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- 5 mars 2023 à 0h49
- in reply to: Domaine Finot, Vin de Pays du Grésivaudan
CR: Domaine Finot, Persan Tracteur, 2018
Après avoir bu le Persan version Giachino qui m’avait beaucoup plu j’avais hâte de gouter la version Finot.
Nez qui sent bon les fruits rouges et la violette.
La bouche est super sensuelle, souple sans tanins aucuns, ça glisse tout seul sur une matière voluptueuse. L’aromatique est ultra gourmande sur le coulis de fruits rouges et les épices.
C’est un superbe canon, l’équilibre est parfait entre gourmandise, tension et volume. Les 15 % affichés ne se sentent pas du tout. Quel travail ! Si on veut chipoter je trouve un léger déficit de longueur qui l’empêche de passer dans la catégorie supérieure mais là n’est pas le but.
Là où le persan de Giachino m’emmenait sur la piste d’une Syrah ici on est clairement dans l’esprit d’un pinot noir et je dirais même d’un très beau pinot noir.
Je suis très impressionné et je pense que ce cépage émergent est à mettre dans le panthéon des très grands cépages car s’il produit des vins splendides il produira des vins immenses.
Je suis fan.
- 23 février 2023 à 1h17
- in reply to: Cave de Plaimont
CR: Cave de Plaimont, Le Faîte Blanc, 2017
Tout d’abord la bouteille est magnifique avec son bouchon recouvert de cire et, en guise d’étiquette, un rectangle de bois gravé du nom de la cuvée relié à la bouteille par un fil de cuivre scellé à un cachet de cire jaune.
Y’a pas à dire Le Faîte en jette.
La robe est d’un beau doré.
Le premier nez est un peu brouillon sur des notes d’élevage, de sous bois et de caoutchouc.
La bouche est fraiche, tonique, tendue par une acidité laser qui emporte une matière pleine où se mêlent des arômes exotiques, d’ananas, de miel et de laurier.
La finale est salivante.
C’est vraiment très très joli, avec une grosse tension et clairement du niveau d’une Part Davant.MAIS
Au bout du deuxième verre la barre arrive, mal de crâne. Je m’endort avec un goût désagréable d’alcool dans la bouche comme si j’avais bu plus que de raison. Alors j’enquille les verres d’eau.
Le lendemain petite gueule de bois alors qu’on a bu une bouteille à 2 sur une tartiflette qui est censé éponger un peu le breuvage.
Même sur des repas bien arrosés j’ai jamais ressenti ça.
Soit c’est une fatigue de ma part soit c’est un peu trop dosé en sulfite pour ma petite personne.
Le lendemain le reste de la bouteille présente des notes de caramel, c’est plus mou. Comme si il avait évolué à grande vitesse.
Alors Sulfite or not Sulfite ?Moralité :
Faite la fête avec Le Faîte mais gare au mal de tête !
- 16 février 2023 à 2h33
- in reply to: Château Bouscaut, Graves
CR: Château Bouscaut, Pessac Léognan, Blanc 2016
Bu en apéro avec un petit pâté au foie gras et aux girolles puis avec des bigolis in salsa ( plat vénitien de pâtes aux anchois ).
La robe est dorée, le nez boisé évoque une eau de vie type armagnac.
La bouche est fraiche, crémeuse, mûre, réconfortante mais peu aromatique. La finale retombe vite sur des amers qui iront en s’intensifiant le lendemain.
Ici l’élevage prend le pas sur le caractère aromatique du cépage, si bien qu’on a un vin net, droit, plutôt agréable mais qui n’a pas grand chose à raconter.
ça pourrait totalement être un bourgogne boisé de négoce.Ce style passe partout gomme terroir et cépages pour offrir une bouteille standardisée faite pour plaire au plus grand monde mais qui ne peut rassasier l’amateur de vins vivants, vibrants, l’aventurier ivre de voyages bachiques.
Vendu dans les 30 euros, il faut être conscient qu’aujourd’hui il y a une bonne palanquée de domaines bordelais qui l’explosent façon All blacks vs Namibie pour le même prix ou la moitié voir le tiers du prix.
Il y a aussi une bonne palanquée de domaines bourguignons qui le vendraient le double …
Mais bon il parait que ça s’exporte …- 25 janvier 2023 à 18h05
- in reply to: Domaine Hautes Terres de Comberousse
Salut à toutes et à tous,
J’ai une bouteille de Roucaillat 2000 dans ma cave qui me fait de l’oeil depuis un moment. Toutefois n’en ayant jamais goûté je ne sais pas avec quoi l’accompagner.
Fromage de chèvre ? Grillades, poisson en sauce ? escargots ?
Sur le site ils parlent des « mets le plus invraisemblables »
Rognons de girafe ? terrine de zèbre ? espadon à la ficelle ?
Si vous avez des idées je suis preneur.Merci

- 3 janvier 2023 à 16h04
- in reply to: … et oui une rétrospective des tops, coups de coeur et flops sur 2022 !
2019 pour Grivot et 2018 pour Dauvissat 😉
- 3 janvier 2023 à 15h56
- in reply to: … et oui une rétrospective des tops, coups de coeur et flops sur 2022 !
Une année pleine de belles découvertes, j’ai eu la chance de boire des vins avec de belles étiquettes d’autres moins connues et d’autres carrément sans étiquettes aucunes …
Infinité de vins, on en boit un et qu’est-ce qu’on en retient ?Les tops :
Les Rouges :
Clos Rougeard les clos 2012 Saumur Champigny : Un nez de vieux médocains sur les sous bois et le cèdre et puis le fruit s’installe jusqu’à devenir lumineux et scintillant en bouche. Superbe énergie et fraicheur d’un grand vin à la fois classe et glou glou.
Jean Grivot Chambolle Musigny la Combe d’Orveaux, 2019 : Hyper sensuel, Nez et matière à la gourmandise absolue, équilibre parfait. La grande classe d’un pinot qui déroule le tapis rouge.
Marin d’eau Douce, Pauline Broqua domaine les Buis 2019. Un rouge tout en infusion sur la fraise et la framboise, la structure d’un pinot élancé parfait pour casser la croute.
Chateau Bel Air, Graves 2002. Bouteille sans étiquette offerte en remerciement par un vigneron qui avait perdu son portable à la gare de Langon … Bouteille couverte de poussière sortie directement de la réserve personnelle. Le bouchon annonce 2002. Nez sur la rose fanée, le café torréfié et le cassis. Bouche aux tanins fondus sur la cerise, la réglisse et un retour torréfié. Décidément les terroirs de de graves sablonneuses, autour de Portets ont de grandes similitudes avec Margaux. Ce vin d’une grande finesse le prouve.
Les Blancs :
Côte du Jura, Macle, 2000 : Un vin qui m’a mis les poils ! Une plaque aromatique infinie déroule en bouche. Accord d’école avec un vieux comté.
Les Fripons 2016 Gilles Berlioz : La plus belle surprise de l’année. Un très très grand vin, la définition du vin qui a la gueule du lieu. Le grand frisson des cimes.
Chablis 1er cru la Forest, Dauvissat, 2018 : Un chablis marqué par son millésime solaire. A la fois minéral, mûr, rond et hyper gourmand, étonnamment prêt à boire.
Dégustation de Riesling d’Alsace grand cru chez Dirler Cade : Je n’avais encore jamais goûté de grands Riesling. C’est chose faite avec de superbes crus qui m’ont fait penser à de très grands chenins. Mention spécial au Riesling Grand Cru Kessler HW à la matière énorme.
Condrieu François Dumas, 2019 : Quand Barsac rencontre Ampuis. Un nez d’abricot et de safran, une bouche traçante et luxuriante. Une aromatique qui m’évoque un Barsac mais un vin parfaitement sec. C’est un super jus d’une grande fraicheur sans manquer de matière, à des années lumières d’un condrieu « traditionnel ».
Les flops :
En Rouge :
Cuvée Les Dômes des chemins de l’Arkose à la réduction tenace qui même après carafage a mis une nuit à partir. Ce qui est dommageable pour un vin de copains qu’on aimerait ouvrir sans chichi pour un apéro improvisé.
Domaine Arretxea, Irouleguy, 2020. Un vin plat comme les landes de Gascogne.
Domaine du Tunnel, Cornas, (Millésime non noté) Possibilité d’en mettre sur les crêpes en remplacement du caramel.
En blanc :
R.A.S
Bonne année à toutes et à tous !!!

- 23 décembre 2022 à 18h36
- in reply to: Château Roc de Cambes
CR: Roc de Cambes, Côtes de Bourg, 2011
Servit sur un pot au feu du dimanche.
Bouteille ouverte la veille pour le lendemain midi.Tout d’abord c’est un vin changeant à chaque gorgée, chaque bouchée. Il est d’une grande complexité surtout au niveau des dimensions texturales qu’il prend une fois en bouche.
Bu sur trois repas il gardera un univers aromatique assez uniforme mais aimera passer de l’élégance à la sauvagerie et y revenir. C’est un vin que je trouve aérien, porté par une grande énergie, une dynamique qui le fait littéralement décoller.La robe est sombre, opaque.Le nez est camphré sur la cerise à l’eau de vie, la menthe, la réglisse et la pâte d’amande. Le toucher de bouche est velouté, sensuel et ouvre la voie à des tanins compacts qui s’achèvent poudrés.
Le lundi, les tanins seront plus saillants et alcooleux mais évolueront sans cesse entre finesse et explosivité.
L’aromatique est à l’image du nez, sur la cerise noire, un trait végétal surgit et viens nous emporter sur une grande finale mentholée d’une superbe fraicheur.
Le pot au feu amplifie cette expression.Un vin assez spectaculaire dans son genre qui me semble assez clivant, à la limite du too much, qui joue sur la corde raide mais d’une certaine manière réussit le mariage de tous les contraires. C’est à la fois fin, aristocratique et musculeux, puissant, voir alcooleux tout en restant frais. si on devait le situer c’est une gorgée en cote de nuit et l’autre à chateauneuf. On jongle de l’eau de vie au jus de fruit.
Une belle découverte, mais vu l’originalité de l’ensemble, je ne sais absolument pas comment ce vin évoluera dans le temps, au bout de 10 ans il m’a semblé encore très jeune même si le boisé s’est parfaitement fondu.
- 23 décembre 2022 à 2h26
- in reply to: Accord avec un agneau au combava ?
J’imagine que c’est le fruit, mais c’est tellement aromatique que je n’imagine pas de grands accords avec ça. Enfin pour ma part j’ai rarement trouvé que le vin s’alliait bien à la cuisine des iles … à part de celles qui nous entourent.
- 22 décembre 2022 à 22h53
- in reply to: Accord avec un agneau au combava ?
Oui du coup il serait préférable de les garder.
Si dans tes languedocs tu as un 100% Carignan, ça peut le faire. je me rappel d’un super accord de vieux Carignans sur schiste avec un civet de homard à l’orange et au banyuls.- 22 décembre 2022 à 19h17
- in reply to: Accord avec un agneau au combava ?
Un cote du rhone de charvin ferait l’affaire aussi notamment son vin de la principauté d’orange qui est à fond sur les agrumes, on le trouve autour de 9 euros.
Un St émilion charpenté sur la jeunesse ça se tente aussi, Tu as quoi en St émilion sur des millésimes de 2009 à maintenant ?
- 22 novembre 2022 à 23h03
- in reply to: Que boire avec Une côte de veau à la crème et aux morilles ?
Oui s’il vous plait même si l’intention est louable, ne me conseillez pas un vin que je n’ai pas

Le Naudin ça me semble bien en effet !
Cossard je n’en ai jamais bu je sais pas si ça vaudrait pas le coup de le garder …
Et personne ne se positionne sur le Savennières ?
- 19 novembre 2022 à 21h22
- in reply to: Domaine partagé Gilles Berlioz
Merci pour ton retour Jean Loup,
C’est assez compliqué j’ai l’impression qu’il y a deux écoles. Au début on m’a pas mal conseillé un vin avec du gras pour aller sur du gras. Type Chardonnay bourguignon avec de la crême ou une roussane sur de la fondue.
Cette règle m’a permis de faire de jolies accords comme une truffade au Salers avec un Hermitage de chez Guigal ou même un chignin Bergeron de Adrien Berlioz sur une fondue. Là je n’avais rien à redire.
Je t’avoue que le coup du crémant va m’orienter sur des bulles pour la prochaine fondue et je prend bonne note de tes suggestions que je ne manquerais pas d’essayer.
La question qui mériterait un sujet c’est pourquoi au delà de ces écoles et de la subjectivité des goûts, parfois objectivement ça ne marche pas ?- 18 novembre 2022 à 21h24
- in reply to: Domaine partagé Gilles Berlioz
CR: Les Fripons Gilles Berlioz, 2016
Petit retour sur une aventure sensorielle que m’aura fait vivre cette bouteille.
J’avais prévu une fondue, du coup je débouche cette bouteille, ayant eu une bonne expérience avec les chignins de chez Adrien Berlioz je me dis que ça devrait le faire.A l’ouverture le nez me cause, à la fois floral et fruité avec une grosse minéralité évoquant le camphre.La bouche développe de jolis arômes de menthe et d’abricot avec un boisé qui se matérialise par des saveurs de résine.Je laisse la bouteille au frigo.
5 heures plus tard place à la fondue.Là, le nez a complètement changé il est tourbé avec un côté eau de vie qui ressort. La bouche est puissante, tourbée, de jolis amers évoquant la gentiane déroulent sur un corps crémeux.
Je regrette de ne pas l’avoir débouché juste avant le plat car il a perdu le charme de ses saveurs fuités/florales.L’accord est catastrophique avec la fondue, ça ne décolle pas. Si bien que le crémant de bordeaux ouvert en apéro est plus expressif et finalement fait son job sur la fondue.Je fini mon verre des fripons et en passant sur l’honnête crémant je me rend compte que ce crémant est plus qu’honnête ou ces fripons vraiment très fripons …Je remet la bouteille au frigo, il m’en reste une bonne moitié pour revoir mon jugement.
Me souvenant des promesses qu’il ma délivré à son ouverture, et connaissant la grande qualité des vins de Berlioz, je décide de lui offrir un plat qui saura le mettre en valeur : Saint Jacques poêlées et déglacées avec de la crème fraiche infusée au safran et à l’anis vert.
Je racle les coquilles des St Jacques afin de récupérer de quoi me faire un petit carpaccio.L’accord de la St Jacques cru avec le vin est formidable, il est traçant, salivant avec cette sensation minérale calcaire que l’on peut retrouver sur des chablis.Avec le plat c’est la folie, le vin va retrouver au nez comme en bouche ses arômes floraux, fruités tout en gardant cet aspect tourbé. Il nous fait la totale.
Le nez est très frais, sur le tourbé, la menthe, le laurier, la résine, la pierre chaude et le sous bois.La bouche commence par des amers évoquant la gentiane et la résine puis une minéralité salivante s’installe on part sur la menthe, une acidité parfumée qui m’évoque l’abricot que l’on croque. La bouche devient crémeuse sur la vanille, le tout est enrobé de miel tout en douceur et en rondeur. La finale évoque la résine de sapin.
Ce vin me fait vraiment voyager, il est construit comme une ballade de la fraicheur des estives, d’un monde floral et minéral, jusqu’à la chaleur et le confort d’une soirée dans un chalet de montagne en bois.
Gilles Berlioz signe donc ici un très grand vin de gastronomie qui me semble complètement à point.
Les fripons, un vin qui porte décidément bien son nom …- 14 novembre 2022 à 1h38
- in reply to: Château Cazebonne, Graves
CR: Comme en 1900, Château Cazebonne, 2020
Assemblage de cépages oubliés du Bordelais : Mancin, Castets, Bouchalès Saint Macaire et Jurançon noir.
Le nez est plein de fraicheur, sur un registre floral on y décèle de la fleur de Sureau et le panier de fruits rouges.
Au fur et à mesure de l’aération, un côté camphré vient rehausser le nez sans jamais qu’il ne se départisse de sa fraicheur.La bouche dévoile une matière droite, portée par une belle acidité, une aromatique croquante sur les fruits rouges frais j’y suspecte de la cerise et un peu d’amande.
De très légers tanins viennent poudrer la finale. Une sensation tannique que l’on pourrait comparer à la peau des fruits rouges que l’on croque.
Une acidité haute vient achever la partition qui se déroule sur une belle longueur.Ce vin est construit sur le fruit croquant et la fraicheur, une fraicheur ligérienne bien que nous soyons à bordeaux.
Un très joli vin, d’une grande buvabilité qui saura se faire une place sur un grand nombre de mets qui vont des abats aux poissons.
Je pense qu’il ne gagnera pas à vieillir et il n’a pas eu besoin d’aération préalable pour s’exprimer. On débouche et on boit ce qui est toujours très appréciable en ces temps d’écuries …Je pense que les amateurs des rouges du Clos Tue Boeuf devraient trouver leur compte avec cette bouteille

- 10 septembre 2022 à 21h20
- in reply to: Luis Pato – Bairrada – Portugal
CR: Luis Pato, Vinhas Velhas, Branco 2019
13%.Un vin blanc issu d’un assemblage de vieilles vignes de Bical/Cercial/Sercialinho sur sol argilo/calcaire en Doc Bairrada.
J’avais acheté toute la gamme chez un caviste lors de vacances dans le coin.
Première bouteille ouverte de ces souvenirs de vacance …
Le nez est sur l’eucalyptus, l’amande, les agrumes. C’est fin, classe et frais.
La bouche est veloutée, beurrée et glisse sans retenue vers la pêche, l’agrume pour finir sur la noisette. Le volume et la longueur ne sont pas énorme, mais il brille par son équilibre et son élégance. Je pense immédiatement à un joli bourgogne village, ou un mini Meursault … le tout pour 10 euros.
Enorme coup de Coeur
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- 10 septembre 2022 à 21h00
- in reply to: Saltimbocca alla Romana
Voilà un plat que je cuisine régulièrement sans encore trouver un accord exceptionnel.
C’est chose faite avec B… d’Agniane Domaine Fons Sanatis lot 20.18 .
Un Vermentino du Languedoc élevé en fût bourguignon. Il y a là de la puissance, une aromatique exaltée sur le miel, la poire, l’amande, une touche oxydative, du volume et un côté corsé qui répond à la puissance de la sauge, du jambon et de la sauce vin blanc/beurre.
Je pense que si on a pas cette bouteille en cave il faut privilégier aux vins minéraux et tendus des vins avec de grosses aromatiques et pourquoi pas un élevage sous bois.
Un Hermitage blanc pour un accord aristocratique mais je pense à un Terre salée blanc de Christophe Barbier, un Condrieu de Niero, un muscat sec du domaine des bernardins …. Bref du Sud à donf
- 8 septembre 2022 à 22h58
- in reply to: Domaine les Poëte, Sorbe père et Fils à Preuilly
Merci Gaija pour ton compte rendu. Pour ma part je trouve ce vin assez éloigné en terme de style d’un La Louvière ou d’un Floridène. Je le trouve plus fin, élégant et moins démonstratif. Il a fallut pas mal l’aérer pour qu’ils se livre là ou ces Bordeaux sont plus « prêt à boire ». Je ne le conseillerai donc pas forcément aux amateurs des deux vins précités.
- 23 août 2022 à 21h04
- in reply to: Domaine Lucien Boillot & Fils, Gevrey-Chambertin
Bonjour, les différentes descriptions me donnent envie d’essayer ces vins. J’en vois à un peu tous les prix sur le net. Avez vous une idée du prix de vente au domaine ?
En vous remerciant.
- 22 août 2022 à 19h25
- in reply to: Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape
CR: Château Rayas Blanc, Châteauneuf-du-Pape 2006
Mon premier Rayas sera un blanc ouvert puis carafé au restaurant et servit sur un menu Homard en 5 plats.
C’est un vin au nez d’une grande finesse et d’élégance sur des notes d’amandes, d’anis de miel et de terre chaude. La bouche est aromatiquement au diapason du nez, tapissante, élégante, salivante et finissant sur de fins amers.
C’est un vin de méditation qu’il faut aller chercher, il passe sans vraiment s’imposer sur les différents plats qui, bien que délicieux, ne proposent pas d’accords intéressants (crème de petits pois, menthe avec la pince droite, la pince gauche et sa tomate/vanille sauce cocktail).
Ce Rayas Blanc a alors tout d’un vin d’initié qui ne me transmet alors, en dépit de son caractère bien né, ni le plaisir ni l’émotion attendue.C’est alors que le plat de résistance entre en scène : queue de homard fumée, surmontée de quelques amandes. La queue est posée sur un lit de courgettes et de girolles sautées mêlées à des olives noires.
A la gorgée suivant la première bouchée le vin sort les griffes. L’eau se mue en feu. Des amers énormes gonflent une matière huileuse nappant chaque recoins de la bouche. La longueur se fait superlative.
Chaque bouchées/gorgées devient un pur moment d’entase.
ce vin qui, au début du repas brillait par son élégance se démarque par sa force tellurique.C’est un grand vin de Gastronomie, qui développe une force insoupçonnée lorsqu’il trouve un plat où s’exprimer.
Ce n’est pas un vin confortable, je pense qu’il est facile de passer à côté de ce vin et cela peut expliquer le fait qu’il soit moins mis en avant que le rouge du domaine.Mais lorsqu’il décolle attention les papilles …
- 14 août 2022 à 7h09
- in reply to: Domaine les Poëte, Sorbe père et Fils à Preuilly
CR: Domaine les Poëte, Sorbe père et Fils à Preuilly, Orphée 2017
Bouteille ouverte et bue sur un énorme tourteau accompagné d’un énorme bol de mayo.
Le premier nez est sur le pamplemousse, la noisette la bouche est à l’image du nez avec une légère astringence dû à l’élevage. une acidité citronnée porte ce vin d’une grande pureté.
Le vin s’aère sur l’eucalyptus, les agrumes, puis vient des notes de poire qui peu à peu vont devancer les autres aromatiques. La bouche est sur la poire à l’eau de vie et la finale sur le mousseron.
Le vin est d’une grande précision, un sauvignon haute couture où rien ne déborde.
La matière n’est pas énorme, mais elle coule en nous comme une rivière calme au fond d’une vallée.Il fut très agréable de suivre l’évolution de la bouteille au cours du repas, toutefois je conseillerais une ouverture quelques heures à l’avance voir un carafage car on sent que ce vin a besoin d’un peu temps pour délivrer toute sa gamme aromatique.