouche ce vin sec a les caractères d’un grand liquoreux et me rappelle de grands souvenirs de vieux Alsace doux. Etonnant et surtout excellent.

    Bebert
    Participant

    CR: Domaine Gauby, Côtes du Roussillon Vieilles Vignes blanc 2002
    Un nez étrange entre melon, lotus et tabac, ambré, aussi surprenant que peut/doit l’être un grand Languedoc.
    Bouche grasse, poivrée, une rétro anisée, et une longueur herbacée mais préservant une pureté nécessaire au plaisir.
    Une très jolie bouteille.

    Bebert
    Participant

    Bonneau, Châteauneuf du Pape – Marie Beurrier – 1997
    Robe remarquable, dense et limpide.
    Nez : Cuir, « cul de vache » et violette.
    Toucher assez ultime entre ces sensations de cuir fondant tout en rondeur, et la minéralité qui coule sur la langue avec sensualité. Waouw!
    Derrière cette structure sublime (et seulement après que sa superbe commence à s’estomper) la tension magnifique s’exprime, où l’acidité aussi discrète que puissante équilibre merveilleusement l’alcool.
    La longueur est sur ce toucher minéral qui persiste et la violette. (Schiste? Un poil d’argile?)
    Vraiment très remarquable.

    Bebert
    Participant

    CR: Comtes Lafon, Volnay Santenots-du-milieu 2004 (Magnum).
    Au nez, le panier de fruits a une fraicheur sublime.
    En bouche, le panier de fruits a une fraicheur sublime, et même mieux que ça. Disons que, ça met sur le cul.
    Un immense plaisir pour ce vin qui exprime tout le meilleur de Volnay.

    Bebert
    Participant

    CR: Mortet, Gevrey-Chambertin 1er Cru 2005 (Magnum).
    Le nez est enchanté par des arômes complexes et une fraicheur envoûtante (pin? eucalyptus?)
    La bouche un peu sanguine, est… finesse, finesse, finesse.
    Puis apparaît le bois, trop jeune et un peu amer : il faudra beaucoup de temps pour que ce vin soit à son apogée, mais elle sera grande!
    Ouvrir cette bouteille de folie est malheureusement un infanticide (vraiment un gros excès de bois) mais une superbe expérience, qui en l’état (boisé…) me semble offrir moins de plaisir que l’équivalent chez Trapet (Gevrey-Chambertin premier cru 2005) dont le boisé est mieux intégré. Dans dix ou vingt ans par contre, il faudra regoûter, car le Mortet, très ambitieux, très tendu aura peut-être évolué très favorablement.
    Un très beau vin, mais ce côté ambitieux et boisé impose à mon avis qu’on attende encore longtemps pour ouvrir ce genre de bouteille (surtout en format magnum, là c’est vraiment tout neuf.)

    Bebert
    Participant

    CR: Mas Jullien, Coteaux du Languedoc 2000 (Magnum).
    Nez de fruit ample, avec une pointe fruitée (là à la relecture de mes notes il faut admettre qu’on a un coup dans le nez; je voulais peut-être dire une pointe poivrée) – Le plaisir commence à monter.
    En bouche, la fraicheur est une tuerie tandis que le plaisir du fruit reste au premier plan. La structure est encore très jeune et semble au début de sa vie, prête à évoluer très favorablement encore de nombreuses années.
    Un grand vin s’il en est.

    Bebert
    Participant

    Cazeneuve, Roc des Mates 1998 (Magnum).
    Un fruité penchant vers une discrète réduction, un boisé qui s’est bien intégré, une belle structure fine et une fraicheur aérienne. Pour un 98, c’est remarquable, et c’est peut-être à une apogée avec cette dimension fruitée encore prédominante.

    Bebert
    Participant

    CR: Philipponnat, Clos des Goisses 1989 (Magnum).
    Très jeune et tendu, un peu trop « énergique » – à croire qu’en magnum il est encore trop jeune. Du point de vue de la vivacité et de l’ardeur, il dépasse certainement de beaucoup le 90 bu l’an dernier. Pour la finesse, non. Quatre-vingt-neuf s’est ici exprimé en force et cela nécessite un plat à la hauteur.
    Un grand champagne évidemment!

    Bebert
    Participant

    CR: Deutz Blanc de Blanc 1996 (Magnum).
    Nez coco beurré, très beau, avec des touches subtiles de tabac.
    Bouche tendue, gras fruité exotique (mangue), bulles très (trop?) pétillantes.
    Longueur classique avec un charmant bonus de moka.
    L’aération n’est pas spécialement favorable à cette bouteille qui développe plus tard une pointe un peu verte (poivron)
    Très bon champagne.

    Bebert
    Participant

    Ce serait bien d’avoir les réponses maintenant!
    Je suis désolé de ne pas participer, je voulais au début mais je ne savais… pratiquement rien, et la honte l’a emporté sur le panache.

    Je suis déjà impressionné par les réponses d’Oliver et Fabien.

    Bebert
    Participant

    On peut tout simplement cesser d’y poster sans réclamer l’aide des modérateurs. Je suis favorable à une certaine auto-discipline 🙂
    Je remercie tous ceux qui y ont contribué de façon constructive, et je veux bien laisser tomber cette discussion -même si il y a eu de bons moments-, et revenir au vin.
    A la demande presque générale, le sujet est clos en ce qui me concerne, rendez-vous dans les rubriques régionales!

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